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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1, Europe 1, 11h30, 13h, Christine Kelly et vous.
00:06Chers auditeurs d'Europe 1, nous continuons notre émission spéciale Où va la France ?
00:12Plus de Premier Ministre à la veille d'une journée de mobilisation qui inquiète les services de renseignement.
00:17La France va-t-elle à grande vitesse vers l'inconnu ?
00:20La classe politique va-t-elle mettre de côté les égaux et les guerres entre partis pour redresser le pays
00:26et nous sortir de cette morosité dans quelques instants ?
00:29La députée macroniste Prisca Tevno sera avec nous.
00:34Vous pourrez lui poser toutes vos questions au 0180, 2039, 21.
00:38Mais tout d'abord, j'accueille le porte-parole du Parti Communiste français, Léon Desfontaines.
00:4411h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:49Bonjour Léon Desfontaines, vous êtes le porte-parole du Parti Communiste français.
00:53D'abord, juste il y a quelques instants, on avait Laurent Jacobili qui vous a interpellé.
00:58Voilà la question qu'il a posée, il a demandé est-ce que vous êtes prêts à gouverner avec les socialistes ?
01:04Ah, on l'a enregistré.
01:07Oui, on va l'écouter.
01:08Vous êtes fort ici à Europe 1, c'est dingue, mais on va l'écouter.
01:10Êtes-vous prêts à gouverner avec les socialistes et la droite, finalement ?
01:13Est-ce que, finalement, l'odeur du marocain ministériel peut vous attirer ?
01:18C'est clair, net et précis, Léon Desfontaines.
01:23Eh bien, la question, elle est simple, c'est pour quelle politique ?
01:27Je veux dire, nous ne signerons pas de chèque en blanc pour participer à quelconque gouvernement
01:31s'il n'y a pas un réel changement de politique.
01:34Donc, à l'occurrence, on attend de voir qui sera le Premier ministre.
01:38On verra aussi ce qu'annoncera le Premier ministre et à ce moment-là, on se posera la question.
01:41Mais en tout cas, pour l'heure, rien ne nous laisse indiquer qu'Emmanuel Macron va nommer un Premier ministre issu de la gauche
01:46et encore moins pour changer de politique.
01:47Est-ce que vous dites que le macronisme est mort ?
01:51Je pense qu'en tout cas, il est très en difficulté.
01:53On n'a jamais eu un président et un gouvernement, même s'il sera démissionnaire dans quelques minutes,
01:59aussi impopulaire.
02:00Et en même temps, on ne peut que comprendre les Françaises et les Français qui rejettent cette politique.
02:04Je veux dire, on a eu plusieurs fois des élections, notamment une élection législative anticipée,
02:09où certes, il ne s'est dégagé aucune majorité absolue.
02:12Je ne suis pas là à fanfaronner en disant la gauche a la majorité absolue, laissez-nous gouverner.
02:16Il n'y a aucune majorité absolue.
02:17En revanche, je crois que les Français ont fait passer quand même un message assez clair,
02:20je pense qu'on peut être tous d'accord sur ce point-là, c'est qu'ils voulaient tourner la page d'Emmanuel Macron.
02:24Et donc, de poursuivre avec la même politique qui a été entreprise jusqu'à 2017,
02:29et j'ai envie de dire, même depuis qu'Emmanuel Macron squatte l'Elysée en tant que secrétaire général,
02:34ou Bercy en tant que ministre.
02:35Mais alors, vous proposez quoi, Léon Desfontaines ?
02:37Eh bien, moi, aujourd'hui, je dis que François Bayrou part, il est parti, enfin, il va partir.
02:41Il faut que sa politique parte avec lui.
02:43Et donc, il faut un changement de politique.
02:46Il faut une politique qui puisse réellement répondre aux préoccupations des Françaises et des Français,
02:50notamment sur le pouvoir d'achat.
02:51Des mesures qui favorisent le pouvoir d'achat, qui permettent au travail de payer davantage.
02:55Et nous, on a des propositions assez simples.
02:56C'est, par exemple, l'indexation des salaires sur l'inflation.
02:58On l'avait proposé à l'Assemblée nationale pour éviter qu'il y ait une forme de smicardisation de la France.
03:03Vous savez, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, on est passé de 12% des salariés au smic à 17% des salariés au smic.
03:09Aujourd'hui, le travail ne paye plus suffisamment.
