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  • il y a 4 mois
Sébastien Chenu, député RN du Nord, et vice-président du Rassemblement national, était l'invité du Face à Face sur RMC et BFMTV ce mardi 2 septembre. Il est revenu sur le vote de confiance prévu le 8 septembre. 

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Transcription
00:00Parfois je me dis que c'est confortable presque pour vous de ne jamais avoir été au pouvoir, de ne jamais avoir gouverné.
00:05On a envie de gouverner, on a envie d'être au pouvoir.
00:07Et même si c'était, voyez-vous, 18 mois, enfin un an ou un an et demi s'il y avait une dissolution demain,
00:14eh bien on a envie de montrer aux Français ce qu'on sait faire dans des temps très difficiles,
00:19ce qu'on peut faire et les résultats que peut avoir notre politique.
00:22Donc on ne choisit pas le confort ni la facilité, on veut gouverner et le plus tôt possible sera le mieux.
00:27Mais seulement s'il y a une dissolution.
00:30C'est-à-dire si la semaine prochaine, si à la fin de la semaine, Emmanuel Macron appelait Jordan Bardella,
00:36voire même Marine Le Pen d'ailleurs, pour lui proposer d'arriver à Matignon, ce sera non ?
00:41Mais avec quelle majorité ?
00:43Quand on a des idées politiques, un projet politique, un programme politique, pour le faire vivre à l'Assemblée,
00:48il faut une majorité.
00:50Parfois elle est relative, parfois elle est très loin, effectivement, de la possibilité de faire vivre le projet politique qu'on porte.
00:56Nous on porte un projet politique, on porte des idées.
00:58On a, avec nos alliés d'Éric Ciotti, presque 140 députés, on va dire.
01:05Ce n'est pas avec ça qu'on réussira à faire passer nos idées.
01:09Est-ce que ce ne serait pas courageux, vraiment, pour le coup, puisque vous dites que vous avez envie d'y aller, de dire oui ?
01:14Olivier Faure et la gauche disent, voilà, on est prêt à y aller.
01:19Ils vont nous censurer immédiatement.
01:21Donc si vous voulez, il faut adopter un principe de réalité, de réalisme.
01:27Il faut dans ce pays une majorité pour pouvoir gouverner.
01:30Il faut sortir des alliances de circonstances.
01:33Et c'est vrai que cette difficulté que nous connaissons, c'est-à-dire une Assemblée nationale très fractionnée,
01:40elle est due aussi à Emmanuel Macron, Gabriel Attal, François Béroux, Édouard Philippe, Xavier Bertrand.
01:45Ce sont eux qui, en appelant à voter les uns pour les autres, c'est-à-dire en essayant de préserver leur prébande,
01:50et bien ont créé cette instabilité politique.
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