- il y a 5 mois
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00:01Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:05Oh j'adore ! Oh j'aime !
00:08Ne touche pas ça !
00:10C'est une grosse image, c'est la traduction Fab.
00:11Ça, ça date des 1983 à 1984, je dirais.
00:15Ah oui, vous êtes très jeune.
00:17Vous étiez jeune, j'étais pas née moi.
00:19Je comprends pas.
00:21Qu'est-ce que c'est que cet affront ?
00:23Ça va en forme, Fabrice ?
00:25Ah oui, très très bien.
00:26Bon, vous avez fait votre entrée ?
00:28Avec vous, avec vous.
00:30Il a son cartel à la trousse.
00:31Oui, j'ai tout mon matériel, les cahiers neufs.
00:34Ah oui, magnifique.
00:35Éric Tegner, lui, il a mis une veste grise d'une qualité exceptionnelle.
00:40Vous avez très bien payé, vous.
00:41Je sais pas, mais vous êtes à la rentrée.
00:43Elle est magnifique, cette veste grise.
00:45J'ai prévu d'aller refaire du shopping cet après-midi.
00:48C'est ma petite rentrée, ça.
00:49Bien sûr, on m'a demandé des couleurs, alors.
00:52J'adore l'idée.
00:53J'adore quand vous rougissez.
00:55Mais toujours, moi, je suis un grand sensible.
00:56Je suis un petit enfant, dans le fond.
00:58Vous savez, vous pourriez m'amener à l'école.
00:59Oh, c'est touchant, Éric Tegner.
01:02Alors, vous êtes sur 1.01.80.203921.
01:05Deux axes dont nous allons parler maintenant pour cette rentrée.
01:08D'abord, la pause numérique.
01:10Lorsque, là, c'est généralisé.
01:13C'est une généralisation de la pause numérique dans les collèges.
01:16Et où on demande aux collégiens de poser le téléphone.
01:19Qu'est-ce que vous me disiez tout à l'heure, Géraldine Norontaine,
01:21qu'au collège de votre fille, c'est déjà...
01:23C'est le cas depuis l'année dernière, exactement.
01:25Combien elle a vécu ça ?
01:26Oh, très bien, à vrai dire.
01:29Alors, après, c'est quand même une organisation pour le cadre du collège.
01:34Mais il a fallu, effectivement, construire des casiers dans les classes.
01:38Et tous les matins, elle a sa petite pochette et elle met son téléphone dans son casier.
01:42J'adore.
01:43Alors, je vais vous faire une petite confidence.
01:44Chut !
01:44Vous ne le dites à personne.
01:45Chut !
01:46Dans le collège de ma fille, vous savez ce qu'ils font ?
01:50Elles viennent avec deux téléphones portables.
01:52Un qu'elles posent et l'autre qu'elles gardent dans la poche.
01:54Chut !
01:54On ne dira rien.
01:56Parce qu'on n'a pas le droit de fouiller les cartables et les poches des enfants.
01:59Donc, ils peuvent...
02:00C'est fou !
02:01Dans un instant, on va recevoir Joachim Lefloc et Aymad,
02:05qui est là, dans le studio aujourd'hui,
02:07qui a écrit Mabas sur l'éducation nationale,
02:09enquête sur un suicide assisté.
02:10Et on parlera avec vous un peu de cette pause numérique.
02:13Êtes-vous pour ou contre le téléphone portable et cette pause numérique ?
02:16Appelez-nous au 018 80 20 39 21.
02:18C'est incroyable, il y a déjà beaucoup d'appels.
02:20Alors, attendez, on va prendre Caroline.
02:21Je vous donne la parole dans un instant, mon cher Joachim Lefloc et Aymad.
02:24Vous êtes sur Europe 1.
02:25Caroline, vous nous appelez de Paris.
02:27Vous avez 47 ans.
02:28Vous êtes un prof d'anglais à votre compte.
02:31Et ça fait 15 ans que vous travaillez au sein de l'éducation nationale.
02:36C'est bien ça ?
02:37Oui, tout à fait.
02:38Bonjour Christine.
02:39Bonjour à toute équipe.
02:40Et aux auditeurs d'Europe 1.
02:42En tout cas, je suis ravie de parler avec vous de ce sujet qui me tient à cœur.
02:47Effectivement, alors le numérique, c'est un véritable sujet dans l'évolution de l'éducation, bien sûr.
02:52Mais je pense que cette mesure du téléphone portable,
02:55elle est applicable surtout dans des établissements qui sont de moyenne ou petite taille.
02:59parce que quand vous avez des établissements qui font par exemple collège-lycée avec des milliers d'élèves, c'est très compliqué et ça coûte très cher à mettre en place.
03:10Et en plus, il faut du personnel pour vraiment gérer, si vous voulez, le système.
03:17Donc, moi, je n'ai rien contre parce que ça peut protéger les élèves.
03:23Parce que, comme vous le savez, Christine, il y a de plus en plus de harcèlement scolaire à cause du téléphone.
03:29Complètement.
03:29Déjà, ça, c'est un premier point.
03:32Et aussi, ça peut protéger les enseignants contre diverses agressions.
03:36Parce que, je ne sais pas si vous le savez, mais de plus en plus, si vous voulez,
03:40certains élèves filment leurs propres professeurs dans les classes.
03:43Et ce qui est vraiment très problématique.
03:46Oui, ils prennent des photos, effectivement.
03:48Et puis, on se sent épié en tant qu'enseignant, on ne se sent plus libre.
03:52Ah, mais complètement.
