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  • il y a 5 mois

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00:00Bonjour Bruno Cotteres, bienvenue sur Europe 1 Info.
00:03On est ravis de vous entendre, vous avez beaucoup de choses à nous décrypter
00:07concernant évidemment la séquence politique que nous vivons et surtout ce qui s'est passé hier.
00:12Je vous propose de réécouter François Bayrou.
00:15Il a eu, à la fois dans ses expressions d'ailleurs, mais pas seulement, aussi dans ce qu'il disait,
00:20ce qu'on appelle un langage de vérité.
00:22Il n'a pas mâché ses mots. Écoutez, on en débat juste après.
00:27Première victime, c'est les plus jeunes des Français.
00:30À qui on a réussi à faire croire, je disais tout à l'heure, ça sera dans les livres d'histoire.
00:35C'est eux qui sont les victimes, c'est eux qui devront payer la dette pendant toute leur vie.
00:40Et on a réussi à leur faire croire qu'il fallait encore l'augmenter.
00:43Vous ne trouvez pas ça génial ?
00:45Tout ça, pour le confort de certains partis politiques et pour le confort des boomers, comme on dit,
00:52qui, de ce point de vue-là, considèrent que, ma foi, tout va très bien.
00:57Je crois, moi, que la lucidité, c'est la première vertu d'une nation et la volonté de s'en sortir.
01:04Bruno Cotteres, est-ce que ce langage, à la fois, donc, « t'en fais pas Simone »
01:09ou alors de dire, voilà, la faute, elle revient finalement au retraité, aux boomers qui ont cramé la caisse,
01:16est-ce que cela peut convaincre ?
01:17Juste petite précision au niveau des audiences, il a fait un peu plus de 5 millions hier,
01:23mais légèrement moins que Jordan Bardella à la veille.
01:25Bruno Cotteres, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
01:27Comment vous avez réagi sur le feu à vif quand vous avez entendu le Premier ministre hier ?
01:32Je trouve que le Premier ministre n'arrive pas, au fond, à sortir de la stratégie dans laquelle il s'est mis le 15 juillet.
01:40Au fond, en adoptant une tonalité aussi catastrophique, aussi dramatique,
01:46le Premier ministre s'est mis dans la presque impossibilité d'avoir des marges de manœuvre pour négocier.
01:51Comment peut-il expliquer aux Français que la situation, si on ne suit pas ses recommandations,
01:57serait celle pratiquement d'un effondrement national ?
02:00Il dit qu'il faut sauver la nation française, et en même temps, ça serait négociable.
02:04Il y a deux choses d'une, ou la France est au bord du collapse, comme François Bérou le pense.
02:11Alors, si nous sommes dans cette situation, il est impossible d'en appeler une négociation,
02:15il n'y a pas de marge de manœuvre.
02:16Et donc, j'ai trouvé le Premier ministre, hier, dans cette contradiction qu'il a depuis le 15 juillet.
02:22Lui, l'homme du dialogue, lui, il s'est toujours présenté comme une personnalité qui veut favoriser le consensus,
02:29la recherche de dialogue au-delà de la frontière gauche-droite.
02:33Eh bien, il nous dit, c'est moi qui ai raison sur tout, j'ai toujours eu raison, je l'ai toujours dit,
02:36il n'y a que moi qui ai raison, et en même temps, je veux négocier.
02:39Donc voilà, on est dans cette espèce de paradoxe dont on n'arrive pas à sortir,
02:43et évidemment, ce paradoxe accompagné de mots qui ne sont pas très flatteurs pour les partis politiques et les oppositions
02:50ne sont sans doute pas la meilleure manière d'en appeler à discuter avec ces oppositions.
02:55Oui, le message est un peu brouillé totalement.
02:58Vous nous dites, voilà, c'est vrai, il dit la France est au pied du mauvais mur, il y a urgence,
03:02et en même temps, il ne devrait pas négocier, Vincent Roy.
03:05Non, mais je pense que c'est simplement sur la... il y a un constat, il y a un diagnostic qui est posé,
03:11et puis après, il y a la pharmacopée afférente.
03:14Sur la pharmacopée, c'est d'ailleurs là que ça bloque pour les partis politiques,
03:19mais il ne me semble pas qu'il y ait contradiction entre le diagnostic et le fait de dire,
03:28voilà le traitement que je propose, et d'adapter le traitement, et d'adapter le traitement en discutant.
03:33Là, ce n'est pas là que je vois, moi, quant à moi, une contradiction.
03:36Je ne sais pas ce que tu en penses, Jean-Claude, mais il ne me semble pas qu'il y ait contradiction.
03:39On peut discuter du traitement, mais d'abord, il faut se mettre d'accord sur le diagnostic.
03:42Non, mais il y a un message un petit peu brouillé, en tout cas, ce n'est pas clairement énoncé.
