- il y a 4 mois
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français était présent à la Fête de l'Humanité ce samedi 13 septembre.
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00:00Mais quel monde ! C'est une crue ! Il y a du monde !
00:06Quelle fête de l'UMA ! Quel anniversaire pour ces 90 ans !
00:12Je vous remercie d'être toutes et tous présents, et si vous me permettez, je ne vais pas saluer les personnalités qui sont venues assister à ce discours,
00:22parce que vous êtes tous et toutes des personnalités, et je vous porte dans mon cœur !
00:3090 ans pour la fête de l'UMA ! 90 ans !
00:39Et les communistes peuvent être fiers, fiers de tous ces combats portés ici, pour la justice sociale, pour la paix, pour le sport et la culture,
00:49contre le colonialisme, contre l'apartheid, et pour la liberté des peuples, et contre toutes les formes d'impérialisme.
00:57Tous ces combats sont tellement d'actualité, ce sont aussi les nôtres ! Vive la fête de l'humanité !
01:04Et je voudrais avoir une pensée pour un ami, José Faure, un grand journaliste de l'UMA,
01:17chef du service inter, qui a beaucoup oeuvré au succès de la fête de l'humanité,
01:23et un grand internationaliste, et qui a eu la coquetterie de nous quitter hier,
01:29je pense à lui, à sa femme, à ses enfants, et à tous les amis du journal l'humanité,
01:35qui perdent un grand journaliste.
01:38José, on pense à toi !
01:43Et je pense bien sûr à l'équipe de l'UMA d'aujourd'hui, qui réussit cette fête, je les salue,
01:49Sophia, bien sûr, la directrice de la fête,
01:52et Fabien Guay, le directeur du journal, qui se bat pour faire vivre ce journal contre vents et marées.
01:57Bravo à vous !
01:59Et merci, merci aux milliers de militantes et militants communistes sans qui cette fête n'existerait pas !
02:10C'est vous les bâtisseurs de la fête, avec ce bracelet rouge !
02:14Merci !
02:15Et merci à toutes celles et ceux qui viennent ici débattre,
02:22participer à nos réflexions, confronter les idées,
02:25forces de gauche, syndicales, associatifs,
02:30et que l'on soit d'accord ou pas entre nous,
02:32c'est le respect du débat et des idées qui dominent ici,
02:36vous serez toujours les bienvenus.
02:39Mes chers amis, mes chers camarades,
02:43vous le savez mieux que moi,
02:44la chute du gouvernement Bérou ne règle rien des problèmes de la France.
02:50Comme on dit, le fusible a sauté, mais le tableau électrique est toujours en place.
02:55Et nous, on pense qu'il faut changer le sens du courant.
02:58On a besoin d'un courant alternatif.
03:04Je n'ai pas dit radioactif.
03:08Oui, nous devons obtenir un changement de politique, et il y a urgence.
03:12Il y a urgence pour le pouvoir d'achat,
03:15urgence pour la démocratie,
03:16urgence pour le climat,
03:18urgence pour la paix.
03:19Celles et ceux qui se sont mobilisés,
03:23ce mercredi 10 septembre,
03:25l'ont exprimé avec force,
03:27avec détermination.
03:30Et d'abord, ils l'ont fait de manière joyeuse,
03:33pacifique,
03:34avec parfois des formes de mobilisation
03:36originales.
03:37originales.
03:38Je les salue.
03:39Je les salue,
03:40et je voudrais dénoncer
03:42des provocations policières,
03:45suscitées par les instructions du ministre de l'Intérieur.
03:48Et je dis à M. Retailleau,
03:50c'est vous qui provoquez le désordre
03:52et mettez le feu à la France.
03:53On ne veut plus de vous, M. Retailleau.
03:56Vous faites peur aux Français.
03:57Et alors, en plus,
04:04ce ministre de l'Intérieur,
04:05il est nul.
04:06Il est nul.
04:07Il est chargé du renseignement.
04:09Et il a dit à M. Macron,
04:10ne vous inquiétez pas,
04:10ils ne seront que 100 000.
04:13Nous étions plus de 250 000
04:16à nous mobiliser mercredi dernier.
04:18Plus de 1 000 grèves
04:19dans le pays,
04:21dans les entreprises.
04:23Et surtout,
04:24beaucoup de jeunes
04:26mobilisés,
04:27joyeux,
04:28heureux de se retrouver dans la rue.
04:30Vive la jeunesse.
04:31C'est à elles
04:32de prendre les choses en main.
04:34Bravo à vous.
04:41Ils se sont tous retrouvés
04:43dans leur diversité.
04:45Ils ont exprimé avec force
04:47leur colère
04:48contre un gouvernement méprisant,
04:50contre un président hors sol
04:51perché dans son château à l'Elysée,
04:53coupé de la réalité
04:55de notre pays
04:56et de la vie des gens.
04:58Ceux qui bloquent
04:59le pays aujourd'hui,
05:00ce ne sont pas les jeunes,
05:01ce ne sont pas les salariés,
05:03ce ne sont pas les grévistes.
05:04Le bloqueur en chef,
05:05c'est le président
05:06de la République,
05:07c'est lui l'ingénieur du chaos.
05:09Et nous lui demandons
05:10avec force
05:11qu'il quitte,
05:12qu'il arrête,
05:13qu'il lâche prise
05:14et qu'il laisse
05:15enfin la place
05:16à une autre politique
05:17en France.
05:18Place au peuple.
