- il y a 11 mois
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00:00Le 18h06 en direct sur CNews et sur Europe 1, on est évidemment en direct pour vivre ce vote de confiance
00:06qui d'ici quelques minutes pourrait voir le gouvernement de François Bayrou tomber.
00:11On a entendu Marine Le Pen, Éric Ciutti, les responsables de gauche, de droite, Gabriel Attal,
00:15à l'instant Mathilde Panot, François-Olivier Gisberg.
00:18Et alors, qu'est-ce qui va se passer ce soir ? Qu'est-ce que ça va changer pour notre pays
00:21qu'un gouvernement tombe avec une période d'incertitude qui va s'ouvrir côté Élysée ?
00:26Bah rien, ça va rien changer.
00:28Ça va rien changer.
00:28Non mais attendez, il y a quand même un grand moment, et je vais peut-être vous choquer sur ce plateau,
00:32certains d'entre vous, peut-être...
00:34Henri Guenot est là aussi, je le signale à nos auditeurs, les téléspectateurs.
00:37Je trouve qu'une fois de plus, François Bayrou a fait une très bonne déclaration, très juste.
00:42Je ne suis pas d'accord avec l'idée du pronostic vital, la France qui est engagée,
00:45parce que pour planter la France, il faudra vraiment que Macron soit réélu,
00:49qu'il fasse peut-être encore deux, trois mandats, voyez ce que je veux dire là, c'est pas possible.
00:54Mais je trouve que sur le reste, sur le déni de réalité,
00:58c'est des discours qu'on attendait depuis très longtemps.
01:01Très longtemps, enfin la situation est devenant de plus en plus dramatique,
01:04on les attendait avec de plus en plus de frénésie,
01:07mais je pense qu'il s'est quand même passé quelque chose,
01:10même si, évidemment, c'est comme toujours dans la chanson,
01:14celui qui dit la vérité doit être exécuté,
01:16donc les Français globalement le vomissent,
01:19la classe politique ne veut plus entendre parler,
01:20mais il a dit des choses.
01:22Après, moi, je ne soutiens pas son plan.
01:24Son plan, son musée.
01:25Parce que son plan, ce n'était pas un plan,
01:26parce que de toute façon, avec la majorité qu'il y a à l'Assemblée nationale,
01:30vous ne pouvez strictement rien faire.
01:31Donc c'est un plan qui ne ressemble à rien,
01:33des emplâtres sur une jambe de bois.
01:35Ce n'était pas un plan, un vrai plan.
01:37Enfin, il ne traitait pas vraiment les problèmes.
01:40Mais il a montré, il a dit,
01:42je pense qu'il a convaincu quand même,
01:43peut-être de plus en plus de Français,
01:45qu'il faut peut-être se retrousser les manches
01:48et commencer à travailler sur ce vrai sujet
01:51qui est le dérapage des finances publiques
01:54depuis 1981 et de manière accélérée depuis 2017.
01:59Henri Guéno, on a entendu aussi Marine Le Pen,
02:01qui, à la suite de François Bayrou,
02:02a accusé les dirigeants de droite comme de gauche
02:04en leur disant que vous êtes coupable,
02:06coupable de l'endettement de la France
02:08et vous qui avez voté ces budgets à répétition.
02:10Est-ce qu'elle a tort sur le fond ?
02:12Alors moi d'abord, François Bayrou ne m'a pas du tout convaincu.
02:15Bon, je m'en doutais un peu, Henri.
02:16Non, on a beaucoup de points communs avec François Bayrou.
02:19On a quelques divergences très profondes dont celle-là.
02:24Non, il ne m'a pas convaincu, il ne dit pas la vérité,
02:26il m'en s'en arrête.
02:27Et puis surtout, moi ça me fait penser,
02:29cette façon d'accuser non seulement les autres
02:32mais surtout les Français,
02:33ça me fait penser exactement à ce que les chefs militaires disaient
02:38de la défaite de 40.
02:39Enfin, les chefs qui nous avaient conduits au désastre
02:41avec une partie à l'époque de la droite,
02:46c'était la faute des Français,
02:48c'est la faute des 40 heures,
02:50c'est la faute des congés payés,
02:51c'est la faute du Front populaire.
02:53En fait, c'était la faute des chefs.
02:54Tout ça pour ne pas dire que c'est la faute de Macron.
02:56Parce que c'est ça que les Français comprennent quand même.
02:58Les Français ne sont pas bêtes,
02:59ils ont compris quand même que c'est une démolition en règle
03:02par un membre du Bloc central,
03:06une démolition en règle de la politique économique depuis 2010.
03:09Mais il n'y a pas de politique économique,
03:10il y a Macron comme politique économique.
03:12Oui, c'est-à-dire un carnet de chèques.