03:11Donc, nous, nous voulons défendre le fait que les travailleurs de ce pays puissent vivre dignement de leur travail.
03:15Et je pense que l'indexation des salaires sur l'inflation serait une mesure de bon sens.
03:18Il y en a d'autres.
03:19On a, par exemple, 211 milliards d'euros d'aides publiques versées aux entreprises.
03:24Nous, ce qu'on demande, c'est qu'elles soient davantage conditionnées.
03:26Conditionnées, notamment, à la création d'emplois, à la réindustrialisation,
03:30un investissement dans nos usines pour permettre, justement, de réindustrialiser notre pays.
03:35Parce que, si nous voulons répondre aux immenses défis qui nous font face, on ne le fera pas sans industrie.
03:38On va avoir, dans quelques instants, Sam, 34 ans, qui nous appelle de la région PACA.
03:42Mais j'ai une question, d'abord, pour vous, Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste français.
03:47Hier soir, sur CNews, vous disiez que vous vouliez reconstruire un nouveau rassemblement de la gauche.
03:54Vous savez quoi ? J'ai eu peur.
03:56Peur de quoi ?
03:57Reconstruire un rassemblement de la gauche, ça veut dire quoi ?
03:59Avec LFI ?
04:00Alors, la question a été posée dans un contexte où, c'est, s'il y a dissolution, qu'est-ce que vous faites ?
04:05C'est ça.
04:05C'est la question qui nous a été posée par votre confrère, en l'occurrence, M. Lebrecht.
04:09Et, à ce moment-là, j'ai dit, je pense que la gauche a démontré sa volonté d'être en opposition
04:15vis-à-vis des politiques d'Emmanuel Macron, mais elle a aussi montré ses limites lors des dernières élections législatives.
04:19Parce que, comme je l'ai dit précédemment, nous n'avons pas obtenu une majorité absolue.
04:23Et je vois, notamment chez moi, dans la Somme, dans des territoires composés majoritairement d'ouvriers,
04:28ce que j'observe, c'est qu'aujourd'hui, la gauche ne fait plus recette.
04:30Pourquoi elle ne fait plus recette ?
04:32Eh bien, parce que je crois qu'une partie de la gauche a délaissé les questions sociales,
04:35les questions d'industrie, la question du travail, du travail qui paye,
04:38permettre qu'enfin les travailleurs de ce pays puissent vivre dignement.
04:41Eh bien, ce sont des questions qui sont venues secondaires.
04:43Donc, ce que j'ai envie de dire, moi, c'est, au-delà de la question France Insoumise, Raphaël Guzman,
04:47parce que je vois les débats ambiants entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Guzman,
04:51il faudra choisir entre François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon, etc.
04:54Je dis, la gauche se perd dans ces débats-là, nous devons réinventer quelque chose.
04:58Moi, je tends la main à l'ensemble des personnalités de gauche,
05:00y compris certaines qui peuvent être issues de la France Insoumise.
05:02Si elles veulent refaire du travail et de la défense des travailleurs leurs priorités, eh bien, j'en serai.
05:06Alors, Sam nous appelle de la région PACA et veut vous interpeller, justement, sur le NFP ou ce qu'il en reste.
05:12Bonjour, Sam.
05:14Bonjour, bonjour tout le monde.
05:15Bonjour.
05:15Alors, il veut lancer votre question à Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste sur Europe 1.
05:21Oui. En fait, ce que j'aimerais faire, c'est de répondre, en fait, simplement.
05:25On nous parle souvent des élections de l'année passée, de la législative.
05:29Et en fait, j'aimerais faire un petit constat.
05:32Il y a un an, on a eu deux propositions politiques.
05:34L'une du NFP, l'autre du RN.
05:37Et un an plus tard, qu'est-ce qu'on voit ?
05:38On voit que le NFP est fragmenté, que chacun essaie de tirer la couverture sur son propre parti ou sur sa propre personne.
05:45On voit que la LFI avec les Verts sont un peu mis de côté,
05:50que l'EPS essaie de faire de l'opportunisme pour récupérer des places.
05:54On voit un bloc central et les LR un petit peu plus centristes, on va dire,
05:59qui sont un petit peu effacés parce que, tout simplement, ils ont eu trois gouvernements et les trois, en fait, se sont plantés.
