00:00C'est eux qui bloquent la France, c'est eux qui brutalisent les Français,
00:03c'est eux qui les méprisent, c'est eux qui imposent une politique injuste
00:07qui n'est encore une fois pas inéluctable.
00:09Et c'est pourquoi on peut avoir un autre chemin.
00:11Et cet autre chemin, c'est d'abord la justice fiscale.
00:14La justice fiscale, c'est ça que j'appelle la société des communs.
00:16Ça commence par la justice fiscale.
00:18Ensuite, une fois qu'on sait aller chercher l'argent là où il est,
00:21on peut s'occuper des services publics,
00:24augmenter les sécurités sociales au lieu de les diminuer.
00:26Mais regardez ce qui m'a beaucoup touché en rentrant sur le plateau.
00:32Ce SAMU qui n'est plus en état de faire face à des situations
00:36et qui met en danger de mort des gens.
00:39C'est là où on en est.
00:40Le risque de la France, c'est qu'on n'ait plus de budget et qu'il n'y ait plus de crédit.
00:44Vous savez, l'an dernier, il n'y a pas eu de budget.
00:45Ça a été catastrophique pour les agriculteurs, pour des professions en péril.
00:49C'est le risque qu'on prend aujourd'hui en fondant une notion de censure.
00:52Mais non, vous voyez bien que ce n'est pas possible ce chantage.
00:54Ce n'est pas soit un budget qui détruit les conquêtes sociales,
00:57qui prend dans la poche de ceux qui ont le moins,
00:59ou alors le chaos et l'incapacité à payer.
01:03D'abord, ça n'est pas vrai.
01:05Nous sommes dans une république qui a une constitution qui permet de la continuité.
01:09Ça, c'est la première chose.
01:10Et la deuxième, encore une fois, c'est qu'il y a un autre chemin.
01:12Vous savez, dans un budget, il y a deux colonnes.
01:14Il y a une colonne dépense et il y a une colonne recette.
01:18Ceux qui nous gouvernent, ils ne pensent qu'à baisser la dépense publique.
01:21Et ça, ça nous amène à la catastrophe.
01:23La catastrophe sociale et la catastrophe écologique.
01:26Clément, Tony Notin, est-ce que vous êtes convaincu, pour renverser le gouvernement,
01:28il faut qu'on disait, il y ait les voix à la fois du Rassemblement National et de toute la gauche.
01:32Aujourd'hui, ce que dit le Parti Socialiste, c'est, en l'état, François Bayrou va vers la censure.
01:37Mais d'abord, on ira discuter avec lui.
01:39On mettra des propositions sur la table.
01:41L'EPS n'est-il pas ouvert à une discussion encore avec François Bayrou ?
01:45Écoutez, la dernière fois, ils ont discuté.
01:46Ils n'ont pourtant pas demandé des choses incroyables.
01:48Vous voyez le résultat ? Ils ont été humiliés.
01:50Ils ont obtenu un certain nombre de choses sur des postes d'éducation ?
01:53Ils ont été humiliés.
01:54Voilà. Bayrou n'a pas bougé d'un iota.
01:56Donc, je ne crois pas qu'aujourd'hui, le Parti Socialiste, ses députés,
02:01vont continuer à, quelque part, se faire malmener par François Bayrou.
02:06Et devant les Françaises et les Français,
02:08qui prévoient d'être mobilisés le 10 septembre,
02:12et c'est très important,
02:13moi, j'ai été presque étonnée de voir à quel point la colère est forte,
02:17puisque ce sont deux Français sur trois
02:19qui sont d'accord avec le mot d'ordre du 10.
02:22Vous voyez le niveau ?
02:23Et vous, Clémentine Autain, est-ce que vous appelez au blocage total ?
02:25Est-ce que la réponse, c'est le blocage total du pays le 10 septembre,
02:28même si on ne sait pas trop qui a initié ce mouvement ?
02:31La réponse, c'est la mobilisation populaire.
02:33Ça, c'est une évidence.
02:34Donc, le 10 septembre, vous...
02:35Donc, le 10 septembre, et ensuite...
02:36Vous seriez mobilisée.
02:37Je serais mobilisée.
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