00:00Bonjour à tous, soyez les bienvenus dans LCI Midi. Je suis ravie de vous accompagner aujourd'hui jusqu'à 15h.
00:07Dans un instant, nous évoquons ce grand sommet le 15 août prochain en Alaska.
00:11Entre Donald Trump d'un côté, le président américain, et de l'autre le président russe Vladimir Putin.
00:17Monsieur Zelensky, le président ukrainien, sera-t-il de la partie ?
00:19En tout cas, les Européens veulent raccrocher le président ukrainien à ce qu'on considère désormais comme le Yalta d'Alaska.
00:26Et vous verrez qu'au niveau des concessions russes, cela englobe une espèce de différence totale avec ce que pensent les Européens.
00:36On en parle dans un instant, ce sera après votre journal. Bonjour et soyez la bienvenue à Nivine Potros.
00:43Bonjour, j'ai l'information à Midi Jeanne.
00:46Merci beaucoup Nivine Potros, nous aurons le plaisir de vous retrouver dans moins d'une heure pour un journal complet sur notre antenne La Canicule.
00:52Ma chère Nivine, vous en parliez il y a un instant, un épisode caniculaire qui a, comme vous le savez, débuté vendredi dernier.
01:00Néanmoins, cette canicule qui monte d'un cran ce lundi avec une chaleur d'un niveau exceptionnel, notamment dans le Sud-Est.
01:07Nous allons vous montrer cette carte de vigilance de Météo France.
01:1112 départements sont actuellement...
01:14De retour sur LCI Midi, soyez les bienvenus, nous sommes ravis de vous accompagner aujourd'hui jusqu'à 15h.
01:20Nous revenons largement sur cette rencontre en sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 15 août prochain.
01:26Pas n'importe où, en Alaska, un sommet très important pour ces deux puissances, pour l'Ukraine mais aussi pour le reste du monde.
01:33Déjà surnommé le nouveau Yalta d'Alaska, alors que nous savons déjà par la voix de Donald Trump qu'il sera question de transfert de territoire.
01:42Les Européens également en sont conscients.
01:45Le vice-président américain en est sûr.
01:48Il n'y aura ni perdant ni gagnant que des mécontents.
01:50Regardez.
01:53Et à mes côtés, le général Chauvincy, je suis ravie de vous avoir parmi nous pour comprendre de quoi il est question, notamment sur ces territoires, mon général.
02:02Il y a d'abord un préalable russe.
02:04Ce préalable, c'est Donetsk.
02:06C'est très important ici pour les Russes parce que c'est la fameuse ceinture de forteresse de l'Ukraine depuis 2014.
02:15C'est là qu'on a sécurisé au maximum les lieux et c'est précisément l'endroit que veulent acquérir les Russes.
02:23C'est une vraie porte d'entrée.
02:24Expliquez-nous pourquoi.
02:25Oui, c'est une vraie porte d'entrée puisqu'effectivement vous parlez de lignes de fortification dans les villes elles-mêmes.
02:30Mais quel était l'objectif finalement du côté ukrainien ?
02:32C'est d'empêcher de tout avancer les Russes jusqu'à aujourd'hui, je dirais.
02:35Et donc cette ligne de fortification est essentielle.
02:37Si vous désagrégez une ligne de fortification, vous ouvrez la possibilité de faire autre chose après.
02:43Donc effectivement, c'est une ligne très sensible.
02:46En plus, je pense aussi qu'il y a quand même une question des minorités russophones présentes aussi dans la région.
02:50Et puis n'oublions pas non plus les questions minières qui sont aussi importantes dans le Donbass.
02:55Donc c'est un ensemble.
02:56On ne peut pas se contenter de la ligne fortifiée.
02:58Il faut aussi parler population, démographie donc, et aussi ressources.
03:02Et si on va plus loin, on peut se dire qu'ici les Ukrainiens ont tout à perdre et les Russes tout à gagner.
03:07C'est une évidence ?
03:08Oui, mais de toute façon, pour revenir à la première question que vous avez posée,
03:11qu'est-ce qu'on peut appeler échange de territoire ?
03:13Qu'est-ce qui peut être échangé ?
03:14À la date d'aujourd'hui, on ne voit pas d'échange crédible au sens que chacun va perdre.
03:19C'est un peu ce que dit Trump.
03:20Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'on a ?
03:21On a une partie finalement dans l'oblaste de Soumy, donc au nord.
03:25Or, alors là-dessus, c'est plutôt par là, voilà, en gros ici, tout en haut, il y a une avancée russe.
03:31Donc c'est une occupation en plus du territoire ukrainien qui pourrait faire l'objet d'échanges.
03:36Ce qui fait quand même un petit peu, un petit peu.
03:38Ensuite, au nord, au est de Kharkiv, vous avez ici, voilà, aussi un peu plus par là, voilà,
03:44une occupation russe, où il y a de lourds combats depuis des semaines, sinon des mois,
03:48qui pourrait tousser un gage.
03:50Mais au bilan, entre ce que les Russes prétendent récupérer,
03:54les quatre oblastes qu'on voit ici, Louance, Donetsk, Saporizhia, Kherson,
03:57et ce que je viens de vous dire, ça n'a aucune comparaison.