03:13Voilà.
03:14Il n'y a pas de politique économique.
03:15Bon.
03:16Alors, ce sont des erreurs aussi qui remontent très très loin.
03:19Mais j'y reviens,
03:21le vrai sujet, ce n'est pas les finances publiques en elles-mêmes,
03:23c'est tout ce qu'elles reflètent,
03:25c'est-à-dire que les vrais sujets,
03:27ce sont les désordres de l'économie,
03:28c'est la société qui est démantelée,
03:33c'est l'économie qui ne va pas du tout,
03:36et ça, ça crée le désordre dans les finances publiques.
03:38Mais le problème, c'est que chaque fois qu'on s'y prend
03:40comme François Béroux ou comme d'autres avant,
03:42depuis le retournement de la rigueur en 1983,
03:44des socialistes,
03:46chaque fois, on remet du désordre dans l'économie
03:50et dans la société,
03:51qui remet du désordre dans les finances publiques.
03:52On ne s'en tirera pas avec la stratégie...
03:54Et donc, sur ma question Marine Le Pen,
03:56qui dit que vous êtes tous coupables,
03:57droite et gauche confondus,
03:59Oui, enfin, tous ceux qui ont gouverné,
04:01encore une fois, c'est la faute des chefs,
04:02donc de ceux qui ont gouverné essentiellement.
04:05Après, si vous créez des chômeurs,
04:07si vous enfermez tout le monde
04:08et que vous leur interdisiez de travailler,
04:10comme on l'a fait pendant la pandémie,
04:11ou de s'occuper d'abord des gens
04:13qui étaient vraiment en situation de vulnérabilité
04:16par rapport à l'épidémie,
04:19vous êtes obligés de réparer ce que vous cassez,
04:22et ça coûte très cher.
04:24C'est ce qui s'est passé.
04:25On a tout cassé, tout cassé en 40 ans.
04:28Bah oui, ça coûte cher.
04:30Sinon, si vous ne réparez pas,
04:32vous avez la révolution,
04:33qui coûte encore plus cher.
04:34Donc la question, c'est maintenant,
04:36comment on va réparer la société et l'économie
04:40sans demander aux gens de se sacrifier,
04:42alors qu'ils pensent,
04:43qu'ils ressentent que depuis 40 ans,
04:45ils n'arrêtent pas de faire des sacrifices.
04:46François-Louis Gisbert,
04:48l'exaspération, elle est à son comble dans le pays.
04:50Alors peut-être qu'elle l'a déjà été dans les décennies précédentes,
04:53mais là, on sent qu'il y a quelque chose
04:55qui est très très profond dans la colère du pays.
04:58Bah moi, je vis beaucoup à Marseille,
05:01et voilà, j'arrive de Marseille d'ailleurs,
05:03et il y avait des affiches partout,
05:04Macron dégage.
05:05C'est-à-dire là, aujourd'hui,
05:06c'est clair qu'on est rentré dans une autre étape,
05:09et qu'après le départ de Bayrou,
05:11les Français vont réclamer,
05:13on voit dans les sondages,
05:14c'est quand même incroyable.
05:15C'est pas encore 75% comme je le lis,
05:18mais enfin, on approche déjà des 70% de Français
05:21qui disent, allez, il faut qu'ils partent.
05:22Et ça, il est confronté à ça,
05:24et à mon avis, ce mouvement-là risque de monter.
05:27Moi, je pense que c'est pas notre rôle à nous
05:29de lui dire de partir,
05:30ça c'est lui de le faire dans son âme et conscience,
05:33il pense qu'il doit le faire à un moment donné,
05:35mais en tout cas, on voit que,
05:37si vous voulez, on est passé de la crise financière,
05:39la crise économique, la crise de confiance,
05:42et puis peut-être aussi, à un moment donné,
05:43une sorte de crise de régime.
05:44On n'est pas encore dans la crise de régime,
05:46je pense qu'il ne faut pas dramatiser.
05:48Si, par exemple, par bonheur,
05:51il prenait, enfin, si par bonheur,
05:54le président de la République dissolvait l'Assemblée nationale,
05:57et qu'il y ait une Assemblée nationale
05:59avec une vraie majorité,
06:00je pense que peut-être qu'on pourrait voir...
06:02Alors, on va écouter, cher Franck,
06:04la réponse de François Bayrou,
06:06au chef des groupes de l'opposition,
06:08et on revient en plateau.
06:09François Bayrou.
06:09Je ne répondrai pas aux polémiques,
06:11et je ne répondrai pas aux propos insultants,
06:15comme je me suis efforcé à la tribune
06:20de ne pas prendre à partie
06:22les uns ni les autres.
