[#Interview] Les éclaircissements du Dr. Wenceslas Yaba sur le fonctionnement du Samu social gabonais !
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00:00Bon, d'abord au peuple préabonnés, c'est extraordinaire.
00:14C'est 8 milliards par an en dehors des cataractes et du glaucombe. Je vous explique très simplement.
00:20Quand l'ambulance vous transporte gratuitement, vous aurez dû payer 50 000, vous ne payez pas.
00:25Quand vous venez ici, on vous fait l'échographie, vous aurez dû payer 20 000 francs, vous ne payez pas.
00:30Et comme on reçoit 1500 personnes au moins par jour, vous êtes venus, toute la cour est noire de nous.
00:35Les gens prennent les numéros ici à 4h du matin et on arrête de soigner à 3h pour recommencer une heure après.
00:41C'est dans tout le pays comme ça. Ce qui fait qu'avec 4,25 déplacements dans les localités à l'intérieur du pays,
00:47avec le scanner gratuit, la radiologie gratuite, le transcéphalogramme gratuit, les opérations chirurgicales,
00:52les circoncisions, on en fait 700 par mois aux enfants.
00:57Enfin, tout ce package, écoutez, vous appelez ici 1 200 fois par jour.
01:02Nous allons 400 fois dans vos maisons. Ces données sont incompressibles, sont documentées fiche par fiche.
01:09Et on a une salle ici qui est presque un service d'enseignement où on a les fiches.
01:14On a pris en charge 1 800 000 Gabonais, mais en fait, de manière distincte, c'est 1 100 000 personnes parce qu'il y a les récurrents, ceux qui viennent et qui reviennent.
01:26Donc c'est un outil extraordinaire. Tout ce package-là, si on avait payé, si on payait parmi, si on payait tout ça par jour, on serait à 8 milliards.
01:34Mais je viens de la rentabilité de la cataracte, les yeux. Vous savez, monsieur le journaliste, si on vous coupe les pieds et les mains et vous avez les yeux où vous vivez, on met des prothèses.
01:46Il n'y a pas de prothèses pour les yeux. Si vous n'avez plus les yeux, vous ne voyez pas votre nourriture, même pas là où vous allez faire vos besoins. Rien. Vous ne voyez même pas vos enfants, votre femme.
01:56Et j'ai pensé, en tant qu'épidémie, juste clinicien, qu'il était essentiel qu'on redonna la dignité, l'envie de vivre à ces Gabonais.
02:04Quand vous avez fait 7 000 cataractes, 6 900 précisément, puisque en ce moment, on opère la cataracte de Bocombe.
02:10Personne ne le fait dans notre pays. Une cataracte opérée à Libénie, c'est 2 millions en clinique.
02:16La CNAMGES rembourse 1,2 millions. Mais quand tu n'as pas de CNAMGES, tu n'as pas des papiers, tu viens au Sérieux Sociales.
02:21Il y a même ceux qui viennent là, beaucoup en la CNAMGES. Mais 2 millions par 7 000 cataractes, derrière, c'est 10 milliards.
02:29On met l'implant oculaire. Un implant, c'est 1 million. Avec le visqueux, le bleu, tout ça, tout le package des dispositifs médicaux
02:37représente à peu près 1,5 millions. On est à 22 milliards. Mais combien vont-nous dépenser pour faire 7 000 cataractes ?
02:43Même pas 200 millions. Donc on peut soigner les Gabonais localement.
02:47On peut avoir des systèmes pour réduire les coûts jusqu'à 20 fois moins, 40 fois moins.
02:52Donc c'est une rentabilité directe. Et quand on fait sur 8 ans, on a tous été au CE2 ou au CE1.
03:008 fois 5 étant 40. Donc effectivement, on a fait gagner 40 milliards aux populations gabonaises
03:07qui n'ont pas payé ce qu'ils auraient dû payer. Et donc à l'État gabonais, c'est une rentabilité directe.
03:11C'est un coût d'efficacité directe. C'est un investissement sûr. C'est le lieu, l'unique lieu de partage direct de la richesse nationale.