03:44Le message sur les responsables, les boomers seraient responsables de tout, moi je veux bien.
03:49En réalité, depuis les années 80, en gros, la cinquième semaine de congés payés,
03:56les départs à la retraite avant tout le monde, etc., etc., le statut des fonctionnaires,
04:00tout ça fait qu'on se retrouve aujourd'hui dans une situation qui me paraît,
04:04le diagnostic, moi aussi, me paraît bon, et il y a le feu, il y a le feu au lac.
04:09Maintenant, est-ce qu'il y a encore une petite chance pour le Premier ministre de sauver sa peau ?
04:16Je n'y crois pas. Une seconde, qu'est-ce que vous en dites, M. Potrait ?
04:20Non, effectivement, ça semble assez peu probable déjà, puisque, je le disais tout à l'heure,
04:25la tournure que prend l'appel à discuter avec lui n'est pas optimale.
04:32Il stigmatise, par exemple, le Parti socialiste en disant,
04:35mais comment les socialistes peuvent avoir, faire front commun avec le Rassemblement national et la France insoumise ?
04:41On se doute bien que lorsque l'on dit ça, ça n'est pas très encourageant pour les socialistes
04:45pour rejoindre la table de négociation.
04:47Et puis, surtout, le Premier ministre omet un point très important
04:50qui explique sans doute la situation dans laquelle nous sommes.
04:55Il va poser une question de confiance.
04:57Mais la confiance, c'est un mécanisme qui repose sur des gages qu'on donne à la confiance.
05:01Si on écoute de près les responsables socialistes, ou si on écoute la CFDT,
05:07ils disent, mais nous, on a donné des gages, on a permis à François Bayrou de faire voter le budget 2025,
05:13nous dit le Parti socialiste, ce qui est objectivement vrai.
05:15Et la CFDT nous dit, mais nous, on a joué le jeu du conclave sur les retraites.
05:20Et finalement, au bout du compte, François Bayrou ne nous a même pas consultés
05:24avant d'annoncer ses annonces le 15 juillet.
05:26Donc, à partir de là, on voit que la variable fondamentale de la confiance n'est plus là.
05:32Ils ne font plus confiance au Premier ministre pour tenir ses engagements et tenir sa parole,
05:39ce qui est la base d'une question de confiance.
05:41C'est étonnant de la part de François Bayrou.
05:43On a l'impression qu'il y a deux François Bayrou, celui qui est arrivé au pouvoir en décembre,
05:47et puis celui de cet été, puisque quand il est arrivé au pouvoir,
05:51et justement, il disait, je vais réunir, je vais consulter,
05:54et contrairement à Michel Barnier, tout le monde va avoir le droit à la parole,
05:58et puis après, on verra, il y a eu ce fameux conclave aussi.
06:01Rappelons quand même quelques sondages aussi,
06:03plus près de 7 Français sur 10 ne souhaitent pas que le Premier ministre
06:06obtienne le vote de confiance qu'il a proposé pour le 8 septembre,
06:10et 63% des Français se déclarent favorables à une nouvelle dissolution.
06:14La messédite.
06:15Bruno Cotteresse, quand même, François Bayrou,
06:18ce n'est pas un novice en politique,
06:22il n'arrive pas, c'est un vieux routier de la politique,
06:25on a l'impression qu'il a commis quand même des erreurs
06:28qui sont pour le moins étonnantes de sa part,
06:31en tout cas de la part de quelqu'un qui s'y connaît
06:33et qui manie la politique depuis tant d'années.
06:35Oui, c'est effectivement étonnant qu'un politicien aussi avisé,
06:39aussi expérimenté,
06:41par ailleurs, un spécialiste de grammaire,
06:44un fin lettré,
06:45ait pu commettre ses erreurs,
06:48déjà sur l'idée de,
06:49qu'est-ce que veut dire injecter sa confiance,
06:51qu'est-ce que veut dire remettre sa confiance
06:53entre les mains de quelqu'un d'autre.
06:55Et effectivement, il y a aussi un problème de calendrier,
06:58il aurait dû effectivement consulter
07:00avant les annonces du 15 juillet,
07:02consulter réellement pendant l'été,
07:04alors qu'hier soir, il dit aux oppositions
07:06« mais vous étiez en vacances pendant l'été »,
07:08ce qui n'est pas non plus le compliment le plus flatteur
07:10qu'on puisse adresser aux oppositions
07:11quand on le discute avec elle.
07:13Il n'y a pas eu de concertation avant l'annonce
07:15du vote de confiance,
07:16des fois même pas avec les partis de la majorité.
07:19Et donc effectivement, il y a un souci,
07:21ce politicien aussi expérimenté,
07:23effectivement, a commis une série d'erreurs
07:26qui me semblent constituer aujourd'hui un engrenage
07:28dans lequel il n'arrive pas à se sortir.
