00:00Mais avant, revenons sur ce qui s'est passé à Aurillac.
00:04On va prendre la direction du Cantal.
00:06Nous sommes là dans une commune pourtant autrefois réputée paisible.
00:09C'est vrai, hier le chaos a régné dans les rues du centre-ville.
00:13La France a été visée.
00:15Voilà les mots très forts du maire, de très vives violences ont éclaté
00:19en marge du festival du théâtre de rue d'Aurillac.
00:23Des auteurs venus cagouler, venus équiper pour troubler l'ordre public,
00:28pour s'en prendre aux forces de l'ordre.
00:30Alors, il y a quelques minutes, le procureur, la procureure de la République d'Aurillac
00:34a pris la parole pour revenir sur les faits.
00:37Je vous propose de l'écouter.
00:39On est quand même face à des dégradations, des dégradations de biens privés,
00:44des dégradations de biens d'utilité publique.
00:46On est face à des violences contre les forces de l'ordre.
00:50Mais on est également, compte tenu de ce qui a pu être relevé,
00:55on est clairement dans un groupement qui s'est formé de manière temporaire
01:01juste pour casser et juste pour commettre des infractions.
01:04On est allé, une fois de plus, attaquer également le parking du tribunal
01:08puisqu'on a eu des jets de pavés contre l'enceinte du palais.
01:13Et c'est pourquoi, concrètement, l'enquête est ouverte par rapport à tous ces faits inadmissibles
01:20et que les personnes qui seront identifiées, interpellées, placées en garde à vue
01:24seront déférées devant le tribunal.
01:28Adan Bakioui, vous êtes secrétaire nationale du syndicat des commissaires de la police nationale.
01:32On a vu hier soir une violence inouïe, inouïe contre les forces de l'ordre notamment.
01:38On voit bien, on reconnaît bien la galaxie d'extrême gauche visiblement.
01:43C'est ce que montrent les premiers éléments de l'enquête en tout cas.
01:46Oui, évidemment.
01:47Je voudrais avoir une pensée pour mes collègues qui ont été blessés cette nuit,
01:50qui ont dû faire face, je ne sais même pas si on ne peut pas les émeutier,
01:53mais je ne sais même pas comment on peut les qualifier, ces gens-là.
01:56En fait, toute cette galaxie d'extrême gauche aujourd'hui s'attaque à tout ce qui concerne,
02:00tout ce qui fait la France en fait.
02:01C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est des festivals,
02:03en fait, ils empêchent tous les gens aujourd'hui de pouvoir s'unir,
02:07se réunir dans des moments collectifs, dans des moments de joie.
02:11Donc en fait, l'extrême gauche est en train de pourrir tout ce qui fait la France.
02:14Exactement, et c'est la France qui est attaquée.
02:16Et ce sont d'ailleurs les mots du maire d'Aurillac que l'on va écouter tout de suite,
02:20lui aussi qui s'est exprimé tout à l'heure,
02:22des mots très forts et des mots très forts de la part d'un maire socialiste.
02:26C'est ça aussi qu'il faut noter, on l'écoute.
02:28C'est un événement qui va rester dans les mémoires des Aurillacois,
02:35parce que tous ces événements de violence, et particulièrement cette nuit dernière,
02:41ont fait apparaître clairement la volonté de ces casseurs
02:52de perturber cet événement majeur culturel sur notre territoire qu'est le théâtre de rue.
02:59Hier, les personnes qui ont jeté les pierres, qui ont déplacé les barrières,
03:06qui ont mis le feu aux poubelles, ils n'étaient pas là par hasard.
03:10Ils avaient un projet de destruction de ce festival pour porter des revendications
03:17qui ne sont pas contre la culture, qui ne sont pas contre la ville d'Aurillac,
03:20qui sont d'une manière générale contre notre mode de vie français.
03:25C'est la France qu'ils attaquaient.
03:27Moi, en tant que maire, j'avoue que je suis en colère.
03:30Ces mots sont extrêmement forts, c'est la France qui est attaquée, Naïma,
03:33c'est vrai de la part de ce maire.
03:35Et vous le notiez d'ailleurs tout à l'heure hors antenne,
03:37c'est un maire socialiste aujourd'hui qui le dit.
03:39Voilà la réalité finalement qui revient à la figure, si je puis dire.
03:44Écoutez, j'ai envie de lui dire bienvenue.
03:47Ses propos sont les bienvenus, parce que jusqu'à maintenant,
03:50on avait l'impression d'être un peu seul quand on dénonçait effectivement
03:54cette ultra-gauche qui veut juste le chaos, la révolution.
03:59Je rappelle que M. Mélenchon, il a théorisé même la notion de chaos
04:05et qu'il faut aujourd'hui renverser la République.
04:08Je crois qu'une autre, elle est fiste, je tairai son nom
04:11parce que je n'ai plus envie de lui faire de la publicité,
04:15elle-même dit qu'il faut appeler à la révolution.
04:17Donc on voit bien qu'il y a une démarche aujourd'hui
04:19de semer le chaos.
04:21Et concernant le 16 septembre, puisqu'on a vu taguer
04:23sur la préfecture le 16 septembre, le 10 septembre...
04:26Le 10 septembre, on va rappeler aux auditeurs,
04:28où étaient les spectateurs, qu'effectivement,
04:29il y a eu un blocage du pays.
04:32Les Français sont appelés à bloquer le pays.
04:34La France Insoumise, appel.
04:35Oui, mais il y a eu une OPA qui a été faite sur un appel qui se volait...
04:38Citoyens au début.
04:40Citoyens, avec...
04:41Qui c'est qui paye ? C'est Nicolas qui paye.
04:44C'était un mouvement, un appel plutôt citoyen.
