- il y a 5 mois
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Le journal de 7h, Fanny Marceau, bonjour.
00:03Bonjour Thomas, bonjour à tous, Emmanuel Macron en route pour Washington.
00:07Le chef de l'État fait partie de la délégation de dirigeants européens
00:10qui accompagne Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche aujourd'hui.
00:14Déplacement décidé hier lors d'une réunion de la Coalition des Volontaires,
00:17ces pays européens qui soutiennent l'Ukraine.
00:20Réunion à l'issue de laquelle Emmanuel Macron a livré son analyse claire de la situation.
00:24Écoutez.
00:24Est-ce que je pense que le président Poutine veut la paix ?
00:30La réponse est non.
00:31Si vous voulez mon intime conviction, non.
00:33Est-ce que je pense que le président Trump veut la paix ? Oui.
00:36Je ne pense pas que le président Poutine veuille la paix.
00:38Je pense qu'il veut la capitulation de l'Ukraine.
00:40C'est ça qu'il a proposé.
00:42Donc maintenant on va voir.
00:43On aura une discussion, elle sera robuste.
00:46Et elle permettra au président Trump de réengager,
00:48sur la base de ce qu'il a lui-même dit et souhaité,
00:50un rendez-vous élargi,
00:51où les Ukrainiens et les Européens pourront être là pour porter leur vue.
00:55C'est une bonne chose.
00:56C'est aussi pour ça que je pense que si on veut vraiment la paix,
00:58il faut que les armes cessent.
00:58Emmanuel Macron, hier depuis le fort de Brégançon,
01:01nous avons tous le profond désir de mettre fin à cette guerre.
01:05Rapidement et de façon fiable,
01:07la paix doit être durable.
01:09Déclaration de Volodymyr Zelensky ce matin à son arrivée à Washington.
01:13Le président ukrainien refuse de céder une partie de son territoire à Moscou.
01:17C'est pourtant ce qu'espère Vladimir Poutine
01:19et ce que devrait soutenir Donald Trump aujourd'hui, Charles Bouchin.
01:21Oui, Donald Trump l'assure sur son réseau True Social,
01:24de grands progrès ont été faits avec la Russie.
01:26Pas plus de détails pour l'instant,
01:28mais cela devrait porter sur la répartition des territoires en Ukraine.
01:31Vladimir Poutine demande que les Ukrainiens quittent les régions de Donetsk et de Lougansk,
01:34quasi totalement occupées par les forces russes.
01:37Jean-Éric Branat, spécialiste de la politique américaine.
01:39Le président russe s'engagerait à ne pas poursuivre son offensive,
01:52notamment dans les régions de Kherson et Zaporizhia,
01:55majoritairement sous le contrôle de l'armée ukrainienne.
01:57Donald Trump préfère maintenant cette option plutôt qu'un cessez-le-feu.
02:00Ce qui compte, c'est une paix globale,
02:03puisque c'est désormais le nouveau laïmotif.
02:06On ne parle plus de cessez-le-feu, mais de paix globale.
02:09Les Etats-Unis ont par ailleurs affirmé être convenus
02:10de garanties de sécurité solides pour l'Ukraine,
02:13la possibilité d'une clause similaire à celle de l'article 5 de l'OTAN
02:16sur la défense collective et sur la table,
02:18article qui prévoit que si un membre est attaqué,
02:20tous doivent l'aider à se défendre.
02:22La question de ces garanties devrait être discutée aujourd'hui à Washington.
02:25Charles Bouchin, pas question de récupérer la Crimée
02:28et pas question pour l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN.
02:30Voilà ce qu'a écrit Donald Trump cette nuit,
02:32en majuscule sur son réseau de social,
02:34qui promet une réunion sous haute tension.
02:36Et l'approche de ce sommet qui pourrait être décisif à la Maison Blanche,
02:39l'Ukraine a été frappée cette nuit par une nouvelle attaque de drones russes.
