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  • il y a 5 mois

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00:00...sur Europe 20, 10h, 11h30 et vous êtes très nombreux à être heureux, à nous envoyer des messages, d'entendre Jean-Luc Lemoyne ce matin
00:07qui est l'invité de Culture Média pour son spectacle Liquidation, tourné dans toute la France et la pièce, le prénom, ça commence le 30 septembre
00:14à ici les Moulineaux, première date d'une longue série. Combien il y a de dates en tout ?
00:19Une centaine.
00:20Ah il y a une centaine de dates, vous allez passer partout.
00:22Un soir sur deux à peu près ?
00:23Entre le spectacle solo et, oui je serai un soir sur deux sur scène.
00:27Il va falloir s'accrocher.
00:27Surtout, une petite pensée pour ma famille qui va être très heureuse.
00:31Ah oui.
00:33Tu vas enfin nous lâcher celui-là ?
00:34Allez on va dresser votre portrait sonore Jean-Luc, des petits sons pour mieux vous connaître et voici le premier.
00:40Au centre de loisirs, on y va avec plaisir, on fait plein d'activités, on est vraiment motivés, c'est trop cool, c'est trop bien, ça commence dès le matin dans la loi.
00:51Chacun aura reconnu bien sûr la chanson de Rémi Trouillon au centre de loisirs.
00:56Evidemment, c'est une petite chanson ça ?
00:58C'est une petite chanson absolument.
01:00Je croyais que c'était dit, hein ?
01:02Non, non, c'est vraiment sur Youtube.
01:04Parce que j'ai lu quelque part que vous avez été Jean-Luc, directeur d'un centre de loisirs.
01:07Mais non, je ne savais pas ça.
01:09Si, si, si.
01:09J'ai fait des études, j'ai fait un bac plus 4 et mes parents étaient complètement désespérés que je veuille faire de l'humour.
01:17Pour eux, j'étais juste chômeur et ils m'ont poussé à faire un concours administratif.
01:21Et comme beaucoup de choses dans ma vie, j'ai réussi ce concours, j'ai beaucoup réussi des choses que je ne voulais pas réussir.
01:26Et je me suis retrouvé responsable d'un centre de loisirs dans le 20e arrondissement.
01:29Donc officiellement, je suis passé du jour au lendemain directeur, j'ai fait ce que j'ai pu dans le 20e.
01:34Ça a duré combien de temps cette histoire ?
01:36Un an pile !
01:37Et quand j'ai pu me mettre en disponibilité, je me suis retiré.
01:41Mais j'ai eu le temps de faire des trucs un peu bizarres.
01:43Donc papier crépon, tout ça, c'est vous maîtrisez à fond.
01:45Exactement, les attaches parisiennes, tout.
01:48Ah ouais, les attaches parisiennes !
01:49Si des enfants ont des souvenirs, qu'ils veulent témoigner.
01:53Écoutez, je suis tombé une fois sur un enfant qui était vendeur et qui m'a dit, vous êtes occupé de moi.
01:58Et il n'avait pas l'air traumatisé.
02:00Il n'avait pas de me souvenir, oui, ça va.
02:01Ce qui se passe, c'est que moi, je voulais emmener les enfants, les ouvrir à la culture, parce que c'était mon domaine.
02:06Et je me rappelle avoir emmené des enfants voir un film qui s'appelle Les bottes rouges, que connaît peut-être notre ami Olivier.
02:13Et c'est un film iranien, super.
02:15Et juste, quelqu'un qui travaillait avec moi, un animateur, me dit, au fait, je vais te dire, il est en VO.
02:21C'était des enfants de 3-4 ans, je ne savais pas lire.
02:26Et c'était horrible l'histoire, si je peux vous la résumer en deux secondes.
02:29L'histoire, c'est que c'était un petit garçon qui accompagnait sa mère au boulot.
02:35Chaque jour, il passait devant une boutique et il fantasmait sur une paire de bottes rouges.
02:40Enfin, c'était une petite fille plutôt.
02:41Et la maman se saigne au cas de veine, lui a acheté ses bottes rouges qui étaient un peu trop grandes,
02:45mais il n'y avait qu'une seule taille.
02:46Et à un moment, elle perd une botte rouge.
02:48Et pendant tout le film, on se demande, est-ce qu'elle va retrouver la botte rouge ?
02:50Ah oui, gros enjeu.
02:51Elle ne la retrouve pas.
02:52Et finalement, la botte qui lui reste, elle la donne à un de ses copains qui n'a qu'une jambe.
02:56Ah oui, vous nous avez dit la fin, j'avais prévu de le regarder.
02:59Bah tant pis, il a tout spoilé.
03:02Allez, le prochain extrait.
03:03Que la moitié de nous, mon frère, oh mon frère, oh mon frère, c'est vrai qu'on m'a connu dans les dix commandements.
03:23C'est vrai que je disais, je vous connais depuis pas mal de temps et vous êtes quelqu'un d'assez pudique, pour ne pas dire secret, Jean-Luc.
03:29Vous protégez votre vie privée, c'est bien normal.
