00:00Le Front de Libération, Canac et Socialiste claque la porte.
00:03Manuel Valls, lui, s'obstine.
00:06A Nouméa, l'ancien Premier ministre installe le comité de rédaction de l'accord de Bougival,
00:10que la principale force indépendantiste ne reconnaît même plus.
00:13Ma porte reste évidemment ouverte pour comprendre les raisons peu explicites de ce choix incompréhensible.
00:18Cet accord proposait une voie partagée.
00:19Le refuser sans alternative, c'est compromettre l'avenir.
00:22Le Front de Libération, Canac et Socialiste dénonce un passage en force.
00:25Il exige des négociations bilatérales avec l'État, de colonisés à colonisateurs
00:30et une date de pleine souveraineté avant l'élection présidentielle de 2027.
00:33Pour ses dirigeants, seul un cadre présidé par Christian Tain est légitime.
00:37Le Front de Libération Canac et Socialiste demeure le seul représentant légitime du peuple canac,
00:42porteur de son droit inaliénable à l'autodétermination
00:44et garant de sa mise en œuvre jusqu'à l'accession pleine et entière à la souveraineté.
00:49Mais tous les indépendantistes ne se rangent pas derrière cette ligne.
00:51Certains, comme le Palika, maintiennent leur engagement dans l'accord de Bougival.
00:56Ce projet va dans le sens de ce que nous souhaitons tous.
00:58On ne va plus vers la confrontation, mais on veut construire ensemble
01:01une souveraineté partagée encore plus avec la France.
01:03Le pari de Manuel Valls est clair.
01:05Avancé avec les modérés, quitte à marginaliser le Front de Libération Canac et Socialiste.
01:10Mais sans consensus, la légitimité d'un tel accord pourrait être contestée dès son annonce.
01:14Et sur un territoire marqué par des émeutes récentes,
01:16la stratégie du passage en force pourrait vite se retourner contre le ministre.
01:21Merci.
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