03:20Tu viens dans les samus sociaux, on ne te demande pas les questionnités. Tu ne veux pas la part SGS ou quoi ?
03:25Non, tu rentres. Tu es gabonais. Tu t'installes. Et on s'occupe de toi gratuitement.
03:31Le laboratoire ici fait jusqu'à 100 prélèvements jours. Mais il y a combien de laboratoires ?
03:35Il y en a 14, je dis, c'est dans les samus sociaux. Tu peux faire les bilances, donc rien, gratuitement.
03:39Voilà ce que je veux dire en termes de rentabilité de cet outil qui est devenu un outil exemple.
03:44Je reçois ici du monde entier, des gouvernements ont été écrits visibles pour chercher à savoir comment faire pour soigner gratuitement les populations.
03:51C'est le secret de l'État gabonais et de son chef, le président de l'État, Chris Cotter de Ligrema.
03:56Alors, il y a un seul financement en termes d'argent, c'est l'État gabonais. Alors, comment ça se passe ?
04:07L'Assemblée nationale vote un budget et le budget est mis à disposition au Trésor public.
04:12Son fonctionnalité budgétaire, c'est important ce mot, on essaie de payer.
04:17Mais il se trouve que le besoin de santé, le besoin de redonner espoir, cette félicité tant recherchée,
04:26a fait que son excellence, le président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement a fort judicieusement décidé, en cours d'année budgétaire,
04:35la création de dix autres samus sociaux supplémentaires, ce qui fait que nous sommes désormais à dix-sept samus sociaux.
04:44Or, dix-sept samus sociaux, quand vous avez un budget d'un milliard quatre pour sept samus sociaux,
04:50en cours d'année vous vous retrouvez avec dix samus sociaux de plus avec le même budget, c'est très très compliqué.
04:55Mais ce n'est pas ce qui a empêché que nous touchions l'essentiel même de notre essor.
05:01C'est 100-300 Gabonais, 280 précisément, de plus qui ont été recrutés.
05:06En lieu du travail, 280 Gabonais de plus qui ne travaillent pas, qui étaient assis à la maison.
05:10D'autres avaient fait huit, neuf, dix ans, qui avaient fait leur diplomatie à la maison.
05:14Donc oui, c'est un processus de financement.
05:17Maintenant, j'aurais bien aimé vous poser notre question, mais la belle question que j'aurais dû poser,
05:22est-ce que l'urgence, est-ce que les hôpitaux, est-ce que ceux qui s'occupent de lui-même
05:27doivent se conformer à écrire, papier, réunion, engagement, programmation, tout ça.
05:34Je crois que la maladie n'attend pas.
05:36Il y a un écart incroyable entre le besoin des populations de vie et les procédures.
05:43Donc, au regard de nos difficultés démographiques,
05:47il est important qu'on adapte le fonctionnement des structures d'urgence,
05:51structures de santé, des hôpitaux, au processus de financement.
05:55Nous devons nous adapter à leur processus.
05:57Parce que, finalement, il faut féliciter les financiers.
06:00Je ne paierai pas beaucoup de gens quand je vais dire ça, mais écoutez,
06:03saison carrée, l'Assemblée nationale vote, utilise ça.
06:07Si en cours d'année, l'autorité suprême ou les autorités décident que tu ouvres ailleurs,
06:12ces autorités ou nous tous, nous devons nous adapter pour adapter le budget.
06:17On peut faire quelques rallonges à gauche, à droite,
06:19mais ce n'est jamais suffisant pour qu'on travaille normalement.
06:22Et ça, c'est quelque chose que le haut fonctionnaire comme moi vous explique
06:27pour que vous puissiez comprendre comment on n'a jamais arrêté de travailler ici,
06:30et comment on soigne autant de foules, non-obstant le fait que parfois,
06:33il y a des arrêts budgétaires normaux et que l'État a des codes.
06:36Mais on va réfléchir, on est en train de répéter, parce que par ailleurs,
06:39vous savez que j'ai le haut privilège d'être conseiller spécial
06:43chez le département de santé à Verte Sociale de la Ville Gabonaise.
