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Avec Peer de Jong, ancien colonel de la Marine, vice-président de l'Institut Themiis



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##LE_FAIT_DU_JOUR-2025-09-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:00C'est évidemment, comme toujours, Emmanuel Macron qui nous le donne.
00:04Communiquer !
00:06Je viens de m'entretenir avec le secrétaire général de l'OTAN
00:09pour préparer la réunion de la coalition des volontaires
00:12qui se tiendra ce jeudi à Paris, c'est-à-dire, j'ajoute, après-demain.
00:17Nous avancerons avec nos partenaires, en lien avec l'OTAN,
00:20pour définir des garanties de sécurité robustes pour l'Ukraine.
00:24Celles-ci sont un préalable nécessaire pour avancer de manière crédible vers la paix.
00:27Nous ferons aussi le point sur l'attitude de la Russie,
00:30qui persiste dans sa guerre d'agression et refuse la paix.
00:34Unité et détermination dans notre Russie tient à l'Ukraine
00:37et volonté de paix inébranlable, c'est le communiqué d'Emmanuel Macron.
00:41Mais en même temps, mais en même temps, et il adore ça Emmanuel Macron en même temps,
00:46eh bien Maud, en juillet, il y a eu une étrange directive du ministère de la Santé
00:51aux agences régionales de santé.
00:53Le ministère de la Santé a adressé le 18 juillet des directives aux agences régionales de santé,
00:59les ARS, dans le cadre d'un mandat émanant du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale,
01:04pour anticiper un éventuel engagement majeur de la France d'ici mars 2026.
01:10Les ARS sont invitées à préparer des centres médicaux de transit
01:13pour orienter les blessés provenant d'un conflit armé vers les hôpitaux civils
01:17ou assurer leur rapatriement.
01:19Les chiffres impliqués sont massifs.
01:21Anticipation d'un afflux de 10 000 à 50 000 soldats blessés
01:24sur une période de 10 à 180 jours,
01:27avec des pointes à 250 patients par jour sur 3 jours consécutifs.
01:31Alors attendez, père de Jong, bonjour.
01:33Bonjour.
01:34Vous êtes ancien colonel, je l'appelle, des troupes de la marine.
01:37Vous êtes vice-président de l'Institut Témis.
01:39Dites-moi, c'est la guerre.
01:40On en voit déjà, ça c'est tout à fait officiel.
01:43Moi je pensais vraiment, quand j'ai vu ça, que c'était une fake news ou quelque chose comme ça.
01:47Pas du tout. Directive aux agences nationales de santé, on prépare les hôpitaux, etc.
01:52De quoi s'agit-il ?
01:53D'abord, c'est une prise de conscience.
01:55L'Europe et la France particulièrement, prend conscience en fait de sa propre faiblesse.
01:59Et c'est lié à quoi ? C'est lié au fait au décrochage américain,
02:02qui aujourd'hui nous a dit très clairement que la guerre en Europe,
02:05la guerre ukrainienne, ne le concernait pas vraiment.
02:07D'ailleurs, on retrouve la même mécanique qui avait...
02:09Ils ne le concernent plus, quoi.
02:10Oui, et puis rappelons-nous, la première guerre mondiale,
02:12les Américains ne sont entrés qu'en 1917,
02:14la deuxième guerre mondiale en 1941.
02:16Donc, on voit bien qu'ils n'ont jamais participé d'emblée à un conflit avec nous.
02:20Donc, on est dans cette situation-là.
02:21Donc, c'est une prise de conscience.
02:22Et cette prise de conscience fait que c'est un petit peu l'appel au peuple.
02:26On est en train un peu de faire le bilan de la planification,
02:29le bilan de ce qu'on a, etc.
02:30Donc, l'affaire médicale, c'est un sujet extrêmement important.
02:34Pourquoi ? Parce que la réforme des armées,
02:36Armée 2000 qui a été lancée en 2000,
02:38en fait, a été une destruction, comment dire,
02:40du modèle médical-militaire.
02:42Aujourd'hui, il est rudimentaire, il est microscopique.
02:45C'est une véritable destruction du modèle médical-militaire.
02:48Oui, parce qu'en fait, on a considéré
02:49qu'il n'y aurait plus vraiment de guerre
02:51et que les hôpitaux civils pourraient gérer la situation.