04:47Et donc, il y a eu une OPA faite dessus par Ennefi.
04:52D'ailleurs, le slogan, enfin, ceux qui sont derrière Nicolas qui paye,
04:57se sont désolidarisés en disant, non, il ne faut pas aller dans ce mouvement.
05:01Pour les auditeurs d'Europe 1, on voit cette photo à l'antenne.
05:04Le 10 septembre, on prend la preuve.
05:06On voit bien que cette logique, Joachim Lefloquimat,
05:09cette logique, cette volonté de chaos,
05:12et ce qui se passe à Aurillac résonne particulièrement
05:14avec les déclarations dernières de certains députés de la France Insoumise.
05:20Je pense à Aurélien Taché, qui a dit, la police tue, la police tue partout.
05:25Voilà ce qu'on a entendu ces dernières heures.
05:28Donc, forcément, Jean-Luc Mélenchon également,
05:31qui appelle à descendre dans la rue, à tout bloquer le 10 septembre.
05:34Forcément, ce qui s'est passé hier, ça résonne particulièrement.
05:37Comme si le message avait été entendu.
05:40Il y a bien des gens, en effet, dans ce pays,
05:42qui veulent le chaos pour s'en servir comme d'une échelle pour arriver au pouvoir.
05:45Je crois que c'est particulièrement le cas de la France Insoumise.
05:48Maintenant, pour revenir sur ce qui s'est passé plus spécifiquement à Aurillac,
05:52je rappellerai tout de même qu'il y a toujours eu une internationale de l'ultra-gauche,
05:56des punks à chiens qui s'est donné rendez-vous dans cette ville pour le festival de théâtre de rue.
06:01Maintenant, la situation ne m'a jamais paru à ce point dégradée.
06:04Pourquoi ? Pour deux raisons, je crois.
06:06D'une part, parce qu'il y a une lame de fond qui traverse une grande partie de la jeunesse française,
06:09qui trouve de plus en plus légitime de recourir à la violence pour défendre ses idées.
06:13Et d'autre part, parce qu'on a une violence d'ultra-gauche, il faut la nommer,
06:16qui n'a cessé de croître ces dernières années.
06:19Si bien qu'on a désormais 3000 fichés S pour ultra-gauche,
06:223000 fichés S avec des relais jusqu'à l'Assemblée nationale,
06:25quand on voit que certains fichés S peuvent désormais y entrer.
06:29Ce que je constate, encore une fois, c'est que la haine et la violence sont propagés
06:33par ceux-là même qui avaient fait profession de la combattre.
06:36C'est la vieille prophétie de Pasolini qui disait
06:39« Le fascisme reviendra sur scène à condition qu'il se nomme antifascisme, nous y sommes, je crois ».
06:44Alan Bakioui, ce que l'on observe, pour revenir sur le terrain avec vous,
06:48c'est qu'effectivement, il n'y a pas eu d'interpellation, zéro garde à vue.
06:52On sait à quel point cette nébuleuse d'extrême-gauche, finalement,
06:54elle est compliquée à aller interpeller.
06:57Pourtant, ce sont des individus qui sont connus.
06:59Comment vous l'expliquez aujourd'hui qu'on n'arrive pas en amont
07:03à éviter ce genre de rassemblement ?
07:06Puisque là, ça a été quand même très rapide, visiblement.
07:08Mais on sait que c'est un lieu où l'extrême-gauche avait l'habitude de converger,
07:11en 2023, à Aurillac, lors d'un festival.
07:15Il y avait déjà eu des dégradations.
07:16Oui, mais pour faire des interpellations, il faut que les infractions soient constituées
07:19et qu'elles soient visibles et qu'elles soient constatées.
07:21Mais être cagoulé, par exemple, c'est une infraction ?
07:24Oui, ce n'est pas question de...
07:25Je pense que là, dans ce cadre-là, la première chose,
07:28c'est que les policiers vont sécuriser et surtout sécuriser
07:32ceux qui participent au festival et qui n'ont rien à voir avec ces personnes-là
07:36qui viennent, comme on a pu voir aussi dans les manifestations,
07:39avec les Black Blocs qui s'infiltent.
07:40Parce qu'aujourd'hui, les Black Blocs s'infiltent de partout,
07:42que ce soit dans les manifestations.
07:43Aujourd'hui, les gens ne peuvent plus manifester
07:44pour vraiment revendiquer des choses qui sont légitimes.
07:50Aujourd'hui, il n'y a plus de possibilité parce que c'est gangréné par les Black Blocs.
07:53Aujourd'hui, en fait, l'ultra-gauche est en train de gangréner
07:55tout ce qui fait, finalement, la société française.
07:58On l'a vu, et ça, c'est qu'un exemple, c'est le paroxysme,
08:00mais ça a déjà commencé.
08:02On a eu le festival de Cannes, on a eu des gens de l'ultra-gauche
08:04qui ont coupé, en fait, l'électricité pour empêcher, notamment,
08:08la diffusion, donc, de permettre au festival de se tenir.
08:12On a eu le fait que Rachida Dati n'a pas pu se déplacer, donc, à Avignon,
08:16parce que, justement, il y avait aussi cette ultra-gauche
08:18qui gangrène ces festivals, qui gangrène le monde de la culture
08:21et qui empêche, notamment, des politiques de venir, donc, dans des festivals.
08:25C'est toute une nébuleuse et c'est toute une organisation
08:29qui fait qu'elle essaie de s'accaparer tous les pans de la société.
08:33Et si on revient sur le niveau de l'investigation,
08:35l'enquête judiciaire, c'est pas l'enquête...
08:37Ça demande du temps d'identification.
08:38Oui, bien sûr, donc il y aura certainement des interpellations, en tout cas.
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