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  • il y a 1 an

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00:00Europe 1 Soir Weekend, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Merci de nous rejoindre dans Europe 1 Soir Weekend pour m'accompagner dans cette première heure d'Europe 1 Soir Weekend.
00:10Véronique Jacquier, journaliste politique à CNews. Bonsoir Véronique Jacquier.
00:14Bonsoir Stéphanie, bonsoir à tous.
00:16Alexandre Malafaille, fondateur du Think Tank Sinopia. Bonsoir Alexandre.
00:20Bonsoir Stéphanie Demureux.
00:21Alors une actualité politique riche, il avait forcé sa nomination, on s'en souvient, à Matignon, c'était il y a 9 mois.
00:28François Bayrou sera, sauf surprise, forcé cette fois-ci de quitter ses fonctions demain à l'issue d'un vote de confiance à l'Assemblée.
00:37Alors évidemment, que va-t-il se passer après ? C'est la grande question que tout le monde se pose, dont la réponse est certainement entre les mains du Président de la République.
00:45Chacun y va de ses chiffons rouges. Le Rassemblement National prévient qu'il faudra tenir compte de ses aspirations.
00:52Pour Bruno Retailleau, ce sera un gouvernement d'union nationale, mais sans les socialistes.
00:58On en parle avec vous, Mickaël Taverne, député Rassemblement National du Nord.
01:04Bonsoir.
01:04Bonsoir, merci pour l'invitation.
01:06On a écouté Marine Le Pen, évidemment, votre chef de file qui s'est exprimé aujourd'hui à Hénin-Beaumont.
01:11Elle a réclamé une nouvelle fois l'alternance avec insistance, quitte d'ailleurs au passage à sacrifier son propre mandat.
01:18Est-ce que vous aussi, vous êtes déjà prêt à repartir en campagne ?
01:23Ah mais bien sûr, nous sommes prêts à la dissolution.
01:26D'ailleurs, c'est ce que nous demandons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
01:29À partir du moment où il y a une instabilité, une impasse politique,
01:32la Ve République impose justement de revenir devant les Français, c'est-à-dire aux élections,
01:37pour qu'ils puissent clairement définir les grandes orientations.
01:40Nous avons un projet politique qui est parfaitement réfléchi,
01:45qui est construit, je pense, qui est partagé par une très grande majorité de Français,
01:48sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, l'immigration, la contribution à l'Union Européenne,
01:54la politique également économique, notamment avec des économistes sur les agences,
01:58C'est les conditions d'ailleurs que Marine Le Pen a posées clairement,
02:01sinon ce sera la censure d'un éventuel autre Premier ministre.
02:05Ah oui, mais bien sûr, vous savez, nous ne sommes pas dans les calculs politiciens.
02:08Nous avons toujours été clairs.
02:09Marine Le Pen et Jordan Bardella l'ont parfaitement indiqué depuis maintenant de nombreux mois et de nombreuses années.
02:14Notre boussole, c'est l'intérêt de la France et des Français.
02:16Nous ne sommes pas dans les calculs politiciens, dans les tambouilles politiques.
02:22Aujourd'hui, la gauche qui est prête à gouverner avec Emmanuel Macron,
02:24alors que la gauche disait qu'elle était la première opposition à la politique d'Emmanuel Macron.
02:30Donc en tout cas, nous sommes droits dans nos baskets, c'est ce que demandent les Français,
02:32c'est ce que demandent nos électeurs.
02:34Donc oui, effectivement, nous demandons la dissolution pour que les Français puissent, une nouvelle fois,
02:38s'exprimer pour définir les grandes orientations.
02:41Vous l'avez demandé, mais vous savez qu'à priori, Emmanuel Macron n'est pas vraiment prêt à exaucer vos voeux.
02:47On peut aussi s'attendre à la nomination d'un nouveau Premier ministre,
02:50et pourquoi pas de gauche ?
02:51Apparemment, il y a quelques négociations en cours.
02:54Alors, on ne sait pas bien, il y a quelques informations.
