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  • il y a 11 mois

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00:00Il est 16h03 et c'est Marseillaise pour vous parler du drapeau français.
00:08Le drapeau français est-il interdit aujourd'hui ?
00:11Pourquoi est-on systématiquement traité de facho si l'on sort avec ce drapeau ?
00:17Alors pas systématiquement, dans certaines manifestations, en tout cas celles d'hier,
00:22parce que c'est toujours le paradoxe.
00:24D'ailleurs ce sont des minorités actives qui parfois écrivent le récit,
00:28mais je suis persuadé que la grande majorité des gens qui nous écoutent aiment la Marseillaise
00:33et ont chez eux un drapeau bleu-blanc-rouge.
00:37Bonjour à Elisabeth Assayag.
00:39Bonjour Pascal, bonjour tout le monde.
00:40Bonjour à Gauthierie et Lebrecht.
00:42Bonjour à tous.
00:43Bonjour à Eliott Deval, c'est jeudi.
00:45Eliott est avec nous le jeudi.
00:47Bonjour à tous, bonjour Pascal.
00:48Bonjour à Georges Fenech.
00:50Bonjour Pascal.
00:51Comment allez-vous ?
00:52Très bien.
00:53Quel vent de couleur !
00:55Georges, pourquoi tu me parles comme ça ?
01:01Et aujourd'hui j'ai fait ma sieste.
01:03Ah !
01:04Je me demande si vous n'êtes pas somnambule là en ce moment.
01:08Je me demande, cher Georges, si vous n'êtes pas en train de la poursuivre, ami.
01:14N'inquiétez pas.
01:15En tout cas, vous êtes très beau, je le dis pour les auditeurs, vous avez une veste,
01:20vous avez cassé d'ailleurs un carreau à votre veste, mais vous êtes très beau,
01:24très élégant, très chic.
01:26Chaque fois que je viens vous voir, j'essaie de faire un petit effort.
01:29Exactement.
01:30Vous parlez de la compagnie de Charles-Card.
01:32Et puis Olivier Gagnon qui est avec nous.
01:34Bonjour à tous.
01:35Bonjour, cher Olivier.
01:37Oh !
01:39Non, non, mais Olivier, il est habillé comme un jeune, c'est un mot que vous ne connaissez pas
01:42dans votre répertoire.
01:44Quand je vous ai rencontré, je l'ai banni.
01:47Puisque Olivier Le Brouet, vous, vous êtes né avec une cramasse.
01:50Vous avez un récit de quincage.
01:51Génère, vous.
01:53Sérieusement, il est 16h04.
01:55Je salue Gilbert Collard, ancien député du Rassemblement National,
01:59parce qu'on va parler de ce bleu-blanc-rouge.
02:01C'est vraiment passionnant, parce que derrière ce bleu-blanc-rouge, il y a tout un monde.
02:04Alors, bien sûr, ne faisons pas l'erreur de penser que c'est toute la France.
02:08Ce sont des militants, des militants qui sont une minorité active,
02:12mais qui imposent, je le dis, leurs récits et qu'on voit dans les manifestations,
02:18en tout cas, qu'on a vues hier.
02:20Alors, avant, il est avec nous Gilbert Collard ?
02:23Oui, il est là.
02:23Bonjour Gilbert Collard.
02:25Vous allez bien ?
02:26Oui, je suis heureux de savoir que Georges Fenech ne dort pas.
02:29Pour un ancien magistrat, c'est miraculeux.
02:34Oui, on voit les caricatures d'Aumier.
02:36C'est un grand classique, oui.
02:40Bon, on va écouter deux, trois éléments que je voulais vous faire entendre.
02:45D'abord, cette manifestante, hier, au micro de CNews.
02:49Je quitte la manifestation, parce qu'en fait, on m'a arraché, j'avais mon drapeau sur la tête.
02:54Elle avait un très beau chapeau, avec le drapeau, et on m'a arraché le drapeau.
02:58Et j'ai essayé de protéger une autre personne du groupe, là, qui commençait à se faire tabasser.
03:04Donc, je me suis mis entre en pensant que ça allait calmer, mais non, il était très excité.
03:08Et en gros, on nous a dit de partir, parce qu'on ne voulait pas de fachos.
03:13Et que j'ai dit, mais non, je ne suis pas fachos, j'ai un drapeau français, je suis française, je devrais être là.
03:18On m'a dit, non, la France, on s'en fout, il faut être internationaliste.
03:22Premier témoignage. Deuxième témoignage, c'était au micro de Charles Lullier.
03:26C'est un manifestant, également dans le sud de la France.
03:29Bon, d'abord, le mot fachos est devenu obsessionnel, et puis Laurent Nunez, que disait-il hier ?
03:54Il disait, l'action en blocons, tout a été un échec. Écoutez.
03:58L'action en blocons, tout a été un échec. Il n'y a eu aucun blocage.
04:03On y reviendra, malgré les nombreuses tentatives.
