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  • il y a 4 mois
Deux jours après sa nomination au poste de Premier ministre, Sébastien Lecornu s'entretient ce jeudi 11 septembre dans la matinée avec la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.

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Transcription
00:00La politique avec vous, Arthur Berda. Sébastien Lecornu a donc posé ses valises hier à Matignon dans un discours, bref, à peine 5 minutes.
00:082 minutes 30.
00:082 minutes 30, voilà, 2 minutes 30 de discours. Il a promis des ruptures tant sur le fond que sur la forme. Et ce matin, vous êtes pour le moins sceptique ?
00:18Oui, parce que le terme avait beau être dans toutes les bouches hier, personne n'en a en fait la même définition.
00:24Prenons le Premier ministre d'abord. Il en a fait l'axe fort de sa prise de parole dans la cour de Matignon, sans jamais vraiment préciser de quelle rupture il porterait sur le fond.
00:35Et pour cause, le trentenaire a été placé là où il est, en raison de sa proximité avec Emmanuel Macron, bien plus que pour leur complémentarité.
00:44Alors cela ne l'empêchera pas de marquer sa différence avec le Président sur quelques items, comme le rapport au RN, par exemple, ou encore son attachement au territoire et sa considération des corps intermédiaires.
00:57Mais cela ne fera pas de lui pour autant un Premier ministre de cohabitation, un opposant de l'intérieur non plus, surtout s'il reconduit tout ou partie du gouvernement sortant.
01:08Bref, pour le dire autrement, vous l'aurez compris, on sera loin, très loin de la rupture d'un Nicolas Sarkozy, qui est le premier, en fait, à avoir popularisé ce terme.
01:16C'était il y a très exactement 20 ans.
01:19En fait, ce que vous nous dites ce matin, c'est qu'il n'y aura ni de rupture, ni sur le fond, ni sur la forme.
01:23Peut-être à la marge, si, mais ce vers quoi l'on se dirige, c'est plutôt un changement de style qu'une rupture franche.
01:29Et les Français ne s'y trompent pas, puisque jamais un Premier ministre n'avait été aussi mal accueilli dans le pays.
01:35C'est ce que révèle ce matin un sondage Odoxa dans le Figaro.
01:39En fait, quand l'opinion entend rupture, elle pense à la radicalité, par exemple, mais certainement pas au compromis ou à la synthèse centriste.
01:48Et s'il y en a deux qui l'ont bien compris, ce sont Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella.
01:53L'Insoumis, lui, en avait fait un slogan de campagne lors des dernières législatives.
01:57Et il en a depuis fait un mot d'ordre pour préparer le terrain de l'après-Macron.
02:02Et le Rassemblement national, de son côté, a décidé de prendre le Premier ministre au mot en prévenant que ce serait, je cite, la rupture ou la censure.
02:11Or, même si Sébastien Lecornu réussissait par miracle à surprendre tout le monde,
02:16en ayant le courage de refuser les oucases budgétaires et fiscales des socialistes sur la taxation des riches,
02:22et en ayant l'audace d'adopter une méthode innovante,
02:25Le Premier ministre n'a pas le choix s'il veut tenir 30 semaines à Matignon.
02:29C'est le délai qu'il s'est lui-même fixé.
02:31La seule vraie rupture qui peut peut-être lui éviter la censure, elle tient en huit lettres.
02:38Résultat.
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