00:00J'ai demandé au Président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre, dans 15 jours.
00:11J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre Constitution.
00:21Cette déclaration de politique générale aura pour objet de poser explicitement la question centrale, savoir s'il y a bien gravité du danger pour la nation, s'il y a urgence ou pas,
00:40et choisir la route qui permettra d'échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances et donc en choisissant de réduire nos déficits et en produisant plus.
00:53Ce choix consacrera la dimension de l'effort, celui-là seul effort qui ne peut pas être écarté et qui ne peut pas être éludé
01:08si nous voulons trouver la trajectoire de la libération de notre indépendance, c'est-à-dire quelques 44 milliards de réduction du déficit,
01:2144 milliards sur une prévision de dépense de 1720 milliards, donc 2% d'effort.
01:29Ce choix confirmera aussi les principes que nous avons énoncés, très peu nombreux, le principe de justice dans la répartition de l'effort.
01:44Tout le monde participe, l'État le premier, tout le monde participera, et les plus favorisés seront appelés à prendre leur juste part de l'effort national.
01:56Et la discussion sur chacune de ces décisions, sur chacune des mesures de ce plan d'urgence,
02:06cette discussion aura lieu ensuite, en pleine lumière, sous le regard des Français,
02:14au cours de la négociation avec les partenaires sociaux et au sein des deux chambres du Parlement.
02:20Je crois profondément, j'ai la conviction inarrachable, que les Français auront conscience,
02:30prendront conscience de la gravité de la situation.
02:32J'ai la conviction qu'ils accepteront de participer à l'effort pourvu que l'effort soit juste.
02:44Mesdames et messieurs, cette clarification est la condition même du ressaisissement de notre pays.
02:50Si nous arrivons à conclure cette clarification, la France échappera aux deux écueils qui sont mortels pour notre pays.
03:04L'impuissance à retrouver l'équilibre et le désordre qui détruit tout.
03:09C'est l'essentiel qui se joue, et je voudrais vous dire que cet essentiel-là, il se joue pour ceux dont on ne parle jamais.
03:20Ceux qu'on oublie tout au long de ces débats.
03:24Et ceux, en fait, au nom de qui nous devons nous exprimer aujourd'hui, c'est-à-dire les enfants.
03:30Je ne veux pas que nous leur laissions un monde écrasé de dette, un monde dans lequel ils se trouveraient découragés parce qu'ils seraient décourageants.
03:47Je voudrais vous dire ça simplement, c'est en pensant à eux que nous devons prendre ces décisions.
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