00:00Je pense qu'il y a une immigration qui est absolument impossible à gérer dans une démocratie ouverte comme la nôtre.
00:06Parce qu'effectivement, puisque le gouvernement algérien est un peu après moi, on en parlera peut-être tout à l'heure.
00:12On va en parler juste après.
00:13Disons qu'il ne m'est pas très favorable parce que je défends la cause de Boilem-Sonsal.
00:17Vous êtes présente de son comité de soutien.
00:19Eh bien, ce gouvernement n'a pas un immigré illégal chez lui.
00:23Il a renvoyé par, je ne dis pas le nombre parce que je me trompe souvent sur les nombres et sur les chiffres.
00:29Enfin, je ne dis pas non, mais ils ont renvoyé Manu Militari dans des conditions extrêmement violentes.
00:34Et d'ailleurs, du point de vue du droit international, on peut s'interroger.
00:38Tandis que nous, on n'ose pas.
00:39Alors, je pense qu'on ne peut plus, dans une démocratie, accepter d'avoir sur notre sol des gens qui nous détestent au pire ou qui ne comprennent pas nos règles au mieux.
00:54Et je crois que là, c'est un problème qui n'est plus seulement un problème d'ordre public.
00:58C'est un problème de survie du socle démocratique de ce pays.
01:03Je crois que c'est extrêmement inquiétant.
01:05Et qu'est-ce qui va se passer ?
01:07Et donc, les habitants, les gens, on a l'impression qu'ils courbent les Chines.
01:10Mais ils ne vont pas courber les Chines tout le temps.
01:13Puisque les gens, dans les villages, ils ont des enfants.
01:17Ils pensent aux générations futures.
01:19Donc, ça peut très, très mal finir.
01:21Et ça peut finir dans la violence.
01:23Et moi, je soutiens évidemment la ligne de Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
01:28qui est d'ailleurs maintenant très soutenu sur certains aspects franco-algériens par le président de la République.
01:34Il faut avoir une politique migratoire, qui est une politique d'immigration choisie pour le travail,
01:42une immigration uniquement régulière, et pas d'immigration par le regroupement familial,
01:48et pas du tout d'immigration clandestine via Schengen.
01:51J'ai fait une tribune avec l'ancien ambassadeur Xavier Drian,
01:56ainsi que le très bon et connu juriste Jean-Éric Schottel, dans Le Point, il y a quelque temps.
02:02Je pense que l'accord de Schengen est périmé.
02:05Il faut rétablir, pour les non-européens, les frontières intérieures.
02:10Et ce n'est pas besoin d'avoir un Frexit, comme nos amis britanniques l'ont décidé.
02:14Pour cela, on ne peut plus avoir des gens qui rentrent dans n'importe quel pays,
02:19et qui, ensuite, ont une libre circulation absolue, puisqu'il n'y a plus de frontières.
02:24Il n'y a plus de contrôle à l'intérieur de l'Europe.
02:27Et ça, je crois que c'est vital et c'est urgent.
02:30Il y a une réflexion à mener, et là, il faut en appeler aux responsables politiques,
02:35parce que si les responsables politiques ne font pas comme font en France tous les autres pays européens,
02:41notamment l'Allemagne, qui avait une politique migratoire très ouverte,
02:44notamment l'Italie, qui a eu aussi une politique migratoire pas très ouverte,
02:49mais qu'elle ne pouvait maîtriser,
02:50si on n'adopte pas une ligne beaucoup plus dure,
02:54beaucoup plus juridique,
02:56et beaucoup plus, disons, de faire respecter nos valeurs,
02:59ou ceux qui viennent chez nous pour nous détester,
03:01et pour mettre en péril notre sécurité,
03:04et la sécurité des gens qui vivent paisiblement,
03:07eh bien, il ne faut pas l'accepter.
03:08Je pense que là, c'est une autre cause nationale.
03:10On a parlé des prisons, mais celle-ci, elle est urgente,
03:12parce que sans ça, il y aura des violences internes.
03:15Il y en a déjà, mais il y en aura beaucoup plus,
03:17et il y en aura peut-être qui seront définitives
03:20pour l'avenir de la démocratie française.
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