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  • il y a 1 an

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00:00Un petit café pour Christine Kelly, chers auditeurs, je le disais, donc si vous nous rejoignez à l'instant, on est en train de se demander est-ce qu'une manifestation comme celle qui a eu lieu à Londres ce week-end, manifestation monstre 100 à 150 000, enfin les organisateurs parlent de 1 million de personnes dans les rues, pour crier non à l'immigration au Royaume-Uni.
00:27Est-ce qu'une manifestation comme celle-ci est possible en France ? On continue d'en parler, je le disais, avec Roland qui est en ligne, avec Nicole qui est en attente, Gabriel Cusel en studio, et avec Eric Tegner, et dans un instant on parlera du Rassemblement National, est-il dans l'arc républicain, selon vous, puisque François Hollande est sorti du bois pour dire que le Rassemblement National n'est pas dans l'arc républicain, LFI oui, selon lui, et Nicolas Sarkozy, souvenons-nous, la semaine dernière, il avait dit que le RN était dans l'arc républicain, appelez-nous donc si vous voulez réagir à ces sujets.
00:560-1-80-20-39-21, le numéro est non surtaxé.
01:0111h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1
01:04Alors, nous sommes en ligne avec Roland, qui a été en train de nous expliquer qu'il est contre l'immigration massive, mais en même temps pas pour une manifestation dans les rues, contre l'immigration, parce que pour vous c'est carrément xénophobe en fait, c'est ce que vous nous expliquiez.
01:24Oui, tout à fait, et avant de reparler de ce sujet, j'aimerais juste faire une petite aparté en soutenant les rédactions du JDD, de CNews et d'Europe 1 aux attaques incessantes et injustifiées du service public qui, je le rappelle, est payé par le contribuable français.
01:38On va enregistrer ce que vous avez dit, on le mettra en boucle toute la journée, mon cher Roland, merci, merci infiniment.
01:46Éric Tegner voulait réagir à vos propos, mon cher Roland.
01:48Alors, si je peux juste répondre à Éric Tegner par rapport à ce qu'il a dit avant la coupure pub, par rapport au fait que je faisais de la démagogie, que je voulais initier une manifestation pro-immigration.
02:02Alors, Éric Tegner, ce que je vous propose, c'est qu'à la fin de l'émission, repassez-vous la bande de ce que j'ai dit avant, parce que moi, écoutez, je suis notamment contre l'immigration massive.
02:11Vous me parlez de Philippines, Éric Tegner, mais moi, je suis à 100% d'accord avec vous. J'ai réagi sur Philippines dans l'émission à l'époque de Cyril Ouna, on marche sur la tête.
02:19J'étais extrêmement peiné. Ça m'a blessé au plus profond de moi-même. Ça aurait pu être ma cousine, ça aurait pu être ma sœur.
02:24Le meurtrier, moi, je vais vous dire ce que j'aurais fait, moi. Le meurtrier, déjà, il est en prison perpétuité.
02:30On sait que c'est la peine de sûreté ses 30 ans. Et après, on le renvoie dans son pays.
02:34Bon, c'est impossible, tout ça. Vous savez bien, mon cher Roland.
02:37Le renvoie dans le pays, la perpétuité, tout ça, ça n'existe pas en France. On fait quoi, du coup ?
02:42Eh bien, on légifère. On constitutionnalise.
02:44Et le Conseil constitutionnel, effectivement, qui tord les lois sur l'immigration.
02:48C'est vrai que c'est pas si simple comme sujet. Éric Tegner, ensuite Gabriel Cusel. Restez avec nous, mon cher Roland.
02:52Ce qui est très intéressant avec Roland, c'est qu'on comprend pourquoi, vous savez, la droite, pendant des années, était au pouvoir, disait vouloir lutter contre l'immigration.
03:00Et pour autant, on avait près d'un demi-million d'étrangers supplémentaires chaque année. Pourquoi ?
03:04Parce que c'est assez simple. Ils vont se dire, bon ben, les étudiants, on les accepte.
03:07100 000 personnes en plus quand même. À un moment, on a besoin d'étudiants.
03:10Ok, c'est parti, les étudiants. Ensuite, la question du regroupement familial.
03:13Oui, quand même, il faut comprendre, le monsieur, il travaille ici.
