00:00Les urgences de l'hôpital d'Agin sont au bord de la rupture.
00:03Le personnel enchaîne les heures.
00:05Ils ont largement dépassé leur temps de travail.
00:08Puis en fin d'internat, je ne suis même pas censé faire d'heures supplémentaires.
00:11Je suis censé être capé à 39 heures postées et 9 heures de formation par semaine, donc 48 heures totales.
00:17Là, sur la semaine dernière, j'en ai déjà fait 66.
00:19On fait plus de 10 000 heures supplémentaires.
00:22Là, on a l'équivalent de 7 ou 8 équivalents de temps plein qu'on a fait en heures supplémentaires.
00:27C'est une situation inquiétante, car dans un service comme les urgences, le moindre coup de fatigue, la moindre erreur peut être fatale.
00:34On a envie de travailler dans des conditions d'exercice, on va dire, les plus sécuritaires possibles, à la fois pour les patients et pour nous-mêmes.
00:40Tous les médecins viennent sur la base du volontariat.
00:43On ne vient que justement par solidarité envers l'équipe et parce que pour nous, on a une réelle mission de prendre en charge les patients.
00:51Si dès aujourd'hui, on ne modifie pas nos organisations, le système va imploser très rapidement.
00:59Face à leurs problèmes, l'Agence régionale de santé vient de prendre des mesures d'urgence.
01:03J'ai décidé de financer pendant 6 mois une ligne supplémentaire d'assistante de régulation médicale
01:09et où les jours où la clinique ferme, il y aura un urgentiste de plus à la régulation,
01:13une infirmière et une aide-soignante de plus dans le service d'urgence pour faire face à l'augmentation d'activité.
01:18Sur le long terme, il va falloir réussir à recruter en rendant plus attractifs les services d'urgence,
01:23en formant aussi plus de médecins urgentistes et en anticipant mieux les fermetures programmées des autres centres aux alentours.
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