00:00Et à 12h47 sur Europe 1, Christine Guilly, le débat se poursuit, l'audiovisuel public est-il neutre ?
00:09On continue d'en parler avec vos deux chroniqueurs, Gabriel Cluzel, Eric Degner et nos auditeurs bien sûr, comme Baptiste de la Nièvre, 28 ans, il nous a appelé au 01, 80, 20, 39, 21, Christine.
00:18Alors Baptiste, vous êtes en ligne avec nous et vous dites que vous êtes adhérent LR, que pensez-vous mon chien Baptiste, bonjour, de cet audiovisuel public ?
00:29Question, est-il neutre selon vous après ce qui s'est passé ce week-end ?
00:34Alors, bonjour, merci déjà de m'écouter.
00:37Un plaisir Baptiste.
00:38Le service public n'est pas neutre depuis quelques années.
00:42Alors, je suis adhérent LR, je suis délégué de circonscription dans la Nièvre et j'en ai marre de voir à chaque fois l'audiovisuel public taper sur le parti des Républicains, sur les candidats des Républicains.
00:54Et là, pour une fois, on a enfin la preuve que leur combat, c'est de mener la gauche au pouvoir et de taper sur les parties de droite.
01:04Et je pense que les Français en ont un ras-le-bol total et il faut absolument qu'on applique cette neutralité-là.
01:11Et j'ai envie de dire, est-ce qu'on avait besoin de cette preuve ? En plus, on a cette preuve sous les yeux.
01:16Qu'est-ce que ça va changer ? On va voir dans un instant.
01:18J'aimerais vous faire écouter, mon cher Baptiste, dans le prolongement de votre réaction, les propos de Sébastien Chenu, qui était sur Europe 1 ce matin et qui disait qu'il fallait aller plus loin.
01:30L'audiovisuel public, on a bien compris, c'est la gauche qui parle avec le portefeuille des Français.
01:34Donc, il y a un détournement du service public de l'audiovisuel à travers...
01:38Un détournement ?
01:39Oui, un détournement.
01:40Et d'ailleurs, je vais déposer moi-même, je vais signaler, je vais faire ce qu'on appelle un article 40, un signalement au procureur pour ce détournement du service public au bénéfice d'un parti politique.
01:50C'est-à-dire qu'un outil public financé par le Français finance de façon illicite un parti politique.
01:56Je pense que c'est très grave.
01:57Je pense que ça en dit long sur le service public, sur l'idée que ces gens se font du service public.
02:03C'est-à-dire qu'en fait, que les Français les payent, ne les dérangent pas.
02:07Ils ont une œuvre de militant socialiste et je pense que ça pose un vrai problème.
02:16Alors, je ne suis pas toujours d'accord avec ce que dit M. Chenu, puisque c'est bien le premier à taper sur nos candidats et les responsables aux Républicains.
02:24Ils sont pourtant d'accord avec beaucoup de nos mesures, mais effectivement, il faut à un moment donné qu'ils prennent leurs responsabilités et qu'ils fassent le nécessaire
02:35et qu'ils arrêtent effectivement de soutenir non-stop la gauche.
02:41Il faut que tous les partis soient entendus et qu'ils arrêtent d'appliquer leur politique en direct devant tous les auditeurs.
02:47C'est intéressant parce qu'on a l'impression que la France entière voit ce biais politisé de l'audiovisuel public et pourtant rien ne se passe.
02:59Exactement comme la France entière qui voit que la dette explose et qu'il faudrait des dépenses, une réduction des dépenses publiques et pour autant on ne fait rien.
03:07C'est incroyable cette cécité, cette incroyable, cette déconnexion des élites et puis la réalité de ce que vivent les Français.
03:15Ceux qui se disent, moi je ne veux pas payer pour un audiovisuel public biaisé.
03:20Je suis entièrement d'accord. Après, la déconnexion des élites, ça dépend pour moi de quel bord ils sont.
03:26Il y a un bord qui est bien déconnecté, qui promet d'augmenter les dépenses publiques pour nous aider.
03:31Le PS.
03:31Je pense à LFI.
03:33Le PS.
03:33Le PS aussi.
03:34Moi, j'ai peur des électeurs d'LFI qui n'arrivent pas à ouvrir les yeux d'une sur leurs responsables et sur les dégâts que pourrait causer LFI demain s'ils étaient au pouvoir.
03:47On va écouter François Bayrou, c'est intéressant parce qu'il était invité ce week-end à Cetavou et écoutez comment exaspéré il tacle les journalistes de Cetavou.
04:01Mais on aurait aimé qu'il les tacle un peu plus tôt dans son mandat de Premier ministre. Écoutez ça un petit peu.
04:06Je vous trouve gonflé. Je suis là parce que vous m'avez invité.
04:09Mais vous avez accepté cette invitation.
04:11Excusez-moi. On va dire aux gens, ce n'est pas moi qui m'invite.
04:13Non, pas du tout, mais vous l'avez accepté cette invitation.
04:15Vous êtes venu dans mon bureau pour m'expliquer qu'il fallait que je vienne, que c'était une émission où vous aviez envie et besoin de me rencontrer.
04:25Et vous vous dites maintenant pourquoi vous êtes là ?
04:26Alors moi, j'ai l'impression, Baptiste, que François Bayrou, il se lâche là.
