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  • il y a 5 mois
François Bayrou a annoncé solliciter un vote de confiance devant l'Assemblée nationale le 8 septembre prochain. En recourant à l'article 49 de la Constitution, le Premier ministre joue sa survie politique.

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Transcription
00:00En gros, ce que dit François Bérou, c'est la faute des Français s'il y a la dette.
00:02Voilà, c'est à peu près ce qu'il a dit.
00:03Et d'ailleurs, il présente un budget qui, j'entendais la ministre précédente...
00:08Il dit que c'est la faute de tout le monde des Français, et donc aussi Éric Coquerel, de vous.
00:12Ce n'est pas la faute du gouvernement, c'est la faute de son succès, c'est la faute des Français.
00:16Bon, d'accord.
00:17Mais moi, ce que j'observe, c'est qu'on nous propose un budget
00:19où 90% des baisses des dépenses publiques vont être payées, vont être subies par les Français.
00:25Que ce soit à travers les baisses budgétaires différents ministres,
00:29ou que ce soit les prestations qui seront gelées, les retraités,
00:34même les prestations handicap qui seront gelées, etc.
00:38Et ceux qui sont quand même à l'origine de cette politique,
00:41c'est-à-dire les plus riches qui ont profité de cadeaux fiscaux
00:43pour soi-disant pouvoir investir, créer de l'emploi, ce qui n'a pas été le cas,
00:47ces gens-là contribuent à hauteur de 10% du budget.
00:50Ce n'est pas supportable.
00:51On ne peut pas, nous, continuer à payer la note du capital,
00:53quand je dis nous, chez l'ensemble des Français.
00:55Pourquoi ne pas le négocier ça avec François Bayrou ?
00:59Mais très bien.
01:00Figurez-vous, il y a un an, quand M. Barnier a été Premier ministre,
01:04il y a eu une proposition d'un budget.
01:07Il a été battu à l'Assemblée.
01:08Et avant d'être battu, on l'a complètement transformé.
01:11On a mis 60 milliards de recettes en plus,
01:13à travers des taxes type Taxe Zuckmann,
01:15qui taxent le patrimoine, les successions, les multinationales.
01:19On avait même fait baisser, à la fin de ces recettes,
01:21le déficit à 2,7%, figurez-vous,
01:24qui montrent bien qu'on avait raison.
01:26Qu'est-ce qui a été fait ?
01:27Est-ce qu'ils ont négocié avec l'Assemblée ?
01:28Non.
01:29Ils sont passés en force par 49,3%.
01:31Donc, François Bayrou l'a dit cet après-midi.
01:33Il a au moins eu l'honnêteté de le dire.
01:35Il a dit, la question n'est pas telle ou telle mesure,
01:37y compris, à mon avis, des leurres,
01:39telles que les deux jours fériés, tellement c'était énorme.
01:41La question, c'est un principe.
01:42Ce principe, c'est de faire payer aux gens
01:44une politique qui a consisté à faire des cadeaux fiscaux au capital.
01:47Et pire que ça, dans un moment où tous les économistes
01:50quasiment s'accordent sur ce que je suis en train de vous dire,
01:52même les économistes libéraux,
01:54il n'est pas temps, au moment où il y a une guerre commerciale déclenchée,
01:56où il faut reprendre des parts de marché
01:58en termes industriels, de souveraineté,
02:00où il faut investir,
02:01il n'est pas temps de faire une politique d'austérité
02:03qui va réduire la consommation populaire.
02:05Donc, tout ça, c'est erroné.
02:07D'ailleurs, la preuve, c'est que vous ferez remarquer
02:09que ces politiques, depuis quelques aides,
02:10non seulement échouent sur l'industrie,
02:12sur l'emploi, sur le chômage, sur la pauvreté,
02:13mais elles échouent même sur le déficit,
02:15puisque les déficits explosent.
02:17Et ils nous disent, on fait la...
02:18Je termine juste une chose.
02:20Je pense que la situation maintenant,
02:22je pense que Bérou va pas avoir le vote de conscience.
02:24Donc, la question maintenant pour M. Macron,
02:25il a deux choix.
02:26Soit il fait appel à ceux qui ont gagné il y a un an,
02:28et notamment, nous, on est prêts,
02:30principale formation de gauche,
02:31et les filles, on est prêts à aller voir M. Macron
02:33pour gouverner le pays.
02:34– Vous n'en avez pas de majorité.
02:35– Soit ils font un retour au peuple.
02:38– Oui, mais enfin, d'accord,
02:39mais enfin, ça fait un an qu'on supporte des gens
02:40qui n'ont aucune majorité.
02:41Donc, au moins contente de ceux qui ont gagné il y a un an.
02:44Soit ils font un retour au peuple,
02:45et le retour au peuple le plus logique,
02:47ce serait celui qui est responsable de cette histoire,
02:49c'est-à-dire la démission du président de la République.
02:51Sinon, c'est la dissolution.
02:52– Sous-titrage Société Radio-Canada
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