06:25Parce que le moment que nous vivons
06:29est, à mes yeux, assez important,
06:31non pas du tout pour le Premier ministre,
06:34non pas du tout pour le gouvernement,
06:38mais il est important pour le Parlement,
06:41et il est important pour le regard
06:42que les Français portent sur le Parlement.
06:46Je suis frappé par les messages
06:50que nous tous nous recevons d'une minute à l'autre,
06:52et ces messages sont des messages profondément heurtés
06:58par la violence des propos,
07:02et c'est le cas exactement pour l'ensemble
07:05de la vie politique.
07:07Je trouve que si nous pouvons,
07:11par notre attitude,
07:12essayer de sortir
07:17de cette image
07:19de violence
07:23et de mépris,
07:25nous rendrions
07:26service à la démocratie
07:29que nous défendons.
07:32C'est la première chose.
07:37Je voudrais dire une deuxième chose,
07:39parce que je n'ai pas cité à la tribune
07:43les membres du gouvernement,
07:45mais je veux simplement leur dire
07:47à chacune et chacun d'entre eux
07:49que ces neuf mois
07:51ont été,
07:54pour le Premier ministre,
07:57des mois de profond bonheur,
08:02parce que
08:03nous avons réussi,
08:05contre tous les pronostics,
08:07à former une équipe
08:08dans laquelle il y avait
08:09beaucoup de poids lourd,
08:13beaucoup de solidarité,
08:16beaucoup d'amitié,
08:18et qui n'a pas eu
08:19une seule crise,
08:21une seule tension,
08:24pendant les neuf mois
08:25que nous avons vécu ensemble.
08:29Et ce n'est pas si facile
08:31si l'on voit
08:31la diversité
08:34des sensibilités
08:36qui étaient représentées
08:37dans le gouvernement
08:38et la force
08:40des personnalités
08:40qui les portaient.
08:43Je trouve
08:44qu'on a
08:45montré
08:46une image
08:47républicaine,
08:49honorable
08:50et active.
08:53Et donc,
08:53de ce point de vue-là,
08:55je voulais,
08:56au nom du gouvernement,
08:58remercier l'Assemblée nationale
08:59et, en tant que Premier ministre,
09:01remercier les membres
09:02du gouvernement.
09:04C'était la deuxième chose
09:05que je voulais dire.
09:06La troisième chose,
09:08il n'y avait qu'une question
09:09posée aujourd'hui.
09:12Est-ce que,
09:12vraiment,
09:14la situation du pays
09:15pouvait s'accommoder
09:18de divisions supplémentaires,
09:20de retards supplémentaires,
09:22de procrastination supplémentaires,
09:27ou bien
09:27est-ce que la situation
09:28du pays
09:29exigeait
09:29qu'on prenne acte
09:32de la gravité
09:33et de l'urgence
09:34des choses ?
09:36On sait bien
09:37le résultat
09:38qui va être acquis,
09:39mais il ne sera pas acquis
09:40aujourd'hui.
09:42Il sera acquis
09:43dans les semaines
09:44et les mois
09:45qui viennent
09:45au vu
09:46de l'évolution
09:47qui va être
09:49subie
09:50par notre pays
09:51si les choses
09:52ne tournent pas
09:54comme nous le voudrions
09:56et du jugement
09:58qui va être porté
09:59sur la lucidité
10:02de la classe politique française,
10:06sur sa capacité
10:07à relever les défis
10:08et à provoquer
10:11ou à former
10:12une unité
10:13au service du pays.
10:15Je suis très heureux
10:16que nous ayons pu défendre
10:18au moins une vision
10:19qui est celle-ci
10:21un pays
10:22ne peut pas
10:23aliéner
10:24son indépendance
10:25et sa souveraineté
10:26pas plus
10:27sur le plan militaire
10:29que sur le plan financier.
10:31Nous ne pouvons pas
10:31accepter
10:32la soumission
10:33à des dominants
10:35et pas la soumission
10:36non plus
10:36à nos créanciers.
10:38Nous sommes responsables
10:39de l'avenir
10:40et notamment
10:41de l'avenir
10:41des plus jeunes.
10:42Avoir défendu
10:43pendant ces neuf mois
10:45cette vision
10:46et à la tribune
10:47cette volonté.
10:48pour nous tous
10:49c'était
10:50un moment
10:52de vérité.
10:53Ce moment
10:54de vérité
10:54ne s'effacera pas.
10:56Un vote
10:56n'efface pas
10:57la réalité
10:58et c'est ce que nous avons
11:00ensemble
11:01tenté
11:02de reconstruire.
11:04C'est très important
11:05pour l'avenir
11:06et je suis heureux
11:07que nous ayons pu
11:09partager ce moment.
11:10Merci.
11:10Merci beaucoup
11:12Monsieur le Premier Ministre.
11:14Mes chers collègues,
11:15le Premier Ministre...