07:31Peut-être qu'il n'avait pas le choix,
07:32je vous donne la parole dans un instant,
07:33mais peut-être qu'il n'avait pas le choix,
07:36c'est en tout cas ce que sous-entend Manuel Valls.
07:38Il était ce matin l'invité de Sonia Mabrouk
07:40sur CNews et Europe 1,
07:42le ministre des Outre-mer, écoutez-le.
07:43Nous ne soyons pas hypocrites.
07:45Ce qui peut se jouer le 8 septembre prochain
07:48allait se jouer de toute façon
07:49à l'occasion du débat budgétaire
07:51à travers un 49.3, une motion de censure.
07:54Et donc tout le monde se préparait
07:55à une nouvelle crise.
07:57Mais je crois que l'essentiel n'est pas là.
07:59L'essentiel, c'est comment nous réussissons
08:02à stabiliser le pays
08:03qui fait face, comme beaucoup de démocraties d'ailleurs,
08:06à une véritable crise démocratique
08:08qui peut chez nous se transformer
08:09en crise de régime.
08:11Et nous faisons face à une crise
08:13des finances publiques
08:15avec un niveau de dette
08:16et un niveau de déficit public,
08:19ce que dit le Premier ministre
08:20avec beaucoup de courage depuis plusieurs mois
08:21et n'est pas entendu.
08:23Comment faisons-nous face à cela ?
08:25Jean-Claude Dacier,
08:26il n'avait pas d'autre choix finalement.
08:28Il fallait le faire.
08:29De toute façon, il allait tomber.
08:31Sans doute.
08:32Mais les erreurs de méthode
08:33que vous avez signalé tout à l'heure
08:34avec M. Cotteresse sont incontestables.
08:37Je pense qu'il a mis la charrue avant les bœufs.
08:39Et la question que je risquerais
08:41de poser à M. Cotteresse,
08:42c'est la suivante.
08:43Même si la réponse n'est peut-être pas simple.
08:46Est-ce qu'on doit faire vite derrière,
08:49après le 8 ?
08:51Et est-ce que vous pensez
08:53qu'un compromis est encore possible
08:56pour sauver le pays,
08:58tout de même, M. Cotteresse ?
09:01Alors, faire vite, oui,
09:02il y a des urgences
09:03parce que normalement,
09:04la loi de finances doit être présentée
09:06au Parlement.
09:07Normalement, c'est le calendrier classique,
09:09c'est début du mois d'octobre.
09:10Le ministre de l'Économie,
09:11Éric Lombard, ce matin s'est dit
09:12confiant sur le fait
09:13qu'il y aura bien un projet de budget.
09:15Mais c'est vrai que les échéances
09:16arrivent rapidement.
09:18Il faut impérativement
09:19qu'à la fin de l'année civile,
09:21on est notre budget.
09:22Sinon, on va retrouver nos discussions
09:23qu'on a déjà eues il y a un an.
09:25La France sans budget,
09:26qu'est-ce que ça donne ?
09:27Donc, il y a une relative urgence.
09:30Ensuite, comment sortir
09:31de cet impasse incroyable
09:33dans lequel nous sommes ?
09:35Personne n'a la solution magique,
09:37malheureusement.
09:38D'une certaine manière,
09:39on pourrait dire
09:40que la faute originelle
09:42qui est quand même
09:43cette dissolution
09:44que le pays n'a pas comprise,
09:46que le pays n'a pas comprise,
09:48suivi de cet incroyable énigme
09:50qui écrit le vrai vainqueur
09:52des élections législatives
09:53de 2024.
09:55Et je pense que François Bayrou,
09:57depuis qu'il a été nommé à Matignon,
09:59mais Michel Barnier,
09:59c'était le même sujet
10:00au fond fondamentalement,
10:02ils se battent un petit peu
10:04dans le vide
10:05puisqu'ils se sont affrontés
10:06à un problème
10:06dont ils n'ont pas la solution,
10:08qui est que les préconisations
10:09qu'ils font,
10:10les propositions qu'ils font,
10:12qu'elles soient intéressantes
10:12ou pas pertinentes,
10:14ou pas c'est pas vraiment le sujet,
10:15mais elles n'ont pas été choisies
10:17dans une compétition électorale.
10:19Et donc forcément,
10:20les oppositions jouent
10:21leur jeu d'opposition,
10:22comment reprocher aux oppositions
10:24de s'opposer ?
10:24Et une nouvelle dissolution,
10:26est-ce que ça pourrait
10:26changer la donne
10:27et apporter une solution ?
10:29Est-ce que vous y croyez
10:30cette solution ?
