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  • il y a 1 an
À la suite du vote de confiance, ce lundi 8 septembre, le gouvernement de François Bayrou a été renversé. Emmanuel Macron promet de nommer un nouveau Premier ministre "dans les tout prochains jours". Quelles conséquences cela pourrait avoir pour la France et pour les Français ?

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00:00On va partir précisément à l'Elysée où peut-être qu'Emmanuel Macron effectivement est en train de nous regarder, de nous écouter, c'est tout à fait vraisemblable
00:07et qu'il aura entendu que vous lui demandiez de partir, en tout cas devant l'Elysée, c'est Mathieu Coache que l'on rejoint.
00:12Mathieu, quel est le programme du Président pour les heures et les jours qui viennent ?
00:17Eh bien la soirée est pour le moment calme, même si toute la pression est évidemment retombée sur les épaules d'Emmanuel Macron
00:24qui a pris acte dans un communiqué du vote des députés, pas de prise de parole ce soir, mais elle pourrait arriver vite.
00:32Une allocution du chef de l'État dans les jours qui viennent est tout à fait possible, nous disait un proche tout à l'heure.
00:37Et ce que nous disent de nombreuses sources, c'est que l'objectif du Président est de nommer un nouveau Premier ministre rapidement.
00:43Aucune promesse, mais il aurait décidé de ne pas renouveler les expériences précédentes, 51 jours entre Gabriel Attal et Michel Barnier par exemple.
00:51En revanche, Emmanuel Macron ne changerait pas de méthode et selon nos informations, il compte pour l'instant rester dans ce qu'on pourrait appeler sa zone de confort
01:00en nommant un Premier ministre du Bloc central, probablement quelqu'un qui est déjà au gouvernement.
01:04Les noms qui circulent le plus, ce sont ceux de Sébastien Lecornu, ministre de la Défense, qui a failli être nommé il y a 9 mois.
01:10Catherine Vautrin, aussi ministre du Travail, qui avait failli entrer à Matignon en 2022.
01:15Gérald Darmanin, Xavier Bertrand sont également cités.
01:18La prochaine étape, ce sera la démission de François Bayrou, demain matin, probablement à la première heure, 9 mois,
01:25donc après avoir convaincu Emmanuel Macron qu'il était l'homme de la situation pour faire voter un budget.
01:31Merci Mathieu Coache, en direct de l'Elysée.
01:33La lettre est prête, la lettre de démission que remettra le Premier ministre demain est prête, c'est ce que nous dit ce soir le service politique de BFM TV.
01:40Avec nous en plateau ce soir, Jérôme Guèche, bonsoir député socialiste de l'Essonne.
01:44Mathieu Lefebvre, bonsoir député ensemble pour la République du Val-de-Marne.
01:48Aurélien Saint-Toule, bonsoir, merci d'être avec nous député de la France Insoumise.
01:51Et Laure Lavalette, bonsoir à vous député Rassemblement National du Var.
01:55Mathieu Lefebvre, sérieusement, Emmanuel Macron envisage ce soir de piocher à nouveau dans son camp,
02:04et uniquement dans son camp pour désigner un Premier ministre ?
02:07Je ne suis pas dans la tête du Président de la République, mais en tout état de cause, l'équation politique a changé ce soir.
02:14Pendant des mois, on a vu qu'on escomptait à la fois la non-censure et du Rassemblement National et du Parti Socialiste.
02:21Ça ne fonctionne pas, il faut s'adresser au Parti Socialiste.
02:24– Pardon, vous dites, l'équation politique a changé, et en même temps, juste avant vous,
02:31Sylvain Maillard, issue aussi du Bloc Central, nous disait, il ne va jamais appeler un socialiste.
02:38– Non mais je pense que la question des OUCAZ, ce n'est pas celle de ce soir.
02:41Il ne s'agit pas de dire, je veux de tel ou tel Premier ministre.
02:44La question, c'est, comment se donnent les moyens de trouver un peu de stabilité pour le pays,
02:48à un moment où elle en a…
02:49– Ça fait un an qu'il n'y a pas de stabilité dans le pays.
02:51– Oui, mais je pense que l'équation politique telle qu'on l'a posée depuis un an n'était pas la bonne.
02:55On ne peut pas escompter à la fois la non-censure du Rassemblement National et du Parti Socialiste.
02:59– Donc vous censurez ?
03:00– Moi, je ne suis pas socialiste.
03:01– Donc vous faites quoi ?
03:02– Je ne vais pas devenir socialiste demain.
03:03– On démissionne, on sait quoi ? S'il faut changer la méthode.
03:07– Il faut trouver un chemin avec les forces de gouvernement responsables,
03:10des Républicains au Parti Socialiste, pour se mettre d'accord sur les grands enjeux du pays,
03:14je pense notamment aux questions militaires, aux questions de sécurité nationale,
03:18pour ne pas affaiblir la France sur la scène internationale,
03:20et apporter au pays de la stabilité dont il a besoin.
03:23Les chefs d'entreprise ont besoin de visibilité.
03:25Les Français ont besoin d'être rassurés pour pouvoir continuer à consommer de nouveau.
03:29La machine économique ne peut pas se permettre d'être à l'arrêt.
03:32Il faut trouver un chemin.
03:33Je ne suis pas socialiste, je ne vais pas le devenir.
03:35Jérôme Gage n'est pas Macroniste, il ne va pas le devenir,
03:38mais travaillons ensemble et disons clairement qu'ils sont nos interlocuteurs,
03:41comme les Républicains.
03:41– Qu'est-ce que vous répondez à ça, Jérôme Gage ?
03:43– Plutôt que du débat sur le casting, posons-nous la question
03:49de quelles sont les aspirations majoritaires de nos concitoyens.
03:53C'est la raison pour laquelle je pense que la gauche doit exercer le pouvoir,
03:56parce que le cœur des aspirations majoritaires,
03:59la question du pouvoir d'achat,
04:01parce que c'est plus que rassurer les Français,
04:02c'est leur donner du pouvoir d'achat,
04:04et notamment organiser un partage de la richesse,
04:07un partage de l'effort fiscal plus juste que celui qui existe aujourd'hui,
04:12ou en tous les cas qui avait été proposé par François Bayrou,
04:16et cela suppose de faire le même type de pari que celui que nous avons fait,
04:21nous, quand nous avons pris nos responsabilités,
04:24parfois sous les colibés des uns et des autres,
04:26en ne censurant pas François Bayrou en janvier dernier.
04:29Voilà, ce qui explique la défiance d'aujourd'hui,
04:32c'est parce qu'après 8 ou 9 mois, le compte n'y était pas.
04:35Eh bien, nous demandons aujourd'hui à ceux qui hier étaient au gouvernement
04:39avec François Bayrou de ne plus y être,
04:42de confier les clés du camion, pardonnez-moi l'expression,
04:44à ceux qui viennent de la gauche, aux socialistes, aux communistes, aux écologistes,
04:48à tous ceux qui seront prêts à construire du compromis.
04:54Et d'ailleurs, vous-même, Aurélien Saint-Toul,
04:56vous levez un peu les yeux au ciel et je vous sens ricanant quasiment.
04:59Je termine d'une phrase, je ne mentionne pas,
05:02vous m'avez questionné, je ne mentionne pas,
05:04parce que j'ai entendu Jean-Luc Mélenchon dire immédiatement
05:06un gouvernement dirigé par un socialiste n'aura pas de notre soutien,
05:10donc moi, je ne suis pas masochiste, je ne vais pas quémander
05:13à celui qui ne veut pas construire le compromis dans la paix des Français.
05:17Oui, ça me fait sourire parce que d'abord,
05:19tout ce qu'on a entendu est incompréhensible.
05:21Je crois que tout ça est vasouillard.
05:24La seule chose que je comprends, c'est qu'il y a 9 mois,
05:27il y avait la possibilité de censurer Bayrou,
05:29qui arrivait avec un projet de budget
05:32qui était encore plus austéritaire que celui de Barnier.
05:35À ce moment-là, chacun avait la possibilité de prendre ses responsabilités.
05:40Les socialistes l'ont fait, ils ont décidé qu'il fallait absolument ce budget
05:44qui était encore pire que celui qu'ils avaient censuré peu avant.
05:47Aujourd'hui, ils nous expliquent qu'ils prennent leurs responsabilités.
05:49La réalité, c'est qu'ils ont réagi en fonction d'un mouvement,
05:52un mouvement populaire qui s'annonçait, celui du 10 septembre.
05:55Mais est-ce que ce n'est pas mieux que rien ?
05:57Au fond, la question que posait tout à l'heure Marie-Tondelier,
05:59Marie-Tondelier disait que certaines avancées, quelques avancées...
06:02Mais vous vous rendez compte qu'on avait gagné les élections
06:04et qu'ils ont cessé de le revendiquer ?
06:05Si vous voulez, quand je vais aux élections, que je gagne les élections...
06:08On ne va pas refaire l'histoire, Aurélien Sartre.
06:09Mais je ne refais pas l'histoire.
06:10Je me demande si ces gens sont suffisamment fiables
06:12pour défendre leurs convictions jusqu'au bout.
06:14Donc on vous dit que les socialistes ne sont pas capables ?
06:16Manifestement, non.
06:17Il y a 9 mois, ils avaient la possibilité de mettre, de clore la séquence Bayrou.
06:21Et ils ont attendu 9 mois.