06:46Donc oui, c'est des modèles qu'il faut adapter,
06:48que les autres pays n'ont pas encore faits.
06:50Et si on est pionnier, c'est très bien.
06:51Donc c'est une très bonne chose de poser la question.
06:53La recette magique, c'est faire fi des persécutions, avoir de la résilience,
07:07ne pas considérer que le fait que vous êtes constamment stigmatisé,
07:13humilié, tout ce qui est supposition, complot contre le manager que je suis, soit un problème.
07:20Jeune homme, si vous créez 10 boulangeries gratuites, vous n'aurez plus d'amis.
07:24Les gens vont, ils font l'accueil, ils prennent le pain, ils sortent, vous n'aurez plus d'amis.
07:28C'est aussi simple que ça.
07:30Si vous avez une entreprise de prestations de courant, vous dites chez moi,
07:33dès que tu es abonné chez moi, tu ne payes pas le courant, vous n'aurez plus d'amis.
07:37Et donc, le secret, c'est d'abord ça.
07:39Et puis l'humanité.
07:41L'humanité.
07:42Vous savez que moi, je suis là, assis ici.
07:44On me dit qu'il y a une maman qui a accouché dans la poubelle ou un enfant qui est dans la tribe.
07:48Je ne vais pas poser des questions de bop, engagement, non.
07:52Je prends mon vécu, je vais prendre l'enfant.
07:55Et quand les Gabonais voient comment tu fais ça et que tu loges l'enfant toi,
07:58ils t'en appellent pour un deuxième, pour un troisième.
08:01Quand tu en arrives à 22 enfants, qu'est-ce que tu fais ?
08:03Tu loues un local et tu payes le loeil pendant 4 ans.
08:08Toi, tu es en France, tu circules, tu vois une couveuse.
08:12Une couveuse d'abord, tu dis mais ça coûte pas cher.
08:15N'importe qui peut s'acheter une couveuse.
08:17Par contre, tu en achètes 20 et que tu ouvres un centre de néonatologie
08:22ou tu loues le local d'ailleurs, au passage, parce que tu es né toi-même prématuré
08:27et que tu serais mort.
08:28Parce que moi, 50 ans, c'est 50 ans.
08:29Quand tu les loges là-bas et que tu payes le loyer pour ne pas que ces enfants-là ne meurent,
08:35quand il y a 725 enfants, en 3 ans qui restent en vie, avec seulement 2 décès,
08:42oui, tu es content.
08:43Il faut de l'humanité.
08:44Il faut de l'humanité.
08:45On se comporte comme si c'est un éternel.
08:47Comme si tout ce qu'on a sur cette terre reste là et puis on reste éternel.
08:51Il faut faire du bien aux gens.
08:52Après, on va me dire, mais qu'est-ce qu'il veut montrer ?
08:54Il veut montrer encore quoi ? Il est toujours en train de parler comme ça.
08:57Mais c'est la vérité.
08:58Être humanitaire, être résilient, c'est ça le fond de la question.
09:03Quand vous avez des malades qui sont déposés dans les hôpitaux,
09:07ils n'ont pas les moyens de payer et que vous êtes obligés de mettre des salles de mise en observation ici,
09:11la logique voudrait que pour leur redonner de la dignité, de l'honneur,
09:15c'est des Gabonais, vous créez un service d'urgence.
09:17Vous n'attendez pas les procédures.
09:18Il y a un garage qui est là, qui a des ventures cassées.
09:21Vous sortez ces ventures, vous nettoyez, vous mettez des vitres, vous mettez de la peinture,
09:24vous utilisez de brûlations, vous faites ce qu'il faut faire.
09:27Et vous trouvez des lits, vous trouvez des appareils et des médecins.
09:30Et ça devient le service d'urgence qu'il a reçu en un an.
09:34D'ailleurs, on a fêté l'anniversaire la semaine dernière sur l'Université Sociale.
09:372 701 patients pour 4 mois.
