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  • il y a 5 mois
La ville d'Aurillac est sous le choc après un déchaînement de violences survenu dans la nuit du mercredi 20 août. Le maire, Pierre Mathonier, a déclaré que des individus sans scrupule ont profité du festival pour porter un message anarchiste sur le territoire. On y revient avec : Maxime Cliet Ruzza, journaliste police-justice BFMTV. Matthieu Valet, député européen "Rassemblement national". Victor Peres-Boucheron, envoyé spécial BFMTV à Aurillac (Cantal). Guillaume Daret, éditorialiste politique BFMTV. Thierry Vincent, journaliste, auteur du livre "Dans la tête des black blocs : vérités et idées reçues" Éd. l'Observatoire. Grégory Joron, secrétaire général du syndicat UN1TÉ.

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Transcription
00:00On va maintenant revenir sur Aurillac, ce qui s'est passé la nuit dernière.
00:04La population est abasourdie, le maire n'en revient pas, des saccages qu'il y a pu y avoir dans sa ville.
00:10On va revenir sur les circonstances, savoir ce qui s'est passé avec la réaction.
00:13Bonsoir de Mathieu Vallée, député Rassemblement national, député européen.
00:18Mais écoutez le maire justement, le maire d'Aurillac, le maire socialiste.
00:24Quand ce matin on a été à la rencontre des habitants du centre-ville, des festivaliers,
00:30il y a eu deux réactions qu'on a pu identifier.
00:33Un découragement, un découragement de certains festivaliers qui nous disent
00:39qu'on ne comprend pas, une incompréhension de ce comportement.
00:42Et puis aussi un sentiment de colère qui s'est exprimé.
00:46Et que je peux tout à fait comprendre parce que je le partage.
00:50On n'est pas là pour offrir un terrain de jeu à des revendications radicales
00:55de partis politiques, de mouvances politiques qui veulent exprimer et détruire notre société.
01:06Le maire d'Aurillac qui s'exprimait ce matin, je vous dis, la ville s'est révélée sous le choc.
01:11On va quand même, avant d'aller à Aurillac, retrouver Victor Pérez-Bouchon en direct pour BFMTV.
01:16Mais revenir avec vous, Massime Clier-Usa, sur ce qui s'est passé.
01:20Ça a été effectivement un déchaînement de violence.
01:22300 personnes au total, une soixantaine cagoulées, ce que l'on pourrait appeler habituellement les black blocs.
01:28Mais tout est parti d'une interpellation plutôt banale.
01:31Oui, c'est une interpellation somme toute classique sur une nuit comme celle-ci,
01:35lors d'événements comme celui-ci.
01:36Et suite à cette interpellation qui a eu lieu vers 23h30, des individus, plusieurs centaines de personnes,
01:43300, vous l'avez dit Alain, sont arrivées.
01:46Et parmi ces 300 personnes, 60 d'entre elles sont arrivées préparées, déterminées, préparées, équipées,
01:54d'après les mots du procureur.
01:56Ils sont arrivées cagoulées et masquées pour s'en prendre aux forces de l'ordre.
02:00C'est à ce moment-là que sont intervenues des jets de pierres, des jets de projectiles sur les policiers et gendarmes,
02:07des barricades qui ont été érigées, mais aussi des feux de poubelle,
02:12des violences qui ont duré de minuit jusqu'à à peu près 3h15 du matin,
02:16avant que la situation ne s'apaise.
02:18Aucune interpellation n'a eu lieu.
02:22En revanche, l'édile, le maire PS de la commune, Pierre Matonnier,
02:26qui était ce matin sur notre antenne, déclarait que ces individus étaient des individus
02:30sans scrupules qui ont profité de ce festival pour porter un message anarchiste sur le territoire.
02:36Un festival qui doit accueillir 180 000 personnes et qui est prévu pour durer jusqu'à samedi soir.
02:41On va aller à Aurélien dans un instant.
02:42Mathieu Vallée, quelle est votre réaction ?
02:45Votre député européen, je rappelle, le Rassemblement national.
02:47D'abord, j'apporte mon soutien à ces 8 policiers baissés, la CRS 41,
02:50qui est la CRS de Tours, qui est en sécurisation sur le dispositif engagé hier soir
02:54avec des gendarmes mobiles et des policiers d'Aurillac.
02:55C'est la brigade anticriminalité d'Aurillac qui a interpellé un taggeur
02:59et qui a derrière été le prétexte à des casseurs professionnels,
03:02à des gens d'extrême-gauche, ultra-gauche, des gauchos, comme moi je le dis,
03:05parce que c'est la réalité.
03:06À chaque fois, ils saccagent nos libertés, que ce soit dans les manifestations sociales,
03:10les manifestations culturelles comme ce festival de rue d'Aurillac.
03:14Je rappelle, M. Marchal, qu'en 2023, une femme qui avait fait une exhibition sexuelle
03:18et qui avait comparu devant le tribunal avait entraîné derrière des dégradations,
03:21un saccage du tribunal pour 250 000 euros au frais du contribuable.
03:24Donc ce n'est plus supportable.
03:25Et juste, j'ai une question pour le ministre de l'Intérieur.
03:28J'avais déjà dit au ministre de l'Intérieur, par ses services,
03:31que lorsqu'il y avait des événements impromptus, parce qu'au début c'était calme,
03:34on puisse utiliser des CRS nouvelle génération.
03:36Il y en a cinq en France.
03:37Vous savez, la fameuse CRS 8 et les quatre autres CRS à Nantes, Lyon, Motoban et Marseille.
03:43CRS 8, c'est celle qui était intervenue, notamment de côté quartier PIS-20 pour les histoires de trafic de drogue.
03:47Alors, c'était celle de Motoban, la 84.
03:49Et justement, en parlant de la 84, elle est à 2h20 de route.
03:52Et ils ont des FIAT du Cato, des véhicules qui ne sont pas adaptés.
03:55Moi, j'ai fait deux propositions.
03:56Que cette CRS soit engagée, parce que ce sont les soldats du feu de la police nationale,
04:00ils viennent appuyer leur fardim quand les violences viennent de manière impromptue.
04:03Et surtout, qu'on leur donne des véhicules rapides, des 4x4, des transporteurs,
04:06comme les véhicules du RAID, par exemple, ont de manière à pouvoir être projetés rapidement sur place.
04:10Vous savez qu'ils représentent à peu près 80 policiers, en plus de ceux qui étaient engagés des jendarmes,
04:14c'est toujours 80 policiers de plus pour faire des interpellations.