02:56Regardez, on a fermé le Val-de-Grâce, par exemple,
02:58en plein centre de Paris.
02:59Il y a toute une série d'hôpitaux qui ont été fermés.
03:01Les centres de formation militaires,
03:04comment dire, pour le service de santé, ont été fermés.
03:05Sur la suite, Bordeaux ont été fermés.
03:07Donc, Lyon reste toujours d'actualité.
03:08Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une espèce de diminution,
03:11une attrition globale, si vous voulez,
03:12du système médical-militaire.
03:14Et ça, cette prise de conscience,
03:16le SGDN-SN, qui lui gère,
03:18qui est en fait une émanation du Premier ministre,
03:20qui va gérer ces questions,
03:21en fait, fait un petit peu un point de situation.
03:23C'est un petit peu...
03:25Tous les ans, on va faire l'inventaire,
03:27et là, ils vont faire l'inventaire,
03:28des possibilités, des leaks, etc.
03:29Ça ne reste que de la planification.
03:31Ne rentrons pas trop vite dans le sujet,
03:33parce que je pense que s'il y avait un conflit demain matin
03:35avec la Russie,
03:36ce n'est pas 250 blessés par jour.
03:39On en aurait beaucoup plus, bien évidemment.
03:40Mais alors, justement,
03:42parlons de cela.
03:44Depuis déjà quelques mois,
03:45on insiste quand même à...
03:47En tout cas, peut-être pas sur le terrain,
03:49mais en tout cas sur le plan médiatique,
03:51salivaire et politique,
03:53à une espèce de montée de tensions.
03:55On dit, attention, d'ailleurs,
03:56hier, nous avons lu,
03:57nous avons diffusé ici même,
03:59dans l'émission,
04:00le sonore de...
04:01Enfin, le propos d'Emmanuel Macron,
04:02qui disait, oui, d'accord,
04:04Poutine prédateur,
04:05Poutine ogre,
04:06certes, il ne va pas envahir la France demain,
04:09mais attention,
04:10il faut faire attention.
04:11De quoi ce charivari est-il le sens ?
04:15En fait, le problème,
04:15c'est qu'on a pris conscience,
04:16une fois de plus,
04:17de la force ou de la montée en puissance
04:20des autres, entre guillemets,
04:22de trois grandes puissances,
04:23la Chine, les Etats-Unis,
04:25évidemment la Russie.
04:26On a pensé longtemps que la Russie
04:27craquerait dès lors que Trump
04:29ajouterait un petit peu le grelot des menaces,
04:31et bien ça fonctionnerait.
04:32En fait, ça ne fonctionne pas.
04:33On voit très bien que malgré les propositions
04:35très avantageuses de Trump,
04:37on voit bien que Poutine,
04:39ce n'est pas son sujet.
04:40Trump, rappelons-nous ça en janvier,
04:42lui a proposé, un,
04:43de garder les quatre blats,
04:44de garder la Crimée,
04:46et d'interdire, en fait,
04:47à l'Ukraine de rentrer dans l'OTAN
04:49et, accessoirement,
04:49de la neutraliser.
04:51Même ça, il a refusé.
04:52Ce qui veut dire qu'en fait,
04:53naturellement,
04:54on s'est dit, très concrètement,
04:55quelle est l'ambition de Poutine ?
04:57Il va aller plus loin.
04:59Ça, c'est le premier point.
05:00Le deuxième point,
05:02c'est qu'aujourd'hui,
05:02la géographie commande,
05:03comme toujours,
05:04depuis,
05:04Napoléon l'a dit,
05:05le disait,
05:05le redisait.
05:06C'est qu'on voit bien que Trump,
05:07lui, qu'est-ce qu'il gère ?
05:07Lui, il gère.
05:08Le premier discours qu'il a fait,
05:09c'est quoi ?
05:10C'est un discours régional.
05:11Il parle du Groenland,
05:12du Canada,
05:13comment dire...
05:14Il gère ses Etats-Unis,
05:15son pays, quoi.
05:16Pourquoi ?
05:16Parce qu'il regarde les cartes.
05:17Les intérêts de son pays.
05:17Et au nord,
05:18qu'est-ce qu'il voit ?
05:18Il voit le Groenland.
05:20Du côté ouest,
05:20il va voir l'Alaska.