09:40C'est inimaginable. 0,2% de décès.
09:43C'est très rare d'un service d'urgence.
09:45On va publier un papier là-dessus dans un grand congrès très bientôt.
09:47Donc c'est ça.
09:48Après, à côté de ça, il y a l'humanité.
09:50Il faut aimer ses collaborateurs.
09:52Il faut leur faire comprendre qu'en fait, on est dans un monde où tout ne peut pas être linéaire.
09:57Je vais vous poser une question.
09:58Enfin, je vais répondre à une question que vous n'avez pas posée.
10:01Moi, j'entends des gens m'écrire souvent.
10:03Ah, mais il y a des problèmes de salaire au SAMU.
10:05Tout le temps, tout le temps.
10:07Il faut que j'en parle un peu.
10:08Je n'en ai jamais parlé parce que je dis bon.
10:10Il s'agit de quelque chose de très profond, de très simple.
10:13Au SAMU Social, il y a un seul agent sur 505 agents qui est affecté par l'État.
10:17Au travail, s'il faut être affecté par l'État.
10:20On a ici 17 accusés des réceptions, des réunions.
10:23On a demandé à ce qu'on nous affecte simplement des gens.
10:26Mais le même Gabonais qui sort de l'école, quand il est affecté à l'hôpital,
10:30il n'exige pas que l'État lui donne 1,5 million.
10:32Ici, le salaire moyen d'un médecin, c'est 1,5 million.
10:37C'est pour ça qu'il ne se fâche pas quand il y a des retards.
10:40Parce qu'il n'y a pas le budget.
10:41Parce qu'il n'y a pas de transfert budgétaire.
10:43Et que moi, je ne vais pas piailler pour dire qu'il n'y a pas le budget.
10:46Celui qui s'occupe des gens doit les attirer,
10:48doit être bien habillé.
10:49Vous voyez comment je suis ?
10:50Il doit être souriant.
10:51Il doit leur dire qu'ici, c'est le paradis.
10:53Ils ne viennent pas.
10:54Si les Gabonais viennent là, par foule,
10:56c'est parce que le docteur Yéba, pendant plusieurs années, leur a fait croire
10:59qu'ici, c'est qu'ici et alors.
11:03C'est la première fois que je m'autorise.
11:05Parce qu'il y a beaucoup d'amalgames.
11:07Il y a beaucoup de races poutiers.
11:09On ne sait peut-être pas la révolution russe.
11:11Ces gens qui allaient dire au roi des bêtises.
11:14Des gens qui étaient même incapables de s'occuper de leurs enfants, de leurs femmes.
11:17Qui vont critiquer celui qui s'occupe de 1000 personnes par jour,
11:20de 1500 personnes par jour et des agents partout.
11:22Alors qu'ils ne savent même pas comment ça se passe.
11:24Ils ne savent pas que, depuis janvier seulement cette année,
11:27ce sont 126 tonnes de matériel médical qui sont rentrés dans notre pays en mon nom.
11:32Il faut que je donne, je peux revivre avec lui.
11:35Ça c'est une année, mais l'année dernière pour aller à la douane demander
11:38Yaba Wenteslas ?
11:40Vous vous additionnez les tonnes, vous allez voir.
11:42C'est ça ce que le Président Illigui a compris quand il a fait
11:45chef du département santé en charge du Samus social et des actions humanitaires des gens.
11:51Ce terme qu'il a rajouté dans le décret a fait exploser le monde entier.
11:56Il y a même des organismes que moi qui suis dans l'humanitaire depuis très longtemps,
12:00je ne sais pas que ça existait.
12:01Rien que parce qu'il y a un chef d'état dans un pays qui a eu la haute intelligence.
12:05L'Allemagne a un ministère des actions humanitaires, les pays scandinaves les gens.
12:10C'est qui ces pays qui sont plus riches que les scandinaves ?
12:12Ils ont ces ministères-là.
12:13Parce qu'ils ont compris qu'un laboratoire peut donner des médicaments à un pays qui dit
12:18Nous au Gabon, la sériété masculine la plus élevée au monde c'est au Gabon.