04:16Et j'ajoute que cette idéologie gauchiste saccage notre pays.
04:20Vous avez vu qu'il y a des tags où il est marqué le 10 septembre pendant la préfecture.
04:22Il faut que vous sachiez, puisque ça n'a pas été dit, que grâce à l'intervention des CRS, des policiers, des jendarmes,
04:26la préfecture n'a pas été assiégée, puisqu'ils ont voulu attaquer ces cas sur la préfecture.
04:30Donc, on a des professionnels de désordre.
04:31Et encore une fois, je le dis, que M. Retailleau doit engager ces unités de projection rapides
04:35qui sont formés, qui sont spécialisés dans ces événements, ce qu'on appelle des violences urbaines.
04:41– Alors justement, à l'instant, j'ai eu un membre de l'entourage du ministre de l'Intérieur, de Bruno Retailleau.
04:45– Vous allez avoir une réponse tout de suite.
04:48– L'entourage de Bruno Retailleau qui précise à BFM TV qu'il y a deux compagnies de CRS
04:52qui seront envoyées ce soir avec des consignes de fermeté.
04:56Deux compagnies de CRS, dont la 83, qui est spécialisée dans les émeutes,
05:00me dit ce membre de l'entourage de Bruno Retailleau,
05:03avec une réaction qui est même politique.
05:05« Ceux qui s'en prennent aux policiers doivent être punis », estime l'entourage de Bruno Retailleau.
05:09Les propos de certains élus LFI contre la police expliquent certainement en partie
05:14que des individus d'ultra-gauche s'en prennent aux forces de l'ordre dès qu'ils en ont l'occasion.
05:18Et que ça devient un débat politique, parce que l'entourage du Bruno Retailleau dit
05:21« Qu'est-ce qui nourrit finalement ces émeutes ? »
05:23C'est un discours qui est tenu par la France insoumise.
05:25C'est une de toutes premières réactions, justement, Bruno Retailleau,
05:27au travers de son entourage.
05:28Je vous dirai si j'ai de nouvelles informations dans quelques instants.
05:30– On a posé la question à Manuel Bompard, dommage, il y a quelques minutes.
05:33– L'allusion directe de Bruno Retailleau, c'est à ce qu'a dit le député de Val-d'Oise, Aurélien Taché,
05:38qui a appelé d'ailleurs une réponse du ministre de l'Intérieur,
05:41c'était il y a 36 heures, où il a dit Aurélien Taché « La police tue partout en France ».
05:47– Exactement, donc on sent qu'effectivement, d'ailleurs, Bruno Retailleau l'avait dit
05:50lors de sa prise de fonction, quand il a succédé à Gérald Darmanin,
05:53il avait dit « Dès que des politiques s'en prendront aux forces de l'ordre,
05:57je serai là pour les défendre ».
05:58Vous voyez, la première réaction de l'entourage du ministre de l'Intérieur,
06:01qui est en déplacement, lui, en Martinique, il vient d'arriver sur place.
06:05– De compagnie de CRS, et d'ailleurs, il est important de rappeler que la CRS 83,
06:08en l'occurrence, les CRS 8, sont spécialisées dans les violences urbaines
06:12et le maintien de l'ordre sur des situations comme celle-ci,
06:15où lorsqu'il y a des démordements dans certains quartiers,
06:18comme ça a été le cas tout au long de l'été,
06:20comme on l'a souvent évoqué sur notre antenne.
06:21– On va aller à Aurillac, retrouver Victor Pérez-Boucheron,
06:23en direct pour BFM TV.
06:25Donc, on imagine à la fois l'atmosphère sur place
06:28et la crainte des commerçants,
06:29parce qu'il y a visiblement des vitrines et des commerces qui ont été saccagés.
06:33– Exactement, je vais rebondir juste ce que vous disiez à l'instant,
06:37derrière nous, derrière Jules Bédeau, vous allez le voir sur ces images,
06:40les brigades de CRS, justement, sur la droite,
06:42elles sont justement en train de patrouiller,
06:43elles commencent leur patrouille à l'instant,
06:46elles étaient là depuis ce matin,
06:47et justement, le patron du U-Express nous confiait
06:50que même vers 15-16h, il y a encore eu des gaz lacrymogènes
06:53qui ont été jetés sur les manifestants.
06:55Vous l'avez dit Alain, derrière moi,
06:56des vitrines lacérées, pulvérisées par la puissance des émeutes d'hier soir,
07:01vous l'avez dit, entre minuit et 3h du matin,
07:03dû à l'interpellation d'un jeune graffeur en marge justement de ces émeutes.
07:09Il y a aussi justement, je voulais vous montrer,
07:10le contraste en fait, le contraste se saisissant entre aujourd'hui et à l'instant,
07:15vous voyez justement, la vie reprend doucement ici,
07:18la vie reprend doucement ici à Aurillac, vous le voyez,
07:21les arts de rue, parce qu'on est en fait au festival international du théâtre de rue,
07:26mais comme je vous le montrais à l'instant, ces images,
07:28ces vitrines qui contrastent avec des palissas dérigés,
07:30des rideaux de fer fermés ici, on a eu l'impression de no man's land,
07:34c'est lunaire ce qui se passe ici, à côté de ça la fête,
07:37j'ai dit à l'instant, et vous l'avez entendu à la conférence de presse du préfet
07:40il y a quelques heures, des renforts policiers,
07:42donc ont été envoyés ici à Aurillac.
07:45Merci Victor Pérez-Boucheron.
07:49On va écouter un autre extrait de l'intervention du maire tout à l'heure.
07:53Voilà ce que disaient l'édile d'Aurillac,
07:55justement sur la volonté et la motivation
07:58de ceux qui ont cassé la nuit dernière dans cette cité du Cantal.
08:01Les personnes qui ont jeté les pierres, qui ont déplacé les barrières,
08:07qui ont mis le feu aux poubelles, ils n'étaient pas là par hasard.
08:11Ils avaient un projet de destruction de ce festival
08:14pour porter des revendications qui ne sont pas contre la culture,
08:18qui ne sont pas contre la ville d'Aurillac,
08:20qui sont d'une manière générale contre notre mode de vie français.
08:24C'est la France qu'ils attaquaient.
08:26J'ai même un des manifestants auquel je lui disais
08:32qu'il était bien conscient qu'il mettait en péril une organisation culturelle,
08:37une commune qui accueillait cette manifestation.