11:16Voilà pour les derniers mots
11:16de François Bayrou
11:18qui a répondu
11:18au chef des groupes
11:20des partis politiques,
11:21Louis de Ragnel
11:22qui a redit
11:23que son passage
11:24à Matignon
11:25ça a été neuf mois
11:25de bonheur,
11:26une gestation
11:27en quelque sorte.
11:29Un vote
11:29n'efface pas le réel.
11:31Il a redit
11:31ce qu'il a dit
11:32tout à l'heure
11:33et donc si le vote
11:34se déroule
11:34dans les prochaines minutes
11:35et qu'il est négatif
11:36pour François Bayrou
11:37c'est demain
11:38qu'il remet sa démission.
11:39C'est bien ça
11:39Emmanuel Macron ?
11:40Dès 8h
11:42il sera à l'Elysée
11:43après Emmanuel Macron
11:44peut la refuser
11:45s'il veut
11:46mais on verra
11:47ce qui se passera
11:47dans les prochaines heures.
11:48Ce qui est intéressant
11:49quand même
11:49c'est cette espèce
11:50de sortie
11:51cette fin de parcours
11:52François Bayrou
11:53explique que c'était
11:54neuf mois de bonheur
11:55non c'était
11:55neuf mois d'atroces souffrances
11:57de faux semblants
11:58ça s'est terminé
11:59par dix jours de comédie
12:00où il y a eu
12:01des consultations
12:01à Matignon
12:02avec des chefs
12:03de partis politiques
12:04qui étaient invités
12:04à donner leur avis
12:06à montrer
12:06si c'était capable
12:06de compromis
12:07alors que tout le monde
12:08allait à ces consultations
12:09en sachant pertinemment
12:10qu'ils allaient faire chuter
12:11le Premier ministre
12:12François Bayrou
12:13qui a donc décidé
12:14sa date de sortie
12:15le sujet de sa sortie
12:17la question budgétaire
12:19lui au fond de lui
12:20ce qu'il veut faire
12:20c'est se servir
12:22de cette séquence-là
12:22comme une forme
12:23de testament politique
12:24pour la prochaine
12:25présidentielle de 2027
12:27je demande à Henri
12:28de rester assis
12:28sur sa chaise
12:29quand je dis ça
12:30parce que je le vois
12:31il est en train de bondir
12:32mais ce que veut faire
12:33François Bayrou
12:34c'est qu'il est convaincu
12:35de la question
12:36des finances publiques
12:37non mais il n'est pas candidat
12:38vous verrez
12:40allez-y Louis
12:42je peux vous dire
12:42que François Bayrou
12:44sera candidat
12:45François Bayrou
12:45vous explique
12:46qu'il faudra regarder
12:47tout ce qui est en train
12:48d'être fait maintenant
12:48parce qu'il y aura
12:50une résonance
12:50par rapport à 2027
12:51qui n'est pas d'accord
12:52avec ça ?
12:53François Bayrou
12:54je crois qu'on est
12:55je ne suis pas l'en train
12:56de vous dire
12:56je souhaite
12:57ça que vous dites
12:57Joseph
12:57c'est pas tous
12:58en même temps
12:59c'est le coup
13:02c'est le coup
13:03qui tente
13:04je ne dis pas
13:04qu'il n'y arrive
13:04mais c'est le coup
13:05qui tente
13:06je rappelle qu'il s'est comparé
13:08à Mindest France
13:08dans sa conférence de presse
13:10donc il dit
13:11j'ai pris date
13:11avec les français
13:12si ça dégringole
13:13d'ici là
13:14je ne dis pas
13:16qu'il n'y arrivera
13:16je dis
13:17c'est le coup
13:17qui tente
13:18je dis même
13:19c'est ce que son entourage
13:23essaye de faire croire
13:24mais depuis le début
13:26s'il a choisi
13:27ses solutions
13:28c'est qu'il n'a
13:29aucune volonté
13:30pourquoi
13:31je viens de dire
13:34quelque chose
13:34très juste
13:35c'est à dire
13:35que depuis le début
13:36il voit
13:37comment ça va se passer
13:38il savait
13:39quand il a fait
13:40sa fameuse déclaration
13:41que de toute façon
13:42c'était cuit
13:43parce que
13:44mon petit doigt m'a dit
13:45les informations
13:46que j'ai eues
13:47c'est que de toute façon
13:48la porte était fermée
13:49du côté du parti socialiste
13:51et Dieu sait
13:51s'ils ont frappé
13:52pendant l'été
13:53la porte était fermée
13:54également du côté
13:55du RN
13:56donc de toute façon
13:57c'est cuit
13:57non non pas tous
13:59en même temps
13:59depuis le début
14:00non non
14:01mais depuis le début
14:02mais non
14:04parce que justement
14:05Joseph a raison