03:52Et surtout, quand on aborde certains sujets qui peuvent être parfois délicats dans certaines matières,
03:57comme en histoire notamment,
03:59tout de suite, ils enliment leur téléphone et après, ils postent ça sur les réseaux.
04:03Et du coup, c'est une entrave à la liberté de l'enseignant.
04:05Et c'est vrai, comme le dit Caroline, mon cher Joachim Lefloquimade,
04:11je rappelle votre livre, vous êtes en direction européenne avec nous dans le studio,
04:15M'embase sur l'éducation nationale, enquête sur un suicide assisté.
04:18Alors, le téléphone portable, il y a des atouts, il y a des inconvénients.
04:21Sommeil perturbé en inconvénients, impact sur la concentration, les apprentissages.
04:25Comme disait Caroline, très justement, risque accru de harcèlement, de cyberharcèlement également.
04:31Addiction, isolement social, c'est une bonne mesure selon vous.
04:35Et plantez-nous aussi le décor, puisque, comme nous disait Géraldine Hamon,
04:39certains établissements scolaires, collégiens, ont déjà appliqué cette mesure.
04:44Et cette année, c'est généralisé. C'est cela ?
04:46J'ai écrit un ouvrage sur la question de l'impuissance du politique en matière éducative.
04:51Quand je vois l'actualité qu'on est amené à commenter ce matin,
04:54je persiste et je signe, parce que je ferai juste un rappel liminaire,
04:56mais c'est que les portables, depuis Blanquer et une loi en 2018,
05:00sont déjà censés être interdits aux primaires et aux collèges.
05:03Et on voit que sur ce sujet, comme sur tant d'autres en France, on ne fait pas appliquer la loi.
05:07Joachim Lefloquimade, vous êtes en train de me dire qu'il y a une loi qui existe depuis Jean-Michel Blanquer.
05:12Oui, et qu'on ne s'est pas donné les moyens de l'appliquer, comme tant d'autres en France.
05:17Ça veut dire que les portables sont déjà interdits partout aux primaires et aux collèges,
05:21en théorie, et qu'en pratique, parce qu'on manque de moyens humains,
05:24ou alors parce qu'il n'y a pas assez d'intransigeance dans la volonté de faire appliquer la loi,
05:28on laisse faire, comme sur beaucoup de sujets dans l'éducation nationale.
05:31Moi, je pense qu'il faudrait un vrai choc, une interdiction généralisée en la matière,
05:36mais avec un système comme des casiers, par exemple,
05:39ce qui se fait en Floride, ce qui se fait en Espagne, avec des résultats...
05:42Oui, je pense que ça va dans le bon sens, mais qu'on ne va pas assez loin,
05:45puisqu'il n'y a pas juste un sujet sur les téléphones portables,
05:47en réalité, il y a un sujet sur la surexposition aux écrans dans leur entièreté.
05:51Je rappellerai, Christine, une seule statistique,
05:53c'est que selon le Centre National du Livre,
05:55les adolescents français, en moyenne, ils passent 12 minutes par jour à la lecture aujourd'hui,
05:59contre 5h10 sur les écrans.
06:01Donc, ce qu'il faut, c'est une interdiction effective des téléphones,
06:04mais c'est aussi retirer les tablettes,
06:07se déconnecter des écrans pour se reconnecter au savoir.
06:09Il y a aussi des atouts, on en parlera dans un instant.
06:11Il y a des atouts, bien sûr.
06:12Géraldine Hamon sur un peu, ensuite Gabriel Cusel, Géraldine Hamon.
06:15On parle de surexposition, la surexposition se fait plus à la maison qu'à l'école.
06:20La surexposition des écrans.
06:22C'est en cours aussi.
06:23Quand j'enseignais en BTS, j'avais des élèves face à moi qui étaient sur leur téléphone.
06:27Oui, bien sûr, alors c'est au professeur en cours, il n'est pas possible au cours.
06:30J'ai dû en exclure parce qu'ils jouaient à des jeux vidéo pendant leur cours.
06:33Oui, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut, moi aussi j'ai eu des élèves
06:37qui regardaient des matchs de tennis pendant que j'en donnais cours.
06:41Qui étaient enseignantes.
06:43Exactement.
06:44Mais la surexposition, ça se passe d'abord à la maison.
06:47Quand un enfant va dans sa chambre et s'isole, il est non-stop sur son écran.
06:52Donc je pense que la surexposition aux écrans se fait d'abord à la maison.
06:57Vous êtes d'accord ?
06:58Caroline, vous êtes en ligne avec nous.
07:00Vous avez été vous aussi enseignante à votre compte pendant 15 ans au sein de l'éducation nationale.
07:05Vous êtes d'accord avec Géraldine Hamon ?
07:06Ah mais complètement, parce que je pense que les parents ont aussi un rôle à jouer.
07:10Parce que nous à l'éducation nationale, si vous voulez, on ne peut pas tout faire.
07:13Donc il y a l'inné et l'acquis, nous on est dans la transmission du savoir et des connaissances.
07:18Mais les parents doivent fournir des cadres stricts à la maison.
07:21Moi par exemple, quand un élève vient dans mon cours, je lui dis tout de suite, je te prends ton téléphone.
07:26Oui, et comment ça se passe dans ces cas-là ?
07:28Alors au début, il râle un peu Christine, je m'avoue.
07:32J'imagine.
07:34Parce que comme vous l'avez dit, justement...
07:35Vous faites prof d'autorité, comment vous faites ?
07:37Petite gifle en plaçant.
07:38Avec bienveillance.
07:39Vous savez, on peut être, on va dire, bienveillant et poser des cadres.