05:22L'autre côté,
05:22il va voir le...
05:23Comment dire ?
05:24Il va voir le Canada,
05:26les Etats-Unis,
05:27et puis le Groenland.
05:28Et en face,
05:29il y a la Russie.
05:30Que fait Poutine ?
05:31Poutine, il regarde la même carte.
05:33C'est pas le même endroit.
05:33Il regarde la mer Baltique.
05:35La mer Baltique,
05:35qu'est-ce qu'il voit ?
05:35Une mer Baltique
05:36qui est totalement otanienne.
05:37Et qu'est-ce qu'il voit ?
05:38La Kaliningrad,
05:39qui est en fait son enclave,
05:41il a un accès extrêmement compliqué.
05:43Le couloir de Suvalky,
05:44qui va entre la Biélorussie
05:46et la Kaliningrad,
05:47est inaccessible.
05:48Donc très concrètement,
05:49il faut qu'il passe par la mer.
05:50La mer est devenue otanienne.
05:51Et la mer,
05:51il faut qu'il passe de Saint-Pétersbourg.
05:54Donc le problème,
05:54il a une vision géographique.
05:56Et lorsqu'il regarde la mer Baltique,
05:58que voit Poutine ?
05:59Il voit la même chose que Trump,
06:00mais de l'autre côté.
06:01Il voit l'OTAN.
06:02Il voit l'OTAN.
06:03À l'océan,
06:03il voit un microbe Kaliningrad.
06:06Et qu'est-ce qu'il voit ?
06:07Il voit trois pays baltes
06:08qui sont enchassés
06:09au sein de la Biélorussie.
06:11On peut tenter,
06:12alors encore une fois,
06:13je suis un géostratège,
06:14entre guillemets,
06:15on peut tenter,
06:16en disant,
06:16rétablissons la conformité géographique
06:19de cette zone.
06:20Et c'est ce qu'a fait Staline.
06:22Comment dire ?
06:23Il est possible de conquérir
06:24quelque part cette crise.
06:26Vous pensez vraiment
06:27que Trump,
06:27il n'a pas de vérité
06:29d'aller envahir l'Europe de l'Ouest ?
06:31Il ne faut pas exagérer.
06:32Poutine ?
06:33Oui, Poutine.
06:33Non, mais il n'en a pas les moyens.
06:36Le deuxième point,
06:37c'est qu'on voit bien
06:38qu'il...
06:38Enfin,
06:39je vais être un peu trivial,
06:40il rame quand même
06:41en Ukraine.
06:42Les Ukrainiens se battent
06:44comme des monstres.
06:46Donc, en fait,
06:47ils tiennent le choc.
06:48Aujourd'hui,
06:49la Russie avance péniblement,
06:50malgré sa supériorité
06:52en hommes,
06:53en matériel,
06:54en tout, etc.
06:55Donc, en fait,
06:55les Ukrainiens ne peuvent pas
06:56gagner la guerre.
06:57C'est impensable.
06:58Mais les Russes
06:59ne sont pas non plus
06:59totalement formidables.
07:00Oui, mais alors,
07:01justement,
07:02père de Jong,
07:02le problème,
07:02c'est qu'on l'a vu,
07:03vous avez parlé de Trump,
07:04vous avez parlé de...
07:06Il se replie,
07:07non pas sur sa géographie
07:09otanienne
07:10et sur sa géographie,
07:12effectivement,
07:12Groenland et compagnie.
07:14Mais il a eu
07:15cette chose formidable.
07:16Il a dit,
07:17voilà,
07:17nous, écoutez,
07:18nous,
07:18on ne donne plus à l'Ukraine,
07:19on en a déjà donné,
07:20on en a donné largement,
07:22mais on est prêt
07:23à vous vendre des armes,
07:24dit-il à l'Union Européenne,
07:25et vous,
07:26vous les fournissez à l'Ukraine.
07:27Donc,
07:27aujourd'hui,
07:28ce deal qui a été fait
07:30et que les Européens
07:31ont accepté,
07:32c'est qu'ils vont payer
07:32encore plus cher
07:33que d'habitude
07:34les armes américaines,
07:35ils vont les payer,
07:36eux,
07:36et ils vont le donner
07:37à l'Ukraine.