10:32Le seul vrai avantage
10:34que je verrais avec là,
10:35une solution outre
10:37l'idée de bon sens
10:38de redonner la parole au peuple,
10:39mais ça serait d'obliger
10:40toutes les formations politiques
10:42des oppositions
10:43de la majorité actuelle,
10:45du socle commun,
10:47à mettre sur la table
10:48maintenant clairement
10:49leur proposition
10:50pour régler notre crise
10:52des déficits publics
10:55à horizon relativement bref,
10:57c'est-à-dire d'avoir
10:57une vraie campagne électorale
10:59centrée exclusivement
11:00sur cette question-là,
11:03et que l'on voit
11:03à l'issue
11:04d'une vraie compétition électorale
11:06quelle est l'option
11:07de politique publique
11:08qui arrive en tête,
11:10qui n'est pas nécessairement
11:10majoritaire,
11:11mais celle qui réunit
11:13le plus de suffrages.
11:14Je pense que comme exercice
11:15démocratique
11:16et comme exercice
11:17de débat national,
11:18ça ne serait pas inintéressant.
11:20Vincent Roy,
11:20votre réaction ?
11:21Oui, alors,
11:22écoutez, moi je suis
11:22peut-être plus cynique
11:24que vous tous
11:26autour de ce plateau.
11:28Moi, je crois
11:28qu'à partir du moment
11:30où M. Bayrou
11:33a braqué
11:34d'une certaine façon
11:35le président de la République
11:36en arrivant un matin
11:38comme ça,
11:38en disant
11:38c'est moi qui dois être
11:39Premier ministre,
11:40voilà,
11:40le président de la République
11:41qui a cédé,
11:42à partir du moment
11:42où il s'est assis
11:43dans le fauteuil
11:44du Premier ministre,
11:45il a vu,
11:45même si c'est un vieux
11:47renard de la politique,
11:49le renard a beau être rusé,
11:50ça n'empêche pas
11:51le renard parfois
11:52d'être surpris.
11:53C'est vrai chez La Fontaine
11:54et c'est vrai en politique.
11:55Il y a quelque chose
11:57qu'il s'est rendu compte
11:58que finalement
11:58il ne pouvait pas
12:00faire grand-chose
12:00et là-dessus
12:01Bruno Cotteret
12:03a raison.
12:04Je pense que là
12:05il s'en est rendu compte
12:06et que maintenant
12:07d'un cynisme
12:08l'autre
12:08et étant doté,
12:10car on le sait,
12:11M. Bayrou
12:12est quand même doté
12:12d'un très très bel égo,
12:15il s'est dit
12:15il vaut mieux quand même
12:16que je parte
12:17avec un peu de panache
12:19dans la perspective
12:21de 2027.
12:22Vous y croyez vraiment ?
12:24Non, lui il y croit.
12:25Moi j'y crois pas
12:27mais lui il y croit
12:28dans la perspective
12:29de 2027.
12:29Alors c'est pas très sympathique
12:30pour M. Macron
12:31parce qu'il le pousse
12:32quand même
12:32un petit peu
12:33au bord du vide
12:34on est d'accord
12:35sur cette question
12:36c'est pas très sympathique
12:37mais en politique
12:38il n'y a pas de sympathie
12:39et il n'y a pas
12:39d'avantage de morale
12:40et je crois
12:41qu'il vaut mieux partir
12:42la tête haute
12:43il vaut mieux
12:44il avait deux choix.
12:45On en revient à ce qu'on disait
12:46de toute façon
12:46si ce n'était pas
12:47le 8 septembre
12:48ça aurait été sans doute
12:48le 23 septembre
12:49il n'y avait qu'une motion
12:50de censure
12:50et qu'il de toute façon
12:52il y avait de très forts
12:53chances ou risques
12:54d'ailleurs
12:54qu'il tombe.
12:56Oui mais vous voyez bien
12:56ce qui accrédite ma thèse
12:58ce qui accrédite ma thèse
12:59vous voyez bien
13:00que chez M. Bayrou
13:01il n'y a aucune
13:02strictement aucune
13:03volonté de négocier.