07:43Et je lui explique en lui disant, voilà, je te confie son téléphone,
07:47parce que tu vas être beaucoup plus attentif, tu vas mieux apprendre.
07:52Et du coup, tu vas pouvoir ressortir avec plein de connaissances et sans avoir été parasité par ton téléphone.
08:00Et du coup, elle me regarde un peu en mode étonnée, là avec des grands yeux ouverts,
08:05l'air de dire qu'est-ce qu'elle me dit la dame.
08:06Et finalement, ça se passe bien.
08:10Et au début, il y a un petit temps d'adaptation,
08:14et au bout de quelques semaines, ils me disent,
08:16oui, mais madame, c'est mieux en fait, merci.
08:19Donc vous voyez, il y a quand même, si vous voulez,
08:22quelque chose de positif dans le sevrage, j'allais dire, du numérique.
08:26Parce que c'est presque une drogue pour certains,
08:29et même si ça commence en sixième.
08:31Moi, je le vois, c'est assez hallucinant.
08:34Et je me dis, mais s'ils sont comme ça à 12 ans ou 11 ans...
08:37Et j'aime bien, Caroline, vous dites, ça commence en sixième,
08:40parfois même bien avant, et lorsqu'on arrive en sixième, c'est compliqué.
08:44Caroline, Gabriel Cusel veut réagir.
08:46Et Gabriel, je veux vous dire aussi, par exemple,
08:48il y a des atouts aussi au téléphone portable,
08:49le lien social, l'amitié, une certaine sécurité,
08:52parce que les parents disent, voilà, tu rentres en sixième, c'est la sécurité,
08:55tu vas pouvoir m'appeler, je vais pouvoir t'appeler.
08:59Alors j'aime bien, parce qu'il y a des parents qui sont très stricts,
09:00des parents antillais, par exemple, qui disent,
09:02pourquoi tu veux un téléphone ?
09:03Pourquoi pour t'appeler ?
09:04Mais moi, je n'ai pas besoin de t'appeler, pas besoin de téléphone.
09:06Est-ce qu'il faut être aussi strict ?
09:07Non, écoutez, moi, je trouve qu'au collège,
09:09les enfants ne sont pas en mesure de gérer, pour moi,
09:12mes enfants n'ont pas de téléphone connecté.
09:16Ils ont un neuf touches, alors ils ne le sortent pas beaucoup,
09:19parce qu'ils sont un peu la honte de leur génération, si j'ose dire.
09:21Mais ils sont dans des écoles,
09:22où de toute façon, les téléphones connectés sont interdits,
09:29donc ils ont leurs neuf touches.
09:30S'ils veulent m'appeler, j'utilise ce neuf touches,
09:32si je veux les appeler, j'utilise ce neuf touches.
09:35Et je remarque que quand ils commencent à avoir un portable au lycée,
09:38ce n'est généralement pas moi qu'ils appellent.
09:39Ils servent beaucoup à envoyer des messages,
09:41mais je ne sais pas pourquoi, pas à moi.
09:43Moi, je vais vous dire, moins souvent,
09:45quand je veux les appeler, ils ont éteint leur portable.
09:48Je pense qu'ils n'ont pas la maturité.
09:50Déjà, nous, adultes, nous avons du mal à gérer,
09:52les réseaux sociaux.
09:54Ils se rendent compte qu'ils peuvent être harcelés,
09:57c'est évident, mais que d'autres sont en train de s'amuser
09:59et qu'ils ne font pas partie du groupe.
10:00Ils n'ont pas la maturité, pour le voir.
10:02Ils peuvent aussi avoir des contacts de pédophiles,
10:05tout simplement, qui cherchent à prendre contact avec eux.
10:07Je ne crois pas qu'au collège,
10:09on soit en mesure de lutter contre ça.
10:11Pour moi, ça devrait être, comme en Australie,
10:13interdit jusqu'au lycée, jusqu'à 16 ans.
10:14Christiane, 87 ans, vous n'appelez de Seine-et-Marne
10:18à propos du smartphone et vous dites,
10:20on ne va pas en classe pour discuter au lieu de travailler.
10:24On marque une pause et on prend votre témoignage.
10:26Vous dites que c'est normal que le téléphone soit interdit.
10:29Je suis surprise que ce soit les profs qui éduquent les enfants
10:32et les parents, ils sont où ?
10:34On marche sur la tête.
10:35Christiane, 87 ans, nous appelle de Seine-et-Marne.
10:37On marque une pause et on vous prend tout de suite.
10:39Et comme Christiane réagissait, 0, 1, 80, 20, 39, 21, 12h27.
10:44Vous écoutez Christine Kelly sur Europe.
10:47Europe 1
10:4811h30, 13h
10:50Christine Kelly et vous.
10:55Ah vous avez vu, j'ai mis l'ambiance.
10:56J'ai sendu la boule à facettes.
10:58J'adore Fabrice.
10:59Mais pourquoi Christine, allez-vous me dire ?
11:01Eh bien ce midi, nous souhaitons un joyeux anniversaire à Barijib
11:04qui fête ses 79 ans.
11:07C'est le seul survivant des trois frères Jib du groupe Les Bee Gees.
11:11Et ça c'est la BO de la fièvre du samedi soir.
11:13Enregistrée Cocorico chez nous en France, dans le château d'Hérouville.
11:17Et les voix ont été enregistrées dans les escaliers
11:18pour son acoustique bien particulière.
11:23Et ça c'est toujours la BO de la fièvre du samedi soir.
11:28Et puisque vous aimez, un dernier extrait.
11:30Oh j'adore, ça fait du bien.