06:22Un conclave, franchement, excusez-moi, mais les socialistes, je les connais,
06:25on se connaît, ce n'est pas des enfants de cœur.
06:27Quand ils arrivent pour négocier des circonscriptions,
06:28ils ont les dents jusque-là.
06:29Et quand il est question d'avoir une négociation avec Bayrou,
06:32ils nous disent, oh mais un conclave social, on va gagner quelque chose.
06:35Alors que le conclave en question, le Bayrou en question avait dit,
06:38vous savez, s'il n'y a pas d'accord entre le patronat et les syndicats,
06:41dans ces cas-là, la réforme des retraites s'appliquera telle qu'elle.
06:44Le patronat se frottait déjà les mains.
06:45Vous rentrez, vous, dans une négociation dans ce type-là ?
06:47Bien sûr que non, personne n'y croit, ces gens-là ne sont pas nés à la dernière pluie quand même.
06:51Vous êtes le Parti socialiste, les socialistes, vous êtes devenus ces gens-là.
06:54Mais que vous dire ?
06:54Je trouve que c'est un débat d'ailleurs qui traverse la gauche depuis des années
06:58sur la stratégie, soit les grands soirs, soit les petits pas.
07:02Mais il n'y a pas de grands soirs, on a gagné les élections, Jérôme.
07:05Mais c'est là qu'on a un désaccord.
07:06Moi, j'ai l'honnêteté et la lucidité de dire,
07:08gagner une élection, c'est avoir la majorité.
07:10Voilà, nous sommes, la gauche est arrivée en tête en juillet 2024,
07:14mais elle n'a pas la majorité,
07:15et pas plus que quiconque à l'Assemblée nationale.
07:18Donc on commence par une forme d'honnêteté intellectuelle
07:19qui consiste à dire, il doit y avoir une préférence qui est donnée à la gauche,
07:23c'est pour ça que dès juillet 2024,
07:25je plaidais avec de nombreux, enfin la totalité de mes camarades
07:29pour qu'Emmanuel Macron confie la responsabilité à un Premier ministre issu de la gauche,
07:34mais en disant la même chose que ce que je dis aujourd'hui,
07:36Premier ministre qui devra construire des compromis,
07:39pourra construire un accord de non-censure,
07:41et construire des compromis, ça suppose de renoncer à une partie de la totalité du programme.
07:47C'était un désaccord qu'on avait à l'époque avec Jean-Luc Mélenchon
07:49qui disait, il faut le programme, tout le programme, rien que le programme.
07:52Ça c'est possible quand on a la majorité plus une voix.
07:54Quand on n'a pas la majorité plus une voix,
07:56une forme de lucidité, d'humilité aussi et de réalisme consiste à se dire,
08:01on essaye d'aller au maximum dans les avancées qu'on a mis sur la table,
08:04de construire des compromis avec des gens qui vont nous demander en contrepartie aussi
08:08de tenir compte du fait qu'ils ont été représentés dans l'élection
08:11et que c'est quelque chose que nous préférons,
08:13à une stratégie qui est respectable mais que nous ne partageons pas.
08:16Vous pensez qu'il faut de la dissolution du matin pour déstabiliser
08:19et provoquer une élection présidentielle ?
08:21On a un désaccord ?
08:22– Dans la valette, la stratégie socialiste par Jérôme Guelch ce soir,
08:27vous censurez d'emblée ou vous dites,
08:29il y a des petits pas, par exemple, si le PS réussit à arracher éventuellement
08:32une remise en cause de la dernière réforme des retraites que vous appelez de vos voeux,
08:35est-ce que vous dites, bah oui, là évidemment on est obligé de les soutenir ?
08:37– Alors je vais être rabat-joie, mais je vais siffler la fin de la récréation.
08:40IFOP ce soir, intention de vote aux élections législatives,
08:43RN 34, NFP 24, Ensemble 14, LRQ.
08:47– C'est ça qui vous intéresse, vous n'avez pas la question ?
08:50– La dernière fois que vous étiez censé gagner la législative, vous avez perdu,
08:53il n'y a pas de quoi pas voser.
08:54– Allez-y, alors la valette.
08:55– Mais ça pose une vraie question sur cette classe politique
08:57qui essaye de faire sans la première force à l'Assemblée nationale,
09:00parce qu'encore une fois, nous sommes la première force, pas d'opposition,
09:03mais la première force politique tout court à l'Assemblée nationale.
09:05Et en fait, je pense que ce qui cause le chaos dans lequel nous sommes
09:09et le chaos institutionnel, quasiment la crise de régime que les Français vivent,
09:13c'est bien parce qu'il y a eu des alliances avec ces trois personnes
09:15qui sont à ma gauche sur le plateau et qui n'ont pas permis,
09:18simplement pour empêcher Jordan Bardella d'accéder à Matignon,
09:22qui ne permettent pas finalement la marche normale du pays.
09:26Je voudrais revenir sur ce que disait M. Gage,
09:28vous dites avoir gagné les élections, et je l'entends,
09:31parce que numériquement parlant, effectivement, vu les alliances,
09:34c'est l'impression qu'on a.
09:35Mais c'est sûr que je pense qu'à la fin du second tour des élections législatives,
09:39les Français, dans leur majorité, voulaient toujours moins d'immigration,
09:42plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat.
09:44Et penser qu'on peut faire sans ces volontés des Français,
09:49je pense que c'est un tort.
09:50Et la preuve, quand Marine Le Pen, le 25 juillet…
09:52Je vais essayer de continuer, mais quand le 25 juillet,
09:56Marine Le Pen écrit à François Bayron, lui disant
09:59« Voilà, je pense que les pistes d'économie que vous donnez
10:02pour un pseudo plan de redressement budgétaire ne sont pas bonnes. »
10:05Typiquement, le tabou de l'immigration, l'éléphant au milieu du salon,
10:09descendez dans la rue avec moi, et vous le savez bien,
10:11il y a au moins 60% des Français qui pensent
10:13que notre politique migratoire n'est pas bonne.
10:16Comment est-ce qu'on peut imaginer demander aux Français
10:18de faire des économies sans faire des économies structurelles
10:22sur l'État et sur les sujets majeurs
10:24sur lesquels les Français veulent des économies ?
10:26Et c'est en ça, M. Lefebvre, que je suis un peu chagrinée
10:29du fait que vous ne preniez pas de leçons
10:31de ce qui s'est passé les deux dernières chutes du gouvernement.
10:35– Sauf qu'il y a un besoin sur lequel vous ne faites absolument pas l'économie, Mme.
10:35– C'est quand même les retraites.
10:37C'est un tiers des dépenses publiques.
10:38– Bien sûr.
10:39– Et vous êtes pour le retour à 62 ans de l'âge de ne pas à la retraite.
10:41– Vous avez raison parce que c'est incompréhensible.
10:43– Vous avez raison parce que c'est un choix de société.
10:45Et effectivement, ça a un coût parce que nous, sinon, ne sommes pas.
10:48– Dites que ça coûte très très cher.
10:49Et c'est certainement pas en prenant les mesures
10:51que vous voulez prendre de meilleur contrôle de l'immigration
10:54et certaines autres mesures de ce type
10:57que vous allez compenser les dépenses publiques
10:59sur les retraites et les dépenses de santé, d'ailleurs.
11:02– On est tout à fait d'accord que les dépenses sur l'immigration,
11:06ce n'est pas l'alpha et l'oméga du problème du GDR, du CAO budgétaire.
11:09– C'est quand même le cœur de votre propos.
11:10– Mais pas du tout, M. Trillard, vous savez bien que non.
11:12C'est une des... Ce qui est très étonnant, c'est qu'elle est complètement éludée
11:16par le pouvoir en place alors que c'est une des mesures phares
11:18dont les Français ont envie.
11:20Vous savez très bien qu'on fait aussi des économies
11:22sur la contribution nette à l'Union européenne,
11:24sur la fraude, sur le millefeuille administratif,
11:27sur ces 1 200 agences de l'État qui représentent...
11:29– Mais ça, c'est...
11:29– Maxime, sous-tête de vous interroger sur la question des retraites.
11:34– On a vu tout à l'heure Olivier Faure sur ce plateau
11:35qui nous disait au fond que parmi les mesures
11:38qu'il aurait aimé mettre en place s'il est à Matignon.
11:42Il y a la taxe Zuckman, il y a la baisse de la CSG
11:45pour les bas salaires, c'est-à-dire pour ceux qui gagnent
11:47moins de 1920 euros, ils baisseraient la CSG.
11:51Il y a le retour à la retraite de 62 ans.
11:54Tout cela, vous êtes plutôt d'accord ?
11:55– Non mais sur la retraite, et M. Trillard, je vais vous répondre.
11:58Mais bien sûr que si jamais Jordan Bardella est à Matignon,
12:01ça sera parti.
12:02– Pour repartir, pas uniquement, mais sur les retraites,
12:05vous avez raison, c'est un choix de société.
12:07Nous, on pense que quand vous avez travaillé à partir de 17 ans,
12:10entre 17 et 20 ans, vous avez vos 40 annuités pleines.
12:13Souvent, ce sont des métiers pénibles.
12:14Et on pense que vous pouvez partir à la retraite à 60 ans.
12:17Je pense que ça, on le partage.
12:17– C'est déjà le cas depuis le décrépi par François Hollande en 2012.
