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  • il y a 1 an

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00:01L'heure de la grande interview à 8h12 sur Europe 1. Bonjour Thomas Ménager.
00:06Bonjour, merci de votre invitation.
00:08Merci à vous d'être en direct sur Europe 1, député Rassemblement National du Loiret.
00:12Thomas Ménager, parlons de ce qu'il s'est passé à Aurillac, le festival des arts de la rue gâchée,
00:17par des anarchistes qui voulaient s'en prendre à la France.
00:20Ce sont les mots du maire qui était avec nous en direct sur Europe 1 il y a une heure.
00:24Alors c'est à ça désormais que les Français doivent s'habituer.
00:27Ça veut dire qu'au début de l'été, on a eu plusieurs villes moyennes qui ont été prises à partie par des émeutiers,
00:33principalement liés au trafic de drogue, et d'autres rendez-vous culturels, cette fois-ci par des black blocs.
00:38Les Français vont, dans leur quotidien, dans toutes les villes de France, être confrontés à des violences.
00:43Malheureusement, c'est ce qu'on constate notamment l'été, en période estivale.
00:47Des violences, des violences qui viennent régulièrement de l'extrême gauche,
00:50des rèves-partis sur lesquels l'État n'agit pas, laisse les festivaliers, en fait,
00:57qui ne sont que des délinquants, qui sont des extrémistes,
01:00qui sont là parfois pour en découdre avec de la drogue,
01:03et une inaction de l'État.
01:05Et ça touche malheureusement tous les territoires,
01:08ça touche tous les lieux culturels,
01:10ça touche tous les événements populaires français,
01:14et ça touche ce qu'on a pu voir aussi il y a quelques mois,
01:16quand il y a des matchs de foot.
01:18Et donc, on ne peut pas s'habituer à cela,
01:20il y a une faillite de l'État, il y a une faillite totale,
01:24et une inaction, c'est-à-dire qu'on laisse à chaque fois aussi les personnes s'installer,
01:28on n'agit pas dès les premiers jours,
01:29on a aussi une volonté de ne pas faire de vagues,
01:32on le voit aussi dans les rêves-partis,
01:34et il faut reprendre tout cela en main,
01:35parce que les Français en ont ras-le-bol,
01:37et les Français aussi en période estivale doivent pouvoir profiter en famille,
01:41calmement, de ces moments,
01:43et sans prendre le risque de voir des débordements,
01:46et de vivre dans une insécurité permanente.
01:48Ça voudrait dire qu'à chaque événement,
01:50chaque réjouissance, fête de village, festival culturel, match de sport,
01:56il faudrait un quadrillage total par les forces de l'ordre ?
01:59Tant qu'il y a cet ensauvagement permanent,
02:02qu'il n'y a pas un retour de l'autorité,
02:03une peur de la sanction,
02:05qu'il n'y a pas une justice ferme,
02:06qui fait qu'aujourd'hui,
02:08tous ceux qui ne vivent que pour ennuyer les Français,
02:12attaquer, violenter,
02:14et mettre le bazar dans notre pays,
02:17n'ont pas peur,
02:18n'ont pas peur de la police,
02:19n'ont pas peur de la justice,
02:20savent qu'ils ne risquent rien.
02:22Malheureusement, il va falloir encadrer tous ces événements,
02:25et c'est un problème notamment en ruralité,
02:26moi je le vois dans le Loiret,
02:27pour les maires,
02:29c'est-à-dire que maintenant,
02:30il y a une crainte d'organiser des foires,
02:34des fêtes, populaires,
02:36parce que derrière,
02:37avec des moyens et des effectifs qui sont insuffisants,
02:40c'est très difficile,
02:41donc soit on sera dans une société
02:43où chacun restera chez soi,
02:44où il n'y aura plus la vie,
02:46ce qui fait notre ruralité, la France,
02:49soit il faudra mettre les moyens nécessaires,
02:51aujourd'hui on ne les a pas,
02:52il faut surtout qu'il y ait un discours de fermeté,
02:54pour que toutes ces personnes aient en tête,
02:57que si elles viennent mettre le bazar,
02:59et empêcher les Français de vivre paisiblement,
03:02elles finiront en prison,
03:04et elles seront sanctionnées sûrement.