08:39Il m'a dit « j'en ai rien à foutre ».
08:41J'en ai rien à foutre, ce qu'on veut, c'est s'en prendre à la France, Mathieu Vallée.
08:44Oui, mais c'est le même combat.
08:45Les gauchos n'aiment pas la France, n'aiment pas les policiers.
08:48Vous avez raison, le ministre de la Terre a raison de rappeler
08:50que les propos abjects et insupportables des élus de la France nationale sur la police,
08:54c'est tous les jours.
08:55C'est la police tue, il faut supprimer les polices municipales.
08:57Vous avez eu M. Beaupart sur votre antenne,
08:59il a bien du mal à s'expliquer pourquoi il veut désarmer la police municipale.
09:01Je rappelle qu'à Nice, ce sont des policiers municipaux
09:03qui ont sauvé des gens des mains des terroristes
09:05qui avaient fait des victimes dans cette basilique.
09:06Et donc la vidéoprotection, soyons concrets,
09:09pourquoi les villes en ont besoin ?
09:10Parce que vous voyez, il y a des enquêtes ouvertes
09:11sur des agressions sur les forces de l'ordre
09:13et avec la vidéoprotection, on peut identifier, on peut tracer
09:15et derrière, on peut permettre aux enquêteurs
09:17d'interpeller les fauteurs de troubles.
09:19Donc oui, aujourd'hui, on a une ultra-gauche
09:21et j'attends d'ailleurs le 10 septembre
09:23qui, à mon avis, je ne l'espère pas,
09:24mais risque d'être volée par les casseurs
09:26et évidemment, il y a une collusion
09:27entre l'extrême-gauche et l'ultra-gauche.
09:28Ils partagent les mêmes idées.
09:30La haine de la police, la haine de la France,
09:31la haine de nos institutions
09:32et d'ailleurs, on voit qu'ils le matérialisent
09:34pour certains élus par parole
09:36et c'est pour ça que j'encourage tous les préfets de France,
09:38M. Marchal, à déposer systématiquement plainte
09:41contre ceux qui colportent la haine de nos forces de l'ordre.
09:43Et quand on n'aime pas des policiers
09:45parce qu'ils portent l'uniforme de la République,
09:47c'est du racisme anti-flic.
09:48Voilà, je suis désolé,
09:49quand on n'aime pas quelqu'un pour sa couleur de peau,
09:50c'est du racisme tout court,
09:51quand on n'aime pas quelqu'un
09:52et qu'on le déteste à ce point
09:53pour l'uniforme de la France qu'il porte,
09:55c'est du racisme anti-France,
09:56c'est du racisme anti-flic.
09:57Nous sommes avec Thierry Vincent
09:58qui est journaliste, auteur du livre
09:59dans la tête des Black Bloc
10:00aux éditions de l'Observatoire.
10:02Bonsoir Thierry Vincent.
10:03Alors, ce qui s'est passé à Aurillac,
10:06vous avez entendu ce que dit le maire à l'instant,
10:08c'était planifié.
10:10Ils sont venus sur place dans un but bien précis,
10:13des slogans anarchistes,
10:14dire on veut casser le système,
10:16on veut s'en prendre à la France.
10:18Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:20Moi, j'ai pas...
10:22Enfin, moi, des quelques éléments
10:23parce qu'on en a assez peu,
10:25il y a assez peu d'images.
10:26J'ai pas l'impression que ça soit très organisé
10:29puisque c'est en réaction apparemment
10:31à l'arrestation d'un grapheur
10:34qui aurait graffé,
10:35alors selon les versions,
10:36peut-être une banque ou un mur,
10:38peu importe.
10:39Il y aurait une réaction,
10:40comme ça avait été le cas en 2023,
10:43après l'arrestation d'une femme
10:45pour une exhibition sexuelle
10:47parce qu'elle s'était montré sein nu.
10:49Mais c'est à mon avis,
10:51là, on est dans le cadre de violences urbaines
10:53et d'émeutes urbaines
10:54en réaction à une intervention de la police
10:58et pas dans le cadre du mode d'action,
11:02parce que c'est un mode d'action,
11:03black bloc en manifestation,
11:04même si dans les gens qui manifestaient,
11:07et très probablement, effectivement,
11:09on peut penser qu'il y a des gens
11:11de l'extrême-gauche,
11:12mais il n'y a pas grand-chose
11:13qui laisse penser que c'est préparé
11:14parce qu'il n'y avait pas de cocktail Molotov,
11:16quand c'est à Sainte-Solide,
11:18on avait retrouvé des marteaux,
11:19des boules de pétanque,
11:21des quelques images que j'ai pu voir,
11:24il n'y avait pas de matériel offensif,
11:27entre guillemets, comme ils appellent ça.
11:29Ils ont rédigé des baritades,
11:31des feux de poubelle,
11:32mais avec le matériel urbain,
11:34ils avaient sous la main.
11:36En état que j'ai les choses,
11:37je suis assez sceptique
11:38sur le vrai degré de préparation.
11:40– Mais Thierry Vincent,
11:43est-ce que c'est un prémice
11:44de ce qui pourrait éventuellement
11:46se passer le 10 septembre ?
11:49– Ça, c'est possible.
11:51Moi, je pense qu'on n'est plus proche de ça
11:52parce que là, on est plus proche
11:54d'une colère complètement éruptive
11:58qui a explosé, c'est la cocotte minute,
12:00une colère rentrée,
12:01notamment, je pense,
12:02depuis la défaite qu'a subie la gauche
12:06et l'extrême-gauche sur les retraites,
12:10des fêtes en race campagne.
12:12Et là, effectivement,
12:13c'est plus de l'ordre de la colère
12:16suite à… d'une colère,
12:18et ça me fait beaucoup plus penser
12:21parce que là, a priori,
12:22ce n'est pas une manifestation politique
12:24ou sociale avec des syndicats,
12:26c'est des festivaliers,
12:27des intermittents du spectacle
12:28qui, effectivement,
12:30sont très souvent à gauche,
12:34ont une coloration politique
12:35plutôt à gauche,
12:37voire à l'extrême-gauche,
12:38on se souvient des migrants
12:39de la gaieté lyrique,
12:40mais moi, je pense que
12:42c'est un milieu aussi
12:44des intermittents du spectacle
12:45qui est assez en colère
12:47avec les diminutions,
12:50des subventions pour la culture,
12:51etc.
12:51Et donc, c'est peut-être
12:52un terreau favorable
12:53et peut-être que c'est en miniature.