12:24– C'est une usine à gaz et finalement, ces carrières longues,
12:27elles sont difficiles et elles ne sont pas tellement saisies par les travailleurs.
12:29– Il y a 150 000 personnes qui partent ainsi à la retraite.
12:31– Et après, c'est progressif jusqu'à 62 ans avec 42 annuités pleines.
12:36Mais encore une fois, je suis d'accord que ce modèle de retraite,
12:40il sort de la Seconde Guerre mondiale, du baby boom, des 30 glorieuses,
12:44et il y avait une natalité qui était florissante.
12:45– Oui, c'est plus carré.
12:46– L'atalité, non mais excusez-moi de ne pas baisser les bras
12:48et de ne pas penser que l'immigration va remplacer les bébés que nous ne faisons pas.
12:51– Attends, sur l'immigration, il faut que la parole tourne aussi.
12:54– Je termine simplement, vous m'interrogez sur les retraites.
12:57– Je voudrais que Mathieu Lefez vous réponde.
12:58– Vous savez bien que le désir d'enfant est plus important.
12:59– Vous avez refusé huit fois de voter la censure.
13:02– C'est difficile de parler quand vous parlez juste à côté, monsieur.
13:05On n'a pas baissé les bras et on pense qu'on peut relancer, évidemment, cette natalité.
13:10Et il y a aussi la désindustrialisation du pays.
13:12Le problème, c'est que je vous rappelle qu'en huit ans,
13:14on a perdu Alstom, Alcatel, Technip, Lafarge.
13:17Il y a eu un effondrement de nos emplois industriels qui sont nécessaires
13:21parce que la productivité et la natalité sont les deux jambes.
13:24Il faut que Mathieu Lefebvre notamment vous réponde.
13:26Mathieu Lefebvre, alors Lavalette vous dit, il n'y a pas d'effort budgétaire là-dessus.
13:32Sur ce point-là précisément, qu'est-ce que vous lui répondez ?
13:34– Je réponds d'abord que Marine Le Pen, en réalité, ne veut pas un budget pour la nation.
13:38Elle veut de nouvelles élections.
13:39Elle s'est exprimée cet après-midi à la tribune de l'Assemblée nationale.
13:42Elle n'a pas eu un mot, pas un mot, pour les Français
13:45et deux pour le chemin budgétaire qu'elle entendait dessiner pour le pays.
13:48Le Rassemblement national est une girouette au plan économique
13:51et ne veut que des élections.
13:53Ça ne l'intéresse pas d'essayer de trouver un chemin pour le pays.
13:56Au plan économique, le Rassemblement national…
13:58– Non mais en fait, je vous demande pardon, mais depuis tout à l'heure,
14:00je vous ai dit qu'il faut trouver un chemin.
14:02Mais ça fait un an que vous ne le trouvez pas.
14:03Pourquoi le trouveriez-vous aujourd'hui ?
14:05– Je pense qu'il faut changer d'équation politique,
14:08assumer qu'il n'y a rien à attendre du Rassemblement national,
14:11évidemment rien à attendre de la France insoumise.
14:14Eux deux ne veulent pas un budget pour la nation,
14:15ils ne veulent pas la stabilité du pays,
14:17ils veulent le chaos dans les institutions,
14:19soit par des élections législatives anticipées,
14:21soit par la destitution du président public.
14:24Entre les deux, il y a des forces qui, de bonne foi,
14:26ne sont pas d'accord entre elles.
14:27Et ce n'est pas très grave.
14:28– Est-ce que vous considérez que aujourd'hui, ce n'est pas le chaos ?
14:31– Non, ce n'est pas le chaos.
14:31– Ah non, ce n'est pas le chaos.
14:32– Non, ce n'est pas le chaos.
14:33Ce serait le chaos si demain, le président de la République venait à démissionner.
14:36Ce serait le chaos si demain, on avait de nouvelles élections
14:40qui, en effet, donnaient un résultat qui serait encore plus compliqué.
14:43Mais on ne vit pas une crise de régime,
14:45on vit une crise parlementaire.
14:46– On revient ça tout pour répondre à ce que je le fais.
14:48– Ils ne sont pas capables de se mettre d'accord les uns avec les autres.
14:51– Bien sûr qu'on vit une crise de régime à plein d'égards.
14:53Bon, Mme Lavalette, à l'instant,
14:56s'est abstenue de nous rappeler les raisons pour lesquelles,
14:58pendant à huit reprises,
14:59le Rassemblement national a refusé de s'ensuérer M. Bayrou.
15:02– Moi, je n'ai pas voté Macron à deux reprises, M. Tantoul.
15:04– Je me suis assuré que les fascistes n'arrivent pas au pouvoir
15:06et vous voyez, je n'en reviens pas.
15:07Je trouve que c'était une bonne chose, quoi qu'il arrive.
15:10Le fait est qu'ils ont eu la possibilité de le faire huit fois,
15:13ils ne le font pas.
15:14Mon collègue le faire à côté nous explique
15:16qu'on ne vit pas une crise de régime
15:17et que tout va dans l'absolu plutôt bien.
15:20– C'est pas ce que je vous ai dit, M. Tantoul.
15:21– C'est un des experts.
15:22– Mais j'assume de ne pas travailler avec vous, en effet.
15:23– Très bien, très bien. Moi aussi, ça tombe bien.
15:26Il est expert budgétaire pour les macronistes.
15:30C'est pas vous faire offense que de le dire.
15:31– Je vous écoute.
15:31– Et l'essentiel de ses amis politiques
15:34explique que nous vivons une crise de la dette désastreuse.
15:37Il va falloir qu'ils se mettent d'accord entre eux
15:39parce qu'ils portent sans doute une part de responsabilité
15:40dans la situation.
15:43Moi, de mon point de vue,
15:45on en fait beaucoup sur un sujet
15:47où on crée de la panique exprès
15:48pour essayer de faire peur aux gens.
15:49– C'est sûr que M. Mérard,
15:50on fait peur aux gens.
15:52– Je reviens sur un sujet plus intéressant.
15:55– Sur la dette, juste à vos yeux,
15:57on en fait trop, il n'y a pas de problème de dette en France.
15:59– On fait paniquer les gens
16:00et de façon récurrente, on nous a déjà fait le coup,
16:02on nous le refera à chaque fois
16:03parce que ça sert à couper dans les dépenses
16:05et que ça fait plaisir à certains milliardaires.
16:07– À 60 milliards, la charge de dette,
16:08on ne panique pas aussi Saint-Toul.
16:10– Mais vous manquez de sang-froid, M. Jeudy.
16:12Non, il ne faut pas paniquer.
16:12– Vous préférez financer les fondations
16:14plutôt que la investissement pour les Français ?
16:16Ça ne vous dérange pas
16:17de donner 60 milliards d'euros à des comptes de pension ?
16:19– On laissez 30 secondes.
16:20On parle de crise de régime
16:21ou pas de crise de régime.
16:22Moi, je pense qu'il y a une crise de régime profonde.
16:24Vous avez un président de la République
16:25qui a perdu les élections législatives.
16:27Quand il a gagné en 2022,
16:28il a dit « je sais bien que ce n'est pas moi,
16:30vraiment, ce n'est pas mon programme qui a été élu,
16:33ce vote m'oblige ».
16:34Il n'a tenu aucun compte de ça.
16:36Les élections législatives qui ont suivi,
16:38il a perdu les élections législatives,
16:40il n'en a tenu aucun compte.
16:41Les élections européennes,
16:43il a perdu les élections,
16:44il en a un peu tenu compte
16:45puisqu'il a organisé
16:46des élections législatives anticipées,
16:48qu'il a perdu à nouveau.
16:49Il n'a pas tenu compte des résultats.
16:51Excusez-moi de dire
16:52que peut-être que dans un mouvement
16:54un peu gaullien,
16:55après tout, c'est l'esprit de ces institutions,
16:57il aurait pu poser sa démission.
16:58Il ne l'a toujours pas fait.
17:00Au cœur de l'été,
17:01vous avez une loi du plomb
17:02qui a été censurée
17:03par le Conseil constitutionnel,
17:04qui a fait l'objet d'une pétition
17:06qui a recueilli 2 millions de signatures.
17:07Alors excusez-moi,
17:08évidemment,
17:09les soutiens de la loi du plomb
17:10qui sont à ma droite et à ma gauche,
17:12le RN a voté pour
17:15et la plupart des macronistes a voté pour.
17:16Donc excusez-moi,
17:17je ne savais pas pour vous.
17:18Mais vous voyez bien
17:19que ces gens qui revendiquent le pouvoir
17:20se sont pris une marée
17:21de 2 millions de signatures
17:23face à eux.
17:23Autre problème de la crise de régime.
17:25Permettez-moi.
17:26On ne peut rien dire, non ?
17:26Autre symptôme de la crise de régime.
17:29Vous vous retrouvez avec un accord UE...
17:30Mais ça veut dire quoi ?
17:31Laisse-moi juste finir.
17:32Vous voulez aller jusqu'où ?
17:33Vous avez un accord UE-Mercosur
17:35qui en passe d'être adopté
17:37alors que la totalité
17:38de l'Assemblée nationale
17:39s'est prononcée contre.
17:40Et au cœur de l'été,
17:41vous vous êtes retrouvés
17:42avec des droits de douane
17:43infligés par les États-Unis
17:45à l'ensemble de l'Union Européenne
17:46et Mme von der Leyen a dit
17:48c'est toujours mieux
17:48que si c'était pire.