13:05La preuve
13:05c'est que lorsqu'il use
13:07du 49-1
13:08il l'annonce
13:09comme ça
13:10c'est-à-dire la confiance
13:11il l'annonce comme ça
13:12sans avoir consulté
13:14il n'y a pas un coup de fil
13:15au Rassemblement National
13:16il n'y a pas un coup de fil
13:17au Parti Socialiste
13:18Étonnant
13:19ce qui détonne
13:19par rapport à ce qu'il avait dit
13:20quand il a été nommé à Matignon
13:22Et la réponse
13:22qui est du plus parfait ridicule
13:24et du plus parfait mépris
13:25les oppositions
13:26étaient en vacances
13:27et le journaliste
13:29lui a même dit
13:30écoutez
13:30ils ont un téléphone
13:32ils ont un mail
13:32donc il y a une volonté
13:34La situation est suffisamment urgente
13:35et grave
13:36pour qu'on se rende de vacances
13:37Il y a une volonté
13:38de faire cavalier seul
13:39et de pouvoir ensuite
13:40une fois débarqué
13:41tenir le discours suivant
13:42attention sur le diagnostic
13:44j'avais prévenu
13:45personne n'a voulu
13:47me suivre
13:47voilà vous êtes maintenant
13:49devant vos responsabilités
13:50mais moi
13:50j'ai fait le job
13:51j'ai prévenu
13:52je suis un garçon sérieux
13:53et ça
13:54dans la perspective de 2027
13:55voilà comment je vois les choses
13:56je peux évidemment me tromper
13:57mais je vous le redis
13:59M. Bayrou
14:00est doté
14:01d'un très bel égo
14:02On va voir si Bruno Cotteret
14:04est d'accord avec vous
14:05tout comme Jean-Claude Dacier
14:06on a encore des choses à dire
14:07pour décrypter
14:07cette situation politique
14:09qui a fortement changé
14:10depuis lundi
14:11et l'annonce
14:11de François Bayrou
14:12toutes les cartes sont rebattues
14:14on analyse
14:15on décrypte
14:16dans Europe 1 Info
14:17et avant la pause
14:18je vous rappelle
14:18quand c'est rentré
14:19votre émission
14:19Culture Média
14:20a changé d'horaire
14:21Thomas Hill
14:22Anissa Haddadi
14:23et toute l'équipe
14:24vous donne désormais rendez-vous
14:25de 10h à 11h30
14:26sur Europe 1
14:27avec au programme
14:28l'actu des médias
14:29la culture
14:29des invités
14:30et demain d'ailleurs
14:30ils recevront
14:31Gaétan Roussel
14:32qui viendra chanter en direct
14:34pour vous
14:34chers auditeurs d'Europe 1
14:35Culture Média
14:36désormais de 10h à 11h30
14:38du lundi
14:39au vendredi
14:40sur Europe 1
14:40et c'est bien avec nous
14:41la suite d'Europe 1 Info
14:42avec Ali Mafias
14:43c'est dans un instant
14:4413h46
14:44sur Europe 1
14:45et Bruno Cotteres
14:46politologue
14:47chercheur au CNRS
14:48au Cévi-Pof
14:48était également avec nous
14:50pour décrypter la situation politique
14:52pour parler évidemment
14:54de ce qui a été dit hier
14:55par François Bayrou
14:56et la manière
14:57dont cela a été dit
14:58c'était ça surtout
14:59qui était très intéressant ce matin
15:00et puis Vincent Roy
15:01vous nous le disiez
15:02juste avant
15:02la pause
15:05là en fait
15:06Bayrou n'a pas été
15:07très sympa
15:08pour reprendre vos termes
15:09avec Emmanuel Macron
15:10parce que
15:11évidemment le mistigree
15:12là il est rejeté
15:12sur Emmanuel Macron
15:14de fait
15:14directement
15:15oui c'est à dire que là
15:16non seulement
15:18non seulement
15:19il est rejeté
15:20sur Emmanuel Macron
15:21mais c'est donné
15:21beaucoup beaucoup
15:22beaucoup d'importance
15:23beaucoup de poids
15:24au Rassemblement National
15:26parce qu'imaginez
15:27que Emmanuel Macron
15:29décide de nommer
15:30M. Le Cornu
15:31par exemple
15:32au hasard
15:32un nouveau Premier ministre
15:34il peut être automatiquement
15:35censuré
15:36et ainsi de suite
15:37la parole
15:38étant au Rassemblement National
15:40Écoutez Laurent Jacobelli
15:40justement débuté
15:41Rassemblement National
15:42de Moselle
15:43lui il souhaite la démission
15:44bien sûr
15:44d'Emmanuel Macron
15:45il a annoncé que
15:46Jordan Bardella
15:47accepterait Matignon
15:48seulement s'il y a
15:49une dissolution
15:50de l'Assemblée Nationale
15:51il était chez nos confrères
15:52de BFM TV ce matin
15:53dans l'ordre hiérarchique
15:55la première des solutions
15:56la meilleure des solutions
15:58c'est le qu'attendent
15:58pratiquement tous les français
15:59c'est le départ
16:00d'Emmanuel Macron
16:01Emmanuel Macron
16:02qui a fait tant de mal
16:03à ce pays
16:03donc d'ailleurs
16:04il se soucie guère
16:05aujourd'hui