12:55Bon, après,
12:56ce n'est pas non plus
12:56une émeute complètement folle
12:58quand on parle de guérilla urbaine,
13:00je pense que le terme est quand même
13:01assez excessif.
13:03– Thierry Vincent,
13:03mais dans tous les cas,
13:04il y a une revendication
13:05auprès du maire,
13:06c'est-à-dire,
13:06il y a une affirmation de
13:07voilà qui nous sommes,
13:09voilà ce qu'on va faire.
13:10Alors, je ne sais pas
13:11si c'est bravache,
13:14mais ils l'ont dit au maire,
13:15ils disent,
13:15les commerces,
13:16on les a cassés.
13:16De toute façon,
13:17ce n'est pas contre eux
13:18parce que le maire leur dit
13:19à ceux qui le croisent,
13:20mais pourquoi vous faites ça ?
13:21Vous êtes en train de nuire
13:22au festival,
13:23on s'en fout,
13:24nous, ce qu'on veut,
13:25c'est mettre au tapis le système
13:28sans prendre politique
13:29et sans prendre au pays.
13:30Donc, il y a quand même
13:31une revendication.
13:33– Oui, mais enfin,
13:33vous pouviez entendre aussi,
13:35enfin, la revendication
13:36de dire,
13:37je veux juste
13:38foutre le système en l'air,
13:40moi, j'appelle plus ça
13:40de la colère
13:41qu'une véritable revendication
13:42structurée politiquement.
13:44Bon, alors, effectivement,
13:45en pleine émeute,
13:46ils n'ont peut-être pas le temps
13:47de développer une dialectique
13:48politique trop complexe,
13:50mais ça, c'est aussi
13:52le genre de choses,
13:53oui, on veut foutre en l'air
13:54le système
13:54qu'on entendait
13:55dans les manifs
13:56de gilets jaunes.
13:58Ça, c'est pas du tout
13:59un discours qui est forcément
14:00un discours d'ultra-gauche,
14:03foutre en l'air le système.
14:05Moi, j'ai l'impression
14:06que c'est plus
14:07une colère éruptive
14:08en réaction
14:10à une intervention
14:11de la police,
14:13mais ça n'en reste pas
14:13moins dangereux.
14:16Vous avez les manifestations
14:17de colère comme ça,
14:18non contrôlées
14:19par aucune organisation
14:20où c'est juste
14:21vraiment les tripes,
14:22une colère,
14:23une frustration
14:24rentrée depuis des années
14:25qui ressortent.
14:26On l'a vu avec
14:26les gilets jaunes,
14:27ça peut être effectivement
14:28extrêmement violent
14:30ou fort ou intense,
14:31en tout cas.
14:32Très bien, merci.
14:33Thierry Vincent,
14:33journaliste,
14:34donc auteur du livre
14:34dans la tête
14:35des Black Blocs,
14:35vérité,
14:36idée reçue.
14:36Nous avons été rejoints
14:37par Grégory Geron,
14:39secrétaire général
14:39du syndicat Unité,
14:40policier.
14:41Bonsoir.
14:42Grégory Geron.
14:43Là, l'été est sous tension
14:45aussi pour vos compagnons,
14:48vos camarades
14:48des forces de l'ordre
14:49avec ce qui s'est passé
14:50au Riac.
14:51Oui, c'est un festival
14:52qu'on connaît bien,
14:53on le fait tous les ans.
14:54Pour le coup,
14:54je l'ai fait deux fois,
14:55cette mission-là,
14:56donc je peux en parler
14:57assez librement.
14:57Et déjà, il y a quelques années,
14:58parce que ça date un petit peu
14:59quand même.
15:00C'est un festival
15:01qui a quasiment 40 ans,
15:02il est de 1986,
15:04qui n'a jamais eu
15:04d'incident à ce niveau-là,
15:06majeur, on va dire.
15:07Non, pas autant.
15:07Alors on a eu,
15:08on se rappelle quand même
15:08des grosses dégradations
15:09l'année dernière
15:10où il y a deux ans
15:10sur le tribunal
15:11qui a...
15:13C'est-à-dire que comme
15:14c'est un festival
15:15de théâtre de rue,
15:16ce sont des mouvements
15:17alternatifs
15:17qui viennent s'y gréper.
15:18C'est exactement ça,
15:19avec une population
15:20quand même de pas mal
15:22de marginaux.
15:23C'est quand même
15:24assez particulier.
15:24D'ailleurs,
15:25il y a beaucoup de gens
15:25d'Aurillac
15:26qui quittent Aurillac
15:27quand il y a le festival
15:27de théâtre de rue
15:28qui se met en route
15:29pour tout dire.
15:30Et il y a beaucoup
15:30de commerces fermés aussi
15:31parce que de toute façon,
15:32ils savent très bien
15:33qu'ils ne vont pas faire
15:34beaucoup d'affaires
15:34avec la population
15:35qui se déplace
15:36lors de ce festival
15:38qui est quand même
15:38assez particulier, en effet.
15:40Là, ce qu'on voit,
15:41c'est que, en effet,
15:42je pense que
15:42l'analyse n'est pas fausse
15:44du journaliste précédent.
15:45C'est-à-dire que,
15:46globalement,
15:48je pense que c'est en effet
15:49une réaction,
15:50on va dire,
15:51éruptive
15:52parce que les collègues
15:52interpellaient un tagueur,
15:53nous plus ni moins.
15:54Mais quand on regarde
15:55le déroulé
15:55et la manière
15:56dont ça s'est passé,
15:57c'est très vite passé
15:59à 20 personnes
16:00qui ont réagi,
16:01qui ont commencé
16:02à balancer
16:03des projectiles
16:03sur les collègues,
16:05puis 200,
16:06puis entre 2 et 300
16:07et ça a duré
16:08quasiment 4 ou 5 heures.
16:09On a eu
16:09quasiment 60...
16:11C'était une bataille rangée.
16:1260 à 70 grenades.
16:13Alors, ce n'est pas
16:13énormissime,
16:14mais quand même,
16:15on est à Aurillac,
16:15il y a une compagnie engagée,
16:16il y a quelques renforts
16:17de BAC, de PJ, etc.