03:16Il faut quand même que sa femme, elle, vienne, mais que ses enfants, ils viennent.
03:18On ne va pas séparer la famille. Regroupement familial, c'est parti.
03:22Ensuite, il y a la question de l'immigration de travail.
03:24Ah ben oui, vous comprenez, les Français, ils ne veulent pas travailler.
03:26Donc, hop, on met les trucs.
03:27À quel moment on va réduire l'immigration
03:29si, à un moment, on n'est pas capable juste de dire
03:32« Stop, il y a toujours une bonne raison ».
03:34Et quand j'entends Roland, j'ai l'impression qu'il faut attendre
03:36qu'un étranger assassine quelqu'un pour commencer à réagir.
03:39La réalité, d'ailleurs, elle n'est pas que sur la question de l'insécurité.
03:43Elle est sur la question de l'identité de notre civilisation.
03:46Éric Tecner sur Europe 1, Gabriel Cluzel.
03:48Ensuite, on prendra Nicole et Roland.
03:49Vous restez en ligne, hein, Gabriel Cluzel.
03:50Non, je crois que tout cela est l'aboutissement
03:53d'une rhétorique bien huilée
03:56qui fonctionne depuis des années et des années
04:00auquel le monde politique, y compris à droite,
04:03n'a pas réussi à résister
04:06et consistant à traiter de raciste, de xénophobe,
04:10quiconque dirait « Non, là, l'immigration, c'est trop ».
04:13Mais essayez de prendre un autre continent.
04:16Je ne sais pas, moi,
04:16imaginons que des milliers de Français
04:19arrivent en Algérie, en Tunisie,
04:22et que tout d'un coup, les Algériens étudiants disent
04:24« Non, stop, écoutez, ils changent nos mœurs ».
04:27On ne trouverait pas ça raciste.
04:29On se dirait « Mais finalement,
04:30les gens sont libres chez eux,
04:32souverains chez eux ».
04:33Mais là, pour des Français,
04:35c'est absolument impossible.
04:37Et aujourd'hui, si les Anglais se lèvent,
04:39c'est parce qu'ils disent « Bah écoutez,
04:41nous, non, cette rhétorique-là,
04:42on n'en veut plus.
04:44On n'en veut plus. »
04:46Et je crois qu'il faut être capable de l'entendre
04:47et pas les traiter de raciste.
04:48On peut ne pas aimer la personnalité de Tommy Robinson.
04:51On peut...
04:52Mais je crois qu'il ne faut pas quand même...
04:53Alors, je l'ai peut-être vexé M. Roland
04:55en disant qu'il avait fait l'objet d'un lavage de cerveau.
04:58Mais ce qui est certain,
04:59c'est qu'il y a une...
05:00Comment dire ?
05:01Il y a une...
05:02Oui, une...
05:03Ah, je ne sais pas comment expliquer.
05:05Une stratégie.
05:06Une stratégie médiatique et politique
05:08visant à discriminer
05:09cette manif anglaise.
05:11Et je trouve que c'est tout à fait regrettable.
05:13Il faut l'écouter,
05:14pas la discriminer.
05:14Et je pense que la conséquence
05:17de cette stratégie médiatique
05:19qui veut criminaliser
05:20ceux qui sont contre, peut-être,
05:23l'immigration,
05:23résultat, c'est peut-être un peu le profil
05:25comme Nicole.
05:26Nicole représente beaucoup de Français.
05:28Elle nous appelle de tour.
05:30Roland, vous restez en ligne,
05:31je vous ai à l'œil quand même.
05:32Elle nous appelle de tour
05:33et elle nous dit, voilà,
05:34je fais partie de cette France silencieuse.
05:36Je ne manifeste pas.
05:38Je travaille.
05:39Je survis.
05:40Mais je n'en peux plus.
05:41Bonjour, Nicole.
05:42Bonjour, Christine.
05:44Je suis très émise de vous avoir.
05:46Oh, c'est gentil, madame.
05:47D'abord, je vous considère tous
05:49comme des amis.
05:50Parce que vous dites tout bas,
05:52enfin tout haut,
05:53tout ce qu'on pense, nous, tout bas.
05:55Mais on n'a pas la possibilité
05:56de se faire entendre,
05:57sauf sur vos chaînes.
05:58Je vous remercie beaucoup.
06:00J'ai signé la pétition
06:01de M. De Villiers.