05:20à nous de prendre
05:21le pouvoir.
05:27Et c'est pour cela
05:29que tout de suite
05:30j'en viens aux fêtes.
05:32Le seul message
05:33que nous avons
05:34à faire passer
05:35en cette fête
05:36de l'humanité,
05:37le seul message,
05:39c'est de faire appel
05:40à l'intervention
05:42des salariés,
05:44de la jeunesse
05:44et d'être nombreux,
05:46très très nombreux,
05:48jeudi 18 septembre prochain,
05:50à l'appel
05:50de l'intersyndical
05:51pour exprimer
05:53nos revendications.
05:56Soyons nombreux
05:57partout mobilisés,
05:58dans les entreprises,
06:00dans les lycées,
06:01dans les universités.
06:04Notre beau et grand pays
06:05a l'histoire si riche,
06:08au peuple si fier,
06:10qui a su réaliser
06:11des exploits,
06:12qui a su abolir
06:15la monarchie,
06:17se libérer du nazisme,
06:18gagner de grandes
06:19conquêtes sociales.
06:22Ce pays reste toujours
06:23un beau et grand pays.
06:25Et c'est parce que,
06:26justement,
06:27nous l'aimons tant
06:28que nous voulons
06:29tout simplement
06:30pouvoir y vivre
06:32heureux,
06:33en paix,
06:35en fraternité,
06:36à égalité.
06:38Mais aujourd'hui,
06:40malheureusement,
06:40la France,
06:41qui est la septième
06:42puissance économique mondiale,
06:46est aussi un pays
06:46où des salariés
06:48qui travaillent,
06:49et qui travaillent
06:50parfois durement,
06:52n'arrivent pas
06:52à payer leurs factures.
06:54Ou un retraité
06:55qui a cotisé
06:56toute sa vie,
06:57se retrouve
06:58avec une pension
06:59inférieure au seuil
07:00de pauvreté,
07:01sans parler
07:01des temps partiels,
07:03occupés majoritairement
07:04par des femmes
07:05qui survivent
07:05avec des salaires
07:06de misère.
07:07vous voyez,
07:08j'ai entendu
07:09à la boucherie
07:11un monsieur
07:12qui venait
07:13acheter seulement
07:15une tranche
07:15de jambon
07:16en expliquant
07:17au boucher
07:17qu'il n'avait plus
07:18les moyens
07:18d'en acheter
07:20plus pour la semaine.
07:22Un Français
07:23sur trois
07:23est obligé
07:23de sauter
07:24un repas
07:24par jour.
07:25J'ai vu
07:26cette femme
07:27faire 20 kilomètres
07:29tous les jours
07:30à vélo,
07:31sous le vent,
07:31sous la pluie,
07:32pour faire des ménages
07:33et pour gagner
07:35900 euros
07:35par mois.
07:37J'ai rencontré
07:37ce jeune couple
07:39qui n'arrive pas
07:40à se loger
07:41parce qu'ils vivent
07:42tous les deux
07:43à temps partiel.
07:44Les loyers
07:45sont trop chers
07:45et les places
07:46en HLM
07:46sont rares.
07:48Trois millions
07:48de nos concitoyens
07:49et nos concitoyennes
07:50sont mal logés.
07:52Et dans un autre registre
07:53et tout aussi important,
07:55j'ai réuni
07:57et rencontré
07:57les 15 présidents
07:58d'universités françaises.
08:00Ils ne sont pas
08:00d'accord sur tout,
08:01d'horizons différents,
08:02mais ils alertent
08:03sur une chose.
08:04Nos universités
08:05sont quasiment
08:05toutes en faillite.
08:08Les étudiants,
08:08la recherche
08:09sont abandonnés.
08:10Et je leur dis
08:11à ces présidents
08:12et à ces étudiants,
08:14nous ne vous abandonnerons pas,
08:15nous n'abandonnerons pas
08:16les étudiants,
08:17l'enseignement supérieur,
08:19la recherche
08:19et la science
08:20parce que quand
08:20l'obscurantisme avance,
08:22nous avons besoin
08:23de vous plus que jamais.
08:24et nous serons
08:25à vos côtés
08:26pour défendre
08:27vos budgets.
08:27J'ai aussi été alerté
08:36par le mouvement associatif.
08:39Le mouvement associatif,
08:40c'est 16 millions
08:41de bénévoles
08:42dans notre pays,
08:431,8 million
08:44de salariés
08:45dans la culture,
08:46dans le sport,
08:47pour la petite enfance,
08:48le handicap
08:49pour les personnes âgées.
08:51Toutes les associations
08:52sont mises
08:52à la diète.
08:53186 000 emplois
08:56sont menacés.
08:57J'appelle
08:58toutes les forces
08:59de gauche
08:59à se mobiliser
09:00pour soutenir
09:01le mouvement associatif
09:02et à refuser
09:03toutes saignées
09:04dans leur budget.
09:06Soyons à leur côté,
09:07les associations,
09:08c'est un modèle unique
09:10dans toute l'Europe
09:11et dans notre pays
09:12avec la loi de 1901.
09:14Enfin,
09:17à quelques mois
09:18des élections municipales,
09:20j'entends les maires
09:21de gauche
09:22et de droite,
09:24des maires aussi
09:24sans étiquette,
09:26de toute tendance,
09:27tous se disent inquiets
09:29de devoir faire
09:30un budget
09:30avec des dotations
09:31en baisse
09:32et des factures
09:33en hausse.