11:40Voilà un petit peu d'énergie pour la rentrée.
11:41Ma fille en train de prendre le taxi, puisqu'on voulait tout savoir.
11:44En ce moment même, pour faire sa rentrée.
11:46Donc dès que j'ai fini à 13h, je file l'accompagner ma fille
11:49qui rentre en 5ème cette année sans son téléphone portable.
11:53Nous avions Christiane en ligne, 87 ans, qui nous appelle de Seine-et-Marne.
11:58On était en train de parler de cette nouveauté pour cette rentrée scolaire.
12:03Les téléphones portables qui ne sont pas autorisés en cours.
12:07Et Christiane, vous nous disiez en fait qu'on ne va pas en classe pour discuter.
12:12On va pour travailler.
12:14Exactement, madame Christine.
12:16C'est 100% d'accord avec ce qui se passe là.
12:19Parce que bon, les jeunes, bon, écoutez, très sûrement, l'éducation, elle est nulle.
12:25Bien sûr, les parents, où sont-ils ?
12:29Maintenant, il faut que ce soit encore l'éducation nationale qui leur apprenne l'éducation.
12:35Qui les éduquent.
12:36Mais c'est incroyable tout ça.
12:40Mais les parents, ils démissionnent.
12:44Alors ils font des enfants pour faire comme le voisin.
12:46Mais un enfant, ça s'éduque pour grandir dans de bonnes conditions.
12:51Et pas devenir à 14-15 ans un délinquant.
12:54Mais non, mais ça devient incroyable tout ça.
12:57Mais est-ce que, Christiane, est-ce que le portable, forcément...
13:01Est-ce qu'il n'y a pas quand même de petits atouts à avoir un téléphone portable ?
13:04Non, non, non, il n'y a pas d'atouts du tout.
13:06Voilà.
13:07En tout cas, pas à l'école.
13:07De toute façon, ils sont plus malins que les parents.
13:10Ils arrivent à avoir des, comment ça s'appelle, des programmes qui sont pédophiles et tout ça.
13:15Ils sont malins comme tout.
13:17Alors donc, bon, non.
13:20Non, ce n'est pas possible d'avoir un portable très jeune comme ça.
13:25Et j'ai bien ce que vous dites, Christiane.
13:27Vous dites que ce sont les profs qui éduquent au lieu que ce soit les parents
13:31qui aient la responsabilité d'éduquer l'enfant et le rapport à son téléphone portable.
13:38Écoutez, bien sûr.
13:39Ce n'est quand même pas les professeurs qui doivent tout encaisser quand même.
13:44Parce que je vous assure que moi, je vois les professeurs,
13:48écoutez, ils ont vraiment beaucoup de travail.
13:51Les enfants sont insupportables, les trois quarts du temps.
13:54Non, il ne faut pas exagérer.
13:56Non, là, les dés sont tout à fait jetés de nulle part.
14:01Un enfant, ça s'éduque à tout petit.
14:06Et bien, je vous assure que là, les gamins, ils vous parlent comme si eux étaient des adultes.
14:10C'est ça.
14:11Joachim Leflog, Imad, vous êtes notre invité avec votre livre,
14:14Mabas sur l'éducation nationale, l'enquête sur un suicide assisté.
14:17On en demande trop aux enseignants ?
14:19On en demande trop aux enseignants, on en demande trop à l'école.
14:21Et je pense qu'on gagnerait à en revenir à une lecture plus simple des choses.
14:25Les parents éduquent et l'école instruit.
14:26Aujourd'hui, on a des parents qui sont présents là où ils ne devraient pas l'être,
14:29sur certaines contestations d'enseignement, par exemple,
14:32sur des violences qui ont lieu en primaire,
14:33puisque 30% des violences et des incidents graves en primaire, c'est du fait des parents.
14:38Et à l'inverse, on a une démission là où ils devraient être davantage présents.
14:42Et si on veut vraiment se donner les moyens de faire appliquer cette loi,
14:44je pense qu'on gagnerait à rappeler un certain nombre d'études,
14:46notamment en sciences cognitives,
14:48qui montrent une corrélation entre surexposition aux écrans
14:50et des liaisons sociales,
14:52destruction du système cognitif des enfants,
14:55diminution de la concentration.
14:57Et on ne les rappelle jamais, ces études,
14:59comme on ne rappelle pas que tous les pays qui ont été le plus dans la fuite en avance
15:03ces dernières années sur le numérique,
15:04je pense à la Suède par exemple,
15:06se sont systématiquement effondrés dans les classements internationaux.
15:08D'ailleurs, ils font marche arrière aujourd'hui.
15:10Et qui bénéficie le plus de cette marche arrière ?
15:12C'est les catégories populaires,
15:13parce que c'est en réalité là qu'il y a une utilisation des écrans
15:16qui est la plus massive et la plus abruissante.
15:20Joachim Lef, Locky Mad.
15:21Dans un instant, appelez-nous au standard d'Europe 1, 0 et 80, 20, 39, 21
15:26pour parler de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
15:29Et personne n'en parle en cette rentrée.
15:30Et pourtant, c'est là que c'est appliqué.
15:32Merci beaucoup ma chère Christiane pour votre témoignage.
15:35On va avoir un Michael, vous l'appelez de Normandie.
15:38Et vous dites que le téléphone c'est une bonne idée,
15:40mais il faudrait en amont que les parents,
15:42comme disait Christiane il y a quelques instants,
15:45éduquent leurs enfants au numérique.
15:46C'est-à-dire que oui au téléphone,
15:48mais trop de parents sont laxistes.