02:42Oui, une frappe qui a déclenché plusieurs incendies
02:44dans un immeuble d'habitation,
02:45bilan au moins trois morts à Kharkiv, dans l'est du pays,
02:48dont un enfant en bas âge et 17 blessés,
02:50selon le maire de la ville,
02:51et qui déplorait déjà quelques heures plus tôt
02:53un autre bombardement faisant 11 blessés.
02:56La guerre en Ukraine et cette réunion tant attendue
02:58à Washington, on en parle dans quelques instants,
03:00à 7h10, juste après le journal,
03:02avec la géopolitologue Caroline Galactéros,
03:05spécialiste des affaires diplomatiques.
03:07Elle sera notre invitée dans un instant.
03:09Il est 7h04, vous écoutez Europe 1 matin.
03:12En Israël, des dizaines de milliers de manifestants
03:14ont défilé hier soir à Tel Aviv
03:15pour réclamer un accord de cessez-le-feu à Gaza.
03:17Il s'agit de l'un des plus gros rassemblements
03:19depuis le début de la guerre en octobre 2023.
03:22Ramenez-les tous, arrêtez la guerre,
03:24scandèrent les manifestants, exigeant
03:25le retour des otages, toujours aux mains des terroristes du Hamas.
03:28Selon le forum des familles d'otages,
03:30à l'initiative de cette mobilisation,
03:31500 000 personnes auraient pris part à cette manifestation.
03:34Un chiffre à la une ce matin,
03:35203%, c'est le taux d'occupation
03:38de la prison des Beaumet à Marseille,
03:40du jamais vu.
03:40Avec parfois des cellules qui accueillent
03:42quatre détenus, alors qu'elles ne sont prévues
03:44que pour un seul prisonnier.
03:46Dans ces conditions, le bâtiment a été agrandi.
03:49Sur le papier, Beaumet 3,
03:51c'est son nom, doit améliorer la situation.
03:52Mais dans les faits, Stéphane Burgatte,
03:54les professionnels tirent la sonnette d'alarme.
03:56Il dénonce une ouverture à marche forcée,
03:58alors que rien ne serait encore prêt.
04:00Paul Courtaro, secrétaire général CGT pénitentiaire PAC à Corse,
04:04se dit très inquiet.
04:05On y va droit dans le mur.
04:06Il manque son personnel aujourd'hui pour ouvrir B3.
04:09C'est beaucoup précipité, oui.
04:10D'abord parce que pour ouvrir une prison,
04:11il faut mettre en route
04:12tout un schéma organisationnel pendant des mois.
04:15Les Beaumet 3, c'est déjà une cocotte minute
04:17qui va exploser.
04:18Car en plus de ce manque de personnel,
04:20ce nouveau bâtiment Beaumet 3 va lui aussi se retrouver
04:22très vite surpeuplé,
04:24dénonce Laurence Blisson, déléguée locale
04:26du syndicat de la magistrature.
04:28Le discours déjà de l'administration,
04:30c'est de dire que l'établissement sera surpeuplé
04:31dans quelques mois à peine.
04:33On retrouvera à nouveau cette eau de surpopulation.
04:35Et le climat délétère qui va avec.
04:37Pas assez de personnel,
04:38trop de détenus, cocktail explosif.
04:40Effectivement, pour les surveillants,
04:41redoute la déléguée syndicale Aïcha Kelfa.
04:44Quand vous avez trois détenus dans une même cellule
04:46de 9 mètres carrés,
04:48forcément, ça crée des tensions
04:50et ça crée des violences.
04:51Et on n'est pas assez de personnel.
04:54Les gens sont de plus en plus agressifs.
04:55Et on a de plus en plus de personnes détenues
04:59qui ont des problèmes psychiatriques.
05:01Initialement prévu pour la rentrée de septembre,
05:03l'ouverture du bâtiment Beaumet 3
05:05devrait finalement se faire autour
05:06du mois de novembre prochain.
