00:0012h35 sur Europe 1, Eliott Deval et vous, on ne se moque pas.
00:05Eliott Deval, nous parlons des baby boomers, vous n'avez pas ce terme ?
00:09Je le trouve insultant et grossier, ça n'a aucun sens, je ne suis même pas sûr que les auditeurs d'Europe 1
00:16et j'aurais dû regarder la définition hier parce que ça veut tout et rien dire.
00:20Avant de parler des boomers, vous êtes nombreux à réagir sur les réseaux sociaux.
00:24Il y a Jean-François Charra qui est un ancien capitaine de gendarmerie qui m'envoie
00:28Bonjour M. Deval, je viens d'écouter le témoignage bouleversant d'Harmonie Comigne.
00:32Il m'a replongé dans le même type d'affaires en 2012 à la Colobrière
00:36où j'ai retrouvé deux gendarmes féminins abattus par un multi-récidiviste.
00:41Cette justice est vérolée depuis bien trop longtemps et on continuera d'en parler ce week-end bien sûr
00:48dans Eliott Deval et vous, je vous donne le programme 11h30, 13h le vendredi,
00:5411h, 13h, les samedis et dimanches et si vous souhaitez réagir c'est au 01-80-20-39-21.
01:04Il y a un choc générationnel dans le studio d'Europe 1, un choc générationnel entre Éric Crevel et Jules Torres.
01:11On va parler des déclarations et de la polémique de François Bayron.
01:15De toute façon quand vous voulez être nulle part, il y a une seule solution, il faut parler partout, tout le temps.
01:21Si vous voulez être nulle part, Dieu sait qu'il parle partout.
01:23Et Dieu sait qu'il le fait, ça s'appelle la stratégie Gabriel Attal, rappelez-vous les premières semaines de Gabriel Attal,
01:28il était partout, partout tout le temps.
01:30Il expliquait que la priorité elle était dans l'agriculture, dans la santé, dans la sécurité, dans l'éducation nationale
01:36et au final il a perdu tout le monde, très rapidement.
01:39Donc là c'est un peu le champ du signe pour François Bayrou.
01:42Surtout qu'il promettait de s'en prendre à personne François Bayrou, à aucune catégorie de la population
01:45et là c'est vrai qu'en ciblant les boomers, il s'en prend à une catégorie de la population.
01:48« Boomer », c'est un terme utilisé principalement par les jeunes pour désigner avec une connotation péjorative
01:53les personnes nées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale jusqu'au milieu des années 60.
01:58Et si on parle aujourd'hui des boomers, c'est l'expression qui a été employée par le Premier ministre cette semaine,
02:04en gros les seniors, les retraités doivent payer parce qu'ils ont bien vécu
02:08et c'est pas aux jeunes de régler la facture.
02:11Je résume un peu les propos de François Bayrou.
02:13Alors il tente de rétro-pédaler, on va l'écouter, c'était aujourd'hui à la foire de Chalon
02:17qu'il a inauguré ce matin et il ne veut surtout pas de guerre générationnelle.
02:22« Nous sommes sur un bateau, il y a une voie d'eau sous la ligne de flottaison,
02:27il y a de l'eau qui entre dans la cale.
02:29La responsabilité, c'est de s'attaquer et de réparer le bateau
02:34et de faire que la fuite soit de moins en moins importante
02:39jusqu'au moment, dans quatre ans, où elle n'existera plus. »
02:43C'est une question civique et je traduis, c'est une question de père et de mère de famille,
02:49c'est une question d'enfants pour leurs amis, leurs frères, leurs copains,
02:53c'est une question pour les jeunes.
02:55Ils ont bien le droit d'avoir les mêmes droits que les générations précédentes.
02:58au lieu d'être constamment ignorées et alourdes par des engagements
03:04qu'on a pris en leur nom sans leur demander leur avis.
03:08Et je dis que c'est précisément dans cette situation
03:11que les générations plus expérimentées, on va dire ça comme ça,
03:16doivent prendre leur responsabilité en disant
03:19« Nous, nous ne voulons pas laisser ça aux jeunes. »
03:22Vous voyez que c'est un combat, comme on dit, intergénérationnel.
03:26Intergénérationnel.
03:29Alors, pardonnez-moi, mais sauf que ce n'est pas un bateau,
03:31il est le chef du Titanic.
03:33Et il va couler le 8 septembre prochain, puisqu'il y a le vote de confiance.