15:50Vous avez une fille qui est au CE2.
15:52Comment vous gérez avec elle ?
15:55Eh bien, nous, le téléphone pour l'instant, il n'y en a pas.
15:59Clairement, il n'y a pas de téléphone.
16:01Elle aura le téléphone au collège pour nous appeler
16:05s'il y a besoin d'aller la chercher,
16:08si elle rate le bus ou quoi que ce soit.
16:10Mais voilà, on a une éducation au numérique
16:13qui est quand même...
16:15Ils sont sensibilisés.
16:17Je vois pour notre plus grand maintenant,
16:19on a désactivé le contrôle parental il y a 15 ans,
16:22mais il a une utilisation raisonnée.
16:24On avait mis un contrôle parental en place,
16:27donc avec des limites sur les applications.
16:31On avait vraiment fait ce qu'il fallait
16:33pour que derrière, lui expliquait comment fonctionne un téléphone
16:36et à quoi ça sert.
16:38Et surtout, les réseaux sociaux,
16:41notamment YouTube.
16:42Et sur YouTube, vous disiez tout à l'heure à Shannon,
16:47en fait au standard Europe 1, 01, 81, 39, 21,
16:49vous disiez que
16:51ces copines ont déjà des chaînes YouTube ?
16:54À quel âge ?
16:55Et bien, elle a 8 ans, voilà.
16:58Non, non, non, je ne vous crois pas du tout.
16:59Non, non, ce n'est pas possible.
17:01A 8 ans, déjà, YouTube, Mickaël.
17:03Ça doit être avec le compte des parents,
17:05parce qu'elle disait, ben, nous, voilà,
17:08elle allait demander à sa mère, clairement,
17:10elle dit, maman, quand est-ce qu'on fera des réels YouTube ?
17:13Non.
17:14Incroyable.
17:15Comment est-ce possible ?
17:16Et comment vous réagissez par rapport à votre fille, du coup ?
17:20Ben, on lui explique que ce n'est pas possible,
17:22que non, et que, voilà,
17:25on n'en fera pas, on n'en fera jamais,
17:27parce que ce n'est pas de son âge,
17:29que derrière, elle n'a pas...
17:31Elle a été déçue, mais elle ne comprenait pas.
17:35Légalement, il faut avoir 13 ans pour une chaîne YouTube,
17:37on rappelle Fabrice Laffitte,
17:38pour les enfants qui s'appellent YouTube Kids.
17:41Déjà, 13 ans, c'est très tôt.
17:42Tout à fait, il y a YouTube Kids,
17:45il y a tout qui est mis en place,
17:46mais après, ce qui se passe, c'est que les parents,
17:48quand ils fournissent un téléphone à leurs enfants,
17:50ils mettent leur compte à eux.
17:52C'est fou, oui.
17:53Voilà, c'est le compte, en fait,
17:54c'est le compte Google de leurs parents ou Apple.
17:56Ils mettent les enfants dans la gueule du loup, voilà.
17:57Non, mais c'est Gabriel Poulsen.
17:59Et les enfants se sont lâchés complètement sur Internet,
18:03mais sans éducation, sans rien.
18:07Donc, on retrouve des enfants qui sont là,
18:09qui sont complètement accros et dépendants aux réseaux sociaux,
18:15et il n'y a aucune éducation de faite.
18:18Donc, on se retrouve avec des enfants en CE2
18:21qui ont déjà un portable,
18:23qui font des réels YouTube,
18:26qui vont sur TikTok.
18:27Gabriel Plus, elle lui répond à Michael.
18:29Non, mais moi, ce que je vois,
18:30c'est que vous, vous êtes un père responsable
18:34qui discute avec ses enfants.
18:35Le problème, c'est que je pense qu'il y a beaucoup de parents
18:37qui ne s'en rendent même pas compte,
18:39qui ne se rendent pas compte de ces questions-là.
18:41Et puis, les enfants sont très enjeux.
18:43Et puis, vous savez, dire oui, c'est la facilité.
18:45Vous savez, la vraie éducation bienveillante,
18:47c'est de savoir dire non.
18:48Savoir dire non, bah oui,
18:50l'enfant n'est pas content pendant 5 minutes
18:51parce qu'il ne fait pas comme les autres.
18:53Mais si tous les parents disaient non,
18:54eh bien, ils seraient tous au diapason
18:56et on n'aurait pas cet effet de mimétisme chez les enfants.
19:00Mais vous savez, c'est l'accès à la pornographie.
19:02Internet en illimité de cette façon-là.
19:05Les réseaux sociaux, c'est assez destructeur, encore une fois,
19:08parce qu'on n'est pas capable de prendre de plein fouet
19:09ces atteintes au narcissisme,
19:11que ce sont un peu les réseaux sociaux.
19:12C'est évidemment les jeux vidéo.
19:15Comment voulez-vous qu'ils résistent ?
19:17Moi, je vous dis, pour ces parents,
19:18l'acciste, ça frise la malveillance.
19:21Très, très bonne remarque.
19:23Merci beaucoup, Mickaël, pour votre témoignage.
19:26Merci pour tous vos appels.
19:28On parlera avec Virginie, 56 ans,
19:31de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
19:35Vous êtes en ligne, Virginie, on se posera toutes les questions.
19:38Parce que voilà, un sujet dont personne ne parle à partir de cette rentrée.
19:42On en a déjà parlé, les mois précédents.
19:44Mais c'est là que ça commence, de la maternelle à la terminale.
19:47On pourra parler, ils auront trois séances par niveau
19:51pour parler du corps, du respect, du consentement,
19:54de l'orientation sexuelle.