09:35Vous voyez,
09:36avec tout ça,
09:37j'enrage,
09:37oui,
09:38j'enrage
09:38de voir
09:39comment notre République
09:40si forte hier
09:41recule partout,
09:43en train de perdre
09:44tout ce qu'elle a
09:44de meilleur,
09:45de beau,
09:46d'original.
09:47Et voilà pourquoi
09:48cette fête,
09:49elle est exceptionnelle
09:50cette année.
09:52Car jamais
09:52elle ne s'est tenue
09:53dans un tel contexte
09:56avec cette colère
09:57qui monte,
09:58une colère énorme
09:59qui monte dans tout le pays,
10:01de toutes les générations.
10:02Et cette colère,
10:05elle porte en elle
10:06quelques germes d'espoir
10:08qu'il faut entretenir.
10:10Car nos concitoyens
10:11commencent à prendre conscience
10:13que tous ces gouvernements
10:15qui se sont succédés
10:17depuis l'élection
10:18d'Emmanuel Macron
10:18en 2017,
10:20tous ces gouvernements
10:21sans exception
10:21nous ont fait les poches
10:23pour remplir
10:24celles des riches.
10:26Et cette prise de conscience,
10:28une conscience de classe,
10:29oserais-je dire,
10:31elle grandit.
10:32Elle grandit
10:33devant l'indécence
10:34des grandes familles,
10:35du MEDEF,
10:36qui nous demandent encore,
10:37aujourd'hui,
10:38d'accepter
10:39de nouveaux sacrifices.
10:40et il faut le dire
10:43et être clair
10:44là-dessus.
10:46Nous serons
10:46sans compromission,
10:49intransigeants,
10:50irréductibles même.
10:51Les sacrifices
10:52et les efforts
10:53demandés au peuple,
10:54aux travailleurs,
10:55aux retraités,
10:56à la jeunesse,
10:56c'est terminé.
10:57On a assez donné
10:58qu'ils prennent aux riches,
11:01mais plus à nous.
11:02Terminé.
11:03Et il faut répéter
11:10ce chiffre
11:10qu'a cité Léon
11:12tout à l'heure.
11:13Et moi,
11:13je prends la référence
11:14de 2017
11:15quand Emmanuel Macron
11:16a été élu pour la première fois
11:17président de la République.
11:19Le patrimoine
11:20des 500 plus grandes fortunes
11:21à son arrivée
11:22était de 600 milliards d'euros.
11:25Aujourd'hui,
11:268 ans après,
11:27il est de plus de
11:281200 milliards d'euros.
11:30Ils ont multiplié
11:31par deux
11:31leur patrimoine.
11:33C'est tout simplement
11:34et purement
11:35un braquage
11:36des finances publiques
11:37de nos poches
11:38vers leurs poches.
11:40Cet argent,
11:42c'est celui
11:42de notre travail,
11:43c'est celui
11:44de nos richesses,
11:45c'est celui
11:45de nos impôts.
11:46Je leur dis une chose,
11:48rendez-le nous !
11:50Applaudissements
11:52Et ce que je vous dis,
12:00c'est réel.
12:01ça a été documenté
12:03par différents instituts,
12:05à l'Assemblée nationale,
12:06par nos groupes
12:07qui y travaillent.
12:08Ils se sont enrichis
12:09sur notre dos,
12:11vraiment,
12:12à coups de baisse
12:13d'impôts sur les dividendes,
12:14à coups de suppression
12:15d'ISF,
12:17à coups de baisse
12:17d'impôts sur les grandes sociétés.
12:20Ils ont vidé
12:21les caisses de l'État
12:22de plus de 60 milliards d'euros
12:25par an,
12:26de baisse d'impôts
12:27sur le capital.
12:28Ne cherchez pas
12:29d'où vient le déficit,
12:31il vient de là,
12:32tout simplement.
12:33Il est dans le patrimoine
12:34de Bernard Arnault,
12:35de François Pinault,
12:36de Mittal,
12:37de Total,
12:38des banques
12:38et des assurances.
12:39C'est un vol
12:40en bande organisée
12:41des richesses nationales.
12:43C'est le plus grand
12:44hold-up
12:44de toute l'histoire
12:45de notre pays.
12:46Ce hold-up,
12:52il est réalisé
12:53sur le dos
12:53des classes populaires,
12:54de toutes celles
12:55et ceux
12:55qui contribuent
12:56par leur travail,
12:57leurs cotisations
12:58et leurs impôts
12:59à la richesse nationale.
13:01Il faut en finir
13:01avec ce système.
13:03Il faut en finir
13:04avec le capitalisme.
13:06Que les riches
13:07sortent leur porte-ponnaie
13:08et que les banques
13:09rendent notre argent
13:10et que les délinquants
13:12en col blanc
13:13finissent en pridon.
13:16Il y a urgence
13:21à ce que le peuple
13:22soit enfin respecté.
13:24Entendu.
13:26Il y a urgence
13:27à ce que l'État
13:28retrouve sa place,
13:29toute sa place
13:30et que la République
13:32revienne.
13:35Il a besoin
13:35d'un État
13:36qui joue tout son rôle.
13:37Tout son rôle
13:38pour la planification
13:40écologique,
13:41pour investir,
13:42pour former,
13:44pour révolutionner
13:44nos modes de consommation,
13:46de déplacement,
13:48de production
13:48pour garantir
13:50notre souveraineté
13:51et notre indépendance.