06:04Sur un référendum pour l'immigration.
06:06Oui, voilà.
06:07Je pense que d'aller dans la rue,
06:09ça va mettre plutôt
06:10le feu aux poudres.
06:11Je pense qu'un référendum,
06:14c'est plus logique.
06:15Et surtout, ça va impliquer les gens.
06:18Est-ce qu'il faut les réveiller ?
06:19Il faut qu'ils viennent voter.
06:20Il faut qu'ils donnent leur avis.
06:22Mais tout ça, comment dire,
06:24bien encadré et pas dans...
06:27Moi, je suis triste.
06:28Je ne suis pas dans la haine.
06:29Je ne suis pas dans tout ça.
06:30Je suis de droite.
06:31Je ne suis pas extrême droite.
06:33J'aime la France.
06:34Et je me pose la question,
06:35que va-t-on laisser à nos enfants
06:37comme héritage ?
06:38Ça, c'est ma grande préoccupation.
06:42Voilà.
06:43J'ai des valeurs chrétiennes.
06:45Je suis pratiquante,
06:46mais je ne suis pas extrémiste.
06:48Je suis pour...
06:49Comment dire ?
06:51J'accepte que des gens étrangers
06:53viennent en France, bien sûr.
06:55On en a besoin.
06:56Mais ce n'est pas que la France
06:58qui est envahie.
06:59C'est toute l'Europe.
07:00Moi, je connais en Belgique.
07:02Je connais en Italie.
07:03Ils ont les mêmes problèmes en Hollande.
07:05Les mêmes problèmes que nous.
07:08C'est sans fond, en fait.
07:10L'Europe, maintenant,
07:11c'est le réservoir de tous ces gens
07:14qui n'en peuvent plus dans leur pays,
07:15qui n'ont pas de boulot,
07:16qui sont pauvres.
07:17Mais il ne faut pas mieux
07:18aller les aider, eux, là-bas,
07:20plutôt que les faire venir chez nous.
07:22C'est intéressant ce que vous dites,
07:23ma chère Nicole,
07:24parce que vous dites qu'il vaut mieux...
07:26Vous dites, si j'ai bien compris,
07:27que vous préférez, à la limite,
07:28signer la pétition sur les référendums.
07:30Mais la manifestation,
07:31vous n'y croyez pas non plus ?
07:33Je pense que ça peut dégénérer.
07:37Voilà.
07:37Et ça, les gens,
07:38je pense qu'ils en ont peur.
07:39Alors, on revient, effectivement,
07:41sur ces quatre lettres.
07:43Oui.
07:43C'est bien quatre lettres, peur ?
07:44Oui.
07:46Comptons.
07:47Non, mais j'entends bien
07:48le calme de Nicole,
07:50la profondeur de sa colère
07:52et maîtrisée,
07:53où elle dit qu'il ne reste
07:55quelque part plus que
07:56ce référendum.
07:58Roland, restez avec nous.
07:59Éric Tegner réagit
08:00à Nicole
08:02qui dit qu'elle a peur,
08:03mais elle a peur de manifester.
08:05Pourtant, elle constate,
08:06effectivement,
08:07qu'il faudrait
08:07que les choses changent
08:08sur le terrain
08:09en termes d'immigration.
08:10Oui, bonjour Nicole.
08:11Merci de votre témoignage.
08:12Alors, déjà,
08:13je tiens à rappeler
08:13que la dernière fois
08:14qu'il y a eu une grande manifestation
08:16de la part de la droite,
08:17c'était la manif pour tous,
08:18un million de gens dans la rue.
08:19Je crois que ça s'est
08:20excellemment bien passé.
08:21Ensuite, en termes de manifestations,
08:22moi, je vais vous donner
08:23des exemples très concrets
08:24qui ont fonctionné.
08:24Par exemple,
08:25les différentes manifestations
08:26contre les centres d'accueil
08:28pour migrants.
08:29À Calac, en Bretagne,
08:30ils ont réussi à la bloquer.
08:31Chez Pierre Gentil,
08:31ils ont également réussi
08:32à la bloquer.
08:33En Grande-Bretagne,
08:34ça a commencé comme ça.
08:35Alors, on marque une pause,
08:36Éric Tegner, c'est intéressant.
08:37Donc, il y a des manifestations
08:38concrètement sur le terrain
08:39qui aboutissent.