06:05Et on voit, par contre, du côté du RN, un an plus tard, l'alliance avec Ciotti se passe très bien.
06:11Ils arrivent un petit peu à fédérer aussi à droite, avec notamment Idée Liberté et Reconquête, qu'ils peuvent leur apporter des voix.
06:19Et on a même entendu M. Wauquiez dire qu'en fait, il aimerait un rassemblement de la droite, justement,
06:26et qui s'étendrait jusqu'à Mme Cnafot.
06:32Donc, en fait, moi, ce que j'aimerais poser comme question d'abord à M. Téfontaine,
06:35c'est est-ce que le projet NFP d'il y a un an est toujours valide, déjà, avec les mêmes personnes ?
06:44Et est-ce qu'au final, faire une politique plus, comment dire ça, moins vaste, on va dire, à la gauche,
06:52et faire quelque chose de plus individuel, on va dire, ce ne serait pas mieux, au final ?
06:58Léon Desfontainevaux répond, mon cher Sam, sur Europe 1.
07:01Merci.
07:02La première chose, c'est sur l'union des droites.
07:05En effet, c'est des questions qui reviennent assez régulièrement.
07:09Moi, je vois, en effet, que certains sont prêts à faire sauter les digues
07:12et à se rapprocher du rassemblement national.
07:14Après, moi, j'ai des questions très concrètes.
07:16Et j'avais déjà des questions très concrètes à l'époque du rassemblement avec Éric Souty.
07:19Éric Souty défend la retraite à 66 ans.
07:21Le RN, sauf preuve du contraire, nous dit matin, midi et soir,
07:24qu'ils sont pour l'abrogation de la fin des retraites.
07:25Qu'est-ce qu'ils font demain, s'ils sont au pouvoir, leur coalition, sur les retraites ?
07:29Vous venez d'appeler à un rassemblement à gauche,
07:31avec qui vous n'avez forcément pas toutes les mêmes idées.
07:34Et je vais y venir sur la gauche.
07:35Non, mais du coup, je veux dire, il y a quand même une relative entente.
07:38Enfin, moi, je vois que dans l'opposition, certains peuvent s'entendre.
07:41Si demain, ils sont appelés en responsabilité,
07:42je n'ose imaginer la cacophonie dans ce gouvernement,
07:46notamment sur la question de la fin des retraites.
07:47Et donc, rapidement, juste sur la gauche,
07:51moi, ce que je souhaite, et dans le programme du NFP,
07:54il y avait des choses intéressantes.
07:55Maintenant, encore une fois, le NFP n'a pas de majorité absolue.
07:57Donc, il faut réussir aussi à trouver, bien sûr,
07:59des mesures qui permettront d'être adoptées à l'Assemblée nationale.
08:02Donc, moi, je souhaite qu'on pèse de tout notre poids
08:04pour permettre d'obtenir des victoires,
08:06des victoires en termes de développement de services publics,
08:08des victoires pour permettre encore une fois
08:10la réindustrialisation du pays et que le travail paye davantage.
08:12Et maintenant, moi, ce que je souhaite,
08:13c'est que si demain, il y a des élections,
08:15il faut reconstruire un rassemblement.
08:16C'est ce que je disais précédemment.
08:17On marque une pause avant l'intervention de Gabriel Cluzel.
08:19Le NFP est mort.
08:20J'aime bien parce que lorsqu'on dit NFP,
08:21on a l'impression de déterrer un mot,
08:24un triptyque dont on n'avait pas parlé depuis tellement longtemps.
08:27On marque une pause.
08:28Et si, comme ça, vous voulez réagir
08:29et échanger avec notre invité,
08:31Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste.
08:34N'hésitez pas.
08:3401-80-20-39-21.
08:36Christine Kelly, c'est votre émission,
08:38chers auditeurs.
08:39Et c'est de 11h30 à 13h sur Europe 1.
08:4112h16 sur Europe 1.
08:45Vous écoutez Christine Kelly et vous.
08:48La suite avec Gabriel Cluzel,
08:50Éric Tenner, Christine et notre invité.
08:52Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste français.
08:54On n'a plus de gouvernement.
08:56L'ERN à l'unanimité.
08:58LFI à l'unanimité.
09:00Les socialistes à l'unanimité.
09:02Les écologistes à l'unanimité.
09:03GDR à l'unanimité.
09:06UDR à l'unanimité.