12:23Nous au Gabon, on ne vit que sur 11% du territoire.
12:27Attention, il n'y a pas beaucoup de natalité.
12:30Nous au Gabon, à 35 ans une fille te dit qu'elle cherche encore le bon pour faire l'enfant.
12:36A 40 ans on a un ou deux enfants.
12:37Dans tous les autres pays d'Afrique noire à 40 ans on a 15 enfants comme le papa était, comme le maman était.
12:41Donc il faut garder les gens vivants pour faire des infrastructures, pour travailler dans les marchés,
12:47pour faire l'agriculture, pour accompagner les enfants à l'école, pour enseigner.
12:51Il n'y a pas d'être humain valide encore pour faire tous ces grands projets.
12:56Sauf si on prend les étrangers.
12:57À ce moment-là on a déjà 40% des taux d'immigration, c'est la catastrophe.
13:00Donc il faut soigner les gens, il faut investir dans l'humain.
13:04On n'a pas le choix, à la limite il faut faire 50-50.
13:07Dans l'humain la moitié et d'autre côté on construit le pays, ce qui est vraiment judicieux.
13:12Parce que jeune homme, il faut poser des questions.
13:14Mais la banque mondiale a déclaré en novembre 2024 là, que 34,5% des Gabonais suffisant de celui-ci de pauvreté.
13:22C'est pas seulement notre pays.
13:24Ça veut dire qu'une vêtement de 500 ans par jour, 34% de Gabonais.
13:28Si vous faites 2,5 millions, 34% c'est 900 000 personnes.
13:31Ce sont les 900 000 personnes dont je m'occupe.
13:33Avec d'autres.
13:35Donc en résumé, oui, c'est beaucoup de résilience, simplement.
13:39Et puis faire fi de beaucoup de choses.
13:41Parce que si vous parlez, on va se rendre compte de la vérité.
13:43On aura l'impression que vous voulez, pas ridiculiser, mais remettre les gens à leur place.
13:48Parfois on en a besoin.
13:49C'est la deuxième fois depuis que le président lui est là que je fais ça.
13:52Je l'ai fait une fois en octobre 2023.
13:55Je pense que le grand cœur qu'il a, que tout le monde ne peut pas avoir dans ce pays, peut-être même pas moi,
14:01a fait qu'il ait dit non, mets les amis partout.
14:04Si on veut te tuer parce que tu fais un cadeau, bah tu donnes le scanner gratuit,
14:08tu donnes les lunettes, des lunettes qui coûtent 200 francs gratuitement d'abonnés.
14:11On va donc te tuer mais si on n'est d'abonnés pas.
14:13C'est cette phrase d'octobre, le début octobre 2023 que je retiens.
14:18Et toute autorité vient de Dieu.
14:20Pour moi, le présent a été mis par Dieu.
14:22Les votes, oui, mais c'est Dieu.
14:23Donc quand on te parle, tu fais ce que celui que Dieu a mis là te demande de faire.
14:28Tout le reste là, tu es-moi.
14:34Il faut être très bien entouré.
14:40Première chose, il faut être humble.
14:43Ici, je n'ai pas de relation verticale avec les gens.
14:47Si tu joues le DG, le grand patron à qui on ouvre les portes,
14:51qui est arrogant, c'est catastrophique.
14:54Vous voyez comment je suis avec eux ?
14:56Je monte dans l'ambulance avec eux, je mange avec mes collaborateurs,
14:59on se balade ensemble, on fait les provinces ensemble.
15:02Même où je suis à la présidence, je crois que dans mon département,
15:05ils font des tentines entre eux, ils sont contents, ils rient, je pense.
15:08Il faut des relations horizontales.
15:11L'autorité, la chefferie, ce n'est pas un décret.
15:15C'est quelque chose qui est en toi.
15:17Et tes agents doivent te le reconnaître.
15:20Ils doivent te reconnaître comme chef.
15:22Même si on t'a nommé.
15:24Si tu n'es plus reconnu comme chef, ne restes plus là.