05:08Stéphane Burgatte, correspondant d'Europe 1 à Marseille.
05:10Colère des syndicats pénitentiaires,
05:12colère des agriculteurs,
05:13colère des soignants.
05:14La rentrée s'annonce tendue.
05:16Et ce ne serait que la partie émergée de l'iceberg.
05:18Selon une étude britannique,
05:20publiée dans le Military Strategic Magazine
05:22par un éminent spécialiste des conflits modernes
05:25de l'Université King's College de Londres,
05:27le risque de guerre civile dans les pays européens
05:30serait de plus en plus réel.
05:32Particulièrement en France et au Royaume-Uni.
05:35Loin de signer une chronique apocalyptique
05:37qu'il met en garde contre le biais de normalité
05:39qui pousse à sous-estimer ce danger.
05:42A Londres, les précisions de la correspondante
05:44d'Europe 1, Sarah Menaï.
05:45Une étude qui a des airs d'avertissement
05:47adressés à la France et à la Grande-Bretagne.
05:49David Butts tire la sonnette d'alarme.
05:51La principale menace pour la sécurité de l'Occident
05:54n'est plus extérieure mais intérieure.
05:56Selon ce chercheur universitaire,
05:58le Royaume-Uni et la France
05:59sont les deux pays les plus susceptibles
06:01de connaître un conflit civil violent
06:03après avoir été le théâtre déjà d'incidents en précurseurs.
06:06Pour David Butts, les signaux faibles de fractures
06:08sont déjà visibles.
06:10Le factionnalisme est extrêmement dangereux.
06:13Les gens ne sont plus en désaccord
06:14sur des questions particulières
06:16mais ils divergent sur la base de ce qu'ils perçoivent
06:18comme étant l'opinion consensuelle
06:20au sein de leur clan.
06:20Oui, en Grande-Bretagne, mais pas exclusivement,
06:24nous sommes dans un état de factionnalisme multipolaire.
06:28Une autre cause importante de guerre civile
06:29est le concept de déclassement,
06:32c'est-à-dire la perte du statut
06:33de la majorité autrefois dominante
06:35dans son propre pays.
06:37Et troisièmement, la perte de confiance,
06:39en particulier dans la légitimité des élites politiques.
06:43Autre grand risque de guerre civile,
06:45selon David Butts,
06:46sous-estimer le danger
06:47et c'est précisément ce que reproche aujourd'hui
06:49une partie des Britanniques
06:50au gouvernement travailliste de Kerstarmer
06:53qu'ils accusent d'ignorer ces tensions.
06:55Londres, Sarah Menéi, Europe 1.
06:57Dans le Morbihan, hier après-midi,
06:59deux personnes tuées dans la chute de leur planeur.
07:00Près de l'aérodrome de Loya,
07:02à 60 km de Vannes,
07:0418 sapeurs-pompiers ont été mobilisés.
07:06Les circonstances du drame
07:08n'ont pas encore été révélées.
07:09Et puis ce nouveau drame
07:10dans un centre de loisirs francilien hier.
07:12Une fillette de 11 ans souffrant d'un trouble
07:14du spectre autistique s'est noyée
07:16lors d'une sortie en Seine-et-Marne.
07:17Elle aurait échappé à la surveillance des encadrants.
07:19Il s'agit de la troisième noyade
07:21d'un enfant autiste en une semaine dans la région.
07:22Plus que 7 départements en vigilance orange.
07:24La vague de chaleur persiste aujourd'hui
07:26avant le retour des orages demain.
07:27On va enfin souffler un peu
07:29après 10 jours de canicule,
07:3110 jours de clim à fond
07:32dans les boutiques, dans les bureaux.
07:34Et cette question,
07:35comment se rafraîchir sans polluer davantage ?
07:38A Lyon, on mise sur la centrale de production de froid.
07:41Deux nouvelles unités sont en projet.
07:43La première alimente déjà une centaine de sites,
07:45des hôpitaux, des data centers
07:47ou encore le grand centre commercial de la Pardieu.