14:06il y a une dimension
14:07de François Bayrou
14:09qu'il ne faut pas oublier
14:09il y a une dimension
14:10toujours un peu messianique
14:11d'ailleurs
14:12j'ai beaucoup
14:13moqué de vie là-dessus
14:14donc il avait envie
14:15de laisser
14:16comment dire
14:17un discours
14:18un discours
14:19qui de toute façon
14:19reviendra
14:20d'une manière ou d'une autre
14:21parce que vous savez
14:22très bien
14:22que la situation
14:23je vais prendre un point
14:32qui est d'ordre psychologique
14:33ça ne va pas plaire
14:33mais fondamentalement
14:35François Bayrou aussi
14:36est extrêmement
14:37fatigué
14:38et blessé
14:38c'est-à-dire
14:39la séquence
14:40Béteram
14:40je suis désolé
14:41pour bien le connaître
14:42depuis 79
14:42ça a laissé
14:44des traces envers
14:45donc parler
14:45on ne va pas
14:46ausculter les bobos à l'âme
14:47des uns et des autres
14:48moi je suis là aussi
14:49pour parler des français
14:50et les français dans tout ça
14:51c'est ce qu'ils se demandent
14:52en nous écoutant
14:53nous regardant ce soir
14:53où sont-ils
14:55de la séquence
14:56pour faire vivre
14:57François Bayrou
14:58c'est-à-dire qu'il veut
14:59être dans un discours
14:59de vérité
15:00il voudrait qu'on se souvienne
15:01de lui
15:01comme un Pierre Mendès-France
15:02qui ne serait pas resté longtemps
15:03mais qui aurait
15:04une statue du commandeur
15:05sauf que ça lui échappe
15:06totalement
15:07qu'aux yeux des français
15:08la responsabilité
15:08de la situation actuelle
15:09elle est celle
15:10d'Emmanuel Macron
15:11elle est celle
15:12de François Bayrou
15:13dont les députés
15:13ont voté tous
15:14les budgets
15:15depuis 2017
15:16et probablement
15:17très au-delà de ça
15:18elle est celle
15:18de ce fameux
15:19elle est celle
15:19de ce fameux cercle
15:20de la raison
15:21dont il se réclame beaucoup
15:22dont Gabriel Attal
15:23se réclame aussi
15:23et donc c'est totalement
15:24absurde de demander
15:25mais si
15:26parce que les français
15:27qu'est-ce qu'ils voient ?
15:27Ils voient qu'on leur demande
15:28un devoir de vérité
15:30avec des gens
15:31qui sont incapables
15:32de faire leur propre
15:33examen de conscience
15:33ou de prendre
15:34le moindre recul
15:35sur les responsabilités
15:36qu'ils ont dans la situation
15:37Henri Guéno
15:38vous êtes d'accord
15:39avec ça ?
15:40Je suis d'accord
15:40avec ce qui vient d'être dit
15:41oui
15:41le cercle de la raison
15:43a été le cercle
15:44des raisons
15:45depuis très longtemps
15:45parce que ça n'est
15:47pas raisonnable
15:48de détruire le potentiel
15:49de croissance d'un pays
15:50ça n'est pas raisonnable
15:51de détruire sa société
15:52et après
15:53d'expliquer
15:54que ce sont les gens
15:55qui sont responsables
15:56des déficits budgétaires
15:58voilà
15:58l'obsession de la dette
16:00a été un de nos problèmes
16:02parce qu'elle était
16:03tellement envahissante
16:05tellement obsessionnelle
16:06chez tous ceux
16:07qui étaient obnubilés
16:08par l'approche comptable
16:09qu'elle a interdit
16:10de prendre
16:10toute décision
16:12d'investir
16:13pendant des décennies
16:14nous avons un retard
16:15d'investissement
16:15qui est considérable
16:17donc personne ne veut parler
16:18que personne ne veut admettre
16:19donc ce retard d'investissement
16:21il fait que
16:22nous ne produisons pas
16:23ce que nous pourrions produire
16:24la France n'est pas un pays
16:25qui vit au-dessus de ses moyens
16:26je parle du pays
16:27dans son ensemble
16:27c'est un pays
16:29qui vit en dessous
16:29de ses moyens
16:30puisqu'il n'est pas capable
16:31d'utiliser
16:31toutes ses ressources
16:33pour produire
16:34de la prospérité
16:35et pour produire
16:35des revenus
16:36qui lui permettent
16:36de financer
16:37le système social
16:39ou le pacte social
16:39en tout cas
16:40et le pacte civique
16:42dont il est
16:44auquel il est attaché
16:45donc
16:45voilà
16:46ce qu'il nous dit là
16:48la crise
16:50c'est pas un dit