04:30Il dit en fait ce qu'il pense et ce qu'il aura dû dire peut-être plus tôt face aux journalistes du service public, non ?
04:36Enfin, après je ne sais combien d'années de politique, il ose enfin dire quelque chose et faire quelque chose.
04:4251 ans.
04:42Je n'attendais rien de lui lorsque j'ai appris qu'il était nommé et j'ai bien fait de ne rien attendre, puisque depuis qu'il est là, on n'a rien, à part un budget qu'il essaye de mener, mais qui est très compliqué dans la conjoncture actuelle.
04:56Mais enfin, il ose enfin dire qu'il se lâche, vous avez raison.
05:03Voilà, il se lâche. Merci beaucoup, Baptiste, pour votre appel.
05:0528 ans, vous nous appelez de la Nièvre.
05:07On va prendre Michel.
05:09Michel, vous nous appelez de la Vendée.
05:10On aime la Vendée.
05:12Quelle est votre réaction par rapport à ce dérapage grave de l'audiovisuel public face aux propos qui ont été tenus à propos de Rachida Dati ?
05:22Écoutez, pour faire un point, dès le départ comme ça, je peux vous dire une chose, c'est que moi déjà, M. Cohen, je m'étais mis en retrait, c'est carrément du boycott.
05:36Je l'ai fait après l'histoire de Crépole, parce que je ne sais pas si vous vous souvenez, mais quand même, M. Cohen avait osé dire, et là, moi, j'en suis tombée de ma chaise,
05:47il a osé dire que les agresseurs du jeune Thomas, en fin de compte, c'était qu'une bande de jeunes qui voulaient draguer des filles dans un banc.
05:56Ben oui, draguer des filles avec un couteau, ça va beaucoup plus vite pour draguer des filles, ça c'est sûr.
06:01Enfin bon, moi j'avais été outrée, donc ce que j'ai fait...
06:04Et Éric Tegner rappelle que l'ARCOM lui a fait un rappel à l'ordre.
06:08Comment ?
06:08Éric Tegner nous rappelle que l'ARCOM lui a fait un rappel à l'ordre après ses propos, effectivement.
06:12Oui, mais c'est pour vous expliquer ma prise de position, parce que je suis quand même...
06:16Disons que je suis de gauche, enfin avec beaucoup de questionnements, parce que là je ne sais plus où j'en suis,
06:23et donc, pour ce qui concerne M. Cohen, je m'étais déjà fait mon idée sur le personnage,
06:31et moi ce qui m'effraie, c'est que ce genre de personnes, qui se dit journaliste, parce qu'ils ne le sont plus,
06:40pour moi ce sont des partisans, ce ne sont plus des journalistes,
06:44parce qu'ils nous parlent d'une France telle qu'ils voudraient qu'elle soit.
06:49Mais certainement pas telle qu'elle est.
06:53Je ne sais pas dans quel monde y vivent ces gens,
06:56mais ce serait bien qu'ils sortent de leur cocon très protecteur,
07:03et qu'ils viennent se coltiner la banlieue, par exemple.
07:05Oui, c'est ça. En tout cas, Michel, vous êtes assez clairvoyante, vous êtes gauche,
07:09et vous dites que vous êtes perdue. Merci beaucoup pour votre appel.
07:12Dernier mot sur la question avec une réaction de Gabriel Cluzel,
07:15puis Éric Tegner sur cet audiovisuel public qui semble manquer d'impartialité.
07:19Oui, je voulais rappeler aussi que la mère d'Elias avait été extrêmement sévère
07:26à l'endroit de Patrick Cohen, dans sa façon de restituer les faits.
07:30Il avait dit, oui, il avait refusé, ce jeune, l'enfant Elias,
07:34avait refusé de donner son téléphone.
07:36Enfin bon, il avait eu une présentation tout à fait biaisée,
07:39qui avait fortement déplu à la mère d'Elias.
07:42Mais vous savez, il y a eu une enquête aussi qui a été faite par l'Institut Thomas More,
07:47on en a parlé, je pense, sur Europe 1,
07:49pour montrer de façon très précise, en décortiquant les programmes,
07:52à quel point l'influence de la gauche était forte,
07:55à quel point les invités étaient de gauche.
07:57Et je crois que c'est très important de le dire.
07:59Mais dernier point, vous savez pourquoi ils font ça ?
08:00Parce que pour eux, ils ne cherchent pas la neutralité,
08:02ils sont dans une forme de croisade.
08:03Pour eux, c'est le bien. Ils font le bien face au mal.
08:06Donc, il ne faut rien attendre en termes de neutralité.
08:10Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous sommes prisonniers
08:11avec notre portefeuille de cette audiovisuelle publique.
08:14Le bien contre le mal à la Robespierre.
08:16Éric Tegner.
08:17Il faut comprendre que le mal, il est bien implanté,
08:18que tout est pourri.
08:19Donc, moi, je pense qu'il faut un grand plan social aujourd'hui,
08:21de France Télévisions, de Radio France,
08:23qu'il faut absolument tout privatiser.
08:24Ça fera 4 milliards d'économies.
08:25Moi, je les invite, j'invite Patrick Cohen
08:27à peut-être mettre la main dans sa poche,
08:29à aller créer un média.
08:30On va voir à quel point il y aura des millions de gens derrière lui
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