03:37Éric Revelle.
03:38Disons que Bérou rame en ce moment.
03:40Ah bah oui, ça c'est sûr.
03:41Il rame.
03:42Et alors, le boomer, ornode boomer, vous en pensez quoi ?
03:45Je vais vous dire.
03:46D'abord, il faut clarifier les déclarations de François Bérou.
03:50Quand il dit que ce n'est pas aux jeunes générations de payés, mais aux anciens,
03:53ça veut dire que concrètement, les retraités,
03:55on va alors peut-être leur annoncer, mais il ne sera plus là le 8 septembre,
03:58qu'en fait, on coupe le niveau de leur retraite, qu'on les désindexe de l'inflation.
04:03C'est ça qu'il est en train de dire.
04:04Parce que faire payer les retraités, vous dites, mais comment ça, je vais payer quoi ?
04:08Bah, cher monsieur, vous allez payer parce que peut-être qu'on va
04:10renier sur votre retraite ou la désindexer.
04:12C'est ça qu'il veut dire.
04:13Maintenant, je vais vous dire une chose, Elliot,
04:14et j'entendrai avec beaucoup d'intérêt les arguments du jeune garçon Jules Torres à côté de moi.
04:20Bonsoir.
04:21C'est que les niveaux de retraite, quels qu'ils soient,
04:25ils ont été cotisés pendant des années, quand vous avez une vie professionnelle.
04:28Je rappellerai aussi une chose, c'est qu'il y a deux régimes généraux qui se télescopent.
04:33Il y a le régime général des fonctionnaires qui est en déficit et qui est subventionné chaque année.
04:37Je ne tire pas sur les fonctionnaires, je dis simplement que leur régime est déficitaire.
04:42Puis il y a le régime du privé, auquel j'appartiens, qui lui est excédentaire de 10 milliards d'euros.
04:47Bon.
04:47Maintenant, les retraités, ils consomment aussi.
04:49Ils aident leur famille.
04:51Ils épargnent.
04:52Et ça, ça fait le bonheur des banques qui permettent de prêter à des PME ou de prêter à des particuliers,
04:57même si les taux sont encore élevés.
05:00Et puis sur le fond, très bien.
05:02Les retraites, ça représente 14% du PIB de la richesse créée dans ce pays.
05:05Très bien.
05:06Mais quel est le salaire moyen ?
05:09Moyen.
05:10C'est environ 2000 euros.
05:11Alors, il y a plein de gens dans le privé qui gagnent moins.
05:13Il y a même, il y a même, il y a même 2 millions de retraités qui sont en dessous du seuil de pauvreté.
05:19Et qui ont travaillé pendant toute leur vie.
05:21Mais quel est le niveau de salaire moyen ?
05:22Et qui n'étaient pas là en train de crier s'ils devaient travailler plus de 35 heures.
05:25Donc moi, je trouve que c'est insultant d'attaquer comme ça sur le terrain économique les seniors ou les retraités.
05:33Je ne parlerai pas du...
05:34Moi, je ne vais pas l'employer ce terme, boomer.
05:35En revanche, ce qu'on pourrait reprocher à votre génération, Éric Revelle, c'est cette génération née du baby-boom,
05:44qui a participé et a alimenté mai 68, qui a participé et alimenté l'idéologie, il est interdit d'interdire,
05:52qui nous a biberonné, Jules Torres et moi, au vivre ensemble, qui a fracassé les frontières, et donc vous êtes responsable de ce qu'on a entendu aujourd'hui.
06:02Qui a voté Emmanuel Macron ?
06:04Vous n'avez pas la parole...
06:05Vous me regardez dans les yeux, vous savez quel âge j'avais ? On serait en 68 ?
06:14J'avais 7 ans, donc si vous voulez, j'étais loin de voter.
06:17Quand je dis vous, vous avez bien compris.
06:18Moi, je suis un léger boomer.
06:20Non, ce que je veux dire...
06:20Non, mais c'est important...
06:22Celui qui est né en 1950...
06:24Celui qui est né en 1950...
06:26On va revenir sur la définition d'un boomer.
06:28Excusez-moi, toutes les générations ont leur nom.
06:31La génération 1946-1964, on appelle ça les baby-boomers, donc les boomers.
06:37Votre génération, Elliot, on appelle ça les millenials.
06:40Ma génération, on appelle ça la génération Z.
06:42Moi, quand on me qualifie de génération Z, on dit que c'est la génération du tout numérique,
06:47qui ne sait plus lire, qui ne sait plus écrire.