15:27Or ici, il y a une adhésion totale.
15:29C'est même fusionnel.
15:31Mais attention, on a aussi nos mentalités.
15:35Tu es dans un SAMU social en province.
15:38Il n'était pas prévu que vous serez là-bas.
15:42On n'a pas les moyens.
15:44D'où la digitalisation.
15:45Le président demande la digitalisation.
15:46C'est magnifique.
15:47Des gens prennent des plaques, je vous l'ai montré là.
15:49Mettre sur un SAMU social avec le numéro.
15:52Appelez-nous à tel ou tel numéro.
15:54On vient vous soigner.
15:55J'ai vu ça récemment dans un SAMU social frontalier.
15:58Que le président a demandé comment on passe.
16:00Apport gentil.
16:02Je veux envie de surprise.
16:04Il y a 3 ans.
16:05Parce que je constate que les populations se plaignent.
16:07Que le SAMU d'abord ne fonctionne pas bien.
16:09Tu arrives à 20h.
16:1320h c'est l'heure de pic d'activité.
16:16Dans un service d'aide médicale, un SAMU.
16:19Ils ont pris un papier blanc pour dire
16:21que le SAMU s'arrête à 19h.
16:22On reprend demain à 10h.
16:24Quand tu enlèves les gens qui travaillent là.
16:26Comme au Gabon, on ne vit personne.
16:27Ils deviennent des héros nationaux.
16:29En plus, juridiquement, ils ne sont pas agendants.
16:32C'est des vacations, c'est des manicures.
16:34Donc on peut te dire, il n'y a pas d'histoire de CDI, CDD,
16:38qui ne travaillent pas, tu t'en vas.
16:40La preuve, plus de 80% des agents ici,
16:44qui sont médecins, sages-femmes, infirmiers,
16:48c'est ça, les hommes sociaux.
16:5020% c'est les gardiens.
16:52Ils arrêtent subitement.
16:53Ils ne te disent même pas un triage.
16:55On m'a affecté, on m'a légué bizarre, je m'en vais chez.
16:57Comme ça, subitement, oui.
16:59Maintenant, quand on te dit, toi on ne veut plus te voir ici,
17:01tu voles les batteries.
17:02Tu prends la carte de carburant du SAMU,
17:04tu vas voler le carburant dans les stations totales.
17:06On te file dans les stations, on envoie la vidéo.
17:08J'ai la vidéo.
17:10On bande organisée.
17:12Moi, j'ai toujours dit que mettre quelqu'un en prison,
17:14on m'enlève rien.
17:15C'est aggraver les choses.
17:16Tu as fait ça, on t'enlève.
17:18Donc effectivement, avec ceux-là, je ne vais pas être ami.
17:22Avec ceux qui débranchent les fils dans l'ambulance,
17:25on donne des moyens pour réparer infiniment les ambulances.
17:28Ça, non.
17:29Donc, on est en train de les élaguer.
17:31On va les élaguer.
17:32Donc, c'est sûr que si tu es au SAMU social de Mayumba,
17:36tu as une ambulance neuve que le président a donnée,
17:38il faut que je te vois travailler.
17:40Et malheureusement, puisque vous parlez du manager,
17:43entre l'humilité, l'amour, la bienséance et la rigueur.
17:51Je ne l'ai pas encore compris qu'il faut qu'on soit dans la rigueur.
17:54Soyons dans la rigueur.
17:55Or, il se trouve que la rigueur, c'est mon deuxième prénom,
17:58parce que sans la rigueur et la discipline,
18:01il n'y a pas les résultats que vous voyez là.
18:03Jeune homme.
18:04Ici, les gens font la queue à 3, 2, 3, 3, 2, 1.
18:06C'est un peu d'infini pour prendre les paramètres.
18:0810 personnes font les paramètres.
18:10Pour prendre les paramètres possibles.
18:14Les installer sur les chaises.
18:16Le temps que le médecin vienne, leur faire remplir des fiches.
18:19Le seul jour où on ne fait pas ça, c'est la dévendable.
18:22Personne ne servie pas.