13:53Nous avons besoin
13:54d'un État plus fort,
13:56d'un État stratège
13:57qui organise
13:58la relocalisation
13:59de la production,
14:00qui organise
14:01les filières,
14:02qui nationalise
14:03quand c'est nécessaire,
14:04comme à Arcelor,
14:06comme dans la chimie
14:07avec Vancorex
14:07et avec Sanofi.
14:09un État juste,
14:13un État social.
14:15Et je pense
14:15à ces salariés
14:16de ces entreprises
14:17qui d'ores et déjà
14:18appellent à se mobiliser
14:19le 18 septembre prochain
14:21et nous leur disons
14:22que nous,
14:23communistes,
14:24parlementaires,
14:25nous nous battrons
14:26pour la nationalisation
14:27de ces entreprises
14:28indispensables
14:29à l'industrie
14:30et au climat.
14:31Enfin,
14:40nous avons besoin
14:42d'un État
14:42qui protège
14:43ses enfants,
14:45qui prend soin
14:46de son peuple,
14:46tout simplement.
14:49Or,
14:49à force de vider
14:50les caisses de l'État,
14:52ils ont abîmé
14:53la République,
14:54ils ont abîmé
14:55nos services publics,
14:57ils ont laissé
14:58même parfois
14:58les mafias
14:59prospérer
15:00dans les quartiers
15:00et dans nos villes.
15:01Pauvre France,
15:04ma pauvre France,
15:06comment s'occupe-t-il
15:07de tes enfants ?
15:10Et pour en rajouter,
15:12voilà qu'il nous impose
15:13une économie de guerre.
15:15Et je voudrais
15:16m'arrêter un instant
15:17sur ce sujet.
15:19Pendant que tout le monde
15:20s'agite
15:21pour savoir
15:22qui sera ministre demain,
15:24les bruits de bottes
15:25claquent en Europe
15:26et l'industrie
15:28de la guerre
15:28tourne à plein.
15:29nous avons,
15:32nous,
15:32communistes,
15:33toujours été clairs
15:34sur ce sujet
15:34et sur ce conflit
15:36en Ukraine.
15:38Oui,
15:39il y a un pays
15:39qui a violé
15:40le droit international,
15:42la Russie,
15:42et un autre
15:43qui est occupé
15:44l'Ukraine.
15:46Et cela fait
15:47trois ans
15:47que ça dure.
15:48Trois ans
15:49sans chercher
15:50d'autres options
15:51que l'option militaire.
15:53Et aujourd'hui,
15:54l'économie de guerre
15:54s'impose
15:55à toute l'Europe
15:57avec d'immenses sacrifices
15:59pour tous les peuples.
16:01Ceci est dangereux.
16:03Et le président
16:04de la République,
16:05quand je le vois
16:06réunir une coalition
16:08dernièrement,
16:10je le dis,
16:11le président
16:11de la République française
16:12est un va-t'en-guerre
16:14qui ne pense plus
16:14qu'à une chose,
16:16prendre la tête
16:16d'une grande coalition
16:17prête à faire la guerre
16:19à la Russie.
16:20Nous n'en voulons pas.
16:22Nous ne voulons pas
16:23de cette guerre.
16:26Il faut y mettre
16:27un terme.
16:31Et cette escalade
16:32est dangereuse.
16:34Vous avez vu
16:34ce qui s'est passé
16:35avec les drones
16:36qui ont survolé
16:37l'espace aérien
16:38de la Pologne
16:38dernièrement.
16:40C'est grave.
16:41Ça doit nous alerter tous
16:42parce que ça s'est déjà
16:44produit par le passé.
16:46La moindre étincelle,
16:48la plus petite provocation,
16:51la moindre barbouzerie
16:52organisée,
16:54tout cela,
16:55d'où que cela vienne,
16:57peut conduire
16:58à la guerre totale
16:59et au feu nucléaire.
17:00Alors oui,
17:01clamons-le.
17:02Il faut arrêter
17:03avec la logique de guerre.
17:05Il n'y aura pas
17:06de solution militaire
17:08à ce conflit.
17:10Tout doit être fait
17:11pour mettre ça
17:11en carnage.
17:12Je vois que vous partagez
17:29cette colère
17:30qui monte de plus en plus
17:31et que vous entendez
17:32comme moi
17:33contre l'économie de guerre.
17:35Mais parce que
17:36nos concitoyens
17:38commencent aussi
17:38à le ressentir
17:39et à le comprendre.
17:40c'est que l'économie de guerre
17:42non seulement
17:43c'est pour acheter
17:44des bombes
17:44mais aussi
17:46ça coûte cher
17:46pour notre pays.
17:49Eh bien,
17:50quand justement
17:50tout le monde dit
17:51que le pays est en crise
17:53et en crise économique,
17:55eh bien,
17:55il faut savoir
17:56où on met l'argent.
17:58Est-ce qu'on met l'argent
17:58dans les bombes
17:59ou est-ce qu'on met l'argent
18:00dans les écoles ?
18:02Pour nous,
18:02c'est clair,
18:03je préfère mille fois
18:04faire pousser des têtes
18:05que de couper des têtes.
18:07Mettons l'argent
18:13dans les écoles
18:14et dans les hôpitaux,
18:16pas dans les armes,
18:17pas dans les bombes.
18:21Et notre camp
18:22sera résolument
18:23celui de la paix,
18:24celui du respect
18:25du droit international,
18:26celui de la sécurité
18:28des peuples européens
18:30de Brest
18:31à Vladivostok.
