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  • il y a 6 mois

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00:00Mais d'abord le journal de 8h sur Europe, Fanny Marceau, bonjour Fanny.
00:04Bonjour Dimitri, bonjour à tous. L'atmosphère promet d'être pesante à l'Elysée ce matin.
00:08Conseil des ministres à 10h dans une ambiance de fin de règne,
00:12alors que François Bayrou s'apprête à se soumettre à un vote de confiance du Parlement le 8 septembre prochain.
00:17Vote qui a de grandes chances de faire chuter le gouvernement et d'ouvrir une période d'instabilité politique.
00:22Il y a clairement péril en la demeure.
00:24Pourtant, depuis l'annonce du Premier ministre lundi, Emmanuel Macron n'a pas réagi à Alexis de La Fontaine.
00:29Eh bien, pas de quoi inquiéter le chef de l'État.
00:31Nous avons appris à vivre sans majorité absolue et avec la précarité des gouvernements, justifie son entourage.
00:37Alors, démissionner, dissoudre ou désigner un nouveau Premier ministre,
00:41Emmanuel Macron devra faire un choix pour reprendre son destin en main.
00:44La démission semble impensable.
00:46Le président de la République confie au GD News vouloir aller jusqu'au bout de son mandat.
00:51La dissolution, en revanche, n'est plus écartée.
00:53Il ne va pas se priver d'un pouvoir constitutionnel, assure son entourage.
00:57Reste la possible nomination d'un nouveau Premier ministre.
01:00Sébastien Lecornu, Bernard Cazeneuve ou Gérald Darmanin sont régulièrement cités.
01:04Mais aucun de ces candidats ne semble en capacité d'éviter une nouvelle crise politique.
01:09Alexis de La Fontaine du service politique d'Europe 1.
01:11Et dans son entretien exclusif au GD News,
01:13Emmanuel Macron s'exprime également sur la crise budgétaire française.
01:16J'assume, confie-t-il, qu'après avoir beaucoup dépensé pour protéger,
01:20il faut économiser et travailler pour rembourser.
01:23C'est la ligne défendue également par François Bayrou.
01:26Mais pour le RN qui compte rejeter le vote de confiance du Premier ministre,
01:29le gouvernement ne cherche pas à faire des économies au bon endroit.
01:32Écoutez Jordan Bardella hier soir sur TF1.
01:34Je regrette moi que M. Bayrou fasse un refus d'obstacle.
01:38Un refus de s'attaquer à la mauvaise dépense publique,
01:40au gaspillage, à la bureaucratie d'État,
01:42à la fraude sociale, à la fraude fiscale,
01:44à la contribution de la France au budget de l'Union Européenne
01:47qui est en augmentation quand nos voisins réussissent à obtenir des rabais.
01:50Et je pense aussi à ce totem qui est le coût de l'immigration,
01:53qui est l'éléphant dans le salon auquel personne ne veut toucher.
01:56Nous accueillons chaque année 500 000 personnes dans notre pays.
01:59Il y en a 50 000 qui travaillent.
02:01Les 450 000 autres, qui payent ?
02:03Que font-ils ?
02:04Jordan Bardella hier soir à la télévision.
02:07Et quelles que soient les coupes budgétaires,
02:09il faudra prévoir près de 44 milliards d'euros d'économie.
02:13C'est en tout cas l'objectif du Premier ministre.
02:15La situation de nos finances publiques,
02:16elle s'aggrave un peu plus à chaque instant.
02:18Depuis 20 ans, chaque heure, de chaque jour et de chaque nuit
02:21a augmenté la dette de 12 millions d'euros supplémentaires.
02:24Voilà ce qu'a déclaré François Bayrou lundi.
02:26Pas de quoi rassurer les acteurs de l'économie
02:28qui, depuis l'annonce de ce vote de confiance,
02:30craignent une nouvelle instabilité politique.
02:32C'est d'ailleurs la crainte majeure des patrons
02:34réunis à Roland-Garros à Paris cet après-midi
02:35pour la REF, la rencontre des entrepreneurs de France,
02:38des chefs d'entreprise très soucieux
02:40du contexte économique et politique actuel.
02:42Aurélien Fleureau.
02:43Jeu décisif, l'heure des choix.
02:44C'est le slogan qu'a choisi le MEDEF
02:46cette année pour son rendez-vous annuel.
