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  • il y a 1 an
Le nouveau Premier ministre ne peut pas se permettre de faire durer les échanges avec les partis politiques trop longtemps, car le projet de budget qu'il veut remanier doit être présenté rapidement au Conseil d'État. Les syndicats doivent également avoir un interlocuteur au ministère du Travail avant la mobilisation du 18 septembre.

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Transcription
00:00Vous voyez, Pierre, la situation politique aujourd'hui n'est pas une situation normale.
00:04C'est une situation où un gouvernement ne peut pas engager de grandes réformes,
00:09ne peut pas réformer le pays.
00:10Il n'a pas de mandat.
00:12Il n'y a un mandat ni pour un gouvernement LR, ni pour un gouvernement socialiste,
00:17ni pour un gouvernement du centre.
00:18Donc il est impossible que Sébastien Lecornu parvienne à convaincre les socialistes
00:24sans froisser les républicains.
00:25C'est impossible.
00:26Mais ce n'est pas sur ce genre de sujet.
00:28Vous pensez que si, vous, Victor et vous ?
00:29Je pense que sur cette mesure-là, oui.
00:32Le nouveau gouvernement, comme auraient dû l'être d'ailleurs les précédents,
00:38il a d'abord à assurer la continuité de l'État
00:41et deuxièmement à faire face aux événements et aux problèmes qui sont posés.
00:44Alors, par exemple, il est obligé de trouver un accord
00:47pour savoir quelle doit être la position de la France
00:51par rapport au traité du Mercosur.
00:53Ça, c'est un sujet auquel on ne peut pas échapper.
00:56Donc là, il faut se mettre d'accord.
00:57Quelle sera la position de la France ?
00:59Mais en revanche, on est dans une grande réforme fiscale
01:03ou le grand soir fiscal aujourd'hui, ça n'a aucun sens.
01:06Personne n'a les moyens politiques de le faire.
01:07Personne n'a le mandat pour le faire.
01:09Vous savez, la grande erreur de la manière...
01:13Enfin, le grand problème de ce débat, du débat politique aujourd'hui,
01:18c'est que tous les partis politiques,
01:22les représentants des partis,
01:23pensent que les choses se passent à l'Assemblée nationale,
01:25entre les partis.
01:26Non, les choses se passent avec le peuple français aujourd'hui.
01:29Et les partis sont prisonniers de leurs électorats.
01:33Si le Rassemblement national avait voulu négocier avec M. Béroud,
01:37s'il avait voulu trouver une porte de sortie et voter la confiance,
01:39il ne l'aurait pas pu.
01:40Il ne l'aurait pas pu, sauf à perdre son électorat.
01:44Bon, aucun parti de gauche ne l'aurait pu non plus,
01:46sauf à perdre son électorat.
01:48Donc chacun est dans son couloir et il ne se passera rien.
01:51Chacun est prisonnier d'une société qui est fracturée et radicalisée,
01:55qui n'est ni droitisée ni gauchisée,
01:59elle est radicalisée.
02:00Tout le monde est radicalisé.
02:01Les partis, ils représentent une fraction de cette population radicalisée
02:05et ils en sont prisonniers.
02:07Donc la situation n'est pas du tout une situation habituelle.
02:10Ce n'est pas une cohabitation.
02:11On ne peut même pas aller vers une coalition.
02:14Personne n'a reçu mandat pour ça.
02:17Tout ce qu'on peut faire, c'est d'essayer quelque chose qui ressemble.
02:20Alors, pas tout à fait à l'Union nationale,
02:22parce qu'il n'y a pas la guerre,
02:24mais quelque chose qui pourrait s'appeler l'unité nationale,
02:27la recherche de l'unité nationale,
02:29dans un moment très compliqué,
02:30où le gouvernement ne peut pas gouverner normalement.

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