16:19Et on se retrouve quand même
16:21avec quasiment
16:21300 individus déterminés
16:23qui veulent en découdre,
16:24qui cassent des commerces,
16:25qui ont essayé
16:25de forcer la grille
16:26de la maison d'arrêt,
16:27quand même,
16:28et qui, à la fin,
16:31génèrent
16:32des dégradations,
16:3415 blessés dans l'Oran au moins,
16:35vous dites 8,
16:36mais c'est 15 contigionnés,
16:373 collègues
16:37qui sont envoyés
16:38à l'hôpital
16:39et qui sont transportés,
16:40un qui est arrêté
16:41aujourd'hui
16:42parce qu'il n'a pas pu
16:43reprendre son travail,
16:44et on est obligé
16:45de faire venir
16:46des unités en renfort
16:47qui viennent pour tout
16:48vous dire aussi
16:48d'Annemas,
16:49qui vont faire
16:49un aller-retour
16:51d'Annemas à Aurillac
16:52pour venir sécuriser,
16:53la 83.
16:54On fait venir
16:55la CRS 24
16:55qu'on va faire dormir
16:56à Arrodez,
16:57on a la 18
16:58qui a 2h30 de trajet
16:59pour venir travailler
17:00sur Aurillac,
17:00donc les CRS en fait,
17:01il ne faut pas croire
17:02que quand on appuie
17:02sur le bouton
17:03ils sont juste à côté,
17:04c'est aussi de l'épuisement
17:05pour les personnels
17:05qui vont devoir faire
17:06des centaines de kilomètres
17:08pour pouvoir assurer
17:09justement la sécurisation
17:11de ce site-là.
17:12Mais est-ce que c'est planifié ?
17:14Je ne crois pas.
17:16La question est de savoir
17:17c'est avec ce festival
17:18du théâtre de Ruge,
17:20il y a toutes les troupes
17:21qui sont là,
17:22certains des amis,
17:23mais est-ce qu'on peut imaginer
17:24qu'il y ait des black blocs
17:25qui soient là volontairement
17:27en se disant
17:27si ça dégénère,
17:28on est là
17:29et on sait ce qu'on a à faire.
17:29Honnêtement, je n'y crois pas.
17:30Ce n'était pas spécialement signalé.
17:31La réalité, c'est qu'encore une fois...
17:33Il n'y avait pas de remontée du terrain
17:34sur une tension potentielle.
17:35Vu la population
17:36que ça engendre
17:37et que ça charrie,
17:39on ne va pas se mentir.
17:40Moi, encore une fois,
17:41je l'ai fait il y a quelques années.
17:42On savait très bien
17:42que quand la nuit tombait,
17:45on risquait toujours
17:47de prendre quand même
17:47une canette sur le coin du casque
17:48parce qu'évidemment,
17:50de loin,
17:50certains se faisaient plaisir.
17:52Et pour tout vous dire,
17:53pour vous donner un peu le niveau,
17:54on avait des points de la Croix-Rouge
17:56où les secouristes nous disaient
17:58que certains en étaient
18:00à faire des cocktails
18:01de white spirit coca.
18:02Pour vous donner un peu le niveau.
18:05Ça monte vite à la tête.
18:06Ça monte vite à la tête
18:06et puis je pense que ça esquinte
18:07un petit peu.
18:08Et puis ensuite,
18:09on a aussi fait des...
18:11À l'époque déjà,
18:12des opérations stupes
18:13dans des campings sauvages
18:14où il y avait des centaines de tentes
18:15ou à l'entrée de Riac
18:16pour aller faire le matin
18:18des opérations.
18:20Donc en fait,
18:20ça fait 40 ans qu'il existe.
18:22Je pense que c'est sûrement,
18:24malheureusement,
18:24l'évolution de la société,
18:25sûrement de pire en pire
18:26et sûrement que ça amène
18:29encore une fois
18:29à une population particulière.
18:30Je parle de Black Bloc,
18:31c'est de planification.
18:32Il faut savoir aussi
18:33qu'il y a des gens
18:33qui viennent d'Allemagne,
18:34de Belgique.
18:36Ça amène aussi des gens
18:37qui ont une culture aussi
18:38d'ultra-violence
18:39et d'ultra-gauche
18:41et qui viennent aussi
18:42profiter de ce festival.
18:44Dans tous les cas,
18:45Guillaume Naret,
18:45vous faisiez part
18:46de la réaction du ministre
18:47de l'Intérieur
18:47qui envoie des compagnies
18:49de CRS sur place.
18:50Mais de ce que l'on a entendu
18:51tout à l'heure
18:52lorsque nous avons interrogé
18:53Emmanuel Bompard,
18:53de ce qui se passe ici,
18:55de ce qu'évoquait aussi
18:56Mathieu Vallée,
18:57on a l'impression
18:58que le fameux mouvement
18:59bloquant tout
18:59du 10 septembre,
19:01on a une espèce
19:02de frange
19:03de l'ultra-gauche
19:04qui se dit presque prête
19:06et qui saisira peut-être
19:08l'occasion justement
19:09pour casser,
19:11pour saccager
19:11ou tout du moins
19:12pour provoquer des troubles.
19:13Et ça,
19:13est-ce que du côté
19:14du gouvernement,
19:15on dit être attentif
19:16à ce 10 septembre ?
19:17On sait qu'ils vont être
19:18extrêmement attentifs.
19:19Malheureusement,
19:20aujourd'hui,
19:20presque toute manifestation
19:23donne lieu
19:24à ce type de débordement
19:25avec des gens
19:26qui ne viennent que pour ça,
19:27qui ne viennent pas
19:27pour manifester.
19:28Il y aura probablement
19:28le 10 septembre
19:29dans les rues
19:30la plupart des gens
19:31qui manifesteront
19:32contre le gouvernement,
19:33si je veux dire,
19:34politiquement,
19:36socialement
19:36et qui ont parfaitement
19:37le droit de le faire.
19:39Mais on sait
19:40qu'en fin de manifestation,
19:41en particulier,
19:42effectivement,
19:42les forces de l'ordre
19:43surveillent particulièrement cela.
19:45et plus que le ministre
19:46de l'Intérieur lui-même,
19:47on va regarder,
19:48effectivement,
19:48notamment sur Paris,
19:49ce qui sera mis en place
19:49par le préfet de police,
19:51Laurent Nunes,
19:52qui est régulièrement,
19:53justement,
19:54chargé de mettre en place
19:55ce type,
19:56justement,
19:57de mesures de sécurité
19:59aux dispositifs
20:00autour de grands événements.
