00:00En France, 50 000 personnes subissent un arrêt cardiaque chaque année, mais seuls 5% survivent.
00:04C'est très peu ce chiffre, on sait que c'était beaucoup plus important.
00:07Et moins de 40% des témoins sont formés.
00:09Alors comment faire ? On a trouvé des solutions pour que ça change.
00:11La première s'appelle Life is.
00:14La France bouge, il fait tourner la boîte.
00:18Avec vous, Johan Kalschmann, vous avez 38 ans, c'est ça ?
00:21C'est ça.
00:22Ingénieur centralien.
00:23Je le disais, il n'y a pas de médecin ce soir.
00:25Il y a des tronches, mais d'autres tronches, mais ce ne sont pas des médecins.
00:30Tu parles de moi, là ?
00:31J'ai tout de suite pensé, moi, Benjamin.
00:33Oui, Benjamin.
00:34Et vous vous êtes spécialisé, après vos études à Lille, à Centrale, vous êtes spécialisé en biomédical.
00:40Vous avez vécu en Asie, au Japon.
00:43Vous avez donc étudié le japonais.
00:44Puis vous êtes revenu en France et vous êtes resté dans l'univers de l'ingénierie médicale
00:50puisque vous avez travaillé déjà, dès le début, il y a plus de 10 ans,
00:53dans des défibrillateurs implantables dans une entreprise franco-italienne.
00:57Donc vous avez toujours suivi cette voie, là, depuis le début.
01:00Exactement.
01:00Et en fait, j'ai travaillé avec un de mes associés sur des pacemakers et des défiateurs implantables connectés
01:06qui sont destinés aux personnes qui sont à très haut risque de mort subite,
01:09qui, une fois implantées, sont protégées.
01:11Et en fait, en constatant ce que vous avez dit juste avant,
01:14que pour les personnes lambda, beaucoup plus jeunes,
01:16qui peuvent faire un arrêt cardiaque chez elles ou dans la rue, il n'y a que 5% de survie,
01:19on s'est dit qu'on allait rendre les défiateurs accessibles à tous.
01:21Donc c'est comme ça que vous avez travaillé sur ce sujet.
01:25Donc vous avez tout de suite voulu vous engager dans l'entrepreneuriat ?
01:28Tout de suite, vous avez dit, je vais monter une boîte là-dessus ?
01:30J'ai toujours eu plutôt une âme d'entrepreneur.
01:32C'est-à-dire que même pendant mes études, je montais des associations, je m'impliquais.
01:36Et après, j'ai commencé à travailler dans une entreprise,
01:39mais quand j'ai voulu me lancer, ça a été une évidence.
01:42Donc vous vous êtes parti de ce constat qu'il n'y avait pas assez de défébrillateurs à la maison ?
01:47Enfin, pas du tout.
01:48Et dès le début, avec votre associé qui était aussi, je crois, à l'école avec vous,
01:53vous vous êtes planché sur la question ?
01:56Alors en fait, on est quatre associés.
01:58Donc il y en a un qui était à Centrale avec moi,
02:01un autre qui travaillait dans les pacemakers défiateurs implantables avec moi.
02:04Et effectivement, le constat de base, c'est que sur les 50 000 arrêts cardiaques chaque année en France,
02:0880% ont lieu au domicile.
02:10Donc c'est bien d'avoir des défaitantes dans les lieux publics, et nous on l'encourage.
02:13Et d'ailleurs, on équipe aujourd'hui de très nombreuses entreprises dans les lieux publics,
02:17mais on a voulu créer le premier défibrillateur pour les particuliers,
02:20pour que les gens puissent agir.
02:21Facile à utiliser ?
02:22Extrêmement facile à utiliser.
02:24Allez, vous allez pitcher.
02:25On veut le savoir ce que c'est.
02:26Allez, le pitcher de l'IFIS.
02:28On vous écoute.
02:28C'est quoi ce défibrillateur à domicile ?
02:31Alors, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que notre mission,
02:33c'est de permettre à tout citoyen, à toute entreprise,
02:35d'être capable de sauver une vie en cas d'arrêt cardiaque.
02:37L'arrêt cardiaque, c'est la première cause de mortalité évitable en France, en Europe.
02:4150 000 morts chaque année en France.
02:42Des gens qui, en moyenne, ont 60 ans, parfois beaucoup plus jeunes,
02:4540 ans chez les sportifs amateurs.
02:47Et vous l'avez dit, que 5% de survie.
02:49La seule raison pour laquelle il y a 5% de survie,
02:51c'est pas qu'on ne peut pas sauver une vie,
02:52c'est qu'il faut agir dans les 4 premières minutes.
02:54Et les scours mettent 15 minutes arrivées en moyenne en France.
02:57Donc l'équation, elle est assez simple.
02:58Pour sauver une vie, il faut que ce soit le premier témoin,
03:01le proche, l'ami, le collègue,
03:02qui agisse avec des gestes simples,
03:04alertés, massés,
03:05et défibrillés avec un défiateur le plus tôt possible.
03:08Avec LifeEase, on est parti de ce constat-là,
03:10et on a choisi de développer
03:11un défibrillateur fait pour les particuliers,
03:14extrêmement simple à utiliser.
03:16Il y avait un autre sujet à corriger,
03:18c'était la maintenance des défibrillateurs,
03:19parce qu'il y a un vrai problème de maintenance dans les lieux publics.
03:22On l'a rendu connecté,
03:23on suit le défiateur en permanence
03:24pour être sûr qu'il fonctionne à tout moment,
03:26et surtout en cas d'urgence.
03:27Et il y a un autre sujet dont vous avez parlé,
03:29qui est la formation.
03:29On a le troisième pilier de notre solution,
03:32c'est la formation digitale ou physique
03:34pour apprendre à réagir.
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