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  • il y a 5 mois

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Transcription
00:00Bonjour Jacques Auberti.
00:01Oui, bonjour à toutes et à tous.
00:03Est-ce que je peux d'abord vous demander ce que vous allez voter cet après-midi à l'Assemblée nationale
00:07lors du vote de confiance décédé par François Bayrou ?
00:10Oui, compte tenu du contexte actuel, compte tenu aussi des projets que mon groupe porte,
00:17mais que plus généralement les Françaises et les Français attendent,
00:22je ne voterai pas la confiance.
00:24Donc vous allez voter contre.
00:25Alors, vous assumez le fait de participer à la suite du gouvernement
00:29qui va mettre la France dans une nouvelle grande incertitude donc ?
00:34Alors, tout à fait, après mûre réflexion, nous sommes dans une période extrêmement sérieuse de notre pays.
00:41La question de la dette est dans toutes les têtes en quelque sorte,
00:45mais aussi la question de l'effort.
00:49qui, dans le projet du Premier ministre, va porter cet effort ?
00:56Nous l'avons analysé depuis le mois de juillet.
01:00Nous étions d'ailleurs au travail bien avant les annonces du Premier ministre au mois de juillet.
01:07Nous avons constaté que, dans ce que proposait le Premier ministre,
01:10c'était surtout, on va dire, les classes populaires, les classes les plus modestes, les classes moyennes,
01:18qui, pour trois quarts de l'effort, étaient mises à contribution.
01:22Et pour nous, c'est relativement insupportable.
01:25On va parler des propositions que vous faites, vous, Parti Socialiste, pour le budget.
01:28Est-ce qu'il n'y a aucun suspens selon vous ?
01:30Tous les socialistes, notamment, vont voter contre Bayrou ?
01:33Oui, sincèrement, je pense qu'il n'y a aucun suspens.
01:36Est-ce que vous êtes pour aussi la dissolution de l'Assemblée nationale
01:39et donc l'organisation de nouvelles élections législatives avant la fin de l'année ?
01:43Alors, la question n'est pas d'être pour ou contre,
01:46et de savoir ce que la dissolution pourrait apporter de mieux
01:49par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui.
01:52Sincèrement, moi, j'ai beau retourner le problème dans tous les sens,
01:55je pense qu'une dissolution n'apporterait pas de solution, en quelque sorte.
02:00Donc, je pense que la question est ailleurs.
02:03Le ministre de l'Intérieur et président des Républicains, Bruno Retailleau,
02:06a prévenu qu'il était hors de question d'avoir un Premier ministre socialiste.
02:10Quel serait le compromis, selon vous, Jacques Auberti, député PS de Haute-Garonne ?
02:15Alors, je crois que ce n'est pas le ministre de l'Intérieur qui nous dicte notre avenir.
02:20Et d'ailleurs, dans sa propre formation politique,
02:22on entend d'autres discours, dans bien des formations d'ailleurs,
02:28qui n'ont pas manqué aussi d'être critiques par rapport à ce que proposait le Premier ministre.
02:32Non, je pense qu'il y a un chemin, un nouveau chemin,
02:37soit que nous arrivons à aborder dans le cadre, effectivement, de discussions
02:42qui auraient dû d'ailleurs être conduites bien plus tôt,
02:46dès le début de l'été.
02:47Nous étions, nous, au travail toutes ces semaines.
02:51Soit, effectivement, considérer qu'à un moment,
02:53vu tout ce qui a été essayé par le Président de la République,
02:57aujourd'hui, il est temps, pourquoi pas, d'imaginer une autre trajectoire,
03:03un autre projet, celui porté, par exemple, par les socialistes,
03:08un projet en responsabilité, un autre chemin, en quelque sorte, pour redresser le pied.
03:12Alors, le chemin est la solution, justement, Jacques Auberti,
03:15vous êtes contre le plan d'économie de 44 milliards d'euros,
03:17présenté en juillet dernier par François Bayrou,
03:19et vous connaissez bien le sujet, puisque vous faites partie de la commission des finances,
03:23de l'économie, du contrôle budgétaire de l'Assemblée.
03:26Quelles économies il faut absolument faire, selon vous ?
03:30Alors, on a tendance à dire que les socialistes ne veulent pas faire d'économie,
03:35ce qui est complètement faux.
03:36Il y a des économies à réaliser en responsabilité,
03:39sur la question, par exemple, d'un certain nombre d'avantages donnés aux entreprises.
03:46Vous savez, il y a un rapport qui a été édité par le Sénat récemment,
03:51avec des ados entreprises sans contrepartie.
03:54Il y a des économies, sans doute aussi, pour les plus aisés d'entre nous,
03:58sur un certain nombre de niches fiscales, par exemple.
04:04Il y a des économies à réaliser sur un certain nombre d'actions de l'État.
04:10Donc, je pense à certaines agences, peut-être en mutualisant.
04:15Mais par contre...
04:15Sauf qu'avec l'Assemblée actuelle, votre programme n'a aucune chance d'aboutir.
04:19Je rappelle, 66 députés socialistes, ça va être très très court.
04:22Oui, mais sincèrement, la question n'est pas, aujourd'hui,
04:26pour la stabilité de notre pays, d'être absolument pour,
04:29c'est surtout de laisser ce chemin possible.
04:32Et donc, d'avoir, en quelque sorte, un pacte de non-censure.
04:37Pour une gauche plurielle, en tout cas, celle que vous appelez...
04:41Oui ?
04:42Oui, mais qui peut aussi réunir des forces qui ont été d'ailleurs assez critiques.
04:47Prenez le cas de la mesure des deux jours fériés.
04:51Moi, j'ai passé mon été sur le terrain.
04:55J'ai constaté que nos concitoyens,
04:58ceux qui étaient même les plus conservateurs,
05:01ne pouvaient accepter cette mesure.
05:03Merci beaucoup.
05:04Donc, il y a réellement un chemin.
05:06Vous savez, au moment de la pente des...
05:07On doit s'arrêter, oui.
05:08Merci beaucoup.
05:09Merci beaucoup, Jacques Auberti, député de la dixième circonscription de la Haute-Garonne.
05:12Le vote de conscience est à 15h.
05:14Le résultat est attendu vers 19h.
05:16Et vous l'avez dit, vous voterez contre le gouvernement de François Bayrou.
05:18Merci et bonne journée.
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