20:02Mais on voit aussi
20:03que les propos
20:03de l'entourage
20:04de Bruno Rotaillot
20:05montrent qu'il y a
20:06une volonté aussi,
20:07aujourd'hui,
20:07d'en faire un débat politique
20:08et que c'est l'intérêt
20:10politique aussi
20:11du ministre de l'Intérieur,
20:12aujourd'hui,
20:13de se mettre
20:13dans une forme de face-à-face
20:14avec une partie
20:16de la gauche
20:16ou de l'extrême-gauche
20:17pour incarner l'ordre
20:18au ministère de l'Intérieur.
20:19Face aux fauteurs de troubles.
20:20Face aux fauteurs de troubles,
20:21dans la perspective,
20:22même si on en est encore loin,
20:23bien sûr,
20:24aussi des prochaines élections,
20:25notamment de l'élection présidentielle,
20:27pour lui être celui
20:28qui incarne l'ordre.
20:29Mais du coup,
20:29il y a une question politique
20:30qui se pose.
20:31C'est-à-dire,
20:31est-ce que le Rassemblement national
20:32aura intérêt
20:33à voter la censure,
20:35éventuellement,
20:35faire chuter
20:36le gouvernement Bayrou,
20:38ce qui pourrait,
20:39passer le 10 septembre,
20:40ajouter,
20:41vous voyez,
20:41du désordre politique
20:42à un éventuel désordre.
20:45Est-ce que vous êtes
20:45pour cette censure
20:46du gouvernement Bayrou ?
20:47Manuel Bompard,
20:47il joue le capri.
20:48On censure,
20:48on censure,
20:49on censure,
20:49mais pour avoir quoi derrière ?
20:51Nous, on ne veut pas le chaos.
20:52On veut d'abord
20:52faire plier François Bayrou
20:53sur nos propositions budgétaires.
20:54M. Bompard,
20:55je n'ai pas entendu,
20:56lorsque j'écoutais attentivement
20:57son interview
20:57que vous l'avez menée,
20:59des propositions concrètes.
21:00Est-ce qu'il supprime
21:00les agences inutiles ou pas ?
21:02L'ARCOM,
21:02le Conseil économique
21:03et social et environnemental,
21:04l'ADEME
21:05qui nous dit
21:05combien de cibles
21:05on doit mettre par semaine ?
21:07Est-ce que,
21:07par exemple,
21:08sur la police nationale,
21:09il est pour la présomption
21:10d'héritimes défenses,
21:11les peines minuelles,
21:11les peines planchées,
21:11on a les réponses ?
21:12C'est non.
21:13Moi, j'en reviens
21:13sur M. Rétaillot,
21:14M. Guillaume Narret.
21:15Pardon de le dire,
21:16il veut faire un débat politique,
21:17M. Rétaillot.
21:18On a un grand syndicat de police
21:19qui est à mes côtés
21:20avec un autre grand syndicat
21:21qui est Allian.
21:22C'est deux grands représentants
21:23des syndicats de gradés
21:23gardiens de la police nationale.
21:25Je rappelle plus de 100 000
21:25fonctionnaires de police.
21:26Ils veulent tous
21:27des peines minimales
21:28et des peines planchées.
21:29Peine minimale,
21:29tu touches un policier,
21:30tu vas en prison.
21:31Peine planchée,
21:31tu te fous de la gueule
21:32de la justice,
21:32tu vas en prison
21:33parce que tu as été présent
21:34devant un juge.
21:34On l'a présenté
21:35à l'Assemblée nationale
21:36sans être sectaire,
21:37on pense à l'intérêt général.
21:38M. Wauquiez,
21:39qui représente M. Rétaillot,
21:39a voté compte.
21:40M. Attal,
21:41qui représente M. Macron,
21:41a voté compte.
21:42Et toute la gauche,
21:43les trèmes gauchos,
21:43a voté compte.
21:43Moi, je vous dis
21:44que ce qui arme en premier lieu
21:45les gauchos,
21:47les voyous de cité
21:47et toutes ces populations
21:49qui sont contre les policiers,
21:51c'est le carburant
21:52de l'impunité pénale.
21:52Donc, quand les juges
21:53ne veulent pas faire
21:54correctement leur travail
21:55avec des réponses d'histoire.
21:56Vous ne pouvez pas accuser
21:57de laxisme sur cette question.
21:58Mais il n'a pas voté
21:59nos lois, M. Daré.
22:00Moi, je veux bien
22:01qu'on dise que verbalement
22:02il soutient les policiers.
22:03Aujourd'hui,
22:03c'est quasiment un exploit.
22:04Aujourd'hui, moi, je le dis,
22:05je ne suis pas sectaire.
22:06Toute la classe politique
22:07devrait soutenir
22:08nos forces de l'ordre.
22:09Les forces de l'ordre,
22:09ce ne sont pas
22:10la propriété
22:11d'un parti politique.
22:12C'est la propriété
22:12de la nation,
22:13du peuple français,
22:14de la déclaration
22:14des droits même citoyens.
22:15On a M. Le Monde,
22:16député de la France Insoumise,
22:17qui nous fait des vidéos
22:18toutes les quatre matins
22:18sur la déclaration
22:19des droits de l'homme.
22:20C'est justement
22:21les révolutionnaires de 89
22:22qui ont institué
22:22cette force publique
22:23pour l'intérêt général de tous
22:24et non pas pour l'utilité
22:25particulière de ceux
22:26qui allaient confier.
22:26Je vous interromps
22:27parce qu'on va retourner
22:28à Aurélien.
22:30Mais vous me demandez
22:30le débat politique,
22:31je vous dis les propositions
22:31que nous on fait.
22:32Complètement.
22:32mais autant en prendre
22:33le pouls de la population
22:34parce qu'il y a une nouvelle soirée
22:35qui se profile.
22:37Victor Pérez-Boucheron
22:38et là,
22:38la population,
22:40bien évidemment,
22:41est mécontente.
22:44Oui Alain,
22:45vous l'avez dit,
22:45la nuit commence à tomber.
22:46La pluie également,
22:47nous sommes à l'extrémité
22:48de cette rue
22:49qui a été en proie
22:49aux violences hier soir.
22:50Je suis avec Nadine.
22:51Nadine,
22:51c'est une oriaquoise.
22:53Vous, vous êtes d'Oriac.
22:54Cette nuit de violence,
22:55comment on peut la qualifier Nadine ?
22:57Alors,
22:58qu'est-ce que je vais dire ?