07:50Reportage de la correspondante d'Europe 1 dans le Rhône,
07:52Noémie Loisel.
07:53Dans les allées du centre commercial de la Pardieu,
07:55les habitants profitent de la fraîcheur.
07:57C'est très agréable.
07:58Il fait frais.
07:58Ici, il fait bien frais.
07:59On sent tout de suite la clim.
08:00Quand on rentre, ça fait vraiment du bien.
08:01Pourtant, pas de climatisation classique ici
08:04qui rejette de l'air chaud à l'extérieur.
08:06La fraîcheur provient d'une centrale de production de froid
08:08située 13 mètres sous terre
08:10qui puise l'eau d'une nappe phréatique profonde
08:12pour refroidir le bâtiment,
08:13explique Gérard Campbell-Robertson,
08:15directeur général de ELM, filiale de Dalkia.
08:18Cette eau, elle est pompée.
08:19Elle refroidit nos machines de production.
08:21Nos machines, ensuite, produisent de l'eau glacée à 5 degrés
08:24qui est distribuée dans un réseau en cycle fermé.
08:26C'est la même eau qui tourne en permanence sur 14 kilomètres
08:29et qui vont aller alimenter chacun des bâtiments raccordés au réseau.
08:32On n'a aucun rejet d'énergie dans l'atmosphère.
08:34Et en période de canicule, la centrale anticipe la demande.
08:38La nuit, elle produit de l'eau glacée
08:39qu'elle stocke dans 4 grands bassins
08:41prêtes à être utilisées lors d'un pic de chaleur.
08:43Quand on a le pic de consommation vers midi, 14h,
08:46on va faire fondre cette glace
08:48qui permet d'augmenter, doubler la capacité de production
08:51avec les mêmes moyens de production.
08:53Le réseau de froid urbain alimente principalement des bâtiments tertiaires.
08:57À l'avenir, l'objectif est de le raccorder aux logements des particuliers
09:00mais cela reste complexe et très coûteux
09:01surtout pour innover et adapter les bâtiments anciens.
09:04Lyon, Noémie Loisel, Europe 1.
09:06Les Lyonnais qui ont bien débuté leur saison en Ligue 1.
09:08Victoire 1-0 face à Lens hier soir, samedi soir.
09:10Oui, samedi soir et samedi d'ailleurs marqué également
09:12par la victoire de Monaco et de Toulouse
09:14après la défaite vendredi de l'OM face à Rennes.
09:17Hier, 5 matchs à l'affiche de cette première journée de Ligue 1
09:19que vous avez suivi pour Europe 1, Thomas Guiguenot.
09:21Oui, en commençant par le match qu'il fallait suivre.
09:24Brest-Lille débute à l'appel, un score final de 3 partout
09:27et surtout une ouverture du score par l'inoxydable Olivier Giroud.
09:3138 ans et toujours le même sens du but.
09:34Du côté des promus, un club était particulièrement attendu
09:36pour son retour en Ligue 1 après 46 ans, le Paris FC.
09:40Et c'est une petite désillusion pour l'équipe désormais propriété de la famille Arnault
09:43avec une défaite d'un but face à Angers
09:45qui a pourtant fini le match à 10 contre 11.
09:48Enfin, pour clôturer cette première journée,
09:50le PSG a fait le service minimum à Nantes.
09:53Largement remanié au coup d'envoi,
09:54le champion au titre a accéléré
09:56quand Louis-Henriquet a fait entrer ses stars.
09:58Grâce à un but de Vitigna,
09:59les Parisiens se sont imposés 1-0.
10:02Un score qui résume bien cette reprise timide
10:04pour les clubs français
10:05puisque 7 matchs sur 9
10:06se sont terminés sur la plus petite démarche.
10:08Thomas Guiguenot
10:09Merci Fanny Marceau pour votre journal.
Écris le tout premier commentaire