02:56On cite aussi Gérald Bertrand.
03:01Quelle serait votre réaction si un ministre de gauche arrivait demain à Matignon ?
03:08Alors, c'est vrai que notamment le Parti Socialiste se déclare candidat à Matignon.
03:13Le Parti Socialiste qui a réalisé avec son présidentiel 1,7% des suffrages.
03:19C'est quand même particulier de demander à gouverner avec 1,7% des suffrages.
03:26Je rappelle que les socialistes se sont alliés aux antisémites de la France insoumise.
03:30Et aujourd'hui, c'est vrai que s'allier avec la France insoumise,
03:33ça pose à des gens qui ne souhaitaient plus s'allier.
03:36Oui, mais visiblement, d'après ce que j'ai écouté ces dernières heures,
03:39ça ne leur poserait pas de problème de récupérer les idées,
03:44et notamment certaines orientations de la France insoumise.
03:47Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'à partir du moment où il y a un Premier ministre
03:51qui est nommé par le Président de la République,
03:55mais qui ne respecte pas la volonté des Français,
03:58les 11 millions d'électeurs qui ont voté pour le Rassemblement National en juin l'année dernière,
04:02ce Premier ministre, bien évidemment, s'expose à une censure du Rassemblement National,
04:07puisque je rappelle que notre boussole, c'est l'intérêt des Français.
04:09Nous avons fait des propositions sur la politique migratoire,
04:14nous avons fait des propositions sur la sécurité,
04:16nous avons fait des propositions sur la fraude sociale, la fraude fiscale,
04:20notamment également la contribution à l'Union Européenne,
04:23faire des économies sur les opérateurs d'État,
04:25notamment avec le projet de loi sur la simplification de la vie économique,
04:28où le Rassemblement National a vraiment été très très mobilisé.
04:31Nous avons déposé des dizaines d'amendements
04:33pour faire des économies sur la suradministration, la bureaucratie,
04:37mais la gauche a voté contre.
04:39Donc ça ne lui pose aucun problème qu'il y ait une suradministration,
04:41un recasage de tous les élus qui ont perdu aux élections,
04:45pour aller notamment, par exemple, au Conseil économique, social et environnemental.
04:47Alors un ministre de gauche n'est pas souhaitable également pour Constance Legrippe,
04:53qui nous rejoint dans cette conversation, député des Hauts-de-Seine,
04:57pour la majorité, ensemble pour la République.
04:59Bonsoir Constance Legrippe.
05:01Bonsoir.
05:01Quand on écoute ces potentielles possibilités d'un ministre de gauche
05:07nommé à Matignon, vous, ça vous inspire quoi comme réaction ?
05:13J'ai toujours été très claire pour ce qui me concerne,
05:15et c'est un point de vue qui est assez largement partagé
05:20par beaucoup des gens que je rencontre,
05:22notamment ici dans ma sixième circonception des Hauts-de-Seine.
05:25Un premier ministre de gauche à la tête d'un gouvernement de gauche
05:29pour faire une politique de gauche, ça n'est pas acceptable.
05:33Je pense notamment au contre-budget qu'a présenté le Parti socialiste
05:36lors de ses journées parlementaires à Blois il y a quelques jours,
05:39et qui est un ensemble de propositions,
05:43toutes, je dirais, plus socialistes que jamais,
05:48avec moins de réductions de la dépense publique et plus d'impôts.
05:51Donc tout cela n'est pas du tout l'hypothèse qui a des faveurs, bien évidemment.
05:57Et je ne serais pas du tout, du tout en phase avec un tel choix
06:01qui, très franchement, à l'heure où nous parlons,
06:05est l'hypothèse la moins vraisemblable, la moins...
06:09Emmanuel Macron, dont vous faites partie de sa majorité, Constance Legrippe,
06:14vous voulez ouvrir justement aux socialistes, il l'a clairement sous-entendu.
06:18Alors, ouvrir à des personnalités de gauche n'est pas du tout la même chose
06:23que de nommer à Matignon un Premier ministre de gauche
06:26qui ferait une politique de gauche.