17:49Donc vous dites l'émission.
17:50On n'a rien négocié.
17:51Donc vous voyez que ce pays
17:56frise le zéro absolu
17:57et sa capacité à défendre
17:58les intérêts des Français
17:59institutionnellement
18:01selon l'élection présidentielle.
18:03Excusez-moi,
18:03sa légitimité
18:04ne vaut plus rien.
18:06La réalité,
18:07c'est que le mouvement
18:07qui est en train de se lever
18:08qui s'appelle
18:09Bloquons-Tout
18:10parce qu'il fallait bien
18:10trouver un nom,
18:11c'est un mouvement
18:11de désobéissance
18:12parce que le pouvoir en place
18:13n'a plus de légitimité.
18:15C'est de ça dont il est question.
18:17Donc M. Macron doit partir
18:19et on pourra avoir
18:22une respiration démocratique
18:23en ce pays.
18:24Sur ce que vous dit
18:24Aurélien Satoul,
18:25concernant Emmanuel Macron,
18:27il dit que ça ne vaut plus rien.
18:28Ça ne vaut plus rien.
18:29On peut penser
18:30que dans une démocratie,
18:31les urnes et les élections
18:32ne valent plus rien
18:33mais c'est un peu
18:34la géométrie variable
18:35pour M. Satoul.
18:36Il nous dit
18:36il faut nouvelles élections
18:37anticipées
18:38mais en revanche
18:38Emmanuel Macron
18:38est illégitime.
18:39Emmanuel Macron
18:40c'est l'élu
18:41le plus légitime de France.
18:42Il est plus légitime
18:43qu'un député,
18:44qu'un maire,
18:44qu'un président
18:44de conseil départemental
18:45qui est élu
18:46par tous les Français.
18:47Appeler à sa démission,
18:49c'est être
18:50premièrement
18:50contre nos institutions
18:53et c'est jouer
18:54contre notre pays,
18:55contre la France.
18:56Demain, on fait quoi ?
18:56Il y a un nouveau président
18:57et une nouvelle présidente
18:58de la République
18:59au bout d'un mois
19:00s'il y a une crise dans la rue
19:01on dit
19:01le président doit démissionner.
19:03Mais ces enfantsillages
19:05de présidents de la République
19:06doivent être là
19:07jusqu'à la dernière minute
19:08et cette petite musique
19:09est absolument insupportable.
19:11Si on pense
19:11qu'on va résoudre les pays
19:12par de nouvelles élections
19:13la vérité c'est qu'on n'a
19:14aucun programme politique
19:15à offrir aux Français.
19:16De la même manière
19:17que le Rassemblement National.
19:17On est-il les seuls
19:18en avoir un...
19:19Vous n'avez aucun programme politique
19:21à offrir aux Français ?
19:21Non, je dis que
19:22ceux qui réclament
19:23de nouvelles élections
19:23ne veulent pas travailler
19:24et être utiles
19:25pour le pays
19:25dans les 20 mois qui viennent.
19:27Moi, les Français...
19:27C'est un peu de bonne foi
19:28en allant les seuls
19:28à avoir présenté.
19:29Les Français demandent un chemin
19:30ils en ont un peu marre
19:31qu'on ne se met pas d'accord.
19:32Je constate que ceux
19:33qui appellent effectivement
19:34à de nouvelles élections
19:35ce sont LFI
19:36et ce sont l'ERN
19:37qui jusqu'à présent
19:38constituent les deux
19:39plus gros groupes
19:41de l'Assemblée Nationale.
19:42Ça veut dire
19:42qu'ils savent aussi
19:43qu'ils ont un poids politique
19:44plus important que le vôtre.
19:45Oui, mais les Français
19:46savent aussi que...
19:47Vous avez peut-être là
19:48un peu peur de ces élections.
19:49Non, mais on n'a pas peur
19:50des élections.
19:51Ce n'est pas la question.
19:52Mais la question,
19:52c'est qu'on ne peut pas demander
19:53tous les ans...
19:54Les élections,
19:55la législative de l'an passé,
19:57elles ne vont pas,
19:58elles ne conviennent pas
19:58manifestement au Rassemblement National
19:59ni à la France Insoumise.
20:01On va revoquer tous les ans
20:02jusqu'à ce qu'elles leur conviennent.
20:03L'Assemblée Nationale
20:04est pleinement légitime.
20:06Le message qui est envoyé,
20:08c'est les forces républicaines
20:09responsables,
20:10de droite comme de gauche,
20:11travailler ensemble.
20:12Ça n'a pas été fait jusqu'alors.
20:13Il faut que ce le soit à présent.
20:14Donc,
20:15ce n'était pas possible avant.
20:16Ça ne s'appelait pas.
20:17Vous appelez à travailler ensemble
20:18avec le Parti Socialiste.
20:19Donc,
20:20cela doit donner logiquement
20:21lieu à des discussions,
20:23notamment programmatiques.
20:24On voit bien
20:25qu'il y a eu deux obstacles
20:26très importants
20:27à ce que votre force politique
20:29et le Parti Socialiste
20:30s'entendent jusqu'à présent.
20:31C'est tout d'abord
20:32la volonté du Parti Socialiste
20:34de revenir sur cette dernière
20:36réforme des retraites.
20:37Est-ce que vous êtes prêts
20:37à faire des concessions là-dessus ?
20:39Et deuxième chose,
20:41le refus catégorique
20:42d'Emmanuel Macron
20:43de mettre au pouvoir
20:44des personnes
20:45qui voulaient remettre en cause
20:48la politique de l'offre
20:49qui a été la vôtre
20:49depuis 2017.
20:52Quel geste êtes-vous prêts
20:53à faire dans ce sens-là
20:55puisque on vous entend.
20:56Vous voulez discuter,
20:57négocier.
20:58Jérôme Gage est très content
20:58que vous posiez cette question.
20:59Jérôme Gage dit tout est là.
21:00Il dit voilà,
21:01tout est là.
21:02Alors ?
21:02Est-ce qu'on a déjà
21:03véritablement négocié ?
21:05Est-ce qu'il y a eu une rencontre ?
21:06Vous appelez à la négociation.
21:07Je pense que ce doit être
21:09le travail du prochain Premier ministre
21:10d'avoir à la fois
21:11Jérôme Gage,
21:13Bruno Retailleau
21:13dans la même pièce
21:14et de savoir quel est le chemin
21:15que peut-être pas Bruno Retailleau,
21:17Jérôme Gage,
21:17mais un républicain,
21:19quel est le chemin
21:19qu'on donne pour le pays ?
21:20Vous avez remarqué
21:21que Retailleau n'était pas républicain.
21:22Peut-être pouvons-nous nous mettre
21:24d'accord sur nos désaccords,
21:26les mettre de côté
21:27et assurer la stabilité du pays.
21:29Mais encore une fois,
21:30si chacun rentre dans cette négociation
21:32en disant...
21:32Vous ne pouvez pas dire
21:33qu'on doit changer
21:34de paradigme politique
21:35et en même temps
21:36ne pas dire sur quoi
21:36vous êtes prêts à avancer.
21:38C'est-à-dire,
21:39la taxe Zuckman,
21:40est-ce que vous êtes prêts
21:40à la voter ?
21:41La taxe Zuckman,
21:42au niveau national
21:43et avec l'outil de travail,
21:44c'est une folie qui va amener...
21:45Non, mais attendez !
21:46Non, mais c'est pas si binaire que ça !
21:47C'est la première mesure
21:49dans la liste d'Olivier Ford.
21:49Ça n'est pas si binaire que ça !
21:51Si c'est pas la taxe Zuckman,
21:52c'est quoi alors ?
21:53Vous ne pouvez pas dire d'un côté
21:54on doit travailler
21:55avec les socialistes
21:56et en même temps
21:57sur leur priorité
21:58qui est la taxe Zuckman,
21:59c'est la première mesure
22:00qu'ils évoquent
22:01lorsqu'on leur demande
22:02ce qu'ils veulent pouvoir obtenir
22:04et je parle sous votre contrôle
22:04évidemment, Jérôme Gage
22:06et vous dites
22:06non, mais ça c'est pas possible
22:08au niveau national
22:09et pas avec l'outil de travail.
22:11Mais bien sûr que si,
22:11il va y avoir une discussion
22:12si on veut aller...
22:13Plutôt le taxe Zuckman dégradé ?
22:15Pas forcément dégradé,
22:16en tout cas on peut réfléchir
22:17à la question
22:19des optimisations fiscales,
22:20à la question des holdings,
22:21on peut réfléchir
22:22à des initiatives européennes.
22:23On l'a fait sur l'impôt
22:24sur les sociétés.
22:25Alors le taxe Zuckman,
22:26c'est pas binaire,
22:26c'est pas oui ou non.
22:27Tel quel c'est non.
22:28La retraite à 62 ans,
22:31c'est de la deuxième mesure
22:32proposée par Olivier Faure
22:33lorsqu'on lui a demandé
22:34quelles étaient
22:34les mesures essentielles.
22:35Suspension de la dernière réforme.
22:37On a 3300 milliards de dettes.
22:39Vous en avez fait 1000,
22:401100 milliards.
22:42Non, non, mais vous nous visez
22:43la démonstration.
22:44Vous nous faites la démonstration
22:46d'une environnement de Gagel.