02:48Et c'est un sentiment désagréable de déjà-vu
02:50pour les patrons et pour leurs salariés.
02:52Comme l'explique Jean-Marc Barquis
02:54à la tête de Sticoya, spécialiste de col industriel,
02:57une trentaine d'emplois dans le Pas-de-Calais.
02:59L'inquiétude, c'est le chaos.
03:00C'est le fait qu'il n'y ait encore pas de gouvernement,
03:02encore des guéguerres politiques.
03:04On pointe toujours du doigt les chefs d'entreprise.
03:05Mais si on écoute les salariés,
03:07ils disent que grâce à nous,
03:08ils savent à peu près où ils vont
03:09parce que nous, on leur donne un cas.
03:10La France peut-elle encore rester dans le jeu ?
03:13Ce sera l'une des questions centrales
03:15au cœur de ces deux journées.
03:17Pour Alexandre Sobo, président de France Industrie,
03:20il y a urgence à apporter des réponses.
03:22Incertitude et attentisme
03:23sont sans doute les deux mots
03:24qui résument le mieux cette période.
03:26Si on arrive à trouver une réponse rapide,
03:28on peut espérer que les flux reprennent.
03:29En revanche, si on reste dans ce niveau d'incertitude,
03:32les flux d'investissement
03:33s'orienteront en dehors de l'Europe
03:35et ça, c'est une très mauvaise nouvelle.
03:36Les chefs d'entreprise attendront avec impatience
03:39mais aussi avec un peu de résignation.
03:41L'intervention du Premier ministre,
03:43François Bayrou, est attendu demain à 14h30.
03:46Aurélien Fleureau du service économie d'Europe 1.
03:48Et ce matin, dans une interview à nos confrères des Echos,
03:50le patron du MEDEF, Patrick Martin,
03:52juge le choix de François Bayrou
03:53de se soumettre à un vote de confiance courageux.
03:56Il estime par ailleurs que le quantum
03:58des 44 milliards d'euros d'efforts
04:00fixés par le gouvernement pour réduire le déficit
04:02est le bon.
04:03Patrick Martin, qui met en garde depuis des mois
04:05contre la menace d'une crise de la dette,
04:07alerte que relaie ce matin sur Europe 1
04:10l'économiste Philippe de Sertines
04:12pour qui crise économique et politique
04:13vont de pair écouter.
04:15La crise politique provient d'un problème économique,
04:17c'est-à-dire du fait que nos finances publiques
04:19sont tellement déséquilibrées
04:21et que la dette qui en découle
04:24risque de devenir intenable,
04:26hors de contrôle,
04:27pour reprendre les termes
04:28de la Cour des Comptes française.
04:29Le monde politique ne veut pas assumer
04:31les mesures que cela signifie
04:32et cela entraîne une crise financière,
04:34c'est-à-dire un désaveu des marchés,
04:37un désaveu des investisseurs
04:39qui détiennent de la dette française,
04:41considérant que c'est un placement sûr
04:43et considérant peut-être que justement
04:45ce statut peut changer rapidement
04:47et donc qu'ils vendent cette dette.
04:49C'est une spirale qu'il ne faut surtout pas enclencher
04:51des fonds hostiles
04:52pourraient rentrer dans la danse
04:54et occasionner véritablement
04:56des très grands dommages économiques.
04:58L'économiste Philippe Dessertine,
05:00invité d'Europe 1 matin,
05:01interview complète à retrouver sur Europe 1.fr.
05:03Vous écoutez Europe 1 matin,
05:04il est 8h07.
05:05Et pendant ce temps,
05:05la menace terroriste,
05:06elle n'a pas disparu,
05:07bien au contraire,
05:08cet été encore,
05:09la DGSI a déjoué un projet d'attentat.
05:11Oui, le 1er août dernier,
05:12deux mineurs ont été mis en examen
05:14pour association de malfaiteurs
05:15terroristes criminels.
05:17William Molinier,
05:18ils voulaient s'en prendre
05:18à des cibles juives
05:20et à des monuments parisiens.
05:21Dans leur éventail d'objectifs
05:23figuraient des synagogues
05:24et la tour Eiffel,
05:25des cibles sur fond d'antisémitisme
05:27et des symboles de la cause djihadiste.