06:28Moi, je souhaite plusieurs choses.
06:29D'abord, éviter la dissolution, éviter de convoquer à nouveau le peuple français,
06:35parce qu'à l'Assemblée nationale, 177 députés,
06:39hommes et femmes appartenant à des familles politiques, certes très différentes,
06:42n'arrivent pas à se mettre d'accord ensemble ou à dégager ensemble un chemin
06:48pour continuer à faire avancer notre pays.
06:51Et donc, les ingénieurs du chaos, ceux qui appellent à la dissolution immédiate,
06:55ceux qui appellent à la dissolution du chef de l'État,
06:58ne me trouveront jamais de leur côté.
07:00Je pense que nous devons véritablement,
07:02comme cela a été dit aussi bien chez les Républicains
07:06que dans d'autres familles politiques du socle commun,
07:10trouver un sursaut de responsabilité, de sérieux, de crédibilité.
07:15Et pour ne pas apparaître...
07:16On va poser la question, pardonnez-moi qu'on s'en se le griffe, à Mickaël Taverne.
07:21Vous êtes un ingénieur du chaos, Mickaël Taverne ?
07:24C'est assez particulier de déclarer jour après jour que les oppositions,
07:30puisque leur premier rôle, c'est de s'opposer à la politique d'Emmanuel Macron,
07:33d'être les investigateurs du chaos.
07:36Je rappelle, Mme Le Grip, que vous êtes avec Emmanuel Macron depuis 8 ans.
07:42Nous avons...
07:43Non, mais laissez-moi finir.
07:45Je sais que ça vous pose problème, mais malheureusement, c'est la réalité des faits.
07:49Vous êtes les responsables du chaos des déficits,
07:51vous êtes responsable du chaos de la dette,
07:53vous êtes responsable du chaos sécuritaire,
07:56vous êtes responsable du chaos institutionnel,
07:59puisque vous avez magouillé avec notamment la France Insoumise l'année dernière
08:04pour que le Rassemblement National et Jean-Lambardella ne soient pas nommés à Matignon
08:09pour incarner une politique de rupture.
08:11Vous avez préféré, et d'ailleurs M. Attal l'a bien dit,
08:14voter pour la France Insoumise.
08:15Donc aujourd'hui, il faut assumer vos choix.
08:18Et en tout cas, c'est ce que...
08:19Je comprends que la dissolution...
08:21Vous ne parlez pas en même temps.
08:21Je comprends que la dissolution vous poseraient problème.
08:25Parlez pas en même temps, Constance Leroy.
08:26On va vous donner la parole. Terminez.
08:28Je comprends que la dissolution vous pose problème,
08:30puisque quand on voit les derniers sondages,
08:32effectivement, le bloc central, vous avez beaucoup à perdre,
08:34puisque vous êtes effectivement aujourd'hui à l'origine du chaos que connaît la France.
08:40Constance Leroy, pour la réponse.
08:42Alors, je ne vais pas revenir sur toutes les assertions
08:46de mon collègue député du Rassemblement national.
08:50Mais enfin, bon, simplement dire que,
08:51pour ce qui me concerne, ainsi que d'autres membres
08:53de la famille politique centriste et centrale à laquelle j'appartiens,
09:00avaient absolument récusé toute stratégie ou toute tactique
09:04de voie avec les suffrages LFI,
09:12et que pour moi, ça a toujours été très très clair,
09:13comme beaucoup dans ma famille politique,
09:15ni RN, ni LFI, pour ce qui est de la tactique politique.
09:20Une fois qu'on a dit ça, je crois très franchement
09:23que nous devrions, à l'instar de ce qui se passe
09:26dans d'autres grandes démocraties européennes qui nous entourent,
09:29être capables de trouver, entre hommes et femmes,
09:32de bonne volonté, en mettant sur la table
09:34un certain nombre de propositions,
09:37de dégager un chemin pour trouver des convergences.
09:40C'est ce que font toutes les démocraties autour de nous.