04:05Au moins une dizaine de tentatives de blocage du périphérique, en des endroits différents,
04:09pour éclater, évidemment, les forces de l'ordre et rendre la mission des forces de sécurité intérieure plus difficile.
04:14Blocage des lycées, blocage de dépôt de bus, tentative d'intrusion dans la gare du Nord.
04:18Donc, tout ça a été empêché grâce au travail formidable des forces de sécurité intérieure.
04:22Policiers, gendarmes qui étaient mis à ma disposition hier.
04:25Et le bilan du bloc en tout, c'est que c'est un échec. Il n'y a pas eu de blocage du tout.
04:31Gilbert Collard, qui est donc ancien député du Rassemblement National en direct de Marseille.
04:34Bon, Gilbert, qu'est-ce que cela veut dire auprès de cette minorité active que sont ces militants ?
04:43Ça veut dire d'abord qu'il y a beaucoup de cons. Voilà, ça, c'est un constat zoologique, indiscutable, irréfutable.
04:51Moi, du reste, j'appelle ça le test du cons facho.
04:56Je me rappelle d'un jour assez incroyable.
04:58Du reste, il y a un auditeur qui était CRS qui avait témoigné sur votre antenne parce qu'il était venu voler à mon secours.
05:04Alors, j'ai été pris à partie par des black blocs et il y avait une bonne femme, très énervée, très agitée, qui me disait facho, facho, facho.
05:15Bon, j'ai évité un cocktail Molotov, j'ai pris de l'acide quand même sur le cou, mais je lui ai répondu nazi.
05:22Nazi.
05:23Et elle est restée complètement con.
05:26Qu'on soit encore plus con qu'elle, ça la rendait con.
05:28Bon, nazi, nazi, facho, nazi, facho, nazi.
05:33Voilà, alors, ça veut dire qu'on est arrivé à un degré de pauvreté, d'argumentation, de bêtises répétitives, de psytacisme politique grave, quoi.
05:44Bon, parce qu'il n'y a plus de discussion, là.
05:47Dès l'instant où on attaque le débat, où on veut essayer de parler, où on a un drapeau tricolore,
05:53où on est fier de son grand-père qui s'est battu à Verdun,
05:55où on est content d'entendre résonner la Marseillaise quand on gagne une médaille olympique.
06:03On est un facho.
06:04Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
06:06Bon, du reste, moi, je serais d'avis qu'on leur fasse passer un examen sur le terme facho.
06:13Qu'est-ce que ça veut dire ? D'où ça vient ?
06:15Et on serait époustouflé de se rendre compte que cette cohorte d'abrutis ne sait même pas que l'inventeur du fascisme, c'est un socialiste.
06:23D'abord et avant tout.
06:26Bon, il serait très étonné de l'apprendre.
06:29Très étonné, parce que Moussolinié, avant de créer le fascisme, était socialiste.
06:33On l'oublie un peu trop, bon.
06:35Mais ça en dit long quand même sur l'état de décérébration, que je voulais que je vous dise.
06:39Et au-delà de ça, effectivement, il y avait beaucoup de drapeaux palestiniens hier qui étaient dans les manifestations.
06:47Gilbert Collard, Georges Fenech est là.
06:50Je vous écoute avec beaucoup d'éveil.
06:55J'en doute, j'en doute, j'en doute.
06:56Si cette affaire devait se réduire à de la connerie ou de l'abrutissement, ça ne serait pas grave.
07:03Moi, je crois, contrairement à vous, que ça ne se réduit pas simplement à ce manque d'intelligence.
07:08Je crois qu'il y a un vrai courant en France, certes minoritaire, heureusement,
07:12de largement minoritaire que l'on retrouve partout, y compris à des niveaux importants universitaires,
07:18dans la justice, etc., d'anti-France, de pas de frontières, de pas de culture française.
07:24S'il vous plaît, ne réduisez pas cette histoire uniquement de la connerie,
07:28parce que ça serait faire une forme de délit, vous voyez ?
07:31Mais dans tout cela, moi, je trouve que c'est très triste,
07:34parce que parmi toutes ces personnes qui ont fait grève hier, qui ont manifesté,
07:38il y a des gens qui sont sincères, et des gens qui ont le droit de manifester.
07:41Heureusement, on est dans une démocratie.
07:43Et donc, toutes ces vraies revendications pour ces personnes-là,
07:47moi, en ce moment, je vais pas mal dans un hôpital public, je vois des personnes proches,
07:51et j'ai vu ces infirmières hier, avec leur blouse, avec écrit gréviste dans le dos.
07:58Mais elles venaient travailler, distribuer les médicaments,
08:01prendre soin des malades.
08:02Ces personnes ne sont pas des casseurs.
08:04Ces personnes aiment le pays, elles ont des revendications.
08:06On les respecte, parce qu'on est en démocratie.
08:09Mais là, on parle depuis tout à l'heure de cette minorité très active,
08:13dont on ne fait que parler.
08:15Mais finalement, ça rend tous les vrais qui sont vraiment en colère,
08:19ça frustre leurs revendications.