18:31et cette paix,
18:34nous ne la construirons pas
18:36en restant enfermés
18:38dans l'OTAN
18:38et alignés
18:39sur les Américains.
18:40Les guerres
18:41par procuration,
18:42c'est terminé aussi.
18:45Il faut imposer
18:46la paix en Ukraine,
18:48sortir de l'OTAN
18:49et travailler
18:50à la sécurité collective
18:52des peuples européens
18:53et sans les Américains.
18:55Tout cela,
19:04je le dis aujourd'hui
19:05à M. Lecornu.
19:07M. Lecornu,
19:10parlons-en.
19:13D'abord, M. Lecornu,
19:15et c'est pour ça
19:16que j'ai commencé
19:16par l'Ukraine,
19:18c'est le ministre
19:18de la guerre.
19:20Et je vois bien
19:21justement pourquoi
19:22M. Macron
19:23l'a nommé
19:23Premier ministre.
19:25C'est pour lui
19:26une garantie
19:26d'avoir les mains libres
19:27concernant l'Ukraine
19:29et ça,
19:30ça doit nous interpeller.
19:32C'est aussi
19:33le cinquième
19:34Premier ministre
19:35depuis 2022.
19:38Alors avant,
19:38on disait
19:39tout changer
19:40pour que rien ne change.
19:42Aujourd'hui,
19:42on ne peut même plus le dire,
19:44c'est rien changer
19:44pour que rien ne change.
19:46Et chez moi,
19:48à Saint-Avand-les-Eau,
19:49quand ils ont vu
19:49Sébastien Lecornu,
19:51ils se sont dit
19:51mais c'est qui celui-là ?
19:53Puis ils ont vu
19:53le pédigré.
19:54Ça fait 8 ans
19:55qu'il est ministre
19:56de tous les gouvernements.
19:58Alors ils se sont
19:59exclamés,
20:01M. Lecornu,
20:03c'est
20:03Verchoux
20:04et Chouvert.
20:05C'est
20:05Bérou et Lecornu,
20:06c'est du pareil au même.
20:08C'est bouc et bique
20:09et bique et bouc.
20:10Je ne vais pas vous faire
20:10toutes les expressions.
20:14Mais c'est ce qui ressort
20:15de ce changement
20:17de premier ministre.
20:19Il est toujours
20:20issu du même camp
20:21et il a une lourde
20:23responsabilité
20:24du coup.
20:26D'abord,
20:27celle d'entendre
20:27ce qui se dit
20:28dans le pays
20:29et de répondre
20:31à la colère,
20:31aux angoisses
20:32de nos concitoyennes
20:33et de nos concitoyens.
20:35Et je veux aussi
20:37être très clair
20:38là-dessus
20:38et je profite
20:39de cette tribune
20:40pour lui faire passer
20:41ce message.
20:41Que les choses
20:43soient claires
20:43pour nous.
20:45Oui,
20:46il y a besoin
20:47de ruptures
20:47claires
20:48et franches
20:49et nous ne transigerons
20:52pas sur ces questions.
20:54Et je le préviens
20:55que sans ruptures
20:57claires et franches,
20:58les mêmes causes
20:59produiront
21:00les mêmes effets
21:01et s'il le faut,
21:03nous appuierons
21:04sur le bouton
21:05de la censure
21:06et il sera
21:07démis
21:07de ses fonctions.
21:10Nous n'avons pas peur
21:11de cela
21:11que ce soit
21:12bien clair.
21:18Et si le président
21:19de la République
21:20vient nous menacer
21:22en nous disant
21:23mais si vous le censurez
21:24c'est une nouvelle
21:26dissolution,
21:27eh bien
21:28dont acte,
21:29nous n'avons pas peur
21:29de retourner au peuple,
21:31nous n'avons pas peur
21:31des élections,
21:32ils ont plus à perdre
21:34que nous la gauche.
21:35Nous sommes prêts
21:36et nous y travaillons.
21:41mais avant
21:44d'en arriver là,
21:45avant d'en arriver là,
21:48avant d'en arriver là,
21:50nous voulons,
21:51nous communistes,
21:52d'abord faire appel
21:53au mouvement social,
21:55à l'intervention
21:56des salariés
21:56dans cette période,
21:58à exprimer
21:58ce que nous voulons
22:00clairement.
22:01Et c'est pour ça
22:02que c'est à vous,
22:03c'est à nous,
22:04c'est au syndicat,
22:05à la jeunesse,
22:06aux travailleurs
22:07de prendre la main,
22:09d'imposer une nouvelle politique,
22:11de les empêcher
22:12de poursuivre
22:13leur politique
22:13de destruction.
22:15Notre priorité,
22:17c'est de leur mettre
22:18la...
22:19Notre priorité,
22:21c'est de leur mettre
22:21la pression
22:22la plus totale,
22:24la plus forte
22:25sur le nouveau locataire
22:26de Matignon.
22:27Alors le 18 septembre prochain,
22:29envahissons
22:30toutes les rues de France.
22:33Soyons nombreux,
22:34soyons forts,
22:35soyons unis.
22:37Et pour notre part,
22:45en tant que force politique,
22:47quand nous le verrons,
22:48nous exprimerons
22:48quatre exigences.
22:50Pour être simple
22:51et clair.
22:53Quatre.
22:54Un,
22:55toutes les mesures toxiques
22:56et scandaleuses
22:57contenues dans le budget
22:59Bérou,
23:00dehors.