18:23Ici, il y a 5 bâtiments au siège, je veux dire, à la prison.
18:27Il y a le SAMU qui est à Mébien, là où il est couvreuse.
18:30Il y a le SAMU où elle est bébé abandonnée.
18:33Il y a le SAMU où elle est bébé abandonnée.
18:34Il y a les personnes âgées.
18:35Les personnes âgées, c'est les personnes de plus de 40 ans généralement,
18:38qui sont seules parce que quand tu as plus de 40 ans d'avant,
18:40tu n'as ni frères ni seules, ils sont tous morts.
18:42Personne n'y arrive là-bas généralement.
18:44Donc il faut les loger.
18:45Mais vous rendez compte, ce n'est pas de rigueur ?
18:47Ça fonctionne comme ça depuis 7 ans.
18:49Pour régérer tout ça.
18:50Et à côté, tu as 16 autres en province.
18:52Faites rigoureux.
18:53Donc la rigueur, c'est ce qui nous manque dans notre pays, dans tous les projets.
18:56Mais il faut beaucoup d'hommes et il faut qu'ils soient soignés.
18:58Qu'on le veut ou non, l'argent, le billet de banque, même si on remplit le stade en grand billet d'argent,
19:03ce n'est pas eux qui vont soigner les Gabonais, qui vont faire l'école.
19:07Il faut les êtres humains.
19:08Ce n'est pas l'argent.
19:09Donc ceux-là, il faut les maintenir vivants.
19:11Il faut les procéduire pour ça.
19:12J'ai reçu une instruction récemment, qui m'a fait plaisir, du chef de l'État bien sûr.
19:28C'était d'équiper, comme à Libreville, les amis sociaux en province.
19:33Mais un chef d'État, je sais pas vous dire, c'est quelqu'un qui est comme un prophète.
19:39C'est-à-dire que Dieu lui dit, face à tel, dis-lui ceci.
19:44Quand il te voit, il dit, face à ça.
19:46C'est ce que Dieu lui dit.
19:47Mais il n'est pas dans les détails de, oh, tu vas trouver l'argent, tu vas faire comment il estime que tu es haut fonctionnaire.
19:53Il te dit de faire.
19:54Tu fais.
19:55Moi, c'est ce que je fais.
19:56Ouvre là-bas.
19:57Je fais ceci.
19:58Je fais.
19:59Après, on fait l'ajustement derrière.
20:00Je voulais me revenir à quelque chose.
20:01Jeun homme, vous savez, l'année a douze mois.
20:04Heu...
20:06Douze mois.
20:08Douze fois huit, c'est quatre-vingt-quatre.
20:11Donc, comme vous avez déjà payé quatre-vingt-un mois de salaire ou de vacations, comme ils
20:16appellent, aux gens, ils ne peuvent pas se plaindre sur trois mois.
20:19Puisque l'État, le 31 décembre, l'État Gabon, le 31 décembre a payé les douze mois
20:23sur l'État.
20:24Il peut avoir des retards, mais il les a payés.
20:26Et je tiens à féliciter les financiers ici, avec tout, tout, tout le cœur.
20:31Je ne peux pas savoir les échanges qu'on a, mais ce sont des gens qui sont vraiment très,
20:35très sérieux.
20:36Ils ne peuvent faire que ce que la loi prévoit.
20:38Donc, tout ce qu'il y a à côté, parce qu'on doit s'adapter aux décisions de celui
20:42que Dieu a mis là.
20:43On s'adapte ensemble dans la joie comme dans la douleur.
20:47S'il n'y a pas, il n'y a pas.
20:48Et on fait.
20:49Surtout que maintenant, là, on arrange des finances.
20:51Ah non !
20:52Ici, il y a beaucoup de fonctionnaires.
20:54A peu près la moitié, c'est des fonctionnaires.
20:56Ils ont ici plus que ce qu'ils ont parfois, la fonction publique.
20:59Donc, ils sont bien.
21:01Et je pense que c'est ce qu'il faut retenir.
21:02Et remercier l'État pour ça.