09:08Ils ont vraiment voulu faire tomber le gouvernement.
09:11Mais maintenant, la question que l'on se pose
09:13avec Sam qui est en ligne
09:15et Bruno qui nous attend également en ligne.
09:16Où va la France ?
09:18Et Léon Desfontaines, porte-parole du Parti communiste
09:21qui est dans notre studio.
09:23Et on était en train de dire que le NFP,
09:25vous disiez que le macronisme est en train de mourir.
09:27Il est plus ou moins mort.
09:28Le NFP, il est quand même plutôt enterré.
09:32Qu'est-ce que vous demandez au chef de l'État,
09:33à Léon Desfontaines ?
09:35Moi, je demande à Minimas
09:36qui respecte les logiques de nos institutions.
09:39De toute façon, si demain,
09:40Yael Brown-Pivet ou Lecornu
09:42ou je ne sais quel autre ministre
09:43issu d'un gouvernement précédent d'Emmanuel Macron
09:46est nommé,
09:46ce serait un crachat au visage des Françaises et des Français,
09:49de celles et ceux qui ont dit
09:49nous ne voulons plus de Macronie,
09:51nous ne voulons plus de macroniste,
09:52en tout cas au gouvernement.
09:53Vous demandez la démission ?
09:55Non, j'invite à ce qu'il nomme déjà premièrement,
09:58s'il veut respecter les logiques,
09:59qu'il nomme un gouvernement de gauche.
10:01Maintenant, ce que je lui dis aussi,
10:02c'est que même s'il y a un gouvernement de gauche,
10:03il n'y aura pas de majorité à l'Assemblée nationale.
10:05Et que si nous voulons arracher des victoires,
10:07si nous voulons tenir par exemple
10:08l'abrogation de la réforme des retraites
10:10qui est voulue par encore une fois
10:11une écrasante majorité des Françaises et des Français
10:13à juste titre,
10:14eh bien nous aurons besoin de mobilisation,
10:16nous aurons besoin
10:16qu'il y ait des grèves dans le pays,
10:18nous aurons besoin que le 18 septembre prochain,
10:21notamment à l'appel de l'intersyndical,
10:22il y ait des mobilisations.
10:23Et pour demain, vous êtes pour les bloquants de vous aussi ?
10:26Oui, mais je serai dans les mobilisations amiennoises,
10:29chez moi,
10:30auprès des grévistes,
10:31je pense notamment aux énergéticiens,
10:32par exemple,
10:32qui font grève pour l'augmentation des salaires,
10:34je pense que c'est des mesures qui vont dans le bon sens.
10:36Et comme c'est bloqué à l'Assemblée nationale,
10:38eh bien je pense qu'on a besoin aussi,
10:39nous les Françaises et les Français,
10:41les travailleurs,
10:42de faire prendre conscience
10:43à nos représentants,
10:44aux députés,
10:45comment vivent les Français à cette rentrée.
10:47Et donc on a besoin de se faire...
10:48Que vous répond Sam,
10:49qui nous a appelés,
10:51avec qui nous sommes toujours en ligne,
10:52Sam de la région PACA,
10:53et ensuite on aura Bruno.
10:54Dites-nous ça.
10:55Moi j'aurais une chose à dire déjà,
10:58c'est qu'effectivement,
10:59on a besoin de changement en France,
11:00on a besoin que les choses bougent.
11:02Par contre,
11:03j'aimerais juste faire un petit constat
11:04plus sur le côté économique,
11:06qui va déborder aussi sur le côté Premier ministre,
11:09c'est qu'en fait, simplement,
11:10on oublie un petit peu
11:11que les marchés obligataires sont,
11:13en France, en tout cas dans le monde,
11:15assez sensibles en fait aux variations politiques,
11:18et que tout simplement,
11:19en fait,
11:19si on veut déjà contenir un petit peu la dette,
11:22il faut déjà avoir une stabilité politique
11:24pour que les taux baissent,
11:26les taux auxquels on l'emprunte.
11:28Et donc,
11:28en fait,
11:28les 44 milliards déjà de M. Béroud,
11:31ce n'est pas nécessaire,
11:33en fait, simplement.
11:34Il suffirait de faire déjà du 25 milliards,
11:36par exemple,
11:37et de trouver une stabilité politique.