07:38Et alors,
07:38ça peut continuer comme ça
07:39pendant longtemps,
07:40avec les morts
07:41qu'on voit avec tout ça ?
07:42Je dirais tant qu'on voudra,
07:43d'ailleurs,
07:44la somme a été indiquée,
07:45c'est 100 milliards.
07:46Donc,
07:46il a demandé à l'Europe
07:47d'investir 100 milliards de dollars
07:48dans de l'armement américain
07:50et que ça,
07:50vraiment,
07:50pourrait être distribué.
07:51Donc,
07:51il se désintéresse du sujet.
07:53C'est double jackpot.
07:55Le jackpot de l'aide
07:56et le jackpot de la vente d'armes.
07:57Pour lui,
07:58c'est double les vices.
07:59Il a tout gagné,
08:00non seulement ça,
08:01mais il reste en base arrière.
08:02Ce qui veut dire,
08:02c'est-à-dire qu'il y a le gros gourdin
08:04qui dit,
08:05le premier qui ne m'achète pas d'armes,
08:07il sort de l'OTAN
08:07et il ne viendrait pas l'aider
08:08s'il a un problème avec les Russes.
08:09Donc,
08:10en fait,
08:10il fait monter en puissance
08:11la menace russe
08:12et donc,
08:13ce qui nous déstabilise.
08:14D'autant que,
08:15les Russes,
08:15ce n'est pas des demi-portions.
08:17Pourquoi ?
08:18Parce qu'eux,
08:19ils ont une matrice
08:19qui n'est pas la même que la nôtre.
08:20On pense qu'ils sont comme nous,
08:22ils font la guerre en Ukraine.
08:23À l'ancienne,
08:24c'est Napoléon.
08:24Pas du tout.
08:25Les Russes,
08:26il y a une triple matrice russe.
08:28La première matrice,
08:29c'est la force qu'ils ont eue
08:30de créer une relation avec Pékin.
08:32La relation Pékin-Moscou,
08:33elle est totalement,
08:34elle est d'une solidité.
08:36Elle est très forte.
08:36Et on le voit actuellement
08:37avec la réunion de l'OCS,
08:39l'organisation de la coopération de Shandai,
08:41et on verra le grand discours
08:42après-demain à Pékin,
08:44on verra l'armement chinois
08:45apparaître sur la scène.
08:47Première matrice.
08:48Deuxième matrice,
08:49le monde euro-asiatique
08:50qui a été constitué par qui ?
08:52Par Poutine
08:53et par Xi Jinping.
08:56Au terme de quoi ?
08:57L'OCS,
08:57créé en 2001.
08:59L'OCS,
08:59c'est quoi ?
09:00L'OCS,
09:00c'est l'OTAN.
09:02En fait,
09:02c'est le pacte de Marceau-Vibis.
09:04C'est ça.
09:04On a enlevé
09:05le pacte de Marceau-Vibis,
09:06mais il y a le nouveau pacte.
09:07Mais il est euro-asiatique.
09:09Parce que le troisième point,
09:11ce pacte est dirigé contre nous.
09:12Donc c'est le pacte des BRICS,
09:14c'est le sud global,
09:15et qui ne se reconnaît pas
09:15dans nos valeurs.
09:16Et aujourd'hui,
09:17qui est isolé ?
09:17C'est l'Occident qui est isolé.
09:19Les 32 pays de l'OTAN.
09:20L'Occident, l'Europe.
09:21L'Occident,
09:22c'est les 32 pays de l'OTAN.
09:23Israël,
09:24l'Australie,
09:25la Nouvelle-Zélande,
09:26la Corée du Sud
09:27et le Japon.
09:28Voilà.
09:28Donc il y a un monde occidental
09:29qui prône des valeurs
09:31qui sont les nôtres.
09:31On peut être d'accord
09:32ou pas d'accord.
09:32Oui, mais enfin,
09:33elles ne sont pas négligeables non plus.
09:34Mais alors vous dites isolé.
09:35Est-ce que c'est encore plus assiégé,
09:38presque, on pourrait dire ?
09:39On n'est pas encore là
09:40tant que les Américains
09:41ne nous ont pas lâchés à 100%.
09:43Donc on a encore une base arrière.
09:44Mais le problème,
09:44c'est qu'il y a l'Atlantique.
09:46Et les messages qu'on voit à Trump
09:47ne sont pas des messages rassurants.