04:00Donc j'ai du mal, moi, à la date d'aujourd'hui encore,
04:02à comprendre quels seraient les termes de l'échange en termes d'échange de territoire.
04:05Alors on va tenter d'y voir plus clair ensemble, si vous le permettez, mon général.
04:08Très précisément, sur le thème de concession, vous l'avez évoqué il y a un instant.
04:12Concession, c'est un terme très particulier pour les Russes.
04:14On va mettre ici des grosses guillemets.
04:16Sont-ils prêts à faire des concessions au sens du terme étymologique,
04:19où nous, nous l'entendons ?
04:20Vraie question.
04:21Néanmoins, sur cette zone, Saporizhia, Kherson,
04:23une possibilité pour les Russes, qui serait peut-être, vous allez me répondre,
04:27une concession, ce serait de friser le front.
04:31On arrête d'avancer, on frise, on reste là.
04:33Possible ? Entendable ?
04:35C'est tout à fait cohérent pour une raison très simple.
04:37Ici, nous avons cette frontière naturelle qui est le nietre
04:40entre la partie nord de l'obleste de Kherson et la partie sud.
04:44Aujourd'hui, les Russes sont incapables, finalement, de franchir
04:47cette frontière naturelle qui fait parfois plus de 1000 mètres de largeur.
04:52Donc, de toute façon, nous aurions de fait un blocage,
04:55une ligne figée, puisque, de toute façon,
04:57les Russes ne sont pas capables d'aller plus loin.
04:59Ensuite, vous avez ici Saporizhia,
05:00et puis la question, bien sûr, de la centrale nucléaire de Saporizhia,
05:03qui est un autre sujet encore.
05:05Et pour l'instant, on voit bien que les Ukrainiens sont capables de résister,
05:08font des contre-attaques, malgré quelques avancées russes,
05:11mais pour l'instant, il n'y a pas de progression.
05:13Donc, la ligne serait naturelle, je dirais, une ligne de front, finalement, un gel.
05:17Bien que le mot, je m'en méfie un petit peu.
05:19Pourquoi ?
05:19Le mot gel, parce que ça voudrait dire qu'il n'y ait plus de combat.
05:21Et je ne crois pas qu'à la date d'aujourd'hui, les combats s'arrêtent.
05:25Donc, aujourd'hui, on est aussi dans une logique sur cessation des hostilités,
05:29cesser le feu, négociations.
05:31Et pour l'instant, ceci n'est pas très apparent.
05:34Il y a un autre axe qui nous intéresse.
05:36Cette fois, on monte un petit peu plus vers le nord,
05:37parce qu'on évanquait, encore une fois, les fameuses concessions,
05:40l'axe Kharkiv soumis.
05:43Là encore, mon général, que pourraient faire les Russes ?
05:46Est-ce que c'est précisément sur cet axe nord
05:49qu'il pourrait dire retrait possible ?
05:53Oui, finalement, c'est ce que je vais vous expliquer quelques instants après,
05:55mais maintenant, j'ai une belle carte pour le montrer.
05:56Donc, ici, vous avez cette partie, effectivement,
05:59où il y a eu une forte progression russe,
06:01qui est la réponse, finalement, de l'attaque ukrainienne à Kurs,
06:05qui se trouve ici.
06:05Kurs 15, c'est juste là, en haut, là.
06:08Et puis, ici, finalement, la menace sur Kharkiv,
06:10qui est une réalité, sauf que les Russes n'avancent pas non plus,
06:13mais ils occupent du territoire ukrainien en plus,
06:16par rapport aux autres oblastes.
06:17Donc, si on se limite à, je dirais,
06:19les oblastes tels qu'ils sont revendiqués par les Russes,
06:23avec une frontière qui n'est plus la frontière administrative des oblastes,
06:28mais qui est la frontière de la ligne de front,
06:30s'il y a un retour des territoires occupés,
06:34en plus par les Russes,
06:35dans la région de Soumy et dans la région de Kharkiv,
06:38finalement, vous avez un deal qui pourrait s'amorcer,
06:40mais tout à fait au détriment de l'Ukraine à la date d'aujourd'hui.
06:42Vous avez dit tout à l'heure que les Russes
06:44pourraient faire des concessions,
06:46mais que ça se jourait à très, très peu.
06:48Est-ce qu'on s'apprête à accepter de donner des miettes,
06:51pas à n'importe qui, à Donald Trump,
06:53parce que c'est cela dont il s'agit,
06:54il y a un sommet qui nous attend ?
06:56Le temps compte et le temps découle,
06:58il arrive vendredi prochain en Alaska.
07:00Alors l'aspect, effectivement,
07:01là je viens d'évoquer le rapport russo-ukrainien,
07:04quelques concessions,
07:05il sera content,
07:06il va dire, j'ai fait remplir mon rôle,
07:09maintenant.
07:09On accepte et on met en évidence
07:11le fait de ne donner que des miettes au président américain.
07:14Regardez cet extrait de la télévision russe.
07:16Merci.
07:17Merci.
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