16:50d'abord la vérité
16:51il y a beaucoup de façons
16:51de la regarder
16:52alors la façon
16:53dont il la regarde
16:53moi me laisse
16:54ça vous va pas
16:55et ça fait un moment
16:56que vous le dites
16:58parce qu'en fait
16:58ce qu'il dit
16:59à la fin
17:00ça n'est pas la vérité
17:01c'est sa vérité
17:02et cette vérité là
17:03elle vient
17:04chacun a sa vérité
17:05Henri Guéno
17:05vous le savez
17:05chacun a sa vérité
17:07évidemment
17:07oui enfin
17:08on nous explique toujours
17:09qu'il y a une vérité
17:09c'est vrai que
17:10il y a une vérité
17:11dans le ciel des idées
17:12qu'il faut toujours
17:12dans laquelle il faut toujours
17:14tendre
17:14mais il faut arrêter
17:16de dire
17:16j'ai la vérité
17:17j'ai la vérité
17:18j'ai la vérité
17:19quand on prononce
17:22des discours
17:23qui vont tellement
17:23à l'encontre
17:24de tout ce qu'ont vécu
17:25les gens
17:26de tout ce qu'ils vivent
17:26de tout ce qu'ils ressentent
17:2718h23
17:28on est en direct
17:29sur CNews et sur Europe 1
17:30François-Olivier Gisberg
17:31les députés votent
17:31en ce moment même
17:32donc ils prennent
17:33leur petit papier
17:33ils montent à la tribune
17:34oui pour la confiance
17:37contre la confiance
17:37abstention
17:38qu'est-ce qui peut se passer là
17:39rien
17:40de toute façon
17:40les deux sont faits
17:41bah ils retombent
17:42et après
17:43la discussion
17:46entre les et les autres
17:46mais disons
17:47avec tout le respect
17:49que j'ai pour
17:50Henri Guéno
17:51j'ai envie
17:52de lui faire
17:53une petite leçon
17:54de gaullisme
17:55parce que là
17:56il nous a fait
17:56ça devient intéressant là
17:58il nous a fait un numéro
17:59qu'aurait très bien pu faire
18:01Jacques Attali
18:03Laurent Fabius
18:04Pierre-Émile Gauvois
18:05les diapois russes
18:06de François Mitterrand
18:07qui nous font faire
18:07la politique débile
18:08de 1981
18:09qui a mis la France par terre
18:11la relance par la consommation populaire
18:12et qui a commencé
18:13l'endettement
18:15parce que l'endettement
18:16l'idée que l'endettement
18:17ça peut
18:18ah oui l'endettement
18:18c'est très bien
18:19quand c'est pour faire l'investissement
18:20le problème de l'endettement
18:21c'est pour payer les fonctionnaires
18:22pour payer ceux-ci
18:23s'occuper des retraites
18:24etc
18:24donc c'est un endettement
18:25absurde
18:26mais non
18:27parce que nous n'avons pas
18:28été gouvernés
18:29pendant des décennies
18:31parce que ces gens-là
18:32ne savent pas
18:33où ils vont
18:33ne sont pas arrêtés
18:34à un moment
18:35pour dire
18:35voilà ce qu'on va faire
18:36et là
18:37non non mais là
18:38j'arrive à ma leçon
18:39de gaullisme
18:39c'est-à-dire
18:40parce que justement
18:41en 1958
18:42on dit souvent
18:43que nous sommes aujourd'hui
18:44en 1958
18:45et c'est vrai que
18:46tout se casse un peu la gueule
18:48quand en 1958
18:49et qu'est-ce qu'il a fait de Gaulle
18:51et ben
18:51bon
18:52il a fait passer un peu
18:53son truc en douce
18:53c'est vrai
18:54il a fait
18:54une politique libérale
18:55il a attendu
18:56qu'il y ait eu des élections législatives
18:58où il n'a pas annoncé
18:59qu'il allait le faire
19:00et à la fin de 1958
19:02c'est-à-dire
19:02huit mois à peu près
19:03un autre mois après
19:04être arrivé au pouvoir
19:05il a fait un plan
19:06de rigueur
19:07de stabilisation
19:08alors il y a plusieurs
19:09non pour ça
19:09c'est le plan
19:10c'est-à-dire le plan
19:10Piné-Ruef
19:11effectivement
19:12avec un grand monsieur
19:13qui était Jacques Ruef
19:14mais nous m'écrivions
19:15notre politique monétaire
19:16qui a pris
19:17des dévaluations
19:18oui oui
19:18mais enfin
19:19des dévaluations
19:20point trop n'en faut
19:21parce que
19:22si on souhaite
19:23le système
19:23des dévaluations
19:24des 3-4 dévaluations
19:25par an
19:26et l'inflation
19:27par derrière
19:28etc
19:28on peut dire
19:29je pense pas
19:30que les français
19:30seront d'accord
19:31et je veux dire