09:49Et ceci explique pourquoi
09:50les Européens,
09:51bon an, mal an,
09:52je dirais,
09:53vaille que vaille,
09:54trouvent des solutions.
09:55D'où les messages
09:55un petit peu alarmistes
09:56qui sont envoyés
09:57par l'ensemble des chefs
09:57d'État européens
09:58en disant
09:59il faut faire quelque chose.
10:00Sinon demain,
10:01on va exploser en plein vol.
10:03D'autant qu'on voit bien
10:03qu'en situation intérieure,
10:04on est endetté.
10:05On a socialement,
10:07on a comme des tensions
10:08absolument incroyables
10:08dans nos différents pays européens.
10:10Donc on est faible intérieurement.
10:12Donc on voit bien
10:12que nos chefs d'État,
10:13évidemment,
10:14ont pris conscience de tout ça.
10:15Et les militaires planifient
10:16aujourd'hui quelque chose
10:17qui pourrait ressembler
10:18à une alliance
10:19un peu plus costaud
10:20et qui s'appelle aujourd'hui
10:21la coalition des volontaires.
10:22Oui, mais enfin,
10:23père de jongle,
10:24la coalition des volontaires,
10:24vous le savez beaucoup mieux que moi,
10:26face à la Russie,
10:27on tient combien de temps ?
10:28Franchement,
10:28et je ne dis pas ça
10:29pour être en des temps pacifistes,
10:31mais l'Europe,
10:32je parle de l'Europe seule,
10:33je ne parle pas de l'Europe
10:34avec l'Amérique.
10:35On tient combien de temps
10:36face à la Russie ?
10:36Là où il y a
10:37l'armée française,
10:37elle tiendra.
10:38Après les autres,
10:39je ne sais pas,
10:39vous avez comme des armées
10:40qui sont quand même...
10:41Elle tiendra même
10:41l'armée française,
10:42honnêtement.
10:44Le rapport des forces
10:45n'est pas le même.
10:46Mais vous connaissez les chiffres.
10:52blindés,
10:53on a 200 Leclerc.
10:54Il faut savoir
10:55que les chaînes de montage
10:56du Leclerc
10:56ont été fermées en 2007.
10:57Ce qui veut dire
10:58que depuis 2007,
10:59on ne fabrique plus de pièces.
11:00Donc comment on fait
11:01pour avoir les 200 Leclerc
11:02qui fonctionnent ?
11:03Qu'on a envoyé
11:03des Leclerc en Roumanie
11:04pour la mission Aigle,
11:07la mission Lynx,
11:08il faut savoir
11:08qu'on a mis
11:09un certain temps,
11:09vous savez,
11:10pour avoir l'ensemble
11:11des Leclerc.
11:12Et il n'y en a que 12
11:13ou 15, je crois.
11:14Donc encore une fois,
11:14très concrètement,
11:15on n'est pas prêts.
11:16On était sur un modèle
11:17de guerre asymétrique.
11:22C'était Barkal,
11:24c'était le Mali.
11:24Voilà, il est escadronné
11:25le Grand Désert.
11:26Puis d'un coup,
11:26on a un ennemi conventionnel
11:27à l'ancienne
11:28qui est dans les tranchées
11:29où il y a un million de morts
11:31et de blessés en Russie
11:32où on est compte
11:32depuis trois ans et demi.
11:33On change de modèle.
11:34Et là, pour nous Européens,
11:35c'est un drame.
11:36D'autant que nous,
11:37nous, on était un peu
11:38la cigale.
11:39Et encore les Français,
11:40je ne tire pas trop
11:41sur l'ambulance,
11:42parce que les Français,
11:43avec le nucléaire,
11:43notre armée,
11:44elle restait comme
11:45les Britanniques opérationnelles.
11:47Mais le problème,
11:48c'est qu'on n'a pas
11:49une armée qui est prête.
11:50On jouait de la guitare,
11:51la cigale européenne
11:51jouait de la guitare.
11:52On avait un gros parapluie américain
11:54qui disait
11:55ne vous inquiétez pas,
11:55je suis là.
11:56On dormait tranquille.
11:57Et puis d'un coup,
11:57Trump, il dit
11:58halte au feu,
11:58terminez, je me replie.
12:00La doctrine de Monroe.