22:58Je vais dire que c'est inadmissible,
23:01que c'est quelque chose
23:01qui ne devrait pas se produire,
23:03que ce sont des gens
23:04qui viennent de l'extérieur
23:06parce qu'ici,
23:07quand même,
23:08ça ne se passe pas
23:09du tout comme ça.
23:10C'est vraiment,
23:11c'est culturel,
23:13c'est beaucoup de différences.
23:15Il y a beaucoup de pays
23:16qui sont venus
23:17quand lorsque vous fréquentez
23:18un peu les rues,
23:19que vous voyagez,
23:20enfin que vous marchez
23:22dans les rues,
23:22vous voyez beaucoup
23:23de gens extérieurs
23:24et ça ne reflète pas
23:27ce que ça devrait être.
23:28Vous Nadine,
23:28c'est un sentiment d'égout
23:29ce soir, de colère ?
23:31Moi ?
23:31De colère.
23:32De colère.
23:34Parce que je trouve
23:34que c'est inadmissible.
23:37Il devrait être
23:38beaucoup plus sanctionné.
23:39Je trouve que, voilà,
23:40la sanction devrait être
23:42beaucoup plus forte.
23:43Et je ne sais pas
23:44ce qu'on fait dans notre pays
23:45pour enrayer tout ça.
23:47Justement, tout à l'heure,
23:48entre nous,
23:49vous m'expliquez que,
23:50en fait,
23:51la culture doit valoir
23:52au-delà de ça
23:52et c'est triste, en fait,
23:54d'en arriver là.
23:55Voilà, c'est ça.
23:55C'est tout à fait ça.
23:56C'est-à-dire que c'est triste.
23:57On vient de voir
23:58des spectacles
23:58qui sont formidables,
24:00mais ça ne nous empêchera pas,
24:02par exemple,
24:02ce soir, de revenir.
24:04On ne craint pas.
24:05Vous n'allez pas avoir peur
24:05de revenir ce soir,
24:06malgré ?
24:06Non, non, non.
24:09Non, on ne craint pas.
24:10Je pense qu'on est tous pareils.
24:12Là, on reviendra.
24:13Merci beaucoup, Nadine.
24:14De rien.
24:15Merci.
24:16Bon courage.
24:17Voilà, vous l'avez compris,
24:18malgré la colère,
24:20malgré l'incompréhension,
24:21les habitants d'Aurillac
24:22veulent quand même être
24:22en soutien à, justement,
24:24cette manifestation,
24:25le festival international
24:26des théâtres de rue,
24:28malgré que la préfecture
24:29a annoncé une augmentation
24:30du dispositif policier ce soir.
24:32Merci, Victor Pérez-Bouchon
24:33avec Julien Bédeau
24:34en direct d'Aurillac
24:35et les renforts
24:36annoncés, effectivement,
24:37par le ministre de l'Intérieur,
24:39Bruno Retailleau.
24:39Deux compagnies de CRS,
24:40effectivement,
24:41dont la compagnie,
24:41on disait, 83,
24:42qui est spécialisée
24:43dans la violence urbaine
24:45et la lutte contre les émeutes.
24:46C'est, effectivement,
24:46les informations
24:47que nous a données
24:47à BFM TV,
24:48l'entourage de Bruno Retailleau.
24:49L'entourage de Bruno Retailleau,
24:50on l'a dit,
24:50qui en fait désormais
24:51aussi une question politique
24:52qui pointe la responsabilité
24:54des propos
24:54de certains élus
24:56de la France insoumise.
24:57Les propos, je cite,
24:58honteux de certains
24:59LFI contre la police
25:01qui expliquent certainement
25:03pour partie les violences.
25:04C'est, en tout cas,
25:05effectivement,
25:05la déclaration d'un conseiller
25:06et d'un membre
25:07de l'entourage
25:07de Bruno Retailleau.
25:08Et là, Grégory Giron,
25:09c'est allusion
25:10à ce qu'a dit Aurélien Taché,
25:11le député du Val d'Oise
25:12qui a dit
25:12la police tue partout
25:13en France, en fait.
25:15Oui,
25:15qui a simplement répété
25:17la phrase de Jean-Luc Mélenchon
25:19qui date de trois ans
25:20à peu près
25:20et qui répète
25:23à peu près tout son boucle
25:24parce qu'il y a eu
25:24Réunion Taché
25:25et puis après,
25:25il y a eu M. Saint-Houle,
25:26puis après Léoman,
25:27puis après Thomas Porte,
25:28puis après,
25:29j'ai l'impression
25:30qu'à chaque fois
25:31qu'il y en a un qui...
25:32C'est comme les TGV,
25:34il y en a toujours...
25:35Il y a toujours un train
25:36qui peut en cacher un autre.
25:37Les députés,
25:38les fils, c'est pareil.
25:39Il y en a beaucoup.
25:41Je ne sais même plus quoi dire.
25:43C'est ce qui alimente
25:44la haine anti-flics, selon vous ?
25:45En partie, évidemment.
25:46Et donc, à Aurillac...
25:48D'où la volonté Aurillac
25:49de vouloir se faire des flics ?
25:51La violence commence souvent
25:52par des mots.
25:53Quand on a des responsables politiques
25:55qui sont élus de la République
25:57et qui sont justement au Parlement,
26:00qui sont là avec une écharpe tricolore,
26:04je pense que le respect
26:06à l'endroit des forces de l'ordre
26:08devrait être unanime et indiscutable.
26:10Ça ne veut pas dire,
26:11encore une fois,
26:11qu'on ne doit pas être contrôlé.
26:13Ça ne veut pas dire
26:13qu'on ne doit pas s'expliquer
26:14quand il y a un sujet
26:15d'usage de la force
26:16qui peut être illégitime.
26:17Ça ne veut pas dire tout ça.
26:18Ça veut dire que par principe,
26:19je pense que les femmes
26:20et les hommes
26:20qui protègent quotidiennement
26:22la sécurité de nos concitoyens
26:24et aussi nos élus
26:26méritent un peu de respect.
26:28Y aller sur des anathèmes comme ça
26:29et balancer la police-tue,
26:30on sait très bien
26:31que ce n'est pas vrai.
26:32Sauf qu'en effet,
26:32dans des esprits faibles
26:33et un peu faciles à manipuler,
26:35ça encourage évidemment
26:36à franchir le pas
26:37potentiellement de l'agression physique
26:39parce qu'on explique
26:40que justement,
26:41on est des ennemis.
26:41Et là,
26:42on a cette nuit de violence
26:43à Aurillac.