09:42Ça s'appelle le compromis, les concessions, la coalition.
09:48Mais convoquer les électeurs et les électrices tous les ans,
09:52parce que nous n'arrivons pas à nous entendre en commun,
09:56sur un chemin pour avancer, pour protéger la France.
10:00On est dans un contexte géopolitique et géostratégique extrêmement dangereux,
10:04extrêmement menaçant.
10:06Les dangers autour de nous se multiplient.
10:10Et nous lancer dans une nouvelle séquence électorale,
10:13alors que les Français se sont exprimés il y a un an,
10:16sans parler du fait que c'est extrêmement coûteux
10:19de faire des solutions.
10:20Et pour les collectivités locales et pour l'État,
10:24ne me semble pas la solution la plus sérieuse et la plus raisonnable.
10:27Il y a Alexandre Malafane qui voudrait vous poser une question,
10:31enfin interpeller nos invités, Alexandre Malafane.
10:33Oui, d'abord pour vous, madame la députée.
10:36Imaginons qu'Emmanuel Macron ne cherche pas à dissoudre tout de suite
10:39pour essayer de trouver une solution.
10:41Vous évoquiez le fait que si c'était un premier ministre socialiste,
10:44ça vous poserait un vrai problème.
10:45Mais imaginons qu'il aille choisir un homme de gauche
10:47qui ne soit pas encarté au PS comme Bernard Cazeneuve.
10:50Qu'est-ce que ça pourrait provoquer comme réaction chez vous ?
10:52Est-ce que vous pensez que vous pourriez lui donner la chance
10:54pour essayer de constituer une équipe qui serait un peu hybride
10:57comme finalement l'accueil du gouvernement ?
10:58Essayer de trouver un chemin, une méthode pour essayer de faire un moment de tenir ?
11:01Tout dépend du projet, des orientations, des propositions mises sur la table.
11:07Encore une fois, il ne s'agit pas de jauger et de juger
11:11à partir de l'identité d'un homme ou d'une femme,
11:14mais de voir pour quoi faire, pour quelles orientations.
11:16Si c'est pour appliquer le contre-budget,
11:18donc les mesures budgétaires, fiscales et économiques
11:21très onéreuses et très éloignées de ce que je pense bon pour notre pays,
11:25ce sera non, pour moi, comme pour beaucoup d'autres,
11:28au sein du socle commun, bien sûr.
11:29Horizon, ou Les Républicains, ou Ensemble pour la République, ou Modem.
11:35Tout dépend du projet et des orientations, encore une fois.
11:38Maintenant, ce que Ford a l'air de dire
11:41me semble éloigné considérablement,
11:44et je pense que ce serait, de ce point de vue-là,
11:49très salutaire que cette perspective s'éloigne.
11:51Il me semble éloigner très sérieusement la perspective
11:54de voir le Premier secrétaire du Parti Socialiste
11:58être appelé à Matignon, puisque Ford...
12:00Pour s'en servir, restez avec nous, Mickaël Taverne,
12:02également nos débatteurs.
12:04On se retrouve dans quelques instants.
12:06On donnera également la parole à Mickaël Taverne
12:09pour voir ce que vous pensez, justement, de cette proposition.
12:12Restez avec nous.
12:12Toujours en compagnie de mes débatteurs de la première heure,
12:21Véronique Jacquier et Alexandre Malafaille,
12:24ainsi que mes invités politiques,
12:26Constance Legrippe, députée Ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
12:29et Mickaël Taverne, députée Rassemblement National du Nord,
12:33puisque, vous le savez, sauf grande surprise,
12:36le gouvernement de François Bayrou devrait tomber demain.
12:39Alors, le Premier ministre qui tente encore, qui jette ses dernières forces,
12:43on l'a vu beaucoup dans les médias,
12:45il était aujourd'hui dans le Média Brut,
12:46et il essaye un petit peu de culpabiliser les oppositions.
12:49Écoutez-le, François Bayrou.
12:51Toutes les formations politiques ont dit que, bon, elles allaient abattre le gouvernement.