19:32ce que de Gaulle a fait
19:33c'est important
19:34c'est-à-dire
19:35c'était pas de l'austérité
19:36c'est stupide
19:37de dire que c'est de l'austérité
19:38de Gaulle
19:39il a serré les vis
19:40et à partir de
19:41parce que 1 plus 1
19:43ça fait 2
19:43je suis désolé
19:44et il a dit
19:45il n'y aura plus d'endettement
19:46il n'y aura plus de déficit
19:47etc
19:47et la machine France
19:48s'est envolée
19:49avec une croissance
19:50de 5 à 6%
19:52bon ça ne va pas empêcher
19:53mes 68 après
19:53mais de 5 à 6%
19:55par an
19:56une petite réponse
19:57et donc c'est
19:59le plan d'assainissement
20:00le plan d'assainissement
20:02du général de Gaulle
20:03qui a provoqué
20:04cette espèce
20:05de croissance folle
20:06des années 60
20:07où le monde entier
20:08regardait la France
20:09avec cette croissance
20:10en disant
20:10mais qu'est-ce qui se passe
20:11et nous étions
20:12en richesse nationale
20:14par habitant
20:14numéro 4
20:15on a entendu votre réponse
20:17en Regueno
20:17et après si vous voulez bien
20:18on parle de ce qui va se passer
20:19demain
20:20en Regueno
20:20tout au fond aujourd'hui
20:21vous ne m'avez pas répondu
20:22sur ce qui va se passer demain
20:23c'est pas grave
20:23je vais lui faire un petit cours d'histoire
20:24et un petit cours d'économie
20:25si vous permettez
20:27d'abord
20:27la croissance
20:28sur les années
20:291900
20:30on va dire
20:3045
20:31ou 46
20:32jusqu'à la fin
20:33de la cinquième
20:34jusqu'à la fin
20:34des années 60
20:35c'était normal
20:35après la guerre
20:36mauvaise foi
20:36ça
20:36argument de mauvaise foi
20:38elle est de
20:39avant
20:3956
20:4156
20:41elle est de 5 à 6
20:43oui
20:43oui mais c'est normal
20:44c'était normal
20:45puisque l'économie
20:46était plantée
20:47pendant la guerre
20:48la mauvaise foi
20:49d'Henri Gueno
20:49quand même
20:50on n'est pas
20:51l'Assemblée nationale
20:51je peux continuer
20:53donc structurellement
20:55avant on est à un moment
20:56où on sort
20:57d'une période
20:57de croissance
20:59de croissance
21:00du pouvoir d'achat
21:00de croissance
21:01de l'économie
21:02d'investissement massif
21:03qu'on a fait
21:04je le rappelle quand même
21:05l'investissement massif
21:06qui nous a permis
21:07de rentrer
21:07dans les trompeurs
21:08c'est 1946-47
21:10c'est le plan monnaie
21:11après la création
21:13du commissariat
21:14au plan
21:14par le général de Gaulle
21:15juste avant de partir
21:16dans un pays
21:18où il y a
21:1950% d'inflation
21:20par an
21:20et
21:21290%
21:23d'endettement public
21:24bon
21:24donc on fait ça
21:25après il y a
21:26une mauvaise année
21:26de 56-57
21:27mais
21:28moi j'ai beaucoup
21:30travaillé sur cette
21:30question
21:31sur cette question
21:32c'est très intéressant
21:33et après on reviendra
21:34en 2025 messieurs
21:35si ça vous embête pas
21:35il y a une note
21:36de conjoncture de l'INSEE
21:38début 58
21:39qui explique
21:39ça n'est pas un problème
21:40de finances publiques
21:41la crise
21:41et ça n'était pas
21:42un problème de finances publiques
21:43et de Gaulle l'a traité
21:44comme un problème
21:45de finances publiques
21:45et ça a réussi
21:46je peux finir
21:47bon
21:47il n'a pas traité du tout
21:48c'est pas lui
21:48d'ailleurs c'est le plan
21:50c'est le plan RUF
21:50c'est RUF
21:51je crois qu'on ne va pas
21:52vous mettre d'accord sur ça
21:53non
21:54mais il faut aller
21:54rapidement Henri
21:56parce qu'on est en 2025
21:57mais précisément
21:58si en 2025
21:59on n'est pas capable
22:00de tirer les leçons
22:00de l'histoire économique
22:02en particulier
22:03on ne va pas s'en sortir
22:04voilà
22:04en 1958
22:05on a une crise
22:07de liquidité internationale
22:08on est en change fixe
22:10et les réserves
22:11de change de la France
22:11s'épuisent
22:12c'est pour ça
22:12qu'on va avoir le FMI
22:13c'est pour ça
22:14qu'on va avoir les Américains
22:15c'est pour ça
22:16qu'on va avoir
22:16l'Union Européenne des Paiements