03:05Thomas Ménager,
03:06parlons de deux rendez-vous à venir,
03:08on va parler dans un instant du 10 septembre,
03:11et le mouvement tout bloqué en France,
03:12mais tout d'abord,
03:13il y a un rendez-vous important
03:14pour le Rassemblement National,
03:15ce sera à la REF,
03:16la rencontre des entrepreneurs français,
03:18les universités d'été du MEDEF,
03:20où pour la première fois,
03:21Jordan Bardella,
03:22président du Rassemblement National,
03:24va s'exprimer devant,
03:26et bien le gratin des patrons français,
03:29ce sera la grande explication économique
03:32pour le Rassemblement National,
03:33Thomas Ménager ?
03:35Ça permettra de sortir des caricatures,
03:37et c'est tant mieux,
03:38parce que vous savez,
03:38depuis de nombreuses années,
03:40on est très souvent caricaturés
03:42sur notre programme économique,
03:43certains vendent comme étant de gauche,
03:47c'est souvent ce que l'on entend,
03:48sans avoir la capacité,
03:50quand on demande aux personnes,
03:51d'avoir une réponse,
03:52en quoi notre programme n'est pas un programme
03:54qui défend la liberté d'entreprend,
03:56la production,
03:57parce que c'est ce qu'il est aujourd'hui.
03:59Nous, ce qu'on veut,
03:59c'est baisser la pression fiscale,
04:01permettre aux entreprises de vivre
04:03et de se développer,
04:04aux entrepreneurs de ne pas être
04:06dans cet enfer fiscal,
04:08de produire,
04:09de faire cette France industrielle,
04:12puissante,
04:13qui crée de la richesse,
04:14qui crée de la valeur,
04:15qui rayonne,
04:16et donc tant mieux,
04:17si Jordan Bardella peut,
04:19auprès des chefs d'entreprise,
04:20qui maintenant votent quand même déjà
04:22massivement pour le Rassemblement National,
04:24puisse être rassuré et puisse échanger
04:27et connaître la réalité
04:28de notre programme économique.
04:29Donc on l'entend,
04:30vous allez sans doute proposer
04:31des baisses de normes,
04:33peut-être des baisses de production,
04:34ce sont des décisions attendues
04:37par les entrepreneurs,
04:38par les chefs d'entreprise en France,
04:39mais votre programme
04:40entend protéger les classes moyennes,
04:42comment est-ce que c'est possible
04:43si vous ne comptez pas
04:44augmenter les dépenses,
04:46les dépenses publiques ?
04:47Mais il y a surtout la nécessité
04:50de faire des économies
04:50dans notre pays
04:51pour pouvoir faire
04:52ces baisses d'impôts de production,
04:55comme vous l'avez dit,
04:56et puis vous savez,
04:56les baisses de normes
04:57que vous évoquez,
04:58arrêter cet enfer bureaucratique,
05:00souvent imposé
05:01par l'Union Européenne,
05:02mais sur lequel la France
05:04et les pouvoirs publics français
05:05et les gouvernements français
05:07en rajoutent souvent
05:08une couche supplémentaire,
05:10il y a des choses
05:11qui ne coûtent rien,
05:11il y en a d'autres
05:12qui nécessitent des économies
05:14sur les débats qu'on aura,
05:16notamment au moment du budget,
05:17sur des tabous,
05:18sur le coût de l'immigration,
05:19sur le coût de l'Union Européenne,
05:20sur le train de vie de l'État,
05:21pour donner une bouffée d'air
05:23aux Français,
05:24aux entreprises
05:25et recréer un cercle verteux.
05:28Aujourd'hui,
05:28on est dans un cercle vicieux
05:29où on gère la pénurie,
05:32où on gère le manque,
05:34alors qu'il faut donner
05:34la possibilité
05:35de créer des emplois,
05:37de créer des usines
05:39dans notre pays,
05:39de produire en France
05:41pour pouvoir aussi avoir
05:43les moyens nécessaires
05:45de développer
05:45les infrastructures de demain,
05:47de développer
05:48des services publics
05:49à la hauteur,
05:50tout en n'augmentant pas,
05:51bien entendu,
05:52les impôts.
05:52Donc,
05:52il n'y a plus de méfiance
05:54du patronat
05:54à l'égard du Rassemblement National ?
05:56Parce qu'on se rappelle
05:57la dernière fois,
05:57en 2019,
05:58quand Marion Maréchal
05:59devait se rendre,
06:01justement,
06:01à l'université d'été du MEDEF,
06:02ça avait créé
06:03un psychodrame,
06:04le MEDEF avait renoncé,
06:06finalement,
06:06à inviter Marion Maréchal.