23:01Les deux jours fériés
23:03à travailler,
23:04les doublements
23:05des franchises médicales,
23:05la non-indexation
23:08de la location
23:08adulte handicapé,
23:09etc.
23:10Niet,
23:11on n'en veut pas.
23:12Deux,
23:12une augmentation générale
23:14des salaires.
23:16Relancer le pouvoir d'achat,
23:18ça passe par des salaires,
23:19le travail doit payer.
23:20Et bien sûr,
23:27trois,
23:28nous demandons l'abrogation
23:29de la réforme des retraites.
23:32Allez-y,
23:33osez le faire.
23:34Les travailleurs
23:35vous remercieront.
23:36Et enfin,
23:41quatre,
23:42pas compliqué tout ça.
23:43Quatre,
23:44de la justice fiscale.
23:46Que les riches payent,
23:47que les gros payent gros
23:48et que les petits payent petit.
23:50On n'arrête pas de leur répéter
23:52et c'est ultra majoritaire
23:54dans le pays.
23:56Et oui,
23:58justice fiscale.
23:59Oui,
23:59c'est possible
24:00d'établir un impôt minimal
24:02de 2%
24:03sur les patrimoines
24:04des foyers
24:05au-dessus
24:06de 100 millions d'euros.
24:08Regardez comme nous sommes magnanimes.
24:10Seulement ceux
24:11qui ont 100 millions d'euros
24:12de patrimoine.
24:141 800 familles
24:15seulement concernées.
24:17Et ils résistent.
24:18Ils sont forts quand même, hein.
24:20Oui,
24:20il est possible
24:21de rétablir l'ISF.
24:23Oui,
24:23il est possible
24:24de faire cotiser
24:25les revenus du capital
24:27pour les retraites,
24:28pour notre modèle social,
24:30pour la sécurité sociale.
24:32Et bien sûr
24:38qu'il est possible
24:40et même nécessaire
24:41que l'État demande
24:42des comptes
24:43aux grandes entreprises
24:45qui contribuent,
24:47aux grandes entreprises
24:49qui touchent
24:50211 milliards d'euros
24:52d'aides publiques.
24:53Et merci à Fabien Gué
24:55d'avoir révélé,
24:56révélé ce chiffre énorme
24:58qui montre
24:59que l'argent existe.
25:02qui montre
25:04que le capital,
25:06ces grandes entreprises,
25:08reçoivent
25:08des sommes astronomiques
25:10provenant
25:10de nos impôts.
25:11sans rien demander,
25:14sans évaluation,
25:16sans aucun contrôle.
25:17Ils ne savent même pas
25:19d'où vient
25:19cet argent,
25:21mais ils le prennent
25:22et ils l'encaissent.
25:24Merci à Fabien Gué
25:25pour toutes tes propositions
25:27pour ce travail remarquable.
25:29Karl Marx
25:29te le rendra
25:30au centuple.
25:37Enfin,
25:38enfin,
25:41parlons de la dette.
25:42La dette.
25:43La dette,
25:44la dette,
25:44la dette.
25:45La dette.
25:47Mais ils vont arrêter
25:48avec ce discours
25:50culpabilisant
25:51sur la dette.
25:52comme si vous,
25:55qui avez déjà du mal
25:56à compter vos sous,
25:57vous seriez responsables
25:58de la dette.
26:00Les responsables
26:01de la dette,
26:02ce sont eux,
26:03c'est eux
26:03qui ont accroissé
26:05la dette,
26:05augmenté la dette
26:06de 1 300 milliards
26:08d'euros
26:09en l'espace
26:10de 8 ans.
26:12Ce sont eux
26:13les responsables.
26:14cette dette.
26:17Elle sert d'excuse
26:19tout simplement.
26:20Elle sert d'excuse
26:21pour nous faire payer
26:22toujours plus,
26:23pour que ce soit
26:24toujours les mêmes
26:24qui payent,
26:25les travailleurs
26:26et jamais le capital.
26:28Eh bien,
26:28nous voulons
26:28tout simplement
26:29changer de logique.
26:31Nous voulons arrêter
26:33la politique
26:34de l'offre,
26:35relancer la consommation
26:36par le pouvoir d'achat,
26:38par les salaires,
26:39par de bonnes retraites,
26:41par l'investissement.
26:43C'est ça,
26:43ce que nous voulons
26:44comme rupture.
26:46Et c'est le pacte
26:47pour la France,
26:49le pacte d'avenir
26:50pour la France
26:51que nous proposons
26:52et que nous mettons
26:53en débat.
26:55C'est une promesse
26:55d'avenir.
26:57C'est le parti pris
26:58du travail
26:58et de la paix,
26:59celui du renouveau
27:00industriel
27:01et de la transition
27:03écologique
27:04que nous prenons.
27:05Ce que nous proposons
27:06avec ce pacte
27:07pour la France,
27:09c'est tout simplement
27:09de mettre sur la table
27:11500 milliards d'euros
27:13en l'espace
27:14de 5 ans.
27:16100 milliards d'euros
27:17par an.
27:18100 milliards d'euros
27:19par an.
27:20Ça peut vous paraître fou.
27:21Alors, tout le monde
27:22vous dit
27:22qu'il faut faire
27:23des économies.
27:25Mais non.
27:25Au contraire,
27:27comme le font
27:27d'autres pays
27:28qui font ce choix
27:29d'utiliser massivement
27:31ce que l'on appelle
27:32le bazooka monétaire
27:34pour relancer
27:35la croissance
27:36et produire des richesses.