19:55Ouh là !
19:56Et comme Virginie réagit, c'est 01, 80, 20, 39, 21, 12h42.
20:01Vous écoutez Christine Kelly sur Europe 1.
20:04Christine Kelly.
20:0512h46 sur Europe 1.
20:07Christine Kelly, vous, dernière partie.
20:09Nous parlons de la rentrée de l'école.
20:11Et cette question, faut-il vraiment aborder la vie affective et sexuelle à l'école ?
20:15Nous attendons vos réactions, chers auditeurs, au 01, 80, 20, 30, 21.
20:18Et nous en parlons aussi avec notre invitée, Christine Joachim Lefloquimed.
20:22Deux femmes sont en ligne et nous attendent.
20:24Marie et Virginie pour parler justement de cette éducation sexuelle à l'école.
20:28D'abord, Joachim Lefloquimed, vous êtes notre invité en studio.
20:31Vous avez écrit ma base sur l'éducation nationale enquête sur un suicide assisté.
20:35Plantez-nous le décor sur cette éducation à la vie affective relationnelle.
20:39Je rappelle que c'est un nouveau programme.
20:40Il va s'adopter en janvier, instauré dès cette rentrée
20:44pour toutes les classes de la maternelle à la terminale.
20:47Trois séances par niveau pour parler de tout.
20:50C'est quoi en fait concrètement ?
20:52Le décor très concrètement, c'est que l'éducation
20:54nationale vit depuis des décennies sur la vieille idée révolutionnaire
20:57selon laquelle il lui incomberait de former un homme nouveau.
20:59Alors, à titre personnel, je ne suis pas contre qu'on ait une éducation
21:02à la sexualité sur des bases scientifiques.
21:04Or, qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ? On n'a absolument pas ça.
21:06On a une politique de déconstruction
21:08des préjugés à la sauce woke.
21:10Qu'est-ce qu'on fait concrètement dans ces séances ?
21:12On anticipe, c'est Maurice Berger
21:14qui est un expert à la question, qui l'explique très bien.
21:16On anticipe les grandes questions
21:18que se posent les enfants.
21:20On les soumet à des contenus toujours plus sidérants.
21:22J'en propose un certain nombre d'exemples
21:24dans l'ouvrage. Et surtout, et ça me paraît extrêmement
21:26pernicieux, on place les garçons
21:28et les filles dans une dynamique, si vous voulez,
21:30de conflictualité qui est extrêmement pernicieuse
21:32avec beaucoup de géométrie variable, d'ailleurs,
21:33parce qu'on ne rappelle jamais que les garçons sont surreprésentés
21:36dans l'échec scolaire.
21:38On ne rappelle jamais que les filles ont 36%
21:39de chances supplémentaires d'avoir le bac général.
21:41Oui, parce qu'on les enjoint, je donne plein d'exemples,
21:45on les enjoint dès le primaire à regarder les albums,
21:47à regarder les bandes dessinées, pour repérer les stéréotypes,
21:50pour voir en quoi la société vivrait toujours
21:52sur la vieille logique du patriarcat.
21:54Je ne crois pas, encore une fois, que c'est le rôle
21:56premier de l'école qui doit instruire
21:57et non pas éduquer, surtout pas éduquer
22:00sur des bases aussi malsaines.
22:02D'autant qu'il y a un autre problème qui se pose
22:04et que j'aborde aussi dans l'ouvrage avec ces séances
22:06d'éducation à la sexualité,
22:08c'est la question de l'entrisme associatif à l'école.
22:09Alors, il peut y avoir des associations qui parfois
22:12interviennent sur des pans du programme de manière pertinente.
22:13Oui, ce sont des associations qui interviennent.
22:15Mais là, on a des associations qui confondent
22:16instruction militantisme, par exemple le planning familial,
22:19qui nous explique qu'un homme peut être enceint.
22:21À titre personnel, je ne veux pas de ça
22:23dans mon école de la République
22:25et je pense que beaucoup de Français
22:26seront d'accord avec moi là-dessus.
22:27N'hésitez pas à nous appeler en 0182-3921.
22:30Nous avons Virginie et Marie qui attendent.
22:31Je veux juste faire un tour de table avec Eric Tegner
22:33et Gabriel Cluzel sur le sujet.
22:35Eric Tegner, vous n'avez pas encore d'enfants,
22:36vous allez peut-être vous marier.
22:37J'ai entendu ça, peut-être bientôt, peut-être un enfant bientôt.
22:40On ne sait jamais comment vous allez aborder ça
22:43avec votre enfant dès la maternelle
22:45quand vous aurez votre fils ou votre fille
22:47pour s'appliquer à cette éducation,
22:49à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
22:51La maternelle, ce n'est absolument pas le moment.
22:53Même dans le cadre familial, ce n'est pas à ce moment-là.
22:56Moi, je vais vous dire, ce qui m'inquiète, c'est quoi ?
22:57C'est un milliard maternel, trois ans.
22:58Quand vous faites une bonne éducation à votre enfant,
23:00que vous êtes strict, que vous lui confiez les bonnes valeurs, etc.,
23:03souvent, il va revenir de l'école
23:04avec des choses absolument folles, avec des questions folles.
23:07Il va être perdu, c'est ça le problème.
23:08C'est que ça devient presque une mise en danger
23:10de votre propre éducation lorsque vous l'envoyez à l'école.
23:13On se retrouve effectivement avec des associations,
23:15par exemple des associations trans comme Outrans,
23:18qui vont commencer à faire du propagandisme.