22:4764 ans, c'est mettons-nous
22:48autour d'une table,
22:49travaillons dans le respect
22:50des contraintes
22:50de l'exercice du pouvoir.
22:51Oui, mais c'est là que
22:53le réel, c'est quand on se cogne.
22:56Et si la perspective
22:58d'ouvrir des discussions,
23:00c'est immédiatement...
23:01J'entendais dans sa conclusion
23:02François Bayrou dire
23:04le compromis,
23:05mais sans remettre en cause
23:06l'essentiel.
23:07Il y a cette espèce
23:08d'argument d'autorité
23:09que nous sommes les détenteurs
23:10de la vérité révélée
23:12et de ce qui est l'essentiel
23:13et ce qui n'est pas touchable.
23:14Ce qui a fait l'échec
23:15de François Bayrou,
23:16alors même qu'il s'était imposé
23:18à Emmanuel Macron,
23:20ça a été son incapacité
23:21à changer une méthode
23:23et à essayer
23:24d'ouvrir tous les chantiers.
23:27Et notamment dans les chantiers,
23:28et c'est pour ça que je remercie
23:28Charles Sapin
23:29d'avoir posé la question
23:30sur ces termes,
23:31il y a en effet
23:31la question de la réforme
23:33des retraites
23:33et la proposition
23:34que nous mettons sur la table,
23:36qui est déjà un élément,
23:37on va se faire là aussi
23:38houspiller,
23:39c'est de dire,
23:40nous proposons la suspension
23:41de la réforme des retraites,
23:42c'est-à-dire le fait
23:43que l'année prochaine,
23:44on s'arrête concrètement
23:45à 63 ans.
23:48Premier point.
23:48Et puis le deuxième,
23:49c'est celui du partage
23:50de l'effort.
23:50Et là, en effet,
23:51il y a les fondamentaux
23:52de la politique économique,
23:53de la politique de l'offre,
23:55qui sont des espèces
23:56de totems intouchables,
23:58alors même que quand on parle
23:59avec les uns et les autres,
24:01on dit bien sûr
24:02qu'il y a un enjeu
24:02d'une plus grande justice fiscale,
24:05et notamment pour financer
24:06les mesures permettant
24:08d'augmenter le pouvoir d'achat
24:10à travers la baisse
24:10de la CSG,
24:11qui est compensée
24:13et qui est une mesure massive.
24:15Cette seule mesure-là,
24:17cette seule mesure-là,
24:18qui suppose de dégager
24:195 à 6 milliards de recettes,
24:21c'est pour ça qu'on veut
24:22aller sur la CSG.
24:23La CSG,
24:24c'est 5 à 6 milliards de recettes
24:25pour que les gens
24:26entre le SMIC
24:26et 1,4 SMIC,
24:28c'est-à-dire
24:28entre 1480 euros
24:31et 1 920 euros,
24:33c'est une augmentation
24:33immédiate
24:34de leur pouvoir d'achat
24:35via leur salaire net.
24:36Est-ce que ça,
24:36vous dites oui ?
24:36Mathieu Lefebvre dit oui.
24:38C'est une dépense.
24:40Vous avez dit oui de la tête.
24:41Oui, mais c'est une dépense
24:42parce que derrière,
24:43c'est le carnet de commande
24:44des entreprises.
24:44Je suis d'accord avec vous.
24:4550% de la croissance
24:46est tirée par la consommation.
24:47Ce soir, entre vous,
24:48nous sommes en train
24:49d'assister
24:50à ce que pourrait être
24:52le début d'une discussion
24:54si en effet
24:55vous jouiez le jeu.
24:56Et la méthode
24:57que je propose,
24:58que nous proposons
24:59avec les socialistes,
25:00c'est pas,
25:01c'est pour ça
25:01que je veux clarifier,
25:02c'est pas de faire
25:02une coalition
25:03qui forcément
25:06Vous ne leur demandez pas
25:06de participer
25:07à votre gouvernement.
25:07On ne demande même pas
25:08de voter le budget.
25:09On leur demande
25:09de ne pas le censurer.
25:10C'est un peu différent.
25:11C'est un grand engagement.
25:12C'est ce qu'on vous demande
25:13aujourd'hui,
25:13c'est de ne pas censurer
25:14un budget.
25:15Oui, je n'ai pas compris.
25:16J'ai eu l'impression
25:17qu'il y avait un petit malentendu
25:18là entre vous.
25:19Un petit qui-proco ?
25:20Moi, j'ai cru que c'était
25:21Jérôme Guelts
25:21qui vous demandait
25:22de ne pas le censurer
25:23Je pense que l'équation
25:25elle est assez claire.
25:27Je vous le dis,
25:28Rassemblement national,
25:29il n'y a rien à en attendre.
25:30Ils ne veulent pas de budget.
25:30Oui, ce que je veux dire,
25:31c'est que Mathieu Lefebvre,
25:32pour qu'un budget passe,
25:34comme on l'a fait
25:35au mois de juillet dernier,
25:36Jérôme Guelts
25:36était un des principaux
25:37négociateurs.
25:37Oui, mais là,
25:38il vient de parler
25:38d'un gouvernement socialiste.
25:39Mathieu Lefebvre,
25:40vous l'avez compris ?
25:40Mathieu Lefebvre,
25:41Mathieu Lefebvre,
25:42admettez une chose,
25:43c'est que le président
25:44de la République
25:44a essayé Michel Barnier
25:46qui venait
25:47d'un des partis
25:48les plus minoritaires
25:50au moment des élections
25:51de juillet 2024.
25:52Et en plus,
25:53un parti qui n'avait pas fait
25:54le front républicain,
25:55c'est-à-dire qui était
25:55à rebours du message
25:57de l'élection de juillet 2024.
25:59Ça n'a pas marché
26:00précisément parce que
26:01Michel Barnier,
26:02il a eu le regard
26:03qui se tournait
26:04complaisamment
26:05vers le Rassemblement national
26:06et qui s'est mis dans les mains.
26:07Il n'a jamais été en contact
26:08avec Marine Le Pen,
26:09s'il vous plaît,
26:09monsieur Gède.
26:10Emmanuel Macron
26:11essaye
26:12François Bayrou,
26:14dont on aurait pu
26:15imaginer,
26:16je ne dis pas espérer,
26:18mais imaginer
26:19qu'il ait une autre méthode.
26:21Et ça ne fonctionne pas
26:22précisément
26:23parce qu'il n'arrive pas
26:24à remettre en question
26:25les deux.
26:26Aujourd'hui,
26:28vous pouvez essayer
26:29les socialistes.
26:30J'aimerais que vous clarifiez
26:31les choses tous les deux
26:32parce qu'il y avait
26:33quelque chose
26:34d'une forme en effet
26:35de quiproquo
26:35où on avait l'impression
26:36depuis cinq minutes
26:37que vous parliez
26:38d'un gouvernement socialiste
26:39qui ne serait pas censuré
26:41par les macronistes.
26:43Et vous avez répondu,
26:44vous, monsieur Le Fèvre,
26:45comme si c'était
26:46un gouvernement macroniste
26:48qui ne serait pas censuré
26:49par les socialistes.
26:49Il faudrait vous mettre d'accord
26:50qui censure qui.
26:51Mais moi, je vous le dis,
26:51je pense que la question
26:52des personnes
26:53n'est pas première.
26:54Mais est-ce que ça peut être
26:55un premier ministre socialiste ?
26:56Donc ça peut être un premier ministre socialiste ?
26:58Mais je ne censurerais pas
26:59a priori un premier ministre socialiste.
27:02En revanche,
27:03ce que je vous dis,
27:04c'est que la politique de l'offre
27:05du président de la République
27:06a produit des résultats
27:08ces huit dernières années.
27:09Et je pense que vouloir
27:11la remettre en cause
27:12de fond en comble,
27:12ce serait une erreur
27:13pour le pays.
27:14Vouloir l'instabilité fiscale,
27:17vouloir revenir sur les politiques
27:18qui nous ont permis
27:19de revenir dans la moyenne...
27:20Et de fond en comble.
27:22Mais encore une fois,
27:23si nous étions majoritaires,
27:25peut-être que je remettrais
27:25en question bien plus
27:27des éléments de la politique
27:28économique et fiscale.
27:30Je sais bien,
27:31mais c'est pour ça
27:32que personne n'est majoritaire.
27:34Et certainement pas LFI
27:35toute seule.
27:35Pas plus que le rachement national.
27:38La différence,
27:38c'est qu'il y a des gens
27:39qui cherchent à trouver des solutions
27:40et puis il y en a d'autres
27:41qui pensent que la solution...
27:42Et encore une fois,
27:43c'est respectable comme argument.
27:45Il y en a d'autres
27:45qui pensent que la solution,
27:46elle passe par une élection
27:47présidentielle anticipée.
27:48Je ne pense pas que c'est
27:49ce dont le pays a besoin
27:50dans la période.
27:51On a un désaccord.
27:52Pourquoi c'est lunaire
27:53dans la valette ?
27:53C'est lunaire,
27:54j'essaie de regarder
27:55depuis tout à l'heure.
27:56Je me dis que les Français
27:56ne doivent rien comprendre.
27:57On a des gens
27:58qui sont en train de s'engueuler
27:58alors qu'ils ont déjà voté
27:59les uns pour les autres,
28:00voire se sont désistés
28:01les uns pour les autres
28:02pour avoir des députés.