27:37c'est le choix
27:38que la France
27:39doit faire aussi.
27:41Investir,
27:42investir massivement
27:43et retrouver
27:44la France
27:45des bâtisseurs,
27:46celles qui se projettent
27:48sur l'avenir,
27:49celles que nous avons
27:50su reconstruire
27:51au lendemain
27:52de la guerre.
27:55C'est une France
27:55unie,
27:57heureuse,
27:58de se retrousser
27:59les manches,
28:00de travailler,
28:01de réparer le présent
28:02et de construire
28:03l'avenir
28:03et bien sûr
28:04à égalité,
28:06sans exploitation,
28:08sans domination
28:09et sans gavage
28:10des actionnaires.
28:12Ça peut vous paraître
28:13des sommes folles,
28:15100 milliards d'euros
28:16par an.
28:17Mais rien que
28:17pour la transition écologique,
28:20des investissements
28:20colossaux sont nécessaires
28:22et que nous ne pourrons
28:23pas financer
28:24rien qu'avec
28:25un ISF
28:26ou une taxe
28:27Zuckman.
28:28Le plan climat
28:29que le Parti
28:30communiste français
28:31a présenté
28:31l'année dernière
28:32a chiffré
28:33à 100 milliards
28:34d'euros
28:34par an
28:35l'argent
28:35à injecter
28:37pour que notre pays
28:38respecte sa trajectoire
28:39carbone.
28:40C'est 100 milliards
28:41d'euros
28:42pour le ferroviaire,
28:44pour le logement,
28:45pour construire
28:46des logements,
28:47pour l'énergie,
28:48l'énergie renouvelable
28:49et pour les centrales
28:50nucléaires,
28:52pour le rail
28:53et pour le train,
28:54pour le métro.
28:55C'est comme ça
28:56que nous baisserons
28:57le prix de l'électricité,
28:59le prix du train,
29:00le prix des loyers.
29:03Ce sont des sommes
29:04qui peuvent donner
29:05le vertige
29:06mais qui sont
29:08équivalentes
29:08à ce que les marchés
29:10financiers nous prennent
29:11tous les ans
29:12en intérêt de la dette
29:13et c'est aussi
29:14la somme
29:15que se sont versées
29:17l'année dernière
29:17les entreprises
29:18du CAC 40
29:19à leurs actionnaires.
29:21La dette,
29:22il ne faut pas
29:23les laisser en parler
29:24comme ils le font.
29:26Quand ils vous parlent
29:27de la dette,
29:28parlez-leur
29:29de nos enfants
29:30et de leur avenir.
29:31ils veulent moins d'État
29:32et bien nous,
29:33on en veut plus
29:34pour protéger
29:36et pour produire
29:37et c'est pour cela
29:39que nous avons besoin
29:39d'un vaste plan
29:41d'investissement
29:42que nous avons besoin
29:43d'embaucher
29:44dans nos écoles,
29:45dans nos hôpitaux
29:46pour éduquer,
29:49pour soigner,
29:49pour protéger
29:50et renouer
29:52avec une république
29:53sociale
29:54et laïque.
29:55le travail
29:57ne paye pas.
29:59La vie est chère.
30:01Eh bien oui,
30:02il faut augmenter
30:03les salaires
30:03et nous demandons
30:04l'augmentation
30:05du SMIC
30:06à 2 000 euros bruts
30:07et une hausse
30:08de 10%
30:09du point d'indice
30:10des fonctionnaires.
30:12Et tous les salaires
30:13doivent être indexés
30:14sur le SMIC.
30:16Ça s'appelle
30:16l'échelle mobile
30:17des salaires.
30:18Ça a existé.
30:20Remettons-la en place.
30:21Oui,
30:27il y a besoin
30:27de redonner
30:28de l'air
30:30aux travailleurs
30:31et aux boomers
30:33les retraités.
30:35Mais les retraites,
30:36mais les retraites,
30:38il faut les augmenter.
30:40Il faut leur supprimer
30:41la CSG.
30:42Il faut leur rétablir
30:43la demi-part
30:44pour les meubles.
30:47Quand les retraites
30:48augmentent,
30:48l'argent part pas
30:49dans les paradis fiscaux.
30:52Ils le dépensent.
30:53Ils aident leurs petits-enfants.
30:55Ils font tourner l'économie.
30:57Oui,
30:58il faut redonner de l'air
30:59aux travailleurs
31:00et aux boomers.
31:01Car quand la France
31:02étouffe,
31:03c'est pas sous le poids
31:04de la dette.
31:05La France,
31:05elle crève du libéralisme.
31:07Et c'est pour ça
31:08qu'on le combat.
31:16Vous le voyez,
31:18nous ne lâchons rien
31:19de nos combats,
31:20de nos espoirs
31:21pour faire gagner
31:22les jours heureux
31:22et la paix.
31:24La paix si malmenée
31:26par tous les impérialismes
31:27qui ressurgissent dans le monde.
31:29Comme si les leçons
31:31de la Seconde Guerre mondiale
31:32étaient derrière nous,
31:34oubliées,
31:35enterrées.
31:35l'impérialisme.
31:36L'impérialisme,
31:38c'est cette volonté
31:39de dominer les peuples
31:40pour prendre leurs richesses
31:42et les soumettre
31:43en les privant
31:44de leur autonomie,
31:45de leur liberté,
31:46de leur indépendance.