12:54En dehors des formations qui sont membres du gouvernement,
12:58elles disent toutes qu'il faut abattre le gouvernement.
13:00Et à quoi ça sert d'abattre le gouvernement ?
13:02Voilà des formations politiques qui, non seulement ne sont d'accord sur rien,
13:06mais bien pire que ça.
13:08Sont en guerre civile, ouverte les unes avec les autres,
13:13et en haine les unes avec les autres,
13:15y compris parfois dans l'hémicycle physique.
13:18Les députés des uns qui refusent d'accorder un regard
13:22ou de serrer la main aux députés des autres,
13:24même quand ce sont des jeunes députés.
13:27Ce sont des formations qui sont hostiles jusqu'aux racines l'une, les unes aux autres,
13:35et qui vont s'allier pour abattre le gouvernement.
13:38Michael Taverne, on peut être d'accord ou non avec François Bayrou,
13:41mais sur ce point, il n'a pas tort.
13:44Vous savez, au Rassemblement National,
13:45et cela fait partie de notre philosophie,
13:49nous parlons avec tout le monde.
13:50Vous savez, moi je suis bien élevé, je suis bien éduqué,
13:52donc mes parents m'ont appris à dire merci, bonjour, au revoir,
13:56ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'élus de gauche,
13:58par sectarisme, par idéologie.
14:00Mais quand j'entends le Premier ministre,
14:02moi je suis quand même assez inquiet des propos qu'il tient.
14:05Non mais vous n'êtes pas d'accord entre vous, c'est ça qu'il dit ?
14:07Bien sûr, mais c'est dans toutes les démocraties du monde,
14:10heureusement que tout le monde n'est pas d'accord,
14:12puisque forcément, on s'en mettrai un peu.
14:14Non mais sans majorité, c'est plus compliqué de ne pas être d'accord.
14:17Non mais bien sûr, mais en tout cas, nous avons toujours été responsables,
14:19à partir du moment où des projets de loi vont dans le bon sens,
14:21nous les votons.
14:22Et c'est ce que je disais tout à l'heure,
14:25en tout cas c'est la réflexion que je me faisais
14:26par rapport à ce que disait ma collègue Constance Legrippe.
14:29Je rappelle qu'au Rassemblement National,
14:30nous avons voté des propositions de loi
14:32qui viennent notamment de la majorité.
14:34Je prends la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur,
14:37en 2022, qui donne plus de moyens aux policiers,
14:39aux gendarmes, aux pompiers.
14:40Nous avons voté la loi d'orientation sur la justice en 2023,
14:43le garde des souhaités Dupond-Moretti,
14:44bon, il n'aime pas le Rassemblement National,
14:46mais c'est un projet de loi qui donnait plus de moyens à la justice.
14:50Nous l'avons voté.
14:50Nous avons voté également, par exemple, le texte sur le narcotrafic,
14:55et j'ai eu l'honneur, moi, de piloter ce texte pour le groupe Rassemblement National.
14:58Heureusement que le Rassemblement National était là,
15:00sinon le texte aurait été rejeté par la gauche.
15:03Mais quand des mesures viennent du Rassemblement National,
15:06systématiquement ce sont des mesures fascistes, d'extrême droite.
15:09Je prends l'exemple des peines planchers.
15:11Quand on s'en prend aux policiers, aux gendarmes,
15:13et bien oui, nous sommes pour les peines minimales, les peines planchers.
15:16La majorité a voté contre.
15:17Quand nous proposons la présomption légitime défense,
15:20pour nos forces de l'ordre, et c'est pareil, j'ai déposé pour plus que de l'eau.
15:23Véronique Jacquier.
15:24Écoutez-moi, sur ce qu'a dit François Bayrou,
15:27je pense qu'il a au moins le mérite, encore et toujours,
15:30d'alerter sur la situation,
15:31d'essayer d'être alarmiste avec les Français,
15:34mais pas que, avec les politiques,
15:35parce que je pense que, durant ces neuf mois à Matignon,
15:38il a été effectivement éberlué
15:40de cette absence de politique,
15:42de consensus, de compromis,
15:44de conciliation, sur des sujets
15:46aussi graves que la dette.