08:22Alors, c'est vrai que dans la société dans laquelle nous sommes,
08:25les chaînes info et les réseaux sociaux offrent une loupe grossissante
08:29à ces manifestations qui n'auraient pas existé de cette manière-là
08:34il y a 25 ou 30 ans, sans doute.
08:36Et c'est une perversité dans laquelle on a du mal à sortir,
08:42puisque nous-mêmes, alimentons d'une certaine manière
08:46en donnant un large écho à ces manifestations.
08:50Oui, on en donne un large écho,
08:51parce qu'il y a quand même une confiscation pendant 24 heures de la rue
08:54par l'extrême-gauche, qu'on soit à Rennes, à Nantes ou à Paris,
08:57on ne peut pas se balader tranquillement dans certains quartiers
09:00pendant toute une journée.
09:01Il était hors de question d'aller faire un tour Place de la République
09:03hier à Paris.
09:04Donc, il se passe quand même quelque chose dans le pays.
09:06Je ne suis pas sûr qu'on le grossisse.
09:08Ah si, c'est une loupe grossissante.
09:10Réseaux sociaux et chaînes info sont une loupe grossissante.
09:14Quand vous déployez 80 000 policiers et gendarmes
09:17pour faire face à ces casseurs et à ces factieux,
09:20ce n'est pas que les chaînes info qui grossissent l'événement,
09:22puisque sinon, Bruno Rotaillot n'aurait pas déployé autant de policiers.
09:26Fait revenir des policiers de congé, parfois,
09:28qui avaient pris des vacances après un été sur le terrain.
09:31Gautier, ce qu'on ne sait pas, et on ne peut pas y répondre à cela,
09:34c'est que si les chaînes info et les réseaux sociaux n'existaient pas,
09:40ces manifestations peut-être n'existeraient pas non plus.
09:42Mais 68 s'est fait sans les chaînes info.
09:43Vous avez raison.
09:451789 s'est fait sans les chaînes info.
09:47C'est un excellent argument, je l'ai parfois utilisé moi-même.
09:51Je vous le rends alors.
09:53J'entends ce que vous dites.
09:55D'abord, lorsqu'on est autour d'une table,
09:57je ne suis jamais sûr à 100% de ce que je vous dis.
10:00C'est pour ça qu'on discute.
10:01J'ai le sentiment que c'est une loupe grossissante.
10:04Hier, c'est moins de 200 000 personnes qui sont dans la rue.
10:07C'est 170 000 personnes.
10:09C'est ça le grand paradoxe.
10:12Quand Elisabeth dit qu'elle est à l'hôpital avec des gens qui ont d'autres revendications,
10:18ces gens-là, c'est la majorité silencieuse, ils ne le défilent pas.
10:21Je vous rappelle, hier, c'est moins de 200 000 personnes.
10:23On est 60 millions.
10:25Mais il faut une poignée de gens pour faire l'histoire.
10:28Oui, j'entends, mais j'entends.
10:30175 000 personnes qui se disent, on va aller dans la rue pour casser, pour piller,
10:36pour s'en prendre aux forces de l'ordre, ça n'a rien anodin.
10:39Là où vous avez raison, c'est que ça reste une minorité active, ultra violente.
10:44Bête aussi, Gilbert Collard a entièrement raison.
10:47Mais je préfère retenir, par exemple, les images des drapeaux français partout pendant le Tour de France,
10:53des drapeaux français pendant les Jeux Olympiques,
10:55où là, ce sont des centaines de milliers de Français qui se retrouveraient.
10:59Bon, je voulais quand même préciser quelque chose d'important pour Gilbert Collard.
11:03Il a employé le terme de psy-tacisme.
11:05Et je ne suis pas certain que tout le monde sache précisément ce qu'est le psy-tacisme.
11:12C'est évidemment la répétition du perroquet, le psy-tacisme.
11:16Mais je remercie Gilbert de mettre dans sa conversation des termes comme cela,
11:21qui nous obligent à ouvrir le dictionnaire.
11:23Psy-tacisme, c'est le mot qu'on me trompe, ça m'enrifiste.
11:27Le psy-tacisme.
11:28Mais non, le psy-tacisme.
11:32Mais ça, par exemple, je pense, parce que nous avons un jeune avec nous, Gilbert Collard.
11:39Merci pour vous.
11:39Nous, on n'est plus.
11:41Non, mais moi, je suis très jeune.
11:43Je pense que ce soir, je suis Olivier Guenek,
11:47si vous faites un dîner avec quelqu'un...
11:50Écoutez, écoutez, arrête, cher ami, ton psy-tacisme, c'est pas mal.
11:53Je pense que glisser comme ça, vous voyez, d'une manière...
11:57Oui, c'est pas mal.
11:57Eh bien, là, vous pouvez faire un petit effet.
12:00Là, vous pouvez faire votre petit effet.
12:01Ça compensera le fait qu'à la fin du dîner, ils ont fait moitié-moitié.
12:04Oui, c'est vrai qu'il fait moitié-moitié.
12:08Il est 16h15, on revient dans une seconde.
12:11On revient dans une seconde.
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