11:40Maintenant,
11:40j'aimerais juste rebondir
11:40sur ce que j'ai dit tout à l'heure.
11:43Si, en fait,
11:43on cherche juste à faire
11:45un gouvernement bouche-trou
11:46qui va venir juste pour faire
11:48un budget et repartir.
11:50Dans ce cas-là,
11:50oui, effectivement,
11:51le NFP peut très bien servir la cause.
11:54Par contre,
11:54très clairement,
11:55le manque d'unité au sein du NFP
11:57et, au contraire,
11:59enfin,
11:59à l'inverse,
12:00plutôt,
12:01l'unité de l'UDR,
12:04pardon,
12:05et du RN,
12:06font que,
12:07si on cherche en fait un CDD,
12:09le NFP,
12:09par contre,
12:10si on cherche plutôt un CDI,
12:11quelque chose qui pourra nous emmener
12:12jusqu'en 2027,
12:13voire plus loin,
12:14en fait,
12:14simplement,
12:14l'unité du camp de droite,
12:18si je peux dire ça comme ça,
12:19et ce sur quoi il faut plutôt partir.
12:22Et,
12:22juste un petit point,
12:23sur la taxe de Zuckman,
12:24je ne suis pas sûr,
12:25honnêtement,
12:25que ça serve à quoi que ce soit
12:27et je pense plutôt
12:28que ça va faire suivre,
12:28justement,
12:29les capitaux de France,
12:31les riches de France,
12:32plutôt que rapporter quoi que ce soit.
12:34Merci pour votre regard,
12:35mon cher Sam,
12:3634 ans,
12:37qui nous a appelé de PACA.
12:39On a Bruno,
12:40qui est en ligne,
12:41également,
12:41qui nous appelle de Picardie.
12:42Bonjour Bruno,
12:44vous avez été chef d'entreprise
12:46pendant 30 ans,
12:47vous vous réveillez ce matin.
12:49Une fois encore,
12:49nous n'avons pas de Premier ministre,
12:51il va,
12:52voilà,
12:52remettre sa démission dans une heure.
12:54Quel est votre état d'esprit
12:55en ce moment même ?
12:57Bonjour,
12:58Madame Kelly,
12:59bonjour,
12:59messieurs.
13:01Mon état d'esprit,
13:02il est simple,
13:03c'est qu'en fait,
13:04on est dirigé par des gens,
13:07alors je ne sais pas
13:07qui sont vous invités.
13:09Léon Desfontaines,
13:11porte-parole du Parti Communiste.
13:13D'accord,
13:14bon,
13:14écoutez,
13:14je n'ai rien du tout
13:15contre le Parti Communiste
13:16ni compte aucun parti,
13:18sauf qu'on est gérés
13:19depuis plus de 30 ou 40 ans
13:20par ces braves gens
13:21qui prennent toutes les responsabilités,
13:24qui engagent la responsabilité
13:25de leur gouvernement,
13:26mais qui ne sont responsables
13:27de rien finalement
13:28parce que moi,
13:29j'ai été chef d'entreprise
13:30et j'ai toujours été,
13:33j'ai engagé mes responsabilités
13:34personnelles,
13:35c'est-à-dire,
13:36mon père me disait,
13:36il est mort il y a plus de 30 ans,
13:38il me disait toujours
13:38de toute manière,
13:40tant que les hommes politiques
13:41ne sont pas responsables
13:42sur leur bien personnel,
13:43ils géreront la France
13:44à la Vas-y comme je te pousse
13:46et c'est tellement facile
13:47puisque c'est de l'argent du public.
13:49Le problème,
13:50c'est qu'on se travaille
13:50avec un déficit pas possible,
13:53mais la cause de qui ?
13:55Puisque j'étais chef d'entreprise
13:56pendant plus de 30 ans,
13:58c'était une petite entreprise,
13:59il y avait 9 salariés,
14:00je ne suis pas capitaine d'industrie.
14:02Oui, mon responsabilité quand même, oui.
14:03Voilà,
14:04mais néanmoins,
14:05je me vois mal,
14:06très mal gérer
14:07mon entreprise,
14:08dire à mes salariés,
14:09je ne peux pas vous augmenter,
14:11mener une vie un peu royale,
14:13c'est-à-dire arriver
14:14avec des belles voitures
14:14en bande-deuve et tout,
14:15et le jour où j'aurais creusé le trou,
14:18dire à mes salariés,
14:20c'est vous qui êtes responsable.