16:05puisqu'il fait le tour du monde
16:06il semble préférer
16:07l'Europe et le monde
16:08est-ce que
16:08si le 8 septembre au soir
16:10Emmanuel Macron
16:11appelle Jordan Bardella
16:12et lui dit
16:13voilà je vous propose
16:13d'aller à Matignon
16:14il dit oui
16:14non il dira non
16:15il faut d'abord
16:16des élections législatives
16:17pour que nous ayons une majorité
16:18on ne va pas recommencer
16:19avec une non-majorité
16:20qui prend des non-mesures
16:22Bruno Cotteres
16:22un nouveau jeu
16:24finalement
16:24un nouveau jeu de cartes
16:26on balaye tout
16:26et on rejoue l'ensemble
16:28est-ce que
16:29à votre avis
16:30c'est ce qui pourrait se passer
16:31est-ce que c'est un scénario plausible
16:32sachant
16:32je le répète
16:33qu'Emmanuel Macron
16:34a dit qu'il resterait à l'Elysée
16:35jusqu'au dernier quart d'heure
16:36oui il y a plusieurs
16:39il y a plusieurs crans
16:40qui restent
16:41à disposition
16:42du chef de l'Etat
16:42le chef de l'Etat
16:44je pense
16:45devrait normalement
16:46à l'issue
16:47si François Bayrou
16:49doit remettre sa démission
16:50le 8 septembre
16:51normalement
16:51je m'attends
16:52à ce que le chef de l'Etat
16:53entame
16:54une série
16:54de concertations
16:56de réunions
16:57de dialogues
16:58avec toutes les formations politiques
16:59il va sans aucun doute
17:00recevoir à l'Elysée
17:01les leaders des formations politiques
17:04pour avoir un temps de réflexion
17:06on a beaucoup reproché
17:08à Emmanuel Macron
17:08en 2024
17:09que la dissolution
17:10avait été prononcée
17:11dans la foulée même
17:13du résultat
17:14des élections européennes
17:15le soir même
17:15du résultat
17:16des élections européennes
17:17et que c'était une décision
17:18qui avait été précipitée
17:19donc je pense
17:20qu'Emmanuel Macron
17:21prendra son temps
17:21ce coup-là
17:23pour recevoir
17:24pour tâter le terrain
17:25son temps
17:26mais vous nous l'avez rappelé
17:27Bruno Cotteres
17:27il n'en a pas du temps
17:28il y a la date du 7 octobre
17:30pour le budget quand même
17:31il n'a pas tant de temps
17:33que ça
17:33et oui
17:34donc il a moins de temps
17:35mais j'imagine
17:36que le chef d'état
17:37ne voudra pas à nouveau
17:38donner le sentiment
17:39qu'il agit dans la précipitation
17:40donc il lui reste peut-être
17:42une cartouche
17:42avant une nouvelle dissolution
17:44et puis s'il y avait
17:45dissolution
17:46et des élections législatives
17:48qui donnent à peu près
17:49le même résultat
17:50et bien on repart à nouveau
17:52sur une série de concertations
17:53pour trouver une personne
17:55qui arrive à faire tenir
17:56tout ça jusqu'en 2027
17:57parce qu'Emmanuel Macron
17:58a été très clair
17:59il n'entend pas du tout
18:00du tout démissionner
18:01Jean-Claude Dacier
18:02c'est le scénario souhaité
18:04par Laurent Jacobelli
18:05en tout cas par le Rassemblement National
18:07on l'a entendu
18:08est-ce que c'est un scénario souhaitable ?
18:10le départ du président de la république
18:12me paraît peu réaliste
18:14la dissolution me paraît
18:16même si elle présenterait
18:18en théorie un certain nombre d'avantages
18:20me paraît peu praticable néanmoins
18:22donc moi je reste sur le premier scénario
18:25c'est-à-dire
18:26celui où le président de la république
18:27avec le temps qu'il faudra
18:29mais pas trop longtemps quand même
18:30nomme un premier ministre nouveau
18:34plutôt de ses amis
18:36de manière à retrouver
18:37la plénitude et la totalité
18:39de son pouvoir
18:40affaires intérieures
18:42affaires internationales
18:43bref de retrouver de l'aise
18:45est-ce que vous pensez
18:46monsieur Cotteret
18:47est-ce que c'est une possibilité envisageable
18:49ou est-ce que le Rassemblement National
18:51va s'amuser à dégommer
18:52tous les premiers ministres
18:54qui se présentent
18:55auquel cas c'est peut-être eux
18:56qui auront
18:57vis-à-vis de l'opinion
18:59un problème sérieux
19:00rapidement
19:01c'est une solution sans doute envisageable
19:04avec un certain nombre quand même
19:06de difficultés
19:08première difficulté
19:09une nouvelle nomination
19:12serait forcément amenée à dire
19:14que François Bayrou avait exagéré
19:16sera forcément amenée
19:18à nous proposer
19:19un plan de lutte
19:21contre les déficits publics
19:22moins ambitieux que François Bayrou
