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  • il y a 4 mois

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00:00Le chef chaudard de Radio France, M. Mellet, M. Mellet qui est donc parti en croisade,
00:08Vincent Mellet, que personne ne connaissait avant il y a, et qui, alors je crois qu'il
00:13est son titre exact...
00:16C'est socialiste.
00:17Oui, alors il est socialiste, mais j'ai regardé l'organigramme d'ailleurs de Radio France,
00:23c'est très intéressant parce qu'il y a des postes qui comptent double.
00:26Ils sont en combien de dizaines là-dedans ?
00:28C'est évidemment un problème, et M. Mellet, il est coordinateur, il est responsable
00:33éditorial, mais il est responsable éditorial entre Sibyl Veil...
00:36Ça veut dire commissaire politique, quoi.
00:39Oui, alors ça peut être ça, mais en fait, il est entre Sibyl Veil, qui est donc la
00:45présidente, et puis les sept directeurs des sept radios, parce que c'est sept radios,
00:51Radio France France Culture, France Inter, France Info, etc.
00:54Donc il y a deux solutions, soit Mme Veil n'est pas capable d'imprimer son éditorial,
00:59et à ce moment-là, il ne faut pas qu'il reste, soit les sept directeurs ne sont pas bons
01:04non plus, et c'est à eux de partir.
01:06Mais autrement, lui, il ne sert à rien en fait.
01:08C'est des postes qui ne servent à rien.
01:10C'est des postes qui ne servent à rien.
01:12Donc c'est des postes bidons, et il avait sans doute toutes les qualités pour l'occuper.
01:16Bien évidemment.
01:17Alors, évidemment, moi je ne le connaissais pas, monsieur...
01:20Cette phrase est extraordinaire, j'ai peur qu'elle soit passée un peu à côté pour
01:22nos éditeurs.
01:23C'est un poste bidon, et donc il avait toutes les qualités pour l'occuper.
01:26Mais non, mais je...
01:27Non, mais je veux souligner cette phrase, au cas où nos auditeurs l'auraient manqué.
01:29Mais non, mais je n'ai rien contre M.
01:32Mellet, que je ne connaissais...
01:33Alors c'est M.
01:33Migo qui est le petitier comme ça.
01:35Non, je ne connaissais...
01:35Je n'ai rien contre M.
01:36Mellet, mais c'est vrai que j'ai découvert son nom, et je suis allé sur l'organigramme,
01:42et ce que je vous dis est juste, c'est-à-dire que ce sont des postes...
01:45En fait, c'est la sur-administration, si on est sérieux, c'est la sur-administration
01:50qu'on retrouve partout dans le public.
01:52Moi, je voudrais un audit de France...
01:55Pas de France Inter, d'ailleurs, de Radio France.
01:57Je voudrais un audit, il va y avoir une commission d'enquête, mais je ne suis pas sûr que
02:00la commission d'enquête aille aussi précisément.
02:02Je voudrais savoir combien de personnes travaillent, ce que chacun coûte, combien gagne M.
02:07Mellet, combien gagnent tous ces gens.
02:08Globalement, on est...
02:10Alors, la directrice, Mme Veil, c'est 220 000 euros par an.
02:13Bon, ces postes-là, on me dit qu'on est entre 130 et 170 000 euros par an.
02:20Bon, c'est beaucoup d'argent, puisque c'est les Français qui payent.
02:23Donc, c'est ça que je voudrais savoir.
02:24Alors, qu'a-t-il dit ?
02:26Nous aurions, selon lui, créé de toute pièce un récit autour de l'affaire Thomas Legrand,
02:29a dit M. Mellet, dans une interview aux Parisiens.
02:32Je rappelle la phrase devant deux responsables du PS.
02:34Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi.
02:37Nous serions toujours, selon lui, la négation du métier de journaliste,
02:40des médias d'opinion, militants, d'obsession.
02:42Bon, on en est là.
02:43Pourtant, dans un portrait écrit dans Libération en 2015,
02:46il se dit que pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu'être élu, avait-il dit.
02:51S'il avait pris l'autre voie, il aurait été socialiste, c'est ce qu'il a dit aussi.
02:54Et il dit, j'ai toujours voté à gauche et même parfois écolo.
02:57C'est son droit.
02:58Mais il est aujourd'hui dans un poste de responsabilité
03:01où on l'accuse, justement, d'absence de pluralisme et de neutralité.