28:04Je ne sais pas s'ils s'engueulent,
28:05ils essaient de trouver un chemin.
28:06Monsieur Lefebvre,
28:06qui est au milieu,
28:08je me mets à sa place,
28:08ce n'est pas très facile.
28:09Il est comptable d'un bilan
28:10de 1100 milliards de dettes
28:11en 8 ans,
28:12autant de dettes
28:13que la France
28:14entre la fin des années 2000.
28:16Pour les Mozart de la finance,
28:17autant vous dire
28:18que c'est la catastrophe.
28:19On est le peuple
28:20le plus taxé au monde.
28:21On a des services publics
28:22qui sont en berne.
28:23Vous allez aux urgences,
28:23vous attendez.
28:24Il manque 2700 professeurs
28:25devant les classes.
28:26Enfin, le pouvoir d'achat
28:27des Français,
28:28c'est la catastrophe.
28:29Je rappelle que le RN
28:30a laissé passer
28:30dans les budgets.
28:31Enfin, à chaque fois,
28:32je le redis,
28:32mais vous avez laissé passer
28:33l'an dernier dans les budgets.
28:34Encore une fois,
28:36on ne peut pas à la fois
28:36nous dire qu'on n'est pas constructif,
28:38que finalement on l'est
28:39et qu'encore une fois,
28:40on a...
28:41Non, non,
28:42on a bien dit
28:42que vous étiez
28:43les marchepieds de Macron.
28:45Mais c'est pas moi.
28:468 censures refusées
28:47sur M. Bayon.
28:48C'est vous qui avez voté Macron.
28:49Je n'ai pas voté Emmanuel Macron.
28:50Et M. Lefebvre,
28:51je ne peux pas vous laisser dire
28:52quand vous dites
28:52qu'on n'a pas de programme.
28:53On peut ne pas être d'accord
28:54ce programme.
28:55Et effectivement,
28:56moi je pense qu'il faut faire...
28:56Non, mais...
28:57Je vais poser une question claire
28:58par exemple sur la taxe du Kman.
29:00M. Lefebvre,
29:00je voudrais qu'on se respecte.
29:02On a le droit d'avoir
29:03des visions politiques
29:04qui sont très différentes.
29:05En effet.
29:06Mais oui, mais d'accord.
29:06Et ça veut dire
29:07qu'il y a une vision politique.
29:08Et un budget,
29:09ça traduit une vision politique.
29:10Donc vous imaginez bien
29:10qu'une force de 11 millions d'électeurs
29:13n'a pas écrit
29:13un programme économique
29:15sur un petit bout de sable.
29:15Allez, moi je fais la différence
29:15entre vos électeurs et vous-même,
29:17Mme Lavelle.
29:17C'est un petit peu différent.
29:18C'est très condescendant de dire ça
29:19parce que vous savez
29:20que les électeurs,
29:20ils ont par exemple voté pour moi
29:21au premier tour même.
29:22C'est donc qu'ils pensent
29:23que je dois être en capacité
29:24de les représenter.
29:25Et cette condescendance,
29:26c'est exactement ce yature.
29:28Mais sur les grands éléments
29:29de la politique fiscale par exemple,
29:30qu'est-ce que vous pensez
29:31du prévélément forcétaire unique ?
29:32Vous êtes faux ou vous êtes contre ?
29:33L'imposition du capital par exemple.
29:35Je vois très bien.
29:36Non mais c'est pas ça
29:37mais c'est des éléments essentiels
29:38Mme Lavelle.
29:39Reprenez le budget chiffré
29:40de Jean-Philippe Tanguy.
29:42Vous savez très bien.
29:42Ça a changé entre la commission
29:44et la séance publique,
29:45votre vote.
29:45Vous ne pouvez pas faire quoi ?
29:46Après on a des différences fondamentales
29:47et vous avez raison.
29:48Sur l'immigration,
29:49sur l'Union Européenne,
29:50sur le mille feuille administratif.
29:51Oui, on a des désaccords.
29:52J'ai des désaccords
29:53avec M. Saint-Toulle
29:53qui sont colossaux.
29:55Là je vous parle
29:55de la politique fiscale Mme Lavelle.
29:56On a le droit de...
29:57Qu'est-ce que vous insignez
29:58sur la politique fiscale ?
29:59Pour que vous vous compreniez.
30:00Qu'est-ce que vous voulez dire ?
30:02Non, non, non, s'il vous plaît.
30:04S'il vous plaît dans la valette.
30:05Pour que l'on comprenne bien.
30:07Qu'est-ce que vous insinuez
30:08Mathieu Lefebvre ?
30:09J'insinue pas.
30:10L'an dernier,
30:11à l'occasion du projet
30:11de loi de finances pour 2026,
30:13du budget pour 2025 pardon,
30:14le Rassemblement national
30:15a voté des augmentations
30:16massives d'impôts
30:17proposées par la gauche
30:18et réciproquement.
30:19Le Rassemblement national
30:20a voté la taxe Zuckman
30:22telle qu'elle est proposée
30:24par la France insoumise.
30:26Vous vous êtes abstenu
30:27en séance publique.
30:28Vous ne pouvez pas raconter
30:28n'importe quoi.
30:28Vous vous êtes abstenu
30:29en séance publique
30:30pour que le taxe se passe.
30:31Vous avez changé d'avis
30:32sur l'imposition du...
30:33C'est un peu différent déjà.
30:34Vous avez changé d'avis.
30:35Vous votez pour.
30:35Vous avez évolué en six mois.
30:37Je suis en sujet majeur.
30:38C'est à vous
30:39qu'il faut poser la question.
30:40C'est à vous
30:41qu'il faut poser la question.
30:42Quand on vote pour...
30:42Madame Lavalette
30:43propose par exemple
30:44l'exonération d'impôts
30:45sur le revenu
30:46avant 30 ans.
30:46C'est-à-dire que
30:47si vous êtes un trader
30:48multimillionnaire,
30:49si vous êtes Kélian Mbappé,
30:51si vous êtes Kélian Mbappé,
30:52vous ne paurez pas
30:53d'impôts sur le revenu.
30:54En revanche,
30:55si vous êtes un ouvrier
30:57qui gagne 1500 euros
31:00et qui avait plus de 30 ans,
31:01vous paierez de l'impôt
31:02sur le revenu.
31:03Autre exemple,
31:04Madame Lavalette,
31:05l'imposition du capital.
31:07On a un juge
31:07sur les questions économiques.
31:09Absolument.
31:09La question que vous posez
31:12à Jérôme Kev,
31:14c'est-à-dire
31:15qu'est-ce que vous faites
31:15sur le PFU,
31:16qu'est-ce que vous faites
31:17sur la flat tax,
31:17qu'est-ce que vous faites...
31:18Je ne suis pas sûre
31:19qu'on ait les réponses
31:20que vous espérez en tout cas.
31:22Sauf que Jérôme Kev
31:23n'a pas changé d'avis.
31:25Madame Lavalette,
31:26est-elle pour ou contre
31:26une imposition forfaitaire
31:27des revenus du capital ?
31:29On vous a expliqué
31:29qu'effectivement,
31:30nous, on a une vision
31:31qui est très différente de la vote
31:32parce qu'on dit
31:33qu'il n'y a pas beaucoup de...
31:33Non, mais ce n'est pas vrai.
31:34Vous êtes de mauvaise foi.
31:36Alors, effectivement,
31:37on n'est pas pour votre IFS,
31:38pour votre impôt
31:39sur les grandes fortunes.
31:40On est pour un impôt
31:41sur la fortune financière.
31:42On pense qu'effectivement,
31:43on peut aller taxer
31:45les spéculations.
31:47Mais il n'empêche
31:47qu'avant d'aller taper
31:48dans la poche des Français,
31:50il y a d'autres économies
31:50à faire.
31:51Les Français ne doivent pas
31:52être la variable d'ajustement
31:53de vos mauvais choix politiques,
31:54M. Lefebvre.
31:55Les Français ne peuvent pas...
31:56Vous ne pouvez pas faire
31:56la poche des Français
31:57pour...
31:59Mais quand est-ce que
31:59vous allez préciser votre...
32:01Ça n'est pas possible.
32:02Vous aviez Jean-Philippe Tanguy
32:03jusqu'à avec moi.
32:03Vous savez bien,
32:04c'est mon spécialiste fiscal.
32:05Il a dû vous répondre.
32:07Mais alors,
32:07sur la position du capital...
32:08Il faut arrêter de passer...
32:09Honnêtement,
32:10vous le savez mieux que moi.
32:11Il y a quand même
32:11des allers-retours
32:12sur le programme.
32:13Je comprends
32:14que ça vous arrange
32:15de dire ça.
32:16Mais vraisemblablement,
32:17ça ne pose pas...
32:17Ça ne change pas
32:18de problème aux Français
32:20qui, regardez,
32:21nous mettent encore
32:21bien en tête à 34%.
32:23Donc, je veux dire,
32:24le problème,
32:25encore une fois,
32:26il est plus profond
32:26que ça.
32:27Ça, c'est des sondages.
32:28Pendant les élections,
32:28vous perdez.
32:29Donc, c'est bien
32:33que vous garantiez
32:33même avec ces sondages
32:34que vous obtiendriez
32:35ou vous approcheriez
32:36de la majorité absolue
32:37que vous n'avez pas
32:37obtenue l'an dernier.
32:38Mais rien, M. Daré.
32:38Mais évidemment, rien.