06:08Désormais,
06:09depuis 2019,
06:09le monde a changé ?
06:11Mais oui,
06:12le monde a changé.
06:13Les Français,
06:14les corps intermédiaires
06:15ne tombent plus
06:16dans les caricatures
06:17d'un certain nombre
06:17de nos opposants,
06:19d'une petite classe caste
06:21qui a voulu
06:22nous salir
06:23et nous caricaturer.
06:25Et je le vois,
06:26et je le vois
06:26auprès de mes collègues députés.
06:28Nous,
06:28on travaille
06:29en lien
06:29avec l'ensemble
06:30des organisations
06:31patronales,
06:33syndicales,
06:34mais patronales,
06:35de l'U2P,
06:36en passant par la CGPME,
06:37en passant par le MEDEF,
06:38en passant par les échanges
06:39qu'on peut avoir
06:40avec les CCI
06:41dans chacun de nos départements,
06:43parce qu'on est ancré
06:44dans nos territoires,
06:45parce qu'on est ancré
06:45dans les réalités,
06:46parce qu'on connaît
06:47les préoccupations
06:48des entreprises
06:49et que l'on sait,
06:49contrairement à l'extrême gauche
06:50qui tape continuellement
06:52sur les patrons,
06:53qu'aujourd'hui,
06:54il y a ces entreprises
06:55qui créent de l'emploi,
06:56qui créent de la richesse
06:57et qui nous permettent
06:58d'avoir ces richesses
06:59qui donnent les moyens
07:02demain
07:02d'améliorer la situation
07:05de notre hôpital public,
07:07des services publics
07:08et de faire
07:08qu'on est dans une France
07:09qui vit bien
07:11et ça,
07:12c'est une nécessité
07:13aujourd'hui
07:13que les Français ont compris
07:14et qui est dans le programme
07:15du Rassemblement National.
07:16Thomas Ménager,
07:17vous parliez du budget,
07:18c'est justement
07:18contre ce budget
07:19que plusieurs groupes
07:22d'influence
07:23cherchent à se réunir
07:24le 10 septembre prochain
07:25contre un budget
07:28qu'ils jugent injuste
07:29proposé par le Premier ministre
07:30François Bayrou,
07:31le mouvement Bloquons-Tout
07:33en France le 10 septembre
07:34qui, pour l'instant,
07:36a été officiellement soutenu
07:38par la France Insoumise.
07:39Alors,
07:40il ne voulait pas être
07:41rangé dans un camp
07:44ou dans un autre.
07:45Le Rassemblement National
07:46ne s'est pas encore positionné.
07:47Pourtant,
07:48c'est un mouvement
07:48qui entend porter
07:50la cause du pouvoir d'achat
07:52au cœur du débat public
07:53et on le sait
07:54que c'est une de vos mesures
07:55de protéger
07:56le pouvoir d'achat
07:57des Français.
07:57Comment le Rassemblement National
07:58se situe
07:59à l'approche
07:59de ce 10 septembre ?
08:01Globalement,
08:02nous,
08:02on n'est pas là
08:03pour prendre position
08:04sur des mouvements sociaux.
08:05On a été élus
08:06autour de Marine Le Pen
08:08à l'Assemblée Nationale
08:08pour défendre
08:09les positions des Français,
08:11des classes populaires,
08:12des classes moyennes,
08:12de ceux qui bossent,
08:13des retraités,
08:14de ceux qui n'en peuvent plus
08:15qu'on vienne les taxer.
08:18C'est ce qui avait été,
08:18par exemple,
08:19l'origine des Gilets jaunes.
08:21Mais,
08:21voilà,
08:22les Français ont le droit
08:23de s'exprimer.
08:24Après bloquer,
08:24bordéliser le pays,
08:26ce n'est pas la même chose
08:27que de manifester.
08:28et forcer de constater
08:30qu'aujourd'hui,
08:31c'est les mouvements
08:32de gauche,
08:32d'extrême-gauche
08:33qui parasitent
08:34tous les mouvements
08:34sociaux dans notre pays
08:35qui vont sûrement
08:36parasiter ce mouvement
08:38du 10 septembre.
08:39Et nous,
08:40on n'a pas à soit soutenir,
08:42soit être contre
08:44toute mobilisation.