21:08Je suis allé à l'école.
21:10Je suis allé en France.
21:12J'ai été, je crois, dans les plus grandes universités.
21:14Parce que quand je fais un doctorat à l'Université Pierre et Marie Curie,
21:17qui est la première université française de placement de Shanghai,
21:20dans une discipline hautement éutiste,
21:23c'est que tu décides d'être chez toi.
21:27Quand tu fais l'Institut Pasteur de Paris,
21:29quand tu fais l'Institut Épilémy, j'ai appliqué le Paris 7,
21:32l'Université Picardie-Jubert, l'Inserm.
21:35J'étais quand même chercheur à l'Inserm, à l'IRD,
21:37au ministère de la santé à Paris.
21:39Quand tu rentres dans ton pays,
21:41tu as le sentiment que tu tournes à 5%.
21:44J'ai une grosse frustration.
21:46Ce que je fais ne représente même pas 10% de ce que je sais faire
21:50et ce que je peux faire.
21:51Même pas.
21:52C'est devenu comme un jeu.
21:54Et je sais faire beaucoup plus.
21:56Je sais être inclusif.
21:58Plus que beaucoup de gens.
22:00Mes jeunes hommes.
22:01Est-ce que vous pouvez mélanger ce qui marche très bien
22:03avec ce qui ne marche pas ou pas du tout ?
22:05Il faut porter ce qui marche très bien.
22:07On me parle de texte.
22:09Tiens, tiens.
22:10Moi, je ne sais pas que un décret ou une ordonnance donnait les médicaments,
22:16soigner les gens, donner à manger ou les vêtements.
22:19Là où il y a des décrets qui sont bien faits, bien rigides.
22:21On soigne les enfants.
22:22C'est correctement fait.
22:23Est-ce qu'on fait la cataracte ?
22:25Est-ce qu'on fait gagner 20 milliards de population ou l'Etat ?
22:29Je crois que parfois c'est en nous arrêtant.
22:33Il ne faut pas persécuter les gens pour rien parce qu'on n'est pas obligé de le suivre.
22:36Moi, j'ai 50 ans, j'ai 7 gosses.
22:38Je ne suis pas prêt à ce qu'il manque de respect, de considération.
22:43S'il fait comme moi qu'il vienne, on sera amis.
22:46Moi, je n'ai pas beaucoup d'amis.
22:47Je ne sais pas comme moi, il passe sa route, il me laisse faire ce que j'ai à faire.
22:50Et la mission que le Président m'a donnée.
22:52Point.
22:53Qu'ils restent dans leurs papiers, leurs paraffeurs, leur toujours être, montre qu'ils existent.
22:58Ça, c'est côté.
22:59Mais moi, je ne peux pas accepter.
23:01Je suis assis là qu'abonné.
23:03Et non.
23:04Savoir qu'on est en train de m'explicer les bébés parce que je ne peux plus payer le loge et puis la fin.
23:08On est en train de m'explicer les enfants que j'ai rencontré dans les couveuses.
23:11Et vous pensez que je vais, en plus de ça, supporter les immunités,
23:16faire supporter mes agences de difficulté alors que ce qu'ont fait la personne dans ce pays.
23:22Personne.
23:23Si vous trouvez qu'il y a quelqu'un qui fait ça du Maroc,
23:25dis-moi, j'ai pas tard, au cap de bonnes expériences dans l'Afrique, je vous dis, je demanderai pardon.
23:30S'il n'y a pas, ne critiquons pas tout et ne cherchons pas à détruire tout.
23:35Je parle de l'élite, mais aussi des gens qui découragent d'autres.
23:39Alors qu'il n'y a pas d'un programme aux femmes, beaucoup comme ici par jour.
23:42Et dans les services sociaux.
23:43C'est ce que je voulais dire.
23:44C'est un coup de gueule, mais je pense que c'est trop de choses accumulées,
23:47trop de frustrations, trop.
23:49Et je ne peux pas voir mes agents aussi subir ça.
23:51Je vous remercie.
23:52Pleur à Dieu.
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