14:21Donc ça,
14:22ça ne peut pas durer.
14:25Quels que soient les gouvernements
14:27qui vont se succéder,
14:28puisqu'on a des gouvernements
14:32et un État obèse
14:34qui a complètement désindustrialisé la France,
14:37ça a été les industries héroïques,
14:40les industries des vêtements,
14:42maintenant c'est la voiture,
14:43sous prétexte d'écologie.
14:45Pour moi,
14:47la France,
14:47c'est un confetti
14:48sur un ballon de football,
14:50chère madame.
14:51Alors Bruno,
14:52vous êtes entre...
14:52Je m'éloigne peut-être un peu.
14:56Non, non, non,
14:56mais j'aime bien votre image.
14:58Gabriel Cusel,
14:59il y a une question à vous poser.
15:01Oui,
15:02je me demandais
15:02quelle était votre solution
15:05pour vous
15:05qui commençait à avoir
15:06un peu de recul,
15:07qui êtes chef d'entreprise,
15:09est-ce que vous envisagez
15:10un avenir ?
15:11Alors,
15:11c'est une question
15:12qui s'adresse un peu à vous
15:13et à Léon Desfontaines.
15:14Vous savez,
15:15on entend monter
15:16la petite musique
15:17d'une possibilité,
15:18en tout cas,
15:19si jamais il y avait
15:20dissolution et majorité absolue,
15:21de Jordan Mardella.
15:23Or,
15:23beaucoup d'auditeurs disent
15:24oui,
15:24mais si le Rassemblement National
15:25arrivait au gouvernement,
15:27ce serait le cas
15:28aux les syndicats,
15:29les émeutes,
15:30les antifas,
15:31etc.
15:31Donc,
15:31est-ce que vous pensez
15:32que ce sera le cas ?
15:33Et je voudrais demander
15:33à Léon Desfontaines
15:34si lui,
15:34il acceptera
15:35le résultat des urnes
15:36avec son parti
15:37et s'il recommandera
15:39toute cette genèse
15:41ou pas d'ailleurs
15:42de gauche surchauffée
15:43de se calmer
15:44et d'accepter
15:45le résultat des urnes
15:46auquel cas,
15:46on peut imaginer
15:47une transition sur elle.
15:48Léon Desfontaines
15:49nous répond sur Europe 1.
15:51Tout d'abord,
15:53rien n'indique
15:53que Jordan Bardella
15:54aura une majorité absolue
15:56et sera appelée
15:56en responsabilité demain,
15:57y compris même
15:58les sondages
15:58qui ont été publiés
15:59même encore hier,
16:01démontrent qu'il n'y aurait
16:01pas de majorité absolue
16:02pour le Rassemblement National.
16:03Donc ça,
16:03c'est la première leçon
16:04et donc,
16:05bien sûr,
16:05je mettrai tout mon poids
16:06pour empêcher
16:07Jordan Bardella
16:08d'arriver à Matignon
16:08parce que c'est simple,
16:09il a finalement
16:10un projet économique
16:11très similaire
16:11à celui d'Emmanuel Macron.
16:13Oui, mais très bien.
16:13S'il arrive,
16:14alors qu'est-ce que vous...
16:14On peut faire une politique fiction
16:15surtout.
16:15Non, mais c'est pas
16:16tout à fait de la science-fiction.
16:18Si, si, si.
16:18Ils sont vraiment en tête.
16:20Oui, mais pas de majorité absolue.
16:21Oui, mais ils sont quand même en tête.
16:23Mais vous soutiendrez
16:24les émeutes ?
16:25Mais quelles émeutes ?
16:25Mais pour l'instant,
16:26il n'y a pas d'émeutes
16:26et il n'y a pas de Jordan Bardella
16:27au pouvoir.
16:27Donc il n'y aura pas de chaos.
16:28C'est très fictif ce que vous dites.
16:29Maintenant,
16:29moi je voulais revenir
16:30sur ce qu'il disait Bruno
16:30qui vient d'une très belle région
16:32que je partage la Picardie.
16:33Mais non, mais parce qu'il n'est pas au pouvoir
16:34Jordan Bardella,
16:35il n'est pas très bien arrivé.
16:35Non, je vous demande si...
16:36Très bien.
16:37Si, c'est quand même
16:37le premier parti de France.