08:41On marque une pause
08:41et on va nous parler
08:43un peu de ces manifestations.
08:44Restez avec nous,
08:45Roland, Nicole,
08:46tout le monde,
08:46restez en ligne !
08:47Et si comme Roland et Nicole,
08:49vous voulez réagir,
08:50allez-y,
08:50vous avez la parole
08:51sur Europe 1
08:52avec Christine Kelly,
08:5201-80-20-39-21.
08:55Il est 12h12.
08:56À tout de suite sur Europe 1.
08:57C'est sucré.
08:58Europe 1, Christine Kelly.
09:0112h17 sur Europe 1.
09:02Vous écoutez Christine Kelly
09:03et vous.
09:04Avec vous,
09:05Gabriel Cruzel,
09:05Éric Tegner
09:06et vous,
09:06chers auditeurs,
09:07au 01-80-20-39-21.
09:09Christine.
09:09Et vous êtes nombreux
09:10à nous appeler
09:11sur ce sujet.
09:12Est-ce qu'une manifestation
09:13anti-immigration monstre
09:14qui a eu lieu à Londres
09:16peut se faire,
09:17se réaliser
09:18ici en France ?
09:20Et Roland,
09:21je vais vous faire réagir
09:22à ce que disaient
09:23Gabriel Cruzel
09:24et Éric Tegner
09:24puisque vous dites
09:25que oui,
09:27un peu comme
09:27nous avions à Nicole,
09:29un oui au référendum
09:30anti-immigration,
09:31un non à la manifestation
09:32anti-immigration.
09:36Mon cher Roland,
09:37dernier mot là-dessus.
09:40Roland,
09:41on ne l'entend plus.
09:41Alors,
09:42Nicole,
09:43Nicole.
09:45Oui,
09:45je suis là.
09:46On a Roland.
09:47Il y a les deux du coup.
09:48On a Roland,
09:49on a Nicole.
09:49D'abord Roland,
09:52qu'est-ce que vous répondez
09:53peut-être à Éric Tegner
09:54qui était en train
09:56d'expliquer
09:56qu'il y a des manifestations
09:57qui ont fonctionné
09:59devant des centres
10:00d'hébergement d'urgence
10:01qui ont finalement fermé,
10:02c'est bien ce que vous disiez,
10:03à Calac par exemple,
10:05et que finalement
10:05les manifestations
10:06concrètement sur le terrain
10:07peuvent faire avancer la cause.
10:10Ce type de manifestation,
10:11comme vient de citer Éric Tegner,
10:13c'est insupportable
10:14qu'elle n'a pas pu aboutir.
10:16C'est une cause
10:19et c'est tout à fait normal
10:20et c'est une problématique
10:21qu'on doit traiter.
10:22Moi,
10:22quand j'écoute Nicole,
10:24elle est un peu comme moi.
10:24Nicole,
10:25elle se dit,
10:26moi,
10:26l'immigration est un problème
10:28mais si je vais
10:29à une manifestation
10:30comme ça en France,
10:31je n'ai pas envie
10:31d'être assimilé
10:32à des personnes
10:33qui pourraient être
10:33xénophobes et racistes.
10:35Après,
10:36Nicole peut me reprendre
10:37si je me trompe
10:37mais c'est ce que j'ai un peu
10:38compris.
10:39Oui,
10:40c'est ce qu'on disait.
10:41Par rapport à ce qu'a dit
10:42Gabriel Cusel,
10:43qu'il faut écouter
10:44les manifestantes
10:44qu'il y a eu à la manifestation
10:45à Londres,
10:46bien évidemment qu'il faut
10:47les écouter.
10:47Ils ne sont pas dans la rue
10:48comme ça.
10:49Ils ne sont pas dit
10:49un beau matin,
10:50tiens,
10:50je vais me lever,
10:51j'ai envie de manifester
10:51contre l'immigration.
10:52Ils ont manifesté
10:53tout l'été,
10:54tout l'été devant
10:55des centres d'hébergement
10:56pour émigrer à Londres
10:58notamment.
10:59Oui,
10:59c'est qu'il y a une raison.
11:00Et quand Gabriel Cusel
11:01parle de préservation
11:02de l'identité française,
11:04ça me paraît indispensable.