32:39Il n'y a rien
32:40qui nous dit
32:40qu'on aura une majorité absolue.
32:41C'est évidemment un souhait
32:42parce qu'on pense
32:43que pour arriver à Matignon,
32:45il faut avoir
32:46la majorité absolue.
32:47Sinon, vous n'avez pas
32:47les coups d'effranche.
32:48Vous ne pouvez pas
32:49tout de suite
32:49prendre des mesures
32:49pour le pouvoir d'achat.
32:51Vous ne pouvez pas
32:51aller négocier
32:52la désindexation,
32:53par exemple,
32:54du prix de l'électricité
32:55sur le prix du gaz.
32:56Vous ne pouvez pas
32:56baisser la TVA
32:57sur les produits
32:57de première nécessité
32:58ou sur les énergies.
32:59Vous avez besoin pour ça,
33:00même pour des mesures sécuritaires.
33:02Enfin, on a besoin
33:03d'avoir une majorité.
33:04Je voudrais poser
33:05une question similaire.
33:08Puisqu'on est en train
33:09de se projeter effectivement
33:10sur la question
33:10des forces politiques,
33:12il faut bien se souvenir
33:13qu'il y a un an,
33:14vous avez, vous les socialistes,
33:16vous LFI,
33:17été élus ensemble.
33:19Et sans doute,
33:20vous auriez
33:20ni les uns ni les autres
33:21le même nombre
33:22de députés aujourd'hui
33:23si nous,
33:24vous n'aviez pas
33:25créé ce nouveau front populaire.
33:27On a bien compris ce soir,
33:29non seulement
33:29en vous entendant,
33:30vous deux,
33:31mais également précédemment
33:32M. Brun et Mme Guettet,
33:34que s'il y avait
33:34des élections demain,
33:36il n'y a plus
33:36de nouveau front populaire.
33:38Écoutez,
33:38moi j'ai entendu
33:39Boris Vallot
33:40qui disait
33:40qu'il n'y avait pas
33:40d'accord programmatique.
33:42Donc ça veut dire
33:42que le programme
33:43sur lequel...
33:44Non mais vous,
33:44vous seriez prêts
33:45parce que vous avez
33:46mis les socialistes
33:47à vos universités d'été.
33:48Je suis en train
33:48de vous répondre.
33:50Boris Vallot nous dit...
33:51Vous ne pouvez pas
33:51leur rejeter à eux
33:52la responsabilité.
33:53Ah mais moi je ne rejette
33:53sur personne,
33:54je le constate.
33:55Bon,
33:55Boris Vallot nous dit
33:56qu'il n'y a pas
33:56d'accord programmatique.
33:57La seule chose
33:58à quoi je tienne,
33:58c'est le programme.
33:59Le programme,
34:00il existait il y a un an.
34:01Qu'est-ce qui a changé
34:01si fondamentalement
34:03pour qu'on ne puisse pas
34:04se mettre d'accord
34:05sur le même programme ?
34:06Franchement,
34:06il faut m'expliquer.
34:08Moi, à partir de là,
34:09je prends acte.
34:10Et par ailleurs,
34:11j'ai bien observé
34:11qu'on a perdu neuf mois
34:13parce qu'ils ont fait mine
34:14de croire
34:14que le conclave
34:15allait offrir quelque chose.
34:16Comme je connais un peu
34:17les socialistes
34:18et encore une fois,
34:19je pense que ce ne sont
34:19pas des enfants de cœur.
34:21Je pense que,
34:22contrairement à ce que
34:22a dit Karim Bouamran
34:23sur votre antenne
34:24tout à l'heure,
34:24ils ne se sont pas fait
34:25rouler dans la farine.
34:26Ils ont accepté
34:27de laisser à Bayrou du temps.
34:28Moi, je pense qu'ils nous ont
34:29fait perdre à tous du temps
34:30et c'est difficile
34:32d'être fiable
34:32dans ces conditions.
34:33Parce qu'à chaque fois,
34:33vous nous avez fait le coup
34:34et finalement,
34:35au pied du mur,
34:36quand il fallait se faire élire,
34:37peut-être la peur
34:38de ne pas être élu,
34:39vous avez tous fini
34:40par revenir
34:41sous la seule et même bannière.
34:44En l'espèce
34:44concernant,
34:45dès juillet 2024,
34:47j'ai tel un lanceur d'alerte
34:49pointé le fait
34:50qu'il était désormais
34:51probablement
34:52sur un accord programmatique
34:53au nom des valeurs
34:54parce qu'on nous dit
34:55l'accord programmatique,
34:56il est sacré
34:57et les socialistes
34:58l'auraient déchiré.
34:59Toi, tu n'étais même pas
35:01un candidat du NFP.
35:02Non, mais j'étais un candidat
35:03de la gauche,
35:03du rassemblement de la gauche
35:04et des écologistes.
35:05Tu n'étais pas tenu
35:05par cet engagement,
35:06c'est déjà pas mal.
35:07Mais j'étais tenu
35:08par ce décombat que je porte
35:11et quand l'argument
35:12qui est de dire
35:12que les socialistes
35:13auraient déchiré l'accord,
35:15quand j'entends
35:16Jean-Luc Mélenchon
35:17expliquer au mépris
35:19de ce qui figurait
35:19dans l'accord NFP,
35:20par exemple,
35:21que la livraison d'armes
35:22à l'Ukraine,
35:23ce n'est plus du tout
35:24à l'ordre du jour
35:25et que Zélin...
35:25On l'a voté
35:26à chaque fois pour.
35:27C'était...
35:27Non, mais aujourd'hui
35:28dans les déclarations,
35:29il y a une sorte
35:31de renversement absolu.
35:33Donc, on a des désaccords
35:34sur la stratégie
35:36et sur la tactique.
35:37Donc, la logique,
35:37l'honnêteté
35:38oblige de dire
35:39qu'il ne peut plus
35:40y avoir d'accord programmatique
35:41au regard de la déance...
35:44Non, mais je parle là
35:44au nom du Parti Socialiste.
35:45Ah, bon, d'accord.
35:46Et je peux t'assurer
35:47que Boris Vallaud,
35:48Olivier Faure,
35:49expriment qu'il ne peut pas,
35:50il ne peut plus y avoir
35:51d'accord programmatique
35:52avec la France Insoumise.
35:54Mais la réciproque est vraie.
35:55Quand la France Insoumise,
35:57tout au long des mois
35:58qui se sont écoulés,
35:59on dit qu'on va présenter
36:00des candidats
36:01aux élections municipales
36:02contre des maires
36:03socialistes sortants,
36:04enfin, moi,
36:04je n'ai pas un côté
36:04à tendre l'ajout.
36:06Vous détestez les socialistes,
36:07Aurélien Sartou ?
36:08Moi, je ne déteste personne.
36:10Je dis ça parce qu'au moment
36:12de votre université d'été,
36:14c'est le slogan.
36:15Tout le monde déteste le PS.
36:16Je n'ai pas assez d'énergie
36:17pour détester qui que ce soit.
36:18Donc, je ne déteste personne.
36:19En revanche,
36:20je ne leur fais pas trop confiance.
36:21Les fascistes, je les déteste.
36:23C'est vrai, les fascistes,
36:23ça veut dire des candidats LFI
36:24face aux candidats socialistes
36:25et des candidats socialistes
36:26face aux candidats LFI
36:27dans toutes les circonscriptions
36:28s'il y a demain une dissolution ?
36:31On a le temps de voir venir.
36:32Le sujet n'est pas là aujourd'hui.
36:34Ce qui est en cause,
36:34c'est le président de la République
36:35qui est le virus posé sur la démocratie.
36:38Qui a déjà dit qu'il donnait mis sur le repas.
36:39Écoutez, on verra
36:40parce qu'il y a encore trois semaines.
36:41Est-ce que vous auriez pensé
36:42que M. Bayeroux poserait
36:44la question de confiance ?
36:45Non, il y a un mouvement
36:45du 10 septembre
36:47qui n'a même pas existé encore
36:49et il a déjà eu pour effet
36:50de faire sauter M. Bayeroux.
36:52Bien sûr, ce n'est pas ça.
36:53C'est dans vos rêves.
36:54Ceux qui n'ont pas voté la censure
36:56pendant neuf mois
36:57ont décidé de la voter
36:58par l'opération du Saint-Esprit.
37:00C'est très bien.
37:00Ils ont été touchés par la grâce.
37:01On a voté au moment du budget,
37:02M. Saint-Toul,
37:03on a laissé sa chance au produit.
37:06Le budget Bayeroux aussi,
37:07il a existé
37:07et il avait 40 milliards de moins
37:09que le budget Barnier.
37:10Donc, vous aviez toute l'attitude
37:11pour voter la censure.
37:13Et vous saviez même
37:14qu'à l'époque,
37:14si vous n'aviez pas voté de budget,
37:16eh bien, le budget ancien
37:17se serait appliqué.
37:17Donc, un budget moins austéritaire.
37:19Et je finis, Mme de Malherbe.
37:21Mais vous voyez,
37:22c'est ces jeux à marbre.
37:23Très éloignés des préoccupations
37:25qui ont été touchés.
37:27Il y a un problème.
37:2740 milliards de moins
37:28dans l'économie
37:29mais 40 milliards de moins
37:30dans l'économie.
37:31C'est le Rassemblement National
37:32comme ça,
37:32c'est pas du tout.