16:39Est-ce que vous accepterez
16:41le résultat des urnes ?
16:43Est-ce que vous,
16:44les députés de gauche,
16:45le nouveau Front populaire,
16:46le Parti communiste,
16:47est-ce que vous direz aux gens
16:48dans la rue, aux syndicalistes
16:49écoutez, il faut accepter
16:50le résultat des urnes ?
16:51Parce que c'est une petite musique
16:52qui revient.
16:53Premièrement, j'ai toujours accepté
16:54la décision des urnes.
16:55Mais deuxièmement,
16:55j'ai toujours dit aussi
16:56que la démocratie
16:57s'est exprimée aussi
16:57dans les entreprises.
16:58Donc si des salariés
16:59veulent se mettre en grève,
17:00notamment par rapport
17:01à des réformes
17:02qui se jugent impopulaires,
17:03je trouve que c'est ça.
17:04Par exemple, lorsque Emmanuel Macron
17:05a imposé sa réforme des retraites
17:06alors même qu'il a été élu
17:07au suffrage universel,
17:09je pense que heureusement
17:10les syndicats se sont mobilisés
17:11pour essayer d'empêcher
17:12cette réforme funeste
17:13pour les Français
17:13d'arriver en place.
17:14Maintenant, je voulais revenir
17:15peut-être sur un sujet
17:15qui nous préoccupe un peu plus,
17:17la question de la désindustrialisation.
17:18C'est un sujet qui a été évoqué
17:19par Bruno et il vient
17:20d'une région, la Picardie,
17:21qui en a fait beaucoup,
17:22que je connaissais bien également,
17:23qui a beaucoup souffert
17:23et je reconnais là le Picard
17:25lorsqu'il a cité notamment
17:26l'industrie du textile
17:27qui a disparu dans notre belle région.
17:29Et je pense que c'est là
17:30le principal sujet en réalité.
17:32C'est comment nous sommes
17:32en capacité de remener
17:34une politique en faveur
17:35de la réindustrialisation du pays.
17:36Si nous ne produisons pas
17:37plus de richesses
17:38sur le territoire national,
17:39alors nous aurons de grandes difficultés
17:40en effet à financer
17:41des réformes sociales
17:42dans notre pays.
17:43Et donc pour la réindustrialisation
17:45du pays, c'est ce que je dis,
17:48c'est ceux qui nous disent finalement
17:49qu'il faut mener les mêmes politiques,
17:50à savoir faire davantage d'économies
17:51dans notre budget.
17:52Mais moi je ne crois pas
17:53qu'il y aura de réindustrialisation
17:54du pays si nous ne sommes pas
17:55en capacité de mener une politique
17:56en faveur de l'apprentissage,
17:58de la formation,
17:59de lycées professionnels
18:00et une politique de logement.
18:01Tous les patrons disent aujourd'hui
18:02qu'on a du mal
18:02pour le gêner de nos salariés.
18:04Donc un choc d'investissement.
18:05Alors quelqu'un va vous succéder,
18:08c'est Preskia Tevno
18:09qui va arriver dans le studio d'Europe 1.
18:11Est-ce que vous avez une question
18:11à lui poser ?
18:12Oui, moi j'ai juste
18:12une petite dernière question.
18:14Est-ce que vous soutenez
18:15Yann Brossat quand il dit
18:16qu'il n'y a que des victimes
18:18entre guillemets
18:19du Parti Communiste ?
18:20Ou est-ce que vous pensez
18:21qu'il n'y a pas eu de mort
18:23liée au Parti Communiste ?
18:24Ah si, des nazis
18:24et des collaborateurs
18:25pour le Parti Communiste français.
18:25Léon Desfontaines
18:26très rapide,
18:26bonne question à Priscata.
18:27Ça n'existe pas.
18:29Il n'y a pas de ton centre
18:30pour le JT.
18:32Une question très simple,
18:33c'est est-ce qu'on pourrait
18:34écouter les Français
18:35par exemple soumettre
18:35par référendum ?
18:36Est-ce qu'elles soutiennent
18:36un référendum sur la réforme
18:42sur la réforme des retraites
18:43et se cassera après le soutien ?
18:44Merci beaucoup
18:45Léon Desfontaines.
18:46On marque une pause.
18:47Il y aurait des nazis français,
18:48on les condamnerait aussi je pense.
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