06:49Moi, je ne m'inscris pas là-dedans et pourtant, on dit que je suis la génération Z et ça ne me heurte pas.
06:52Bon, ça, c'est la première des choses.
06:54Ensuite, c'est vrai qu'il y a une vision du boomer,
06:57et notamment avec l'expression, à partir du milieu des années 2010,
07:00« Ok, boomer ! » qui est arrivé,
07:03et qui veut dire, en réalité,
07:06bon, vous, vous ne comprenez pas les boomers, la société actuelle,
07:10vous ne comprenez pas les blagues qu'on fait,
07:11vous ne comprenez pas la situation politique du pays.
07:14Et donc, finalement...
07:16On est des demeurés.
07:17Non, mais même l'instruction est ringard.
07:19Non, mais franchement, tout est ringard.
07:21Elle existe depuis des années.
07:22C'est comme ça, on appelle ça les boomers.
07:24Le vrai débat et le vrai courage politique,
07:26je ne vous ai pas coupé, cher M. Rommel.
07:27Ce serait d'aborder la question de la capitalisation.
07:29Eh bien, j'arrive.
07:29Eh bien, ça tombe bien parce que j'arrive.
07:31Vous avez 20 secondes pour arriver.
07:33Vous êtes tous pour réduire la dette publique.
07:35Tous pour réduire la dépense publique.
07:37On est bien d'accord autour de ce plateau.
07:38Comment expliquez-vous que depuis 2017,
07:41la question juste simplement des retraites
07:44ait augmenté la dette publique de 52% ?
07:48438 milliards.
07:50Juste la question des retraites.
07:51Donc, finalement, le sujet, ce n'est pas les retraités,
07:53c'est notre système de retraite.
07:55Parce que les retraites, c'est quoi ?
07:57Si ce n'est le lien entre plusieurs générations.
08:00Parce qu'en réalité, moi, aujourd'hui,
08:02et vous, Elliot, nous cotisons pour les retraités actuelles.
08:05Mais encore heureux.
08:07Encore heureux, mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
08:09Vous ne pouvez pas dire en permanence qu'il faut refaire la dette.
08:11Il faut remettre les dépenses.
08:13Il faut remettre les dépenses.
08:13Il faut remettre les dépenses à la capitalisation.
08:16Et je ne parle pas ici.
08:17Vous êtes à deux doigts d'aller dans la rue.
08:19Parce que j'ai sismatisé ceux qui ont travaillé 40 à 50 heures par semaine
08:21et qui ont commencé à travailler à 18 ans.
08:23Pour éviter les caricatures d'Éric Revelle,
08:24je ne parle pas des retraites basses.
08:25Bon, la publicité, on revient dans un instant.
08:28Et là, ça va être très intéressant.
08:29On sera avec Max Guasini.
08:31C'est l'homme fort de la semaine.
08:33Parce que là aussi, c'est un courageux, Max Guasini.
08:35Il a pris la parole pour dire ras-le-bol.
08:37On va changer complètement de sujet.
08:39On a des églises qui sont vandalisées.
08:41Quand elles ne sont pas vandalisées,
08:44elles tombent en ruine.
08:45Et quand elles ne tombent pas en ruine,
08:47elles servent de meeting politique
08:49pour des pro-palestiniens ou pro-palestiniennes.
08:52Ça s'est passé par exemple en juillet
08:53dans l'église de la Madeleine.
08:55Donc, il y a peut-être un moment
08:56où on va devoir respecter un peu nos traditions,
08:59nos codes, notre histoire
09:00et retrouver le sens du mot sacré.
09:03Et c'est le coup de gueule de Max Guasini.
09:05Il sera avec nous dans un instant sur Europe 1.
09:07Et si vous voulez échanger avec Max Guasini,
09:0901-80-20-39-21,
09:11c'est le numéro du standard d'Europe 1.
09:13Il est non surtaxé.
09:14Avant la pause, je vous rappelle que
09:15Pascal Praud sur Europe 1,
09:16vous le retrouvez pour deux rendez-vous par jour.
09:18D'abord avec l'heure des pros en co-diffusion
09:20avec CNews, de 9h à 10h.
09:23Et attention aussi, nouvel horaire pour Pascal Praud.
09:25Et vous, désormais, vous retrouvez Pascal Praud
09:27chaque après-midi de 16h à 18h sur Europe 1.
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