12:01On dit, mais c'est une blague.
12:03Donc on a mis des mois
12:03et des mois à le comprendre.
12:05Ceci explique pourquoi,
12:05d'ailleurs,
12:06à quel point
12:06Trump a été attaqué
12:07pendant sa campagne
12:08par les Européens.
12:09Et il va nous le faire payer.
12:11Parce que j'imagine
12:11qui sait très bien
12:12qui sont les chefs d'État
12:13qui l'ont traité
12:13de dignard,
12:14de nul, etc.
12:16Donc on veut le payer très cher.
12:17Et aujourd'hui,
12:17on est rentré
12:18dans le cœur du sujet.
12:19On a des armées européennes
12:20qui sont relativement divisées,
12:22qui n'ont pas de cohérence.
12:24Il n'y a pas de budget.
12:25On est à 2% du budget en France.
12:26On doit théoriquement
12:27monter à 5%.
12:28On a signé les papiers.
12:29Pour l'OTAN.
12:30Pour l'OTAN.
12:30Bien sûr, bien sûr.
12:32Mais comment on va faire ?
12:33Avec quel argent ?
12:33C'est 120 milliards.
12:35Aujourd'hui,
12:35le budget de la défense,
12:36c'est 40 milliards par an
12:37ou 45 milliards par an.
12:41On va trouver 44 milliards.
12:43Donc vous voyez bien
12:43ce qu'on dit.
12:44On peut parler, parler, parler.
12:45On peut dire
12:45dans 50 000 ans,
12:46on aura une armée.
12:47Donc encore une fois,
12:48on a un vrai problème
12:48de cohérence, de consistance.
12:51Encore une fois,
12:51de construction
12:52d'un modèle militaire
12:53mais aussi d'un modèle politique.
12:54Et oui, parce que
12:55père de Jong,
12:55ce que vous dites,
12:55c'est que l'Union Européenne
12:56en tant que telle,
12:57en plus, ils ne sont pas
12:58tous d'accord.
12:59Il y a Starmer,
13:00un peu Merz,
13:01et Macron sur la même ligne.
13:02Mais Mélanie,
13:03compagnie et tous les autres,
13:04pas du tout.
13:05Oui, Merz,
13:05c'est la armée allemande.
13:06Ils ont baissé beaucoup d'argent.
13:09Je pense qu'il y a un discours
13:10mi-figue, mi-raisin.
13:11Après, vous avez l'Italie,
13:12vous avez tous les pays de l'Est,
13:13vous avez les pays nordiques.
13:14Encore une fois,
13:15il n'y a pas une Europe constituée.
13:17Alors c'est vrai
13:17qu'on voit bien
13:17que Van der Leyen,
13:18elle a pris les cymbales
13:20à la grosse caisse
13:21et puis elle,
13:22bing, bing, bing,
13:22elle tape, elle tape,
13:23elle fait des annonces,
13:24800 milliards.
13:25Mais ce n'est pas elle
13:25qui déciderait
13:26de l'envoi de troupes européennes.
13:27Elle appelle le pouvoir.
13:28Pas du tout.
13:29Mais on voit que
13:29depuis la semaine dernière,
13:31il y a un discours
13:31qui apparaît
13:32qui est extrêmement étrange
13:33sur le fait que potentiellement
13:34il y aurait
13:35un commandement européen.
13:36J'ai dit,
13:37bon, alors que les Européens
13:38commandent le Barnum Circus
13:40qui va se mettre en place
13:41en Ukraine, pourquoi pas ?
13:42Le problème,
13:43c'est qu'on ne peut pas commander
13:44collectivement.
13:45Ça, c'est un rêve.
13:47Il y a une nation pilote.
13:48On voit bien que la France
13:49ou l'Angleterre,
13:50c'est les deux seuls pays
13:51qui pourraient,
13:52il faut être nation pilote.
13:53Mais quand vous êtes nation pilote,
13:54quand vous avez
13:54la plus grande contribution.
13:56Donc si vous voulez commander
13:56le système,
13:57qui soit en Ukraine,
13:58il faut avoir
13:59les grandes contributions.
14:00Comme les Etats-Unis
14:01l'avaient avec l'OTAN.
14:02Oui, bien sûr.
14:03Et si on met 10 000 hommes,
14:04on sera dominant.