19:23et donc forcément
19:25on reverra une image terrible
19:27du couple Bérou-Macron
19:28puisqu'Emmanuel Macron
19:30a quand même laissé
19:31le premier ministre
19:31à ce moment-là dramatiser
19:32et c'est ça aussi
19:33que l'opinion retiendra
19:34donc c'est quand même
19:36une difficulté
19:37s'il nomme quelqu'un
19:38qui arrondirait les angles
19:39qui dirait
19:39finalement on peut y arriver
19:40avec un plan
19:42plus en tendance
19:43sur ce davantage étalé
19:45que François Bayrou
19:46ne le prédisait
19:47donc d'une certaine manière
19:48démentant
19:49l'idée que la France
19:50était au bord de l'apocalypse
19:51et donc ça
19:52ça serait une grosse difficulté
19:54et puis il faudra essayer
19:55effectivement
19:55encore une fois
19:57de trouver
19:58la majorité relative
20:01la moins étrique
20:02qui est possible
20:03les républicains
20:04resteront sans doute
20:05à bord
20:05du navire
20:06si des points
20:08qui tiennent
20:09à cœur
20:09des républicains
20:10sont traités
20:10la question de la sécurité
20:12bien évidemment
20:13la question des déficits
20:14publics
20:15bien évidemment
20:15donc si les républicains
20:17peuvent maintenir
20:18on va dire
20:19leur position de force
20:20au gouvernement
20:20ils monteront sans doute
20:22à bord
20:22sans doute
20:23en posant un certain
20:24nombre de conditions
20:24parce que tout le monde
20:26a en tête
20:26la présidentielle de 2027
20:28et d'apparaître
20:29en 2027
20:30comme un acteur
20:31qui a tenu son rang sérieusement
20:32et d'autres échéances aussi
20:34avant les municipales
20:35qui sont importantes
20:36pour notamment
20:36les républicains
20:37et le PS
20:38Vincent Roy
20:39mais dans le cadre
20:39d'une deuxième dissolution
20:40je ne sais pas
20:42les français
20:43moi je les écoute
20:44ils n'arrêtent pas de dire
20:45on est mécontents
20:46on est mécontents
20:46on est mécontents
20:47bon ça serait le moment
20:48ça serait le moment
20:49de manifester
20:50alors pour le coup
20:51un grand mécontentement
20:53est-on bien certain
20:55par exemple
20:55que le rassemblement national
20:58n'aurait pas
20:59de majorité
21:00est-ce qu'on en est
21:01absolument certain
21:02non mais dans ce cas-là
21:07dans ce cas-là
21:07ça aurait le mérite
21:08parce que
21:08la première
21:09la première dissolution
21:10monsieur Macron
21:12nous a dit
21:13il faut clarifier
21:15la situation
21:15il a gagné
21:16il a gagné le prolo
21:17dans son discours
21:18dans son discours
21:19du 1er janvier
21:20il a dit
21:21il faut à toute force
21:23moi je voulais bien écouter
21:24comme toi
21:25Jean-Claude
21:25il faut à toute force
21:27redonner la parole
21:28aux français
21:28depuis le mois de janvier
21:30nous sommes au mois d'août
21:31nous arrivons au mois de septembre
21:32est-ce que les français
21:33ont eu la parole ?
21:34non
21:34encore un mensonge de plus
21:37encore des mots
21:38totalement gratuits
21:39bon
21:40les français sont par conséquent
21:41en colère
21:42ou parce qu'ils n'ont pas eu la parole
21:43et voici que peut-être
21:44on pourrait leur redonner
21:46la parole
21:48est-ce que
21:49le front républicain
21:50le fameux front républicain
21:52fonctionnerait toujours
21:53il y a beaucoup d'incertitudes
21:54donc quand on balaie
21:55d'un revers de main
21:56une dissolution
21:57peut-être ne serait-elle pas inutile
21:59vous parliez de la colère
22:00des français
22:00Vincent Roy
22:01le 10 septembre
22:01bloquons tout
22:02on en parle aussi
22:04c'est deux jours après le 8 septembre
22:05donc je pense que beaucoup de choses
22:06vont se passer dans ces deux jours
22:08et que ça déterminera
22:10la réussite ou non
22:11de ce mouvement
22:12ça dépend de quel côté
22:13on se place
22:13mais on se pose aussi la question
22:15est-ce que ce mouvement
22:16ce mouvement fera un flop
22:17parce qu'il commence à être politisé
22:19c'est ce que nous a dit
22:21la rédaction d'Europe 1
22:22dans le journal
22:23parce que
22:24le ministère de l'intérieur
22:26a évidemment
22:26les oreilles qui traînent
22:28et il semble que
22:28cette récupération politique
22:30notamment de la part
22:31de Jean-Luc Mélenchon
22:32et bien elle soit
22:33contre-productive
22:34qu'elle détourne
22:35les français engagés
22:36dans ce mouvement
22:37qu'en pensez-vous ?