23:20Ils vont vous dire, peut-être que vous n'êtes pas un homme,
23:22peut-être que vous n'êtes pas une femme,
23:23qu'ils vont commencer à semer des questions
23:25qui n'ont pas lieu d'être quand on a huit ou neuf ans.
23:27Et c'est la crainte souvent de parents qui se disent,
23:30on va le mettre dans du privé,
23:31on va le mettre dans du privé hors contrat,
23:32ou alors certains vont faire l'éducation à la maison
23:34parce que sinon, ils reviennent avec des choses néfastes pour eux.
23:37Imaginez un instant que votre enfant, Gabriel,
23:39sort Cluzel sur Europe 1,
23:41votre enfant sort de l'école, revient de l'école
23:43et dit, attends maman, tu ne m'appelles pas Louise,
23:45mais tu m'appelles Louis à partir d'aujourd'hui.
23:47Non, mais c'est des sujets qui sont prégnants.
23:49D'ailleurs, il faut savoir que, sauf heure de ma part,
23:52je n'ai pas bien travaillé,
23:53je ne me suis pas remémoré le sujet,
23:54mais je crois qu'il y a eu une circulaire
23:56qui enjoignait les enseignants.
23:58Voilà, et c'est quand même de Blanquer
23:59qui est réputé être le ministre le plus conservateur de tous.
24:02Ceux qui sont passés,
24:03qui enjoignaient les professeurs
24:05à appeler les enfants par le prénom qui s'était choisi
24:07en dehors de toute décision des parents.
24:10Enfin, il faut voir la façon dont on retire
24:12les enfants de leur famille.
24:16Mais c'était ce qu'avait dit Vincent Payon,
24:18il faut retirer les enfants du déterminisme familial.
24:20C'est quand même une idéologie.
24:22Moi, je vois deux aspects,
24:22l'aspect idéologique et puis je vois l'aspect pratique.
24:24L'aspect idéologique, vous l'avez développé,
24:26je suis mille fois d'accord,
24:27je ne fais pas confiance à une association
24:29qui parle d'hommes enceints
24:30pour faire des cours en la matière à mon enfant.
24:33Ça, c'est un sujet.
24:34Puis, il y a aussi mille sujets en cascade.
24:39C'est-à-dire que, par exemple,
24:39ils n'ont pas tous la même maturité,
24:41même dans la même classe.
24:42C'est violent d'aller parler de sujets
24:43sur lesquels ils ne sont pas mûrs.
24:45Moi, pardon, mais parler de consentement en CE1,
24:47par exemple, ce serait une absurdité totale.
24:49Il n'y a pas de consentement possible.
24:50Voilà, tout simplement.
24:51Deuxième point pratique,
24:53les temps qu'on perd.
24:54Non, mais pardon,
24:55nos enfants ne savent pas lire, écrire, compter.
24:57Et l'école va se mêler
24:59de parler de sexualité.
25:01Mais laissez nos enfants tranquilles
25:02et faites votre boulot.
25:03Joachim Lefloc, il m'a de réagir rapidement.
25:05Non, mais on est tout à fait d'accord.
25:07On a une ministre qui colmate les brèches,
25:10qui se concentre sur le périphérique,
25:12mais qui délaisse les sujets
25:13qui sont ceux de l'école,
25:14à savoir l'effondrement du niveau,
25:16la crise de l'autorité,
25:17le mal-être des personnels éducatifs.
25:18Et tout ça, ce n'est pas avec une éducation à la sexualité
25:20qu'on s'en sortira.
25:21Mais ça va plus loin que l'éducation à la sexualité,
25:23parce que je parlais de volonté de former un homme nouveau.
25:25C'est aussi l'éco-citoyenneté,
25:26la lutte contre les fake news
25:27qui est au centre des programmes
25:28d'éducation morale et civique.
25:30Et on est très loin de Jules Ferry.
25:30Éric Tegner va réagir dans un instant.
25:33Marie est en ligne,
25:34on la prendra dans un instant.
25:35Elle dit qu'elle est grand-mère,
25:36arrière-grand-mère,
25:37et elle trouve ça honteux de se souiller,
25:39de souiller l'innocence des enfants.
25:41On le rend en ligne dans un instant.
25:42Virginie, vous avez 56 ans,
25:44et vous dites que je fais des interventions
25:45avec mon mari depuis 26 ans.
25:48Il y a beaucoup de prévention à faire à cet âge-là.
25:52C'est-à-dire concrètement,
25:53vous êtes pour en fait cette éducation ?
25:55Bonjour Tréphine et bonjour à toute l'équipe.
26:01Moi, je suis parent,
26:04et quand j'ai compris que ces sujets-là
26:06étaient prégnants
26:07et que mes enfants en rencontreraient d'autres,
26:10avec mon mari,
26:10on a décidé de se former
26:12et on intervient dans le cadre
26:13de l'UDAS de la Vendée.
26:16Et donc, on intervient en contact des élèves.
26:18C'est vrai qu'on a fait bénévolement
26:20par manque aussi de personnes.
26:22On a concentré aussi sur le collège,
26:23la troisième,
26:24qui sont des années charnières,
26:26septième, troisième,
26:26et puis on est allé aussi en lycée
26:28et en maison familiale.
26:30Moi, j'entends tout ce que vous dites
26:31et j'abonde complètement dans votre sens.
26:34Moi, je me suis dit,
26:34ce sujet, il me tient à cœur.
26:36Pourquoi ?
26:36Et si ce n'est pas moi de privé,
26:38ce sera d'autres personnes.
26:39Et en effet, peut-être des associations
26:40où je ne partage pas leur approche.