03:30Mais vous avez fait une petite entorse en mai dernier, dans l'émission de Frédéric Lopez, un dimanche à la campagne,
03:34en racontant pour la première fois que vous avez un grand frère qui est lourdement handicapé.
03:39Qu'est-ce qui vous a donné envie cette fois-ci d'en parler ?
03:42Alors, moi depuis que j'ai commencé à être un poil médiatisé, j'ai toujours fait attention à ce qu'on juge mon travail et pas ma vie privée,
03:51parce que j'ai envie qu'on vienne pour les bonnes raisons.
03:54Après, c'est pour ça que je n'ai jamais fait de photo avec ma famille, mes enfants, spécialement.
03:58J'ai eu des propositions de faire des... vous savez, c'est un reportage photo à la maison.
04:03Dans la cuisine, dans le jardin.
04:05Sur le tapis, toutes ensemble.
04:07Donc je n'ai pas fait.
04:08Et puis là, j'ai fait un dimanche à la campagne.
04:11C'est une émission un peu particulière où on se livre un peu plus.
04:15Et puis je me suis dit, tiens, Frédéric crée quelque chose qui est propice à la confidence.
04:23On oublie que c'est de la télé.
04:24On oublie que c'est de la télé.
04:25Et puis je me suis dit, tiens, ça peut peut-être servir aussi à quelqu'un.
04:28Et puis j'arrive peut-être à un moment de ma vie où je me dis, tiens, c'est intéressant aussi de donner des clés peut-être pour qu'on me comprenne un peu différemment.
04:34Et puis surtout parce que, je raconte dans l'émission, ça a longtemps été un secret de famille.
04:40Et je n'avais pas envie que ça soit perçu comme ça pour ceux qui sont au courant.
04:44Parce que moi, c'est quelque chose qui a toujours fait partie de ma vie et que j'avais envie de revendiquer aussi.
04:50Je me dis, si ça peut libérer une parole, c'est bien.
04:53J'imagine que vous avez eu beaucoup de retours après cette émission, beaucoup de messages.
04:56Oui, oui, oui, j'ai eu beaucoup de retours.
04:59Après, c'est toujours pareil.
05:01Tout à l'heure, quand je parlais du spectacle, je dis, c'est le règne de la petite phrase et tout.
05:05C'est vrai que beaucoup de gens se sont emparés de ça.
05:07Et puis des fois, on sortit des titres.
05:10Ce qui fait que maintenant, comme j'ai parlé du problème qu'a eu mon frère, c'est plus qu'un problème,
05:17j'ai eu des titres genre, quelle est la maladie de Jean-Luc Lemoyne ?
05:21Oui, oui, pour aller cliquer, oui, bien sûr.
05:23Pour aller cliquer, vous vous dites, est-ce que c'est bien nécessaire tout ça ?
05:25Oui, ça va le faire.
05:26Et ça confirme ma réticence à parler de choses perso.
05:29Allez, un petit générique télé maintenant.
05:31Ça doit vous parler, ça, je pense.
05:39Oui, oui.
05:40L'habit ne fait pas le moine, c'était votre talk en 2009 sur France 2.
05:45Est-ce que ce n'est pas votre meilleure expérience télé, ce talk show ?
05:48Je pense qu'honnêtement, c'est ce que j'ai fait de plus abouti.
05:51Alors, ça a été l'expérience d'un été, mais en plus, ça a marché très, très bien.
05:56Mais oui.
05:56Ça a marché très, très bien.
05:58Ça a même un peu agacé Laurent Ruquier à l'époque.
05:59À l'époque, ça l'avait un peu agacé, mais c'est dommage, parce que moi, j'ai que de l'amour pour Laurent et que de la reconnaissance.
06:06Mais ça avait très, très bien marché.
06:08On faisait, en deuxième partie soirée, 1,7 million de téléspectateurs.
06:12Et puis surtout, j'avais une équipe absolument géniale.
06:14J'ai des gens qui, l'année dernière, ont été primés au Molière.
06:18J'avais des comédiens.
06:19Il y avait un faux panel.
06:20Il y avait plein, plein d'idées dans cette émission.
06:22Et on avait des invités de dingue, de dingue.
06:25Et ça a démarré en mode stand-up.
06:27Ça alliait vos deux compétences, en fait.
06:29De vos deux casquettes, aujourd'hui.
06:31Comme beaucoup d'humoristes, moi, j'ai toujours été attiré par les late shows à l'américaine.
06:34Mais j'étais persuadé que ça ne pouvait pas s'adapter en France.
06:37Donc, on a essayé de faire un mix entre les talks que moi, j'aimais, les talks de Thierry Ardisson,
06:43et les late shows américains.
06:45Et ça a donné, la bille ne fait pas le moine.
06:47La bille ne fait pas le moine.
06:48Et alors, aujourd'hui, il y a aussi Samedi d'Henri.
06:49On en parlera tout à l'heure sur France 3, tous les samedis, après-midi.
06:53Et ce spectacle, donc, liquidation.
06:55Allez voir Jean-Luc en spectacle.
06:57C'est un régal.
06:58Dans un instant, Jean-Luc, je sais que vous aimez les recommandations de Lili Benke-Moun en matière de cinéma.
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