37:33Il y a quand même
37:33ce que je suis en train de dire
37:34est en train de gêner
37:35parce que le budget Bayeroux
37:37qui...
37:37Pouvez-vous parler
37:38et plus je monte dans les sondages
37:39donc M. Saint-Toul,
37:40vous en prie.
37:40Réjouissez-vous,
37:41laissez-moi parler.
37:42Vous ne pouvez pas.
37:43Non, non, c'est parce que
37:44les Français
37:45voient le vrai visage
37:48de M. Saint-Toul
37:48dans l'économie
37:49et vous voulez m'empêcher
37:51de parler.
37:51Madame,
37:5240 milliards de moins
37:53dans le budget Bayeroux
37:54par rapport au budget Barnier.
37:55Attendez, attendez,
37:56pour conclure.
37:59Il y avait donc 40 milliards de moins
38:00dans le budget Bayeroux
38:01que dans le budget Barnier.
38:02Les voisins n'ont pas décidé
38:03de censurer à ce moment-là.
38:05Il était tout à fait possible
38:06de le faire.
38:07On n'aurait pas eu de budget.
38:08La loi se serait appliquée,
38:10c'est-à-dire que le budget antérieur
38:12se serait appliqué.
38:12Donc un budget moins...
38:14Non mais moins austéritaire.
38:15Et je vais même jusqu'à vous dire
38:17qu'il y avait un seul secteur
38:19dans lequel il y avait
38:20une augmentation des dépenses prévues.
38:213 milliards dans le domaine
38:22de la défense.
38:23Je suis commissaire à la défense.
38:25Il y a une majorité
38:26à l'Assemblée nationale
38:27pour décider cette augmentation.
38:28C'était tout à fait possible
38:30d'organiser.
38:31Et donc il était tout à fait possible
38:33de voter une loi spéciale
38:34pour augmenter le cas échéant
38:393 milliards.
38:40C'était tout à fait possible.
38:41Ils ne l'ont pas fait.
38:42Ils l'ont refusé.
38:43Question pour Laure Lavalette.
38:44Ils ont sauvé pour vous,
38:45Laure Lavalette.
38:47J'entends bien que vous expliquez
38:49que vous avez attendu le budget
38:50pour baisser le pouce
38:51sur François Bayrou
38:52et que vous réclamez
38:54une dissolution,
38:55un retour aux urnes.
38:56Est-ce que pour obtenir
38:58ce retour aux urnes,
38:59désormais,
38:59il faut comprendre
39:00que le Rassemblement national
39:01censurera tout nouveau gouvernement
39:03tant que vous ne serez pas satisfait
39:05et que Emmanuel Macron
39:07ne prononcera pas
39:09une nouvelle dissolution ?
39:10Contrairement à mon voisin,
39:11on n'a pas la censure automatique.
39:13Pas du tout.
39:14Encore une fois,
39:14on a laissé sa chance au produit.
39:17On a laissé neuf mois
39:18à François Bayrou
39:19pour venir vers nous aussi.
39:20On ne peut pas faire
39:21comme si les 11 millions
39:22d'électeurs que nous reprenons
39:23n'existent pas.
39:24Et je suis assez navrée
39:25parce que je revois
39:26cette surdité encore
39:27avec M. Lefebvre
39:28qui veut parler à tout le monde.
39:29Je ne me confie pas
39:29avec vous, Mme Lavalette.
39:30Donc effectivement,
39:31ça va être compliqué.
39:32Qu'est-ce que vous attendez
39:33d'un nouveau Premier ministre ?
39:34Qu'ils viennent sur ce que nous demandons,
39:36qu'ils viennent sur notre programme,
39:37encore une fois,
39:38sur des mesures structurelles de l'État,
39:39sur la baisse de l'Union Européenne,
39:42sur l'immigration,
39:43encore une fois.
39:43C'est trop facile
39:44de dire mesures structurelles de l'État
39:46comme ça.
39:46Le train de vie de l'État,
39:47je pense que tout le monde est d'accord.
39:48Ne serait-ce que la publicité
39:49sur les 1 200 agences,
39:50par exemple, vous voyez.
39:51Qu'est-ce que vous proposez ?
39:51Un document qui republie
39:52les 1 200 agences ?
39:53C'est comme ça
39:54qu'on va réduire les déficits ?
39:55Non, pas du tout.
39:55Pas un document qui republie tout ça.
39:57Alors qu'est-ce que vous proposez ?
39:58Je pense typiquement
39:58de supprimer les agences superfétatoires
40:00ou les agences un peu loufoques
40:01comme celle qui a Écolo
40:03dans le dernier projet.
40:05C'est ce qu'a proposé le gouvernement
40:06pour 2 à 3 milliards d'euros
40:07pour vous demander
40:08de mettre votre projet
40:08à Ménier-Montchalat.
40:09C'est ce qu'a proposé
40:10le gouvernement,
40:11Madame Lavalette.
40:12Comment se fait-il alors
40:13qu'avec ce que vous proposez,
40:14nous arrivions à 20 milliards
40:15de prélèvements
40:16et d'impôts supplémentaires ?
40:18C'était une saignée
40:19fiscale et sociale.
40:20Il ne suffit pas
40:20de faire de l'incantation
40:21en matière butée.
40:22Merci, je suis d'accord.
40:24Sur ce texte-là,
40:25il n'y avait pas beaucoup
40:25de macronis dans l'hémicycle,
40:26cela dit.
40:27Vous, le Mozart de la finance,
40:28c'est des 1 100 milliards de dettes.
40:30Vous ne savez-t-il pas
40:31protéger les Français,
40:32Madame Lavalette ?
40:33Non, mais ça n'a rien à voir.
40:33Vous savez très bien
40:34que c'est moins d'un tiers
40:35de la dette, le Covid.
40:36Et la moitié de la dette,
40:37c'est quoi, Madame Lavalette ?
40:37C'est moins d'un tiers.
40:38C'est pas les retraites ?
40:39C'est pas les retraites, vous allez me dire.
40:40Mais oui, parce que quand on a mis à mal
40:41la politique familiale
40:43et l'industrie,
40:44effectivement,
40:45et la productivité,
40:45ça pose un problème.
40:46Parce qu'il faut se donner aussi
40:47le moyen de sa politique,
40:49monsieur Lefebvre.
40:50Et votre voisin de l'autre côté
40:51avec qui vous venez de dire
40:51que vous pourriez travailler
40:52a la même position sur la retraite.
40:54Un retour à la retraite à 62 ans.
40:56D'abord, je fais une différence.
40:58Donc pour l'un,
40:58ce serait acceptable,
40:59pour l'autre,
41:00ce ne serait pas acceptable.
41:00Non, mais je n'ai pas dit
41:01qu'il fallait revenir à la retraite
41:01à 62 ans.
41:02Je pense que la France
41:02n'en a pas les moyens.
41:03Voilà, tout simplement.
41:04Mais vous avez dit
41:05que vous étiez prêt à discuter
41:06et à faire des compromis
41:07avec les socialistes.
41:08Je suis prêt à discuter et à travailler.
41:08Et je préfère travailler
41:09avec des gens
41:10qui ont un esprit de gouvernement
41:11plutôt qu'avec des gens
41:12qui n'ont aucun esprit de gouvernement
41:14et qui, par ailleurs,
41:15ont un programme économique
41:16qui change au gré
41:17des élections politiques.
41:20On a un désaccord
41:21avec Jérôme Guet
41:22sur les moyens
41:23de parvenir à l'équilibre
41:24des retraites.
41:25Mais on a un constat,
41:26je suppose,
41:27supposé commun
41:27sur la question démographique.
41:29On a aujourd'hui
41:30une démographie
41:30qui est tout à fait défavorable
41:32à nos comptes sociaux
41:33parce qu'on finance
41:34beaucoup de choses
41:34par le travail.
41:35Il y a 35 millions d'actifs
41:37qui contribuent
41:37à financer un système social
41:38pour 70 millions
41:41de Français.
41:42Est-ce qu'on peut
41:43continuer ainsi
41:43avec un tel modèle social ?
41:45Je pense que ça ne fonctionne pas.
41:46Mais je dis à Mme Lavalette
41:47Vous préférez l'immigration
41:49aux Français,
41:50c'est un problème.
41:50Vous remplacez les enfants
41:51que nous ne faisons pas
41:52par un appel migratoire.
41:54Moi, je pense qu'il vaut mieux
41:54relancer la natalité.
41:57Merci à tous les quatre.
41:58Merci à tous les quatre.
41:59On n'est pas rendu
41:59parce qu'il va falloir
42:00commencer à discuter sérieusement.
42:02On n'est pas rendu
42:03parce que si chacun reste
42:04dans son couloir
42:05avec des œillères
42:06de cette nature,
42:08alors, en effet,
42:09les artisans
42:10de la fuite en avant
42:11se parait que le président
42:12de la République
42:13veut aller vide
42:13pour le moment
42:14de vos premiers ministres.
42:14C'était l'une des informations
42:15de la soirée.
42:16Merci à tous les sept
42:18d'avoir été avec nous
42:19en direct.
42:20Merci à Pauline.
42:21Merci, Maxime.
42:21Un plaisir, évidemment,
42:22d'avoir partagé
42:23cette soirée exceptionnelle
42:25avec vous.
42:26Merci.
42:26Merci.
42:27Merci.
42:27Merci.
42:28Merci.
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