00:00Il y a toujours les enquêteurs ou le binôme, généralement, qui procèdent à l'interrogatoire et il y a ceux qui observent l'interrogatoire qui est réalisé.
00:12Ils sont parfois à l'extérieur, parfois derrière une glace sans teint, il y a les caméras, puisque c'est filmé, la garde à vue, je le rappelle.
00:19Et donc, ils observent le comportement, tout est observé, le visage, les mains, les mots employés.
00:31Et tout ça est évidemment étudié par ces spécialistes de la science comportementale.
00:39Le pôle judiciaire de la gendarmerie à Pontoise en a plusieurs, il y a une division, et c'est le cas aussi pour nos collègues de la police nationale.
00:48C'est un vrai métier qui est une aide très importante à l'enquête, et notamment au directeur d'enquête et à celui qui conduit la garde à vue.
00:59Et ces éléments-là, par exemple, une intonation, un geste, un comportement, est-ce que ça a une valeur judiciaire ?
01:06Est-ce que ça peut vraiment être incriminant ? Ou est-ce que ce sont les mots, seulement les déclarations qui sont prises en compte ?
01:11Cela va donner la matière à l'enquêteur de revenir sur une question, de reprendre une autre forme d'interrogatoire,
01:22d'utiliser ce matériau pour reformuler sa question, ou mettre l'intéressé en difficulté,
01:31le placer face à des contradictions par rapport à ce qu'il peut avoir dit juste avant.
01:39Et c'est tout l'intérêt de mener, pendant cette garde à vue, aussi ce travail d'étude de sciences du comportement,
01:48et de disposer de ces 96 heures.
01:51Ce n'est pas pareil, on l'avait par le passé dans les affaires de trafic de stupéfiants,
01:57on en a même davantage dans les affaires de terrorisme,
02:00mais on ne l'avait pas sur le meurtre ou le meurtre en série.
02:05C'est le cas avec l'article 132-2 du Code pénal qui le permet aujourd'hui, et c'est une bonne chose.
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