11:06Dans cette société
11:07aujourd'hui
11:07où on est totalement,
11:08notamment en France,
11:09en perte de repères...
11:10Et vous,
11:10mon cher Roland,
11:14l'identité française
11:16tout en ne manifestant pas
11:18contre l'immigration.
11:21Ce type de manifestation
11:23qui a eu lieu
11:24en Grande-Bretagne,
11:25pour moi,
11:26ne peut amener
11:26qu'une seule chose
11:27en France
11:27dans le même format.
11:28Attention,
11:29Christine qui a dit
11:30dans le même format,
11:30peut pour moi
11:31nous amener
11:31au bord d'une guerre civile.
11:33La communauté musulmane
11:34se compte en millions
11:35de Français,
11:37notamment de Français.
11:39On ne peut pas
11:40faire ça comme ça.
11:41Par contre,
11:41si on aura le courage
11:43et Eric Tegner
11:44et Gabriel Cluzel
11:45parlait un petit peu
11:46de cette droite
11:47un peu gênée
11:48aux encablures
11:49par rapport
11:50à l'immigration,
11:50si un jour,
11:51on a un candidat
11:53de la droite
11:54qui,
11:55en l'engagement ferme
11:56de faire une révision
11:57constitutionnelle,
11:58de légiférer
11:59durement
12:00et fortement
12:01sur tout ce qu'on vient
12:02de citer,
12:02peut-être qu'on va
12:03y arriver.
12:04Très intéressant,
12:05on n'est pas rendu.
12:06Merci beaucoup,
12:07Roland,
12:08vous avez très bien
12:10expliqué votre point de vue.
12:11Merci infiniment
12:12pour votre appel.
12:12On a beaucoup d'appels
12:13au standard européen
12:1401-80-20-39-21.
12:16Christine Kelly et vous,
12:17Nicole,
12:17vous êtes en ligne
12:18et vous dites
12:20exactement
12:21comme Roland,
12:23vous parliez de la peur
12:23tout à l'heure,
12:24cette peur,
12:25peut-être peur
12:25de guerre civile.
12:26Il a lâché les mots,
12:27il a lâché les mots,
12:28Roland,
12:28disant que s'il y a
12:29une manifestation
12:30comme celle-ci en France
12:32et on peut déclencher
12:33une guerre civile.
12:33Alors,
12:34Eric Tegner
12:34et Gabriel Cluzel,
12:35je ne suis pas sûre
12:35qu'ils soient d'accord,
12:36je vous donne la parole
12:37dans un instant.
12:37Nicole,
12:38vous pensez qu'on peut
12:38déclencher une guerre civile ?
12:40Moi,
12:40je pense qu'on est
12:41à la limite,
12:42on est sur un fil de rasoir.
12:44Je le sens
12:45dans les commerçants.
12:46On n'a pas peur de tout,
12:47ma chère Nicole ?
12:48Peur d'exprimer ses idées,
12:49peur de sortir,
12:50peur de manifester,
12:51peur de pousser.
12:53Oui,
12:53dès qu'on est de droite
12:54ou chrétien,
12:55on est des fachos,
12:57on est des extrémistes.
12:58Alors,
12:59c'est vrai que c'est difficile
13:00de s'identifier.
13:01Donc,
13:02on se met à genoux
13:02devant l'identité
13:04que veulent nous donner
13:04les autres ?
13:05Non,
13:06à genoux,
13:06il ne faut pas justement.
13:07C'est pour ça
13:08que jamais
13:10je n'ai fait partie
13:11d'un parti.
13:12Mais là,
13:13j'ai adhéré
13:14au parti
13:15de M. Rotaillot
13:16parce que j'estime
13:17qu'il parle
13:18comme nous.
13:19Ce n'est pas un extrémiste,
13:20c'est quelqu'un
13:21de pondéré,
13:22qui connaît bien
13:22nos problèmes
13:23et j'ai pris
13:24ma carte du parti
13:25justement
13:25grâce à lui,
13:27grâce à son parti.
13:28Peut-être,
13:29je me dis
13:29que je me ferais
13:30peut-être entendre.
13:32Parce que les politiciens,
13:33ils doivent être sourds.
13:34Je ne sais pas,
13:34ils sont sourds,
13:35ils ne comprennent pas
13:36ce qu'on leur dit.