31:47Et c'est au nom de cet impérialisme
31:50que le nouveau dirigeant américain,
31:53intégriste religieux
31:55d'extrême droite,
31:57impose l'Union européenne,
31:59impose à l'Union européenne
32:01et à la France
32:02d'être toujours plus son vassal.
32:05Nous ne l'acceptons pas,
32:07nous ne l'accepterons jamais,
32:09nous refusons cette ingérence
32:11dans nos politiques.
32:12et c'est aussi un message
32:14à faire passer
32:15au nouveau Premier ministre.
32:17La soumission
32:17de la présidente
32:19de la Commission européenne
32:20auprès de Donald Trump
32:21cet été
32:22est une capitulation
32:24de la France.
32:26Inadmissible.
32:28Inadmissible.
32:34Et entre nous soit dit
32:35que la présidente
32:37de la Commission européenne
32:38fasse ça,
32:39c'est mettre fin définitivement
32:42à cette Europe libérale
32:44dédiée aux marchés financiers.
32:46Pour nous,
32:47que ce soit les droits de douane
32:48qui vont pénaliser encore plus
32:50notre économie,
32:52que ce soit le gaz naturel
32:53liquéfi américain
32:54qu'il nous impose d'acheter
32:56ou encore les 600 milliards
32:58de dollars à investir là-bas
32:59au détriment de notre industrie,
33:02nous disons non.
33:03Et c'est pour cela
33:04que nous demandons
33:05que le Parlement français
33:07soit saisi.
33:08Et nous allons même jusqu'à dire
33:10qu'il faut sur ce sujet
33:11sur ce traité
33:13un référendum
33:15pour demander au peuple
33:16son avis
33:17et nous lui dirons
33:19de dire non,
33:20non à cette soumission
33:21aux Etats-Unis.
33:28Oui, la France doit se faire respecter.
33:30Le peuple français
33:31doit se faire respecter.
33:34Et si la France doit se faire respecter
33:35sur la scène internationale,
33:37elle doit aussi se faire respecter
33:39tout simplement
33:39et faire respecter
33:41tout simplement
33:41le droit international.
33:44Le droit international,
33:46ils sont nombreux et fermes
33:48à vouloir le faire respecter
33:50en Ukraine.
33:51Nous, nous demandons
33:52de faire respecter
33:53le droit international
33:54pour tous les peuples
33:55aujourd'hui
33:56qui se battent
33:56pour leur liberté,
33:58pour le peuple cubain,
33:59pour le peuple sahraoui,
34:02pour le peuple kurde,
34:05pour tous ces peuples
34:06qui se battent
34:07avec des résolutions
34:08de l'ONU,
34:10pour leur droit
34:11à vivre libres
34:12et indépendants.
34:15Et nous sommes à leur côté.
34:16Et bien sûr,
34:18bien sûr,
34:18nous sommes aux côtés
34:19du peuple palestinien
34:21qui subit un génocide,
34:25qui subit un génocide
34:27en ce moment même.
34:29Yoga inscrever
34:41Saut,
34:41saut,
34:43solidarité,
34:44saut,
34:45saut,
34:45saut,
34:46solidarité.
34:48Saut,
34:48saut,
34:49solidarité,
34:51saut,
34:52saut,
34:53solidarité,
34:54la francophage
34:56salé.
34:57Comment...
34:57Voilà pour la prise de parole de Fabien Roussel en direct de la fête de l'UMA dans l'Essonne.
35:02On va continuer d'en parler de ce discours aujourd'hui avec vous.
35:06Aurore Malval, merci d'être avec nous.
35:07Avec Léopold Lautbert du service politique de BFM TV.
35:11Léopold, est-ce qu'on peut dire, il a eu des mots très forts, on va y revenir,
35:14que c'est une défiance là envers le Premier ministre, le tout nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu ?
35:20Il y a toute une partie de son discours effectivement qui est ciblée très directement vers la personne du nouveau Premier ministre qu'il prévient.
35:27En quelque sorte Fabien Roussel, il dit moi je préviens, sans rupture, franche dit-il et claire, on appuiera sur le bouton censure.
35:35Vous savez que Sébastien Lecornu a déjà mis en avant et théorisé ce mot de rupture qu'il a appuyé notamment pendant cette session.
35:43La question qu'on se pose maintenant c'est est-ce que tout le monde a vraiment la même définition du mot rupture ?
35:48C'est sur ça que ça va se jouer, il y a une ambiguïté.
35:50Est-ce que Sébastien Lecornu va aller très loin dans ce mot de rupture par rapport à la politique engagée jusqu'à présent
35:56de la part de ses prédécesseurs et de la part d'Emmanuel Macron ?
35:59Pour l'instant il ne dévoile pas vraiment ses cartes le Premier ministre, il a opté pour une stratégie plutôt de silence.
36:04Ce qu'il explique c'est qu'il d'abord il concerte les syndicats, les partenaires sociaux, les forces également patronales et les partis politiques
36:12avant dans un autre temps de dévoiler publiquement ses annonces.
36:16Mais effectivement quelques mots forts, il appelle également à la mobilisation dans la rue,
36:20il dit il faut mettre la pression sur le nouveau Premier ministre.
36:23Et puis il a ces mots également qui sont très directement ciblés en disant
36:26il a été 8 ans ministre Sébastien Lecornu, c'est vert chou et chou vert par rapport à François Bayrou.
36:33Bref pour lui il faut des gages et des gages très fort.
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