22:38oui sans doute
22:38ça sans doute
22:39parce que monsieur Mélenchon
22:40est proactif
22:41il a trouvé
22:43il refait la même chose
22:44que pendant les gilets jaunes
22:45vous savez il a voulu
22:46s'attribuer le mouvement
22:46bon ça n'a pas marché
22:48là il veut encore
22:49faire le même coup
22:50ça peut ne pas marcher
22:51mais il me semble quand même
22:52que le mouvement
22:53du 10 septembre
22:54il est bien désamorcé
22:56si monsieur Bayrou
22:58vient comme les feuilles
23:00à tomber
23:00Marie-Élise Léon
23:02la secrétaire nationale
23:02de la CFDT
23:03ne participera pas
23:04au mouvement
23:05elle l'a annoncé
23:06elle s'est justifiée
23:07écoutez pourquoi
23:07et je vous donnerai la parole
23:09Bruno Cotteresse
23:09ainsi que Jean-Claude Dacier
23:10c'est un mouvement
23:11qui a initié
23:13cette journée
23:15du 10 avec
23:15des méthodes
23:17qui ne sont pas
23:17celles de la CFDT
23:18blocage et
23:19désobéissance civile
23:21on respecte tout à fait
23:22qu'il puisse y avoir
23:22ce type de mouvement
23:24les organisations
23:25politiques
23:27certaines organisations
23:28politiques
23:28ont décidé
23:29de le rejoindre
23:30et ça n'est pas non plus
23:32ça n'est pas non plus
23:33l'habitude
23:33de la CFDT
23:35se joindre à un mouvement
23:36non je manifesterai pas
23:38parce que je dis
23:38c'est pas
23:39c'est pas des méthodes
23:40qui sont
23:41dans ce que la CFDT
23:43a l'habitude
23:43de porter
23:44Bruno Cotteresse
23:46est-ce que
23:46Jean-Luc Mélenchon
23:47a eu tort
23:48de récupérer
23:49ce mouvement
23:50et de le rejoindre ?
23:52Je peux partager
23:53parce qu'au fond
23:54que les partis politiques
23:56veuillent
23:57accompagner
23:58des mouvements sociaux
24:00ou des mouvements
24:01de la société
24:02en même temps
24:03on peut dire
24:03qu'ils sont parfaitement
24:04dans leur vocation
24:05de le faire
24:06on est un pays
24:08où les partis politiques
24:10ont suffisamment
24:10mauvaise image
24:11ils n'ont pas
24:12beaucoup d'adhérents
24:13ils sont perçus
24:14comme au fond
24:15pas très intéressants
24:17donc c'est vrai
24:19qu'un parti politique
24:20qui essaye
24:21au fond
24:23de se fondre
24:25ou d'aller
24:25accompagner
24:26un mouvement
24:27qui prend dans la société
24:28en même temps
24:29c'est une dévocation
24:30fondamentale
24:30des partis politiques
24:31c'est pas que des machines
24:32à présenter
24:33des candidats aux élections
24:34les partis politiques
24:35et en même temps
24:36effectivement on voit bien
24:37que ce mouvement
24:38comme les Gilets jaunes
24:39il part plutôt
24:39vraiment du bas
24:40de la société
24:41ce sont de nouveaux
24:43types de mobilisation
24:44utilisant les réseaux sociaux
24:46rejetant assez largement
24:47la forme organisationnelle
24:49on se rappelle
24:49que pendant les Gilets jaunes
24:50dès qu'il y avait quelqu'un
24:51qui émergeait un petit peu
24:52comme un potentiel
24:53ou une potentielle leader
24:55des Gilets jaunes
24:56les réseaux sociaux
24:58s'empressent
24:58de le dégommer
24:59donc c'est
25:00de nouveaux types
25:01de mobilisation
25:02qui réfutent un peu
25:03l'idée d'être
25:04encadrés
25:05par des organisations
25:06qui sont un peu
25:09hétérogènes aussi
25:10du point de vue
25:10des orientations politiques
25:11et des messages
25:12et des forces politiques
25:13de sentir ça justement
25:14et de se dire que là
25:15peut-être qu'il fallait
25:16se tenir à l'écart
25:18et voir comment
25:19ça allait évoluer
25:20oui sans doute
25:22sans doute
25:22effectivement
25:23c'est d'ailleurs
25:24la prudence
25:25du mouvement syndical
25:26par rapport à cette mobilisation
25:28du 10 septembre
25:30du côté de la CGT
25:33il y a un certain nombre
25:33d'appels à rejoindre
25:34mais qui ne sont pas
25:35non plus l'objet
25:36d'un engagement total
25:37de la CGT
25:39dans le mouvement
25:39et Maryse Léon
25:40vient de l'entendre
25:41elle est sur une position
25:42très claire
25:43c'est pas la vocation
25:44au point de la CGT
25:45de revendre des mouvements
25:47qui appellent par exemple
25:48à la désobéissance civile
25:49merci beaucoup Bruno Cotteret
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