22:18pour avoir des prêts
22:19en devise
22:20bon c'est pas un problème
22:21de finances publiques
22:21c'est un problème
22:22de liquidité internationale
22:24je continue
22:24il y a un endettement considérable
22:26donc on a arrêté tout ça
22:27les déficits
22:27c'est pas possible
22:29allez allez
22:30terminez
22:31mais il faudrait qu'on avance un peu
22:32ce que fait Ruef
22:33c'est ce qu'il a fait
22:34faire à Poincaré
22:36en 1928
22:36il fait une dévaluation réussie
22:38quand vous voulez réussir
22:39une dévaluation
22:40dans le contexte en question
22:41vous faites une dévaluation
22:42vous l'entourez
22:42d'une politique de rigueur
22:43pour éviter
22:44que ça déclenche
22:46une vague inflationniste
22:48en même temps
22:50voilà
22:50c'est ce qu'a fait Ruef
22:51c'est ce qu'a fait Ruef
22:52comme il l'avait fait
22:53en 1928
22:53avec Poincaré
22:54j'entends
22:54Henri on est un peu loin
22:55du sujet
22:56pardonnez-moi
22:57ça n'a rien à voir
22:57avec ce qu'on va faire aujourd'hui
22:58on revient
22:59aujourd'hui
23:00ça a tout à voir
23:01il est 18h30
23:02on est en direct sur
23:02CNUS et sur Europe 1
23:03en ce moment même
23:05les députés votent
23:06ils vont sans doute
23:06Eric Revelle
23:07faire tomber le gouvernement
23:08de François Ballou
23:08ma question était simple
23:09finalement pas si compliquée
23:10et demain
23:11qu'est-ce qui se passe demain ?
23:12très compliqué
23:13oui mais c'est Eric qui a la parole
23:14arrêtez
23:15on est train de discipliner
23:16je vais partir
23:16alors est-ce que le président
23:18de la République
23:19donne dès demain
23:20un nouveau Premier ministre
23:21pour faire quoi ?
23:22voilà
23:22je pense pas du tout
23:24qui ont un Premier ministre socialiste
23:25parce que si c'est pour appliquer
23:27un budget de relance
23:28cher à Henri Guénaud
23:29mais pas du
23:30attendez je termine
23:31je termine
23:32allez-y Eric
23:34je vois pas
23:35alors après il y a le 10 septembre
23:37où il y a toute cette mobilisation
23:38il y a le 8 septembre
23:39elle est inquiétante
23:39entre temps il y a
23:40même si ça me plaît pas Henri Guénaud
23:42il y a le 12 septembre
23:43là c'est des agences de notation
23:44qui disent
23:45nous on a confiance
23:46ou pas dans le risque français
23:47donc là vous avez
23:48un président de la République
23:49qui est dans la string
23:50puis le 22 septembre
23:51n'oublions pas
23:52le président de la République
23:52s'envole pour New York
23:53l'ONU
23:54pour annoncer que la France
23:55soutient la création
23:56des étudiants palestiniens
23:57donc entre toutes ces dates
23:58je vois pas comment
23:59on va slalomer
24:00entre un nouveau Premier ministre
24:02il va faire durer le temps
24:04il va faire le coup de Barnier
24:05Barnier ça a mis beaucoup de temps
24:07oui bien sûr
24:07exactement
24:08là il y a les budgets
24:12il y a un petit budget
24:13à adopter quand même
24:14et puis vous avez raison
24:15le 7 octobre
24:16le budget est présenté
24:17en Conseil des ministres
24:18si on veut espérer
24:18voter le budget
24:19avant la fin de l'année
24:20non objectivement
24:21la situation est quand même
24:22catastrophique pour le pays
24:24et catastrophique aussi
24:25pour Emmanuel Macron
24:26je pense qu'il n'a pas
24:27compris une chose
24:28c'est que plus il tarde
24:29et s'il fait de la procrastination
24:30ou alors il feint
24:32de consulter
24:33de voir à droite à gauche
24:34des solutions
24:35et il laisse passer le temps
24:36toute la pression
24:37va être exercée
24:38uniquement sur sa personne
24:39et moi c'est ça
24:40que je trouve inquiétant
24:41parce que derrière
24:42la personne d'Emmanuel Macron
24:43c'est plus la personne
24:44la figure du président
24:46de l'Arabie
24:46donc la clé de voûte
24:47de la 5ème république
24:48et en fait c'est un sujet
24:49qui dépasse la personne
24:51d'Emmanuel Macron
24:52et j'espère qu'il l'accompagne
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