03:05Il affirme que Radio France a le souci du débat contradictoire,
03:08d'une rigueur fondée sur les faits et la confrontation à la réalité.
03:12Pas un mot, évidemment, sur la pétition de Philippe Devilliers
03:15pour un référendum sur l'immigration, pas un mot.
03:17Alors que Radio France parlait tous les jours de la pétition
03:20qui demandait l'abrogation de la loi Duplomb.
03:22Et il a également dit, CNews, c'est nos adversaires, nos pires adversaires.
03:27Donc pour ce monsieur, les pires adversaires, ce n'est pas la dette,
03:31ce n'est pas la situation internationale, ce n'est pas le chômage, c'est CNews.
03:34Voilà.
03:34Il confond adversaire et concurrent.
03:36Oui, mais attendez.
03:39Attendez, qu'un concurrent de CNews,
03:42qu'une personne du service public attaque comme cela un concurrent,
03:46moi, il me semble que ça mérite une réaction pour le moins de Rachida Dati
03:51qui est la ministre de la...
03:52Elle est ministre démissionnaire.
03:53Que voulez-vous qu'elle fasse ?
03:54Ce n'est pas faux.
03:55Elle ne va rien faire maintenant.
03:56C'est impossible.
03:57Que voulez-vous qu'il fie contre Troyes ?
03:59Absolument.
04:02Génard Carreyrou.
04:03Génard Magic Carreyrou.
04:04La révélation de la rentrée.
04:05Je suis consterné de ce que vous venez de dire.
04:08Non pas de ce que vous venez de dire,
04:10de ce que vous venez de mettre en valeur, devrais-je dire.
04:14Non mais c'est vrai.
04:15Bon, cela étant, moi, je ne connaissais pas non plus ce personnage.
04:17Je découvre, c'est toujours intéressant.
04:20Moi, je n'ai que 60 ans de journalisme derrière moi,
04:23donc c'est intéressant de découvrir tout d'un coup une nouvelle star.
04:27Un nouveau talent.
04:27Dans la galaxie, si vous voulez.
04:29Et vous en faites quelque part.
04:30La seule chose que je vous reprocherais, Pascal,
04:33c'est peut-être que vous allez en faire une star nationale de ce garçon.
04:38Qui ne le mérite pas.
04:40Mais, en fait, le souci qu'on a,
04:42et c'est vrai pour France Inter, Radio France,
04:45je le répète,
04:46tu pourrais dire la même chose sur l'hôpital public, etc.
04:49La sur-administration.
04:50Dans une rédaction, pour dire les choses,
04:52on a besoin de quoi ?
04:53De quelques chefs,
04:55mais essentiellement de reporters.
04:57C'est ça.
04:57Qui vont fournir,
04:58qui vont fournir des sujets, etc.
05:01Il y a besoin de présentateurs,
05:02il y a besoin d'encadrement,
05:04mais c'est évidemment pas...
05:06Et essentiellement,
05:08il faut des gens qui travaillent,
05:09parce que tu ne peux pas tricher quand tu es un reporter.
05:12Tu ne peux pas, bon.
05:13Quand tu es dans l'administration,
05:15à des postes de ce type,
05:17c'est tranquille le matin et doucement l'après-midi,
05:20tu as quelques réunions le matin,
05:21une réunion le matin,
05:22de gêner le midi,
05:23puis une deuxième réunion l'après-midi,
05:24mais non, mais on sait comment ça se passe.
05:26Voir le thé à ses heures.
05:27Parce qu'en fait, ces jobs,
05:29les gens ne comprennent pas beaucoup ce qu'est notre job,
05:32ces jobs, c'est les mains dans le cambouis.
05:34Si tu n'es pas exécutif dans le journalisme,
05:37si tu n'as pas les mains dans le cambouis pour faire tourner la maison,
05:41c'est des postes qui ne servent à rien, Gérard.
05:43On est d'accord ?
05:43Oui, on est d'accord.
05:44Quand vous étiez rédacteur à chef à TF1,
05:47du matin jusqu'au soir,
05:49vous encadriez les sujets qui étaient lancés
05:51et que vous alliez voir dans le 20h.
05:54Mais ces postes-là,
05:56dans le journalisme,
05:57les postes de suradministration n'existent pas beaucoup.
05:58Non, mais c'est les postes où on met les gens
06:00dont on ne sait pas trop quoi faire, en général.
