00:00Vous allez trouver que j'ai de la suite dans les idées, mais pour remettre notre pays dans l'ordre, je ne retire rien aux descriptifs que vous venez faire, parce que l'ensemble de nos compatriotes le sentent et le partagent.
00:13La première chose à faire, Pierre de Villeneuve, quand on est dans une situation comme celle-ci, c'est de remettre de l'ordre dans nos finances publiques.
00:20Parce que tant qu'on n'aura pas fait ça, mais l'État n'est pas crédible, mais elle est où la parole de l'État ?
00:26Donc, Marine Le Pen dit que la priorité, c'est l'entrisme islamiste. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
00:31C'est l'une des priorités. Bien sûr qu'elle est là, et on l'a vu tous les jours. La loi de 1905, elle est bafouée, tous les jours, bien entendu.
00:41Et c'est tout à fait inacceptable, intolérable, dans l'État de droit qui est le nôtre. C'est une évidence.
00:47Mais je le redis, ce n'est pas le seul sujet. On a des sujets majeurs, vous venez de les décrire très brièvement.
00:53L'école, c'est un sujet majeur. Bien sûr qu'il faut revaloriser la fonction des enseignants qui jouent un rôle si important.
01:01L'hôpital, bien sûr que c'est...
01:03Si on nomme tous les sujets, on oublie... Il y a une question fondamentale, c'est la sécurité concrète des Français au quotidien.
01:08Ça en fait bien entendu partie.
01:10Mais peut-être...
01:11Vous dites que ça en fait partie, mais le Français, la Française, puis-je préciser, qui sort de chez elle.
01:17Et là, il a la peur. Il se dit, bon, si je prends cette ligne de métro, je dois changer de tenue.
01:22Il faut que je baisse les yeux si je croise telle personne.
01:25Cette peur au quotidien, c'est le contrat social, dans sa première expression, qui est renié, qui est bafoué.
01:30Le fait que l'école ne soit plus l'ascenseur social, c'est aussi un problème.
01:36Le fait qu'on n'ait plus de disponibilité dans nos hôpitaux, en particulier dans les régions, dans les plus petites communes, c'est un problème.
01:41Donc, ce problème-là, il existe, M. Bocoté. Je ne le dis pas, je le reconnais avec vous.
01:46Mais il y en a tant d'autres. Et c'est pour ça que je reviens, je voudrais vraiment le redire.
01:49Mais il faut un financement.
01:50Pour moi, la clé de voûte de tout, remettre de l'ordre dans notre pays, c'est la priorité du prochain président ou de la prochaine présidente de la République.
01:59Remettre de l'ordre dans notre pays, partout.
02:01Mais comment ?
02:02Eh bien, ça commence par remettre de l'ordre dans nos finances publiques.
02:06Écoutons Turgot, écoutons Colbert, on parle de ceux qui l'ont fait.
02:10C'est faisable. C'est faisable. Et si on ne le fait pas, alors on sera encore en discuter.
02:15Mais comme on n'a pas le temps de relire Colbert, Thierry Breton, qu'est-ce qu'on fait ?
02:18On commence par où ? On donne un coup de pied dans la fourmilière et on refait quoi ?
02:21Eh bien, Turgot, du reste, qui n'a pas pu aller à son terme, c'est deux ans.
02:25Je le dis de façon très claire, on doit se fixer comme objectif.
02:29On peut le faire, c'est ambitieux, mais j'en suis absolument convaincu, de remettre les finances publiques en ordre.
02:34C'est-à-dire revenir à un excédent primaire, c'est-à-dire positif dans son budget, hors charge des intérêts de la dette, en deux ou trois ans.
02:41Et vous savez, si on le fait, on va retrouver la confiance, y compris celle de nous prêter, parce que je suis d'accord avec vous, pour faire tout ce qu'il y a à faire.
02:48Et je ne nie pas ce que vous venez de dire. Au contraire, je l'appuie.
02:51Je sais que ça voudra dire, évidemment, une détermination sans faille de la part de celles et ceux qui nous gouvernent.
02:57Mais pour qu'elle soit sans faille, M. Bob Côté, il faut que l'État commence à donner de l'exemple, en particulier, et qu'il ne renie pas sa parole depuis 50 ans.
03:04Parce que depuis 50 ans, il renie sa parole, il fait un budget, il ne tient pas.
03:08À quelques exceptions près, pardon de le dire, dont effectivement, je suis bien placé pour dire qu'on peut le faire si jamais on met du monde.
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