00:00On est la radio de référence sur l'actualité dans votre région et avec notre invité, on parle de ce qui se passe vraiment chez nous,
00:06la lutte contre les déserts médicaux en Côte d'Or et cette annonce de SOS Médecins de Dijon qui va ouvrir de nouvelles centaines dans le département.
00:13Après Auxonne et Châtillon-sur-Seine, des permanences seront assurées à se mur en ossois et se longer.
00:17On en parle ce matin avec le président de l'association SOS Médecins à Dijon, il est à vos côtés Anne-Laure Labanette.
00:22Bonjour Rémi Bonin.
00:23Bonjour.
00:24Merci d'être avec nous. Alors ces nouvelles permanences, elles seront assurées à partir de quand ?
00:27Alors on commence au 1er octobre.
00:301er octobre. Et à quel moment de la semaine ?
00:32Alors sur ce mur en ossois, ce seront les lundis, mercredis, vendredis de 10h à 18h et sur ce longer, les mardis et jeudis également de 10h à 18h.
00:42Comme ça on balaye toute la semaine.
00:43Tout à fait.
00:44Alors vous êtes combien à SOS Médecins à assurer ces permanences ?
00:48On est 18 associés, 19 bientôt, mais également une dizaine de remplaçants, de collaborateurs avec nous.
00:57Alors vous allez être présent dans 4 villes, 4 déserts médicaux en plus de vos consultations évidemment à Dijon.
01:03Ça fait beaucoup de boulot, on l'imagine.
01:05Est-ce que vous allez devoir recruter pour assurer aussi ces nouvelles missions dans ces antennes ?
01:10Alors pour assurer ces missions-là, on n'aura pas besoin de recruter.
01:14Toutes les missions qu'on se donne en plus de Dijon et Cheneuve, nous pouvons les assurer en état actuel.
01:24Nous essayons vraiment quand nous faisons des projets, d'avoir des projets qui sont pérennes.
01:28C'est vraiment notre but, c'est pas d'y aller pendant 6 mois.
01:32Et de le refermer juste après.
01:33Et de se dire, en fait on ne peut pas, ce n'est pas possible.
01:37Donc vraiment le but est d'arriver à ça.
01:38Après, évidemment, on essaye quand même toujours de recruter parce qu'on aimerait faire plus de visites.
01:45On aimerait peut-être même aller dans d'autres endroits, sur la Côte d'Or ou peut-être ailleurs.
01:52Parce que nous allons déjà dans la Nièvre, sur Nevers, donc pourquoi pas faire ça ailleurs aussi.
01:56C'est une idée, pourquoi pas que vous pouvez envisager en tout cas.
01:59Tout est envisager.
02:00Alors aujourd'hui à SOS Médecins, vous accueillez donc un nouveau confrère.
02:03Quand vous mettez en avant, quand il arrive, le fait qu'il va devoir aussi aller prêter main-forte, aller donner un petit coup de pouce.
02:10Est-ce que c'est bien accueilli ? Est-ce qu'ils le comprennent ?
02:12Ou est-ce qu'ils se disent, oh non, pas le désert médical, c'est compliqué.
02:15Souvent ce sont des remplaçants qui sont déjà avec nous dans le roulement depuis quelques mois, quelques années.
02:21Donc ils sont habitués.
02:22Ils sont tout à fait, ils ont vraiment l'habitude de ça.
02:25Et c'est une prérogative, ce n'est pas une obligation parce qu'on n'oblige personne.
02:30Mais c'est aussi ce qui plaît dans SOS Médecins Dijon en ce moment, c'est vraiment de pouvoir changer d'endroit.
02:37Le métier de médecin sur Dijon, enfin de SOS Médecins en tout cas sur Dijon-Cheneuve, n'est pas tout à fait le même que quand on va sur Ossonne, sur Chatillon, sur Nevers et puis maintenant sur les deux nouveaux sites.
02:48C'est des médecines qui sont un petit peu différentes, donc ça attire.
02:52Ça attire en tout cas.
02:53Alors c'est permanent, on disait, c'est une solution évidemment pour lutter contre les déserts médicaux.
02:57Depuis ce matin sur ICI-Bourgogne, on a passé ce reportage de ce médecin qui arrive à Chatillon et là il a été cherché par la communauté de communes.
03:07Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée quand vraiment on n'arrive pas à faire autrement ?
03:10C'est une idée comme une autre.
03:12On voit qu'on a des territoires en souffrance qui sont sous-dotés et pas qu'en médecin généraliste, aussi en spécialiste.
03:21Et aussi en infirmier, aussi en kiné, vraiment tout le paramédical, il y a vraiment tout un pan de la santé qui est en danger.
03:32C'est une idée, je pense que chaque territoire a ses problèmes, a ses solutions.
03:37Et il faut qu'on trouve ensemble des choses à faire entre les politiques et puis les médecins, infirmiers, kinés.
03:44Parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qui est plus compliqué ? De trouver simplement un médecin ou de trouver un médecin qui est OK pour aller dans un désert médical ?
03:52Joker, j'en sais pas. Je ne sais pas, ça dépend vraiment des gens.
03:57On est maintenant, ça dépend de cette société dans laquelle on vit maintenant aussi, avec tout ce qui va avec.
04:04Enfin voilà, c'est une question qui est quand même très difficile.
04:07On voit aussi bien qu'il y a dans plein de départements de très belles initiatives qui sont annotées dans la Creuse, avec les médecins solidaires et ce genre de choses.
04:16Donc chaque territoire a vraiment ses problèmes, mais je n'aime pas trop parler des problèmes, mais vraiment chaque territoire peut avoir ses solutions.
04:23Et alors, une fois qu'on les a, ces médecins, comment on fait pour ne pas qu'ils partent ?
04:29Vous avez, entre vous, vous en discutez ? Parce que c'est vrai que c'est parfois bien beau de se dire, mais oui, c'est sympa.
04:33Il y a la campagne, mais pas toujours évident.
04:36Alors, c'est pas évident. Nous, on a un beau rôle parce qu'on y va à la journée.
04:40C'est assez facile pour nous.
04:42Ça ne dure que la journée.
04:43Voilà, ça ne dure que la journée. Alors, effectivement, c'est fatigant.
04:46Il y a l'aller le matin, le retour le soir, en même temps avec des journées qui sont quand même assez chargées, émotionnellement, physiquement et tout ça.
04:54Quand on va sur Nevers, on y va à la semaine.
04:57Donc là, c'est encore une autre organisation, parce que c'est des organisations qui sont familiales,
05:02médecins aussi professionnelles.
05:04Donc, c'est, voilà.
05:06Nous, notre credo, c'est vraiment ça, c'est d'être médecin d'appui territorial,
05:10de pouvoir aller vers les patients,
05:13mais aussi pour pouvoir aider nos confrères et nos consoeurs qui sont, eux aussi, en souffrance.
05:17Et avoir beaucoup d'adaptabilité.
05:19Tout à fait.
05:19On l'a compris.
05:20Merci beaucoup, Rémi Bonin, président de SOS Médecins à Dijon,
05:23d'avoir été avec nous ce matin pour parler, on le rappelle,
05:25de ces deux nouvelles permanences de l'association,
05:27à se longer et se mûrent en auxquois.
05:29Merci beaucoup.
05:29Merci beaucoup, bonne journée.
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