26:43J'ai rencontré des publics,
26:44vous savez,
26:44notamment aussi en maison familiale,
26:46des enfants qui sont dépourvus
26:48d'un contexte familial porteur.
26:50Et ces jeunes-là,
26:51ils ont soif.
26:53Ils ont soif qu'on leur donne du sens.
26:55Et vous voyez,
26:55même une femme comme Françoise Dolto,
26:57j'aimais bien son approche de dire,
26:58avant de parler de contraception,
27:00c'est beau de parler
27:01de la beauté de la conception.
27:03Et nous, avec mon mari,
27:04on a à cœur de rencontrer
27:05tous ces jeunes
27:06qu'on prend au sérieux.
27:08Tous sont des 13 ans,
27:09des gens uniques.
27:10À partir de quel âge, Virginie,
27:11vous parlez des enfants,
27:13de l'éducation sexuelle à l'école ?
27:15Alors, nous,
27:16on est beaucoup intervenus
27:17en troisième et au collège
27:18et au lycée
27:19et en maison familiale.
27:21et aujourd'hui,
27:23je me suis formée,
27:24vous voyez,
27:24à force de faire ces interventions-là,
27:26je me suis formée,
27:26je suis devenue
27:27conseillère conjugale et familiale
27:28et je me suis rendue compte
27:30qu'il y avait un enjeu
27:30avant d'entrer au collège
27:32de venir toucher les CM2.
27:34Mais moi,
27:35je m'adapte au sujet.
27:38Avec mon expérience
27:39de parents
27:40et puis surtout,
27:41je mets les parents
27:41en première ligne.
27:43On fait des réunions,
27:44c'est de la co-éducation.
27:45Je ne ferai rien
27:46contre les parents.
27:48Moi, je travaille avec les parents.
27:49Là, je vous rejoins parfaitement
27:50lorsque vous dites
27:51que les parents
27:51sont effectivement
27:52les premiers éducateurs.
27:54J'aime beaucoup votre regard.
27:55Éric Tegner veut réagir.
27:56Oui, je suis d'accord
27:57avec ce qu'elle dit.
27:57C'est important
27:58de parler avec les parents
27:59mais il y a quand même
28:00un grand impensé
28:01dans tout le discours.
28:02C'est l'échec de la mixité
28:03dans certains quartiers.
28:04Parce que dans ce cadre-là,
28:06comment vous éduquez
28:07à la sexualité des enfants
28:08s'ils ont un camarade de classe
28:10dont la sœur ou la mère
28:12portent le voile intégral
28:14ou certains parents
28:15qui vont par exemple
28:16faire preuve de polygamie
28:17parce que ça a beau être interdit
28:18en France,
28:18on sait qu'il y en a beaucoup
28:19qui ont des femmes,
28:20plusieurs femmes
28:21que ce soit au Maroc
28:22ou encore en Algérie.
28:23Et ça, bizarrement,
28:24on est capable de nous expliquer
28:25qu'on va faire des cours
28:26d'éducation à la sexualité,
28:28etc.
28:28Mais on ne parle jamais
28:29de cet impensé
28:31sur l'échec de la mixité
28:32dans les quartiers.
28:33Vous avez d'autant plus
28:34raison de le rappeler
28:35parce que normalement,
28:35il y a déjà dans les programmes
28:36actuels
28:37trois séances d'éducation par an
28:38et bien souvent,
28:39elles ne sont pas appliquées
28:40en particulier dans les quartiers
28:41travaillés par les transformations
28:43démographiques que vous dites
28:44et on en revient toujours
28:45aux apories de l'intersectionnalité,
28:47c'est-à-dire qu'on ne peut pas
28:48avoir d'un côté
28:48un islam toujours plus égalitaire,
28:50toujours plus obscurantiste
28:51et en même temps,
28:52un wokisme d'atmosphère
28:53dans l'éducation nationale.
28:54Merci pour votre regard.
28:56Merci beaucoup Virginie.
28:57Marie,
28:58vous dites que vous êtes
28:59grand-mère et arrière-grand-mère.
29:00Vous trouvez ça honteux
29:02de souiller l'innocence
29:03des enfants ?
29:05Oui, absolument.
29:06Absolument,
29:07parce que je vois
29:09avec mes petits-enfants
29:10et puis les aînés
29:12de mes arrières-petits-enfants,
29:13qu'en réalité,
29:15en maternelle,
29:16ça ne les intéresse pas du tout.
29:18Ils ont un corps.
29:19Ils ne cherchent pas
29:20à savoir son fonctionnement
29:21dehors du fait
29:22de manger,
29:23d'éliminer.
29:24C'est tout
29:25ce qui les concerne.
29:27Ensuite,
29:28en primaire,
29:29très souvent,
29:30ils ne sont pas concernés
29:32jusqu'au CM2.
29:33Ils ne se posent
29:33aucune question.
29:35Pourquoi introduire
29:37ces notions
29:38qui finalement,
29:39ils comprennent mal ?
29:42Je dois dire
29:43que je suis tout à fait
29:44d'accord avec
29:45M. Lefloc
29:46et Mme Tuzet.
29:47C'est une forme
29:48de perversion
29:49avant l'âge
29:50d'en faire des petits robots.
29:53Merci.
29:54Je ne comprends pas.
29:55Merci, Marie.
29:56J'aurais tellement aimé
29:57vous avoir plus longuement.
29:59Mais il faut déjà
29:59qu'on cède le micro
30:01dans la continuité
30:02sur Europe.
30:03bon ?
30:03Merci.
30:04Merci.
30:05Merci.
30:06Merci.
30:07Merci.
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