08:47Ce qui est certain,
08:47c'est qu'il ne faut pas
08:47qu'il y ait de bordel
08:48dans notre pays.
08:49Il faut qu'il y ait
08:50l'ordre public
08:51qui soit respecté
08:52et qu'on ne sait pas
08:53réellement
08:54qui est derrière ce mouvement,
08:55quelles seront
08:56les revendications.
08:57Nous, on fera notre boulot,
08:58c'est-à-dire d'empêcher
08:59un budget qui va taper
09:00sur les entreprises,
09:01taper sur les particuliers,
09:03ceux qui bossent,
09:04ceux qui ont bossé
09:04toute leur vie.
09:05Et ça, c'est notre boulot.
09:06Le reste,
09:07nous, on appelle juste
09:08au calme et au respect
09:09de l'ordre public.
09:09Thomas Ménager,
09:10parlons pour terminer
09:11de Jean Portmanov,
09:12ce vidéaste
09:13qui est mort en direct
09:14lundi
09:15sur une plateforme
09:17de diffusion
09:17de streaming.
09:19Ces deux acolytes
09:20ont été un temps
09:21gardés à vue.
09:22Finalement,
09:22ils ont été relâchés.
09:23L'autopsie a conclu
09:24à l'absence de lésions
09:25qui auraient conduit
09:26à la mort
09:27de cet homme
09:27de 46 ans.
09:29Mais la question reste,
09:30comment des centaines
09:31de milliers d'internautes,
09:33parfois des enfants,
09:33des mineurs,
09:34ont-ils pu assister
09:35à des violences,
09:36à des humiliations
09:36quotidiennes subies ?
09:38Comment on en arrive là
09:39aujourd'hui ?
09:40Il y a deux questions
09:41qui se posent.
09:41La première,
09:42c'est la question
09:42de forme d'ensauvagement,
09:44de perte de repère,
09:45de décivilisation
09:46de notre pays
09:46où, en fait,
09:48il n'y a plus
09:48de capacité,
09:50notamment pour notre jeunesse,
09:51de comprendre
09:52le bien,
09:52le mal
09:53et que de regarder
09:54quelqu'un qui,
09:55en plus,
09:55était quand même
09:56en difficulté
09:57physiquement,
09:58etc.,
09:58être totalement
10:00humilié publiquement,
10:01c'est la première question.
10:02Ça pose la question
10:03d'une perte de valeur
10:04et de repère.
10:05Et la deuxième,
10:06c'est la faillite
10:07aujourd'hui
10:08de l'État
10:09et ça pose la question
10:10de responsabilité,
10:11responsabilité de l'ARCOM,
10:12responsabilité de la ministre
10:14qui a été prévenue
10:14plusieurs mois auparavant
10:16et qui n'a rien fait.
10:17Là, on se réveille
10:18en disant
10:19on va demander
10:19à la plateforme
10:20quelles sont ses conditions
10:22de modération.
10:23On se rend compte
10:23qu'il y a l'ARCOM
10:24qui est capable,
10:26avec 50 millions d'euros,
10:27250 collaborateurs,
10:28d'emmerder les Français
10:29qui veulent regarder
10:30Cyril Hananaz,
10:31détendre,
10:31qui ferment des chaînes
10:32aujourd'hui dans notre pays
10:33mais qui n'est pas foutu
10:35parce que clairement,
10:36c'est ça,
10:36de protéger notre jeunesse,
10:37de protéger
10:38des personnes
10:39qui se font attaquer,
10:41humilier publiquement
10:42sur les réseaux sociaux
10:44et donc,
10:45aujourd'hui,
10:46il va falloir
10:46qu'on établisse
10:46les responsabilités,
10:48les chaînes de responsabilité,
10:49dans ce cas
10:50et dans tous les cas
10:50qui peuvent aujourd'hui
10:52pourrir notre jeunesse
10:54qui voit des choses
10:56et qui a fait face
10:57à des choses
10:58sur les réseaux sociaux
10:58qui ne sont pas dignes
11:00de ce qu'ils doivent voir
11:00et donc,
11:02on attend de voir
11:02et que l'ARCOM s'explique
11:04parce qu'aujourd'hui,
11:05vu le coût
11:06que cela représente
11:07pour les Français,
11:08elle ne doit pas être là
11:08pour les emmerder
11:09mais elle doit être là
11:10pour les protéger.
11:10Merci Thomas Ménager.
11:12Merci à vous.
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