15:47Alors, après, c'est peut-être du cinéma à la Bayrou.
15:50Bayrou a essayé de faire du Bayrou,
15:51parce que c'est ce qu'il fait depuis 50 ans.
15:54Mais toujours est-il qu'on peut lui reconnaître,
15:55quand même, que certains partis
15:57n'ont cherché qu'à semer
16:00des hostilités entre eux,
16:01la guerre entre eux.
16:02Alors, bien entendu,
16:03LFI, mais aussi le Parti Socialiste.
16:06Enfin, quand on voit le contre-budget du Parti Socialiste,
16:08on voit bien qu'il n'est pas du tout
16:09à la hauteur des enjeux.
16:11Mais j'ai une question pour vous,
16:12Michael Taverne.
16:12quand je vous entends également
16:14sur vos ambitions en matière de budget,
16:17nous faisons ce qu'il faut,
16:18moins de fonctionnaires,
16:19moins de bureaucratie, etc.
16:21Alors, vous avez toujours quand même joué
16:23sur une fibre sociale
16:25en matière de pouvoir d'achat.
16:28Moi, je me dis,
16:28on est quand même au bord du gouffre.
16:30Je ne vois pas tellement
16:31où le Rassemblement National tape sur la table
16:35en matière d'ambition budgétaire.
16:37C'est-à-dire, on en est quand même,
16:38en théorie, tous les partis
16:40devraient se mettre en ordre de marche
16:42pour dire qu'il nous faut une vraie politique de rigueur
16:45parce que sinon, on ne va pas s'en sortir.
16:47Et vous, là-dessus,
16:47je ne vous sens pas dans la rigueur.
16:49Vous êtes comme les autres.
16:50Votre réponse, Michael Taverne ?
16:51Alors, tout d'abord,
16:53nous avons proposé un contre-budget
16:55avec des pistes d'économie.
16:57Et je rappelle que le Rassemblement National
16:58n'est pas à l'origine du chaos des déficits
17:01et de la dette d'aujourd'hui.
17:02Non, mais d'accord.
17:03Mais si vous voulez gouverner,
17:04il y a un moment où il faut arrêter de dire
17:05que c'est la faute des autres.
17:06Il faut avoir un projet financier.
17:08Il faut avoir un projet de société.
17:09C'est la raison pour laquelle nous avons travaillé
17:10sur un contre-budget.
17:11Et même sur le projet de loi de finances en 2025,
17:13nous avions indiqué nos grandes lignes,
17:16des pistes d'économie.
17:17Avec le retour à la retraite à 62 ans.
17:20Oui, mais c'est un choix sociétal.
17:24Non, mais donc, c'est démagogique,
17:26la retraite à 62 ans.
17:27C'est démagogique.
17:27En tout cas, c'était financé
17:29et nous avions parfaitement indiqué
17:31où étaient les pistes d'économie
17:33pour pouvoir justement financer la réforme
17:35de la réforme des retraites.
17:38Donc, maintenant, sur le projet économique,
17:40excusez-moi,
17:41mais en tout cas, au Rassemblement National,
17:43nous avons toujours prôné
17:44le retour à la croissance,
17:46faire confiance aux entreprises,
17:49notamment mettre fin à la bureaucratie,
17:52aux normes.
17:53Mais vous savez, pardonnez-moi,
17:54vous savez que le retour à la croissance,
17:55c'est dans 10 ou 15 ans.
17:56Il faut laisser les entreprises travailler.
17:59Ensuite, nous avons fait des propositions
18:02pour faire des économies
18:03sur la politique migratoire.
18:04Nous avons fait des propositions
18:06sur la bureaucratie.
18:07Ce que vous propose d'ailleurs,
18:08et je vais poser aussi la question
18:09à Constance Legrippe
18:10qui est toujours avec nous,
18:12justement,
18:12sur la politique migratoire.