26:44On verra ce qui se passe
26:45l'année prochaine
26:45en espérant que ça se passe bien.
26:46On a les propos tenus
26:48par Aurélien Taché,
26:49le député de la France Insoumise.
26:51Et on a les appels
26:51à la mobilisation
26:52pour le 10 septembre prochain.
26:54Ce fameux bloquons-tout.
26:56Vous-même,
26:57les premières remontées
26:58de terrain
26:59ou les renseignements
27:00que vous avez,
27:01qu'est-ce que vous pensez
27:02de ce mouvement à venir
27:03alors le 10 septembre ?
27:04Le problème,
27:05c'est que ça fait partie
27:05justement des nouvelles
27:06formes d'expression
27:07qui sont extrêmement difficiles
27:10pour le coup
27:11à évaluer en termes de risque.
27:12On l'a vu avec les Gilets jaunes.
27:14Pas grand monde
27:15ne l'a vu arriver
27:15aussi fortement.
27:17Surtout,
27:17personne ne pouvait,
27:18on va dire,
27:19mesurer la durée
27:21dans le temps
27:21parce que c'est ça
27:22qui a été extrêmement difficile
27:23dans les Gilets jaunes.
27:23C'est la récurrence.
27:24Ça a été plus de 50 week-ends
27:25quasiment
27:25avec des milliers de collègues
27:27pour le coup mobilisés.
27:29Donc,
27:30ça peut aller très vite
27:32comme ça peut être
27:33un bide absolu
27:34et malheureusement,
27:35on verra,
27:36j'imagine,
27:37à la fin de l'été
27:38à la rentrée
27:38si en effet
27:39dans les réseaux sociaux
27:40ça commence réellement
27:41à s'affoler
27:43et si réellement
27:44il y a un risque
27:44de regroupement
27:45qui va se dérouler
27:46pas qu'à Paris
27:47mais au niveau national
27:47parce que c'est ce qu'il faut
27:48peut-être craindre
27:49comme signal.
27:51Là,
27:52Bruno Retailleau,
27:53il fait le job ?
27:54Sur.
27:55Sur le maintien de l'ordre,
27:56sur le soutien
27:57aux forces de police ?
28:00Non mais...
28:01Vous étiez critique
28:02sur son prédécesseur
28:03Gérald Darmanin ?
28:04Est-ce qu'on est...
28:05Oui,
28:05quand on a vu
28:06le Stade de France
28:07on nous expliquait
28:08que c'était des Anglais
28:08qui déclaraient
28:09sur la capitale.
28:10Ça vous convient davantage
28:11au Rassemblement national ?
28:12C'est des voyous.
28:12Non mais attendez,
28:13après la victoire du PSG
28:14il y a eu des violences
28:15inacceptables dans la capitale.
28:16Après la fête de la musique
28:17il y a eu des violences
28:18inacceptables.
28:19Là, Aurillac,
28:20vous savez combien il y a d'habitants ?
28:21Il y en a 26 000.
28:22Voilà.
28:22Et en juillet,
28:23on a eu Nîmes,
28:24on a eu Béziers,
28:24on a eu Clermont-Ferrand,
28:25on a eu Charleville-Mézières,
28:27on a un certain nombre
28:27de villes qui étaient paisibles
28:28il y a 10, 15, 20 ans,
28:29qu'à Vaillon,
28:30qu'on a oublié
28:30mais qui est gangréné
28:31par le trafic du souffleur.
28:32Donc moi le problème...
28:32Clermont-Ferrand,
28:33dont on a beaucoup parlé aussi.
28:34Bien sûr, tout à fait.
28:35Moi je ne le découvre pas
28:35et je pense que ce jour non plus.
28:37C'est des villes
28:38qui sont en train de basculer
28:39dans un sauvagement total
28:40et sur lesquelles
28:40sans la police,
28:41sans la gendarmerie
28:42et même sans les polices municipales
28:43on aurait le chaos total.
28:45et c'est ce que l'extrême-gauche veut.
28:46Le 10 septembre,
28:47l'extrême-gauche de M. Bompard
28:48et de Mme Aubry,
28:49c'est le chaos.
28:49D'ailleurs, je termine juste sur ça.
28:50J'ai entendu Mme Aubry
28:51qui nous expliquait que
28:52suite au propos d'Aurélien Taché,
28:54il fallait demander à la famille Traoré
28:55ce que pensait de la police Thume
28:57et Mme Aubry,
28:58il faudrait qu'elle respecte
28:58les décisions de justice.
28:59Elle en a mis plein la figure
29:00à Mme Le Pen
29:01après ce jugement
29:02sur lequel elle a fait appel
29:03mais elle a oublié
29:03que les gendarmes
29:04ont été dédouanés
29:05en instance,
29:06en appel
29:06et par l'accord de cassation.
29:08Donc, elle respecte
29:08les décisions de justice
29:09et je sais qu'ils ont du mal
29:10à la France Insoumise
29:11d'accepter les décisions de justice
29:12qui dédouanent les policiers
29:13mais ils n'ont jamais,
29:14les gendarmes,
29:15en l'occurrence de Perss en Beaumont,
29:16n'ont jamais été condamnés
29:17pour cette action de police.
29:19Ils ont fait leur travail
29:20quand on s'arrête
29:20et qu'on refuse pas d'autant appeler
29:22et quand on s'arrête
29:23aux agents sur des policiers
29:23et quand on respecte la police.
29:25Moi, j'ai un quartier difficile,
29:26je suis issu d'immigration
29:27et je n'ai jamais eu de problème
29:28avec la police nationale,
29:28je l'ai même rejoint
29:29et j'ai eu cette fierté
29:30de porter l'uniforme
29:31pendant 21 ans
29:31de la République française.
29:32Vous voyez,
29:33on a des policiers exemplaires,
29:34on a des policiers
29:35qui font leur travail
29:35et les insulter
29:36comme la France Insoumise
29:37c'est souiller l'uniforme
29:38et d'une certaine manière aussi
29:39la France qui permet tout
29:41à celles et ceux
29:42qui s'en sortent par le travail,
29:43l'effort et le mérite,
29:44M. Marchal.
29:44Merci Grégory Geron,
29:46merci Mathieu Vallet,
29:47je rappelle les députés
29:47Rassemblement National
29:48pour avoir commenté
29:50à la fois ce qui s'est passé
29:52au Riac
29:52et qui est peut-être lié
29:53à une tension politique
29:55du moment,
29:56on verra dans les semaines à venir.
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