06:02On dit, qu'est-ce qu'on peut faire,
06:03quand on a fait le tour,
06:04qu'on a mis les reporters sur le terrain,
06:06quand on a mis les bons spécialistes,
06:08et on dit, il en reste un, deux, trois ou quatre.
06:11On les met quoi ? Au placard ?
06:12On en fait des coordinateurs.
06:14Et c'est ça.
06:15Il faut qu'ils coordonnent le travail des autres.
06:18Donc, qu'ils aillent passer leur temps
06:20pour leur demander ce qu'il faut penser,
06:22de ce qu'ils vont penser.
06:22Non, mais Gérard, Magic Carrero !
06:25Juste une chose.
06:26Moi, j'ai eu comme patron dans ma vie professionnelle
06:28des hommes comme Jean-Luc Lagardère,
06:30on se trouve qu'on est ici dans le studio Lagardère,
06:33Francis Bouygues,
06:34des gens comme ça,
06:35quand vous parliez d'un organigramme
06:37dans lequel, celui que vous avez narré tout à l'heure,
06:40avec les sept directeurs de ceci,
06:43et les 22 coordinateurs, etc.
06:45Il dirait, mais qu'est-ce que c'est que ce foutoir ?
06:48Virez-moi tous ces gens-là,
06:50et puis on y verra un peu plus clair.
06:51C'est ça que, malheureusement,
06:53ça s'appelle le privé,
06:54ça s'appelle l'entreprise,
06:56et ça s'appelle l'efficacité.
06:56Il faut privatiser Radio France.
06:58Voilà, une des solutions, peut-être.
06:59En tout cas, il faut faire des économies.
07:01Non, mais ce qui est quand même scandaleux,
07:02ce sont les attaques portées
07:04contre les journalistes d'Europe 1
07:05et contre les journalistes de CNew.
07:07comme quoi nous ne ferions pas notre travail.
07:11Alors, pardon, mais ça fait 30 ans
07:13que je travaille dans les rédactions à Paris,
07:17et je pense que depuis 5 ans à Europe 1,
07:20c'est sûrement une des premières fois
07:22où je me sens aussi libre dans mon travail.
07:25Donc, je n'accepte pas qu'on soit salis
07:27par ces gens-là.
07:28Pardon, il faut le dire à un moment.
07:30Et l'autre chose,
07:32c'est que pourquoi ça ne fonctionne pas,
07:34Radio France, en réalité, en interne ?
07:36Non, mais cette grosse machine...
07:37L'antenne est...
07:38Oui, mais cette grosse machine
07:39qu'il faut nettoyer.
07:40Oui, mais l'antenne est...
07:41Non, mais l'antenne, c'est une chose.
07:42Mais cette grosse machine
07:44qu'il faut nettoyer,
07:45ce sont les syndicats
07:46qui co-gèrent Radio France.
07:48C'est ça, le problème.
07:49Les syndicats, vous savez bien
07:50de quel bord ils sont.
07:52Donc, tout le reste va avec, évidemment.
07:53Mais l'antenne, et pour être...
07:55Moi, ça m'arrive d'écouter France Inter,
07:56ils ont tellement de moyens
07:58que l'antenne,
07:59souvent, je peux écouter sur la route
08:02par curiosité,
08:04ils ont une antenne qui peut être de qualité
08:06parce qu'ils ont précisément
08:07de multiples reportages,
08:09que ce soit à l'étranger
08:11ou en France.
08:13Donc, là, je ne parle pas des incarnations
08:15et je ne parle pas non plus
08:17des pseudo-humoristes
08:18qui donnent la ligne.
08:19Mais quand vous écoutez cette antenne,
08:21ils ont tellement plus de moyens
08:23parce qu'il y a beaucoup plus d'argent.
08:24Oui, vous avez une quantité de reportages,
08:25mais si vous écoutez attentivement,
08:27bizarrement,
08:28la ligne est un peu toujours la même
08:29dans les reportages aussi.
08:31Parfois, il peut y avoir
08:31des reportages de quotidienneté.
08:32Il peut y avoir des reportages
08:34de quotidienneté.
08:35Moi, j'aime bien les reportages
08:36de la vie quotidienne
08:37qui peuvent être de qualité.
08:39En tout cas, c'est très fourni
08:41pour les raisons que nous avons dites.
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