18:14Philippe Devilliers,
18:15aujourd'hui dans les colonnes du JDD,
18:17propose un référendum
18:18sur l'immigration,
18:21à commencer par évidemment
18:22une pétition pour forcer
18:23Emmanuel Macron
18:24à faire ce référendum.
18:26Est-ce que c'est une bonne piste
18:27pour vous, Constance Legrippe ?
18:29Je souhaite simplement rappeler
18:31qu'en l'état présent de notre Constitution,
18:34un référendum sur le sujet migratoire
18:38n'est pas possible,
18:39n'est pas conforme à la Constitution.
18:41C'est un sujet qui revient régulièrement
18:44et pas uniquement sur les plateaux télé
18:47ou dans les studios de radio.
18:49Et qu'en l'état présent de la Constitution,
18:51ça n'est pas possible.
18:52Ça ne rentre pas dans le champ
18:53de l'article 11 de notre Constitution.
18:56Donc ne perdons pas de temps
18:58à débattre de quelque chose
18:59qui n'est pas de ressort immédiat
19:02de ce qu'il est possible d'activer
19:04au jour d'aujourd'hui,
19:05que l'on doive continuer
19:07à parler d'immigration,
19:09de la manière dont nous pouvons
19:10continuer à renforcer
19:11notre lutte contre l'immigration illégale,
19:14l'immigration clandestine.
19:16Mais Constance Legrippe,
19:17ce n'était même pas au budget
19:18de François Bayrou.
19:20Européen, nous le faisons
19:22et dans la campagne présidentielle
19:24qui viendra,
19:25en temps et en heure,
19:26parce que moi je suis pour la stabilité
19:27et le respect
19:28des échéances institutionnelles normales,
19:31donc en 2027,
19:32il sera tout à fait temps
19:33de parler d'éventuelles réformes
19:35de la Constitution
19:36pour permettre peut-être...
19:37En tout cas, c'est le reproche
19:39qu'on a fait beaucoup
19:40au budget de François Bayrou,
19:41c'est que le mot immigration
19:42n'y a même pas figuré,
19:44Alexandre Malafaille.
19:44Oui, madame la députée,
19:46c'est vrai que le mot immigration
19:47dans un inférendum,
19:48ça ne paraît pas si simple
19:49que ça a posé.
19:50En revanche, il y a une question
19:51qui pourrait être posée
19:52et qui après ouvrirait la voie
19:53à un débat national,
19:54plus national sur l'immigration,
19:55c'est la question,
19:56la fameuse question
19:56de la hiérarchie des normes.
19:58C'est-à-dire qu'on a accepté
19:59de se placer sous l'égide,
20:00si je puis dire,
20:01d'un dispositif européen
20:02dans le cadre de l'État de droit
20:03et sur le principe philosophique,
20:05c'est très bien,
20:05mais évidemment,
20:06ça nous empêche
20:06de faire des choses
20:07à l'échelle nationale
20:08parce qu'on est tenu
20:09dans un cadre juridique plus vaste.
20:10Donc, est-ce qu'une question
20:12qui serait posée
20:12sous finalement
20:13la remise en cause
20:14dans certains cas
20:15de cette hiérarchie des normes
20:16pourrait, à votre avis,
20:17être une bonne question
20:17et permettrait aussi peut-être
20:18de régler mieux
20:19à l'échelle nationale
20:20des problématiques
20:20auxquelles aujourd'hui
20:21on est confrontés ?
20:23Et ça, c'est une question
20:24qui va se poser.