13:36Nous,
13:36la petite France,
13:39les agriculteurs,
13:41ma fille est agricultrice.
13:42Je peux vous dire
13:43que la vie est dure
13:44pour ces gens-là.
13:45Elle est dure.
13:46Et est-ce que les politiques
13:47nous entendent ?
13:47Merci en tout cas
13:48pour votre appel,
13:49chère Nicole.
13:49Merci,
13:50merci les amis.
13:51Merci beaucoup
13:52pour votre témoignage.
13:53Nicole qui appelait
13:54de tour.
13:55Gabrielle Cuset,
13:55lorsqu'on entend
13:56qu'elle dit que
13:58finalement,
13:58moi je ne veux pas manifester,
14:00je travaille,
14:00je ne peux pas,
14:01j'ai peur,
14:02mais je prends ma carte
14:03dans le parti.
14:03Est-ce que Nicole
14:05ne fait pas partie
14:05de ces derniers dinosaures,
14:07si vous permettez l'expression ?
14:08Non mais sans être péjoratif,
14:10de ceux qui croient encore
14:12au parti politique,
14:13parce que ceux qui descendent
14:13dans la rue,
14:14ce sont ceux qui n'y croient plus
14:15et qui se disent
14:16qu'aucun parti
14:17ni le Conseil constitutionnel
14:19ne laissera faire.
14:19C'est très intéressant
14:21ce que vous dites
14:21et ce que Nicole a dit
14:23parce que
14:23si les gens descendent
14:25dans la rue,
14:26c'est parce qu'ils le font
14:27en dernière extrémité,
14:28parce que les politiques
14:29ne font rien.
14:30Les politiques anglais,
14:31plutôt que de stigmatiser
14:33les manifestants,
14:34devraient se dire
14:35mais qu'est-ce qu'on a loupé ?
14:37Pourquoi aujourd'hui
14:38il n'y a pas les mêmes
14:38manifestations en France
14:39alors que paradoxalement,
14:40et Arnaud Benedetti l'a dit,
14:42c'est en France
14:43que le premier parti
14:44qui a eu pour marque de fabrique,
14:45si j'ose dire,
14:46la lutte contre l'immigration
14:47qui est le Front National
14:49et puis devenu
14:49le Rassemblement National
14:50a émergé,
14:52et bien parce que précisément
14:52il y a eu cet exutoire.
14:55Quand il y a par exemple
14:56des médias
14:57qui rendent compte
14:57de la réalité,
14:58tout simplement
14:59que les gens ne se disent pas
15:00quand ils allument
15:00leur radio ou leur télé
15:02mais ce qu'on raconte
15:03c'est pas vrai.
15:03On veut les faire taire.
15:04Mais oui,
15:05non mais c'est vrai
15:05mais ce que je veux dire
15:06c'est que les médias
15:07par exemple
15:08qui rendent compte
15:09de la réalité
15:09sont aussi un exutoire.
15:11C'est une façon
15:11de dire aux gens
15:12écoutez, regardez,
15:13on vous a compris.
15:15Donc, à partir du moment
15:16où il n'y a plus
15:16de voix politique,
15:17et bien à partir du moment
15:19où ils ne sont pas
15:20entendus par les médias
15:21ou ils sont invisibilisés
15:23par les médias,
15:23ces populations
15:24descendent dans la rue.
15:25Ce que fait Philippe Devilliers
15:26c'est un peu comme
15:27la dernière planche de salut.
15:31Vous savez,
15:31finalement c'est une façon
15:33d'unir autrement
15:34que dans la rue
15:35et de faire une union
15:37de tous les Français.
15:38Quand je vois
15:38que Laurent Wauquiez
15:39a signé cette pétition,
15:41quand on interroge
15:41le Rassemblement National
15:42ils sont aussi
15:43tout à fait favorables
15:45à cette pétition.
15:46Je ne sais pas
15:46s'ils l'ont signé individuellement,
15:47je pense qu'Éric Zemmour
15:48est favorable également
15:49à cette pétition.
15:50On peut faire l'union
15:51dans cette pétition
15:51de Philippe Devilliers
15:52qui ne se fera jamais
15:54dans la rue aujourd'hui
15:55parce que cette droite
15:55n'arrive pas à s'unir.
15:57Merci Gabriel Cluzel
15:58sur Europe 1.
15:59Christine Kelly
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