05:29Les deux mineurs d'origine arabo-musulmane
05:31sont âgés de 15 et 17 ans.
05:34Ils habitent la région parisienne
05:36et étaient entrés en contact
05:37grâce à des messageries chiffrées.
05:39Selon les informations d'Europe 1,
05:41ils sont aussi soupçonnés
05:42d'avoir voulu se rendre
05:43en terre de djihad
05:44et d'avoir diffusé
05:45de la propagande de l'État islamique.
05:47Nouvelle illustration
05:48d'une génération
05:49de jeunes djihadistes
05:51qui émergent depuis plusieurs mois,
05:53mineurs,
05:53consommateurs frénétiques
05:54d'ultra-violence
05:55sur les réseaux sociaux
05:57et passage à l'acte
05:58particulièrement imprévisible.
06:00Des profils difficiles
06:01à déceler
06:02pour les services de renseignement
06:03qui, malgré tout,
06:04réussissent à entraver
06:06des projets d'attentats
06:07depuis le début de l'année.
06:08Au moins 13 mineurs
06:09ont été interpellés
06:10dans des affaires de terrorisme.
06:11Ils étaient 18 l'année dernière,
06:1315 en 2023
06:14contre seulement 2 en 2022.
06:18Cette accélération
06:18a poussé le parquet
06:19national antiterroriste
06:21à se doter
06:21le printemps dernier
06:22d'une section mineure
06:24afin de mieux prendre en compte
06:25ce phénomène émergent.
06:27William Molinier
06:28du service police-justice
06:29d'Europe 1.
06:29Et il avait promis
06:30que le courrier
06:31de Benyamin Netanyahou
06:32ne resterait pas
06:33sans réponse.
06:34Emmanuel Macron
06:35a répondu
06:36au premier ministre israélien
06:37hier soir.
06:38Le chef de l'État
06:39avait déjà qualifié
06:40d'abject et d'erroné
06:41les accusations de Netanyahou
06:42qui lui reprochaient
06:43d'alimenter le feu antisémite
06:44en France.
06:45Hier, le président
06:46a pris la plume
06:47pour se défendre
06:48et condamner ses propos
06:49dans une missive
06:49rendue publique.
06:50Charles Bouchin.
06:51Oui, Emmanuel Macron
06:52rejette toute accusation
06:53d'inaction.
06:54Elles sont inacceptables
06:55et offensent la France
06:56toute entière,
06:56écrit-il.
06:57Le chef de l'État
06:58assure que la protection
06:59de la communauté juive
07:00est une priorité absolue
07:01de son action.
07:02Et tout au long de la lettre,
07:03il rappelle les liens
07:04d'amitié entre la France
07:05et Israël
07:05mais évoque également
07:06de graves désaccords.
07:08Il estime notamment
07:08que son initiative diplomatique
07:10pour une reconnaissance
07:11de la Palestine
07:11est une main tendue
07:12à Israël
07:13pour une paix durable
07:14dans la région.
07:15Et dans le même temps,
07:15le chef de l'État
07:16réfute toute accusation
07:17de soutien
07:18au mouvement islamiste
07:18du Hamas.
07:19Il termine en appelant
07:20Benyamin Netanyahou
07:21à sortir d'une fuite en avant
07:22meurtrière et illégale
07:24d'une guerre permanente
07:24à Gaza
07:25et à cesser la recolonisation
07:27de la Cisjordanie.
07:28Le chef de l'État
07:28propose par ailleurs
07:29à Israël
07:30d'accepter la main tendue
07:31des partenaires internationaux
07:32pour travailler
07:32sur un avenir de paix
07:34et de sécurité.
07:35Charles Bouchin.
07:36Un mot de tennis
07:36et l'hécatombe française
07:38au premier tour de l'US Open.
07:39Loïse Boisson,
07:40Gaël Monfils,
07:40Giovanni Mpechip et Ricard,
07:41Alexandre Muller défait.
07:43Seul Valentin Royer
07:44est parvenu à tirer
07:44son épingle du jeu.
07:46Aujourd'hui,
07:46début du deuxième tour
07:47pour Benjamin Bonzi,
07:48Arthur Rinderknech,
07:49Hugo Blanchet
07:49et Adrien Manarino.
07:50Merci beaucoup Fanny Marceau.
07:52C'était votre journal.
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