20:25Moi, je ne souhaite pas
20:26que nous sortions
20:27de l'Union européenne
20:28et donc nous avons
20:29à respecter
20:30parce que je souhaite
20:31un acteur majeur
20:33de l'Union européenne
20:34que nous respections
20:35les différents traités européens
20:36que nous avons régulièrement
20:38ratifiés
20:39et qui sont les traités
20:41par lesquels
20:42nous sommes liés
20:42avec nos grands partenaires
20:44de l'Union européenne
20:46après qu'il y ait
20:47des choses
20:48des curseurs
20:49à regarder
20:50par exemple
20:51vous ne faites peut-être
20:51pas allusion
20:52aux traités
20:53qui fondent
20:54l'Union européenne
20:56et qui effectivement
20:57donnent un cadre
20:57que nous respectons
20:59les uns et les autres
20:59qui peut-être allusion
21:00à la Convention européenne
21:02des droits de l'homme
21:03ou à d'autres
21:04qui sont plus
21:05du ressort
21:06non pas de l'Union européenne
21:08mais d'autres espaces
21:10européens
21:10moi je suis ouverte
21:12parce qu'on regarde
21:13à quel moment
21:14il peut être invoqué
21:15telle ou telle clause
21:16de suspension
21:17par exemple
21:18de tel ou tel dispositif
21:19Merci Constance Le Grip
21:21merci d'avoir été
21:22avec nous sur Europe 1
21:24dans certaines décisions
21:25de la cour antenne
21:28des droits de l'homme
21:29Merci à vous
21:30C'est un vaste débat
21:31qu'il faudra poser
21:32non pas comme ça
21:32Je ne suis pas sûre
21:33que Constance Le Grip
21:33m'entende
21:34Voilà Constance Le Grip
21:36qui est effectivement
21:37à distance
21:37Merci à vous
21:39Mickaël Taverne
21:40vous sur cette proposition
21:42justement
21:43de référendum
21:44ça serait une bonne chose
21:44c'est l'un évidemment
21:46de vos chevaux de bataille
21:47Marine Le Pen
21:47a remis justement
21:50ce sujet
21:50sur la table
21:51aujourd'hui
21:52Oui bien sûr
21:53les Français
21:54n'ont jamais été consultés
21:55sur la politique migratoire
21:57et c'est la raison
21:58pour laquelle
21:59avec Marine Le Pen
21:59nous proposons
22:00un référendum aux Français
22:01pour que nous reprenions
22:02notre destin en main
22:04sur la politique migratoire
22:05c'est ce que font
22:0695% des pays du monde
22:07moi je reprends
22:09ce que disait
22:09Madame Le Grip
22:10non mais excusez-moi
22:11au Danemark
22:12ils mènent une politique
22:14drastique sur les migrations
22:15ils sont toujours
22:16dans l'Union Européenne
22:16ensuite regardez l'Allemagne
22:19l'Allemagne
22:20pour les allocations
22:21familiales
22:22enfin certaines allocations
22:23non contributives
22:24il faut 5 ans de présence
22:25sur le territoire allemand
22:27on n'est même pas capable
22:27de le faire en France
22:28par pure idéologie
22:30donc ce que dit
22:31Madame Le Grip
22:32n'a pas de sens
22:34aujourd'hui je pense
22:35que les Français
22:36en ont assez
22:37de payer pour les autres
22:39être généreux
22:40avec la terre entière
22:40mais on demande toujours
22:41au même de payer
22:42et c'est la raison
22:43pour laquelle
22:43nous avons fait des propositions
22:45justement
22:46sur les économies
22:46à faire en matière migratoire
22:48notamment par exemple
22:49sur effectivement
22:50les aides sociales
22:51non contributives
22:52nous pourrions économiser
22:54quasiment 20 milliards par an
22:55et quand on demande
22:56aux Français
22:57justement
22:58de payer plus
22:59sur les boîtes de médicaments
23:00et quand on a la possibilité
23:01de faire
23:0220 milliards d'économies
23:03et 1 milliard d'économies
23:05sur l'aide médicale d'Etat
23:06que nous voulons transformer
23:07en aide médicale d'urgence
23:09ben écoutez
23:10je pense que la majorité
23:11des Français
23:11souhaite cela
23:12et en tout cas
23:12au Rassemblement National
23:13nous le proposons
23:13merci Michael Taver
23:15député Rassemblement National
23:17du Nord
23:17d'avoir été avec nous
23:18sur Europe 1
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