14:05Si on met 5 000 ou 3 000,
14:06on ne sera pas dominant.
14:07Et encore une fois,
14:08l'Europe peut être
14:10une ossature,
14:11peut être un cadre
14:11de financement,
14:13etc., politique, etc.,
14:14mais en aucun cas
14:14un cadre de commandement.
14:16Donc il faudra
14:16une nation pilote.
14:17Et aujourd'hui,
14:17très concrètement,
14:18il y a la armée française
14:19et l'armée britannique
14:20qui sont capables aujourd'hui
14:21de gérer,
14:22de commander
14:22une opération
14:23multinationale,
14:24internationale,
14:25si vous voulez,
14:25dans un pays
14:26ou même à côté
14:27d'un pays en guerre.
14:27Parce qu'aujourd'hui,
14:28à l'heure où je vous parle,
14:30ce n'est que de la planification.
14:31Non, bien sûr.
14:32Bien sûr.
14:33Et d'ailleurs,
14:34dans ce que vous avez dit,
14:35quand on voit
14:35le rapport des forces
14:36avec Chine,
14:37URSS peut-être,
14:38Inde d'un côté,
14:39enfin URSS,
14:40vous voyez,
14:40je fais même le lapsus,
14:41moi, Chine, Russie,
14:43Inde d'un côté,
14:43et puis France,
14:44Angleterre de l'autre,
14:45c'est vrai qu'on peut
14:45se poser des questions.
14:47Donc en attendant,
14:48en fait,
14:48on parle,
14:49on parle,
14:49on parle,
14:49c'est ça,
14:50quelque part.
14:51Au moins,
14:52on en parle.
14:53Au moins,
14:54on éveille les consciences.
14:56Parce que c'est vrai
14:56que le modèle militaire
14:58est un modèle
14:58qui est toujours
14:58un modèle consommateur.
15:00C'est un modèle
15:00qui ne produit pas théoriquement.
15:02C'est un modèle économique.
15:03Donc c'est un modèle
15:03qui protège.
15:04C'est comme une assurance.
15:05Donc le fait d'en parler,
15:06pour les armées,
15:07ce n'est pas plus mal que ça.
15:08Ceci étant dit,
15:09on a bien vu
15:09qu'avec les problèmes
15:10de budget,
15:10par exemple,
15:11le budget,
15:12c'est un douzième.
15:12On va mettre en place
15:13le un douzième
15:13puisque s'il n'y a pas de budget,
15:19gratter à demi-pourcent
15:21l'année prochaine.
15:21C'est bien à minima.
15:23D'autant qu'on a notre problème.
15:24C'est la compétition
15:25intra-européenne.
15:26Aujourd'hui,
15:27on est plutôt leader.
15:28Le nucléaire,
15:29notre armée,
15:30les moyens qu'on a.
15:31On a une marine
15:31qui est performante,
15:32on a un porte-avions,
15:33etc.
15:34Le problème,
15:35dans cinq ans,
15:35je ne suis pas du tout sûr.
15:36Vous avez deux pays
15:37qui compétitent avec nous.
15:38Un, les Allemands,
15:39qui annoncent
15:40Urbi et Torbi
15:41qui est la plus grande armée
15:42conventionnelle européenne.
15:43Les Polonais,
15:44même chose.
15:451400 chars lourds.
15:46On n'en a que 200.
15:47Donc, vous voyez bien
15:47qu'aujourd'hui,
15:48il y a une compétition
15:49intra-muros
15:49pour capter les financements,
15:51pour être reconnue
15:52comme le combat
15:53du leadership,
15:54quelque part.
15:54Et malheureusement,
15:55nous,
15:55les 200 qui arrivent
15:56ne vont pas être,
15:57je dirais,
15:57très actifs
16:01dans le domaine
16:02de la comparaison
16:05par rapport
16:06aux autres États européens.
16:07Ce n'est pas très optimiste,
16:09mais il faut le dire.
16:10Et puis,
16:11c'est pour ça
16:11qu'on pourrait quand même
16:12aussi,
16:12c'est bien d'en parler,
16:14mais pas d'en parler
16:14peut-être
16:15en Matamor
16:16mais d'en parler
16:17en réaliste.
16:18C'est ce que vous faites,
16:19Père de Jong.
16:20Je vous remercie.
16:21Merci.
16:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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