00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau reportage.
00:03Aujourd'hui nous sommes à Olumi, à l'entrée du marché du CTRI.
00:06C'est ici que de nombreux commerçants ont été relocalisés après la démolition de leurs anciens espaces de travail.
00:13Aujourd'hui nous allons à leur rencontre pour comprendre leurs nouvelles conditions de vie,
00:17comparer leur quotidien ici à celui d'avant et surtout leur donner la parole pour qu'ils nous racontent
00:23quels sont les défis qu'ils rencontrent et quels sont leurs espoirs. Suivez-nous !
00:27Le 31 janvier 2025, le marché national du CTRI à Olumi ouvrait ses portes en grande pompe,
00:32présenté comme un moteur de relance pour le commerce local.
00:35Huit mois plus tard, le 8 août 2025, le constat est bien différent.
00:39Ici, les clients sont plus nombreux que les vendeurs.
00:42Sur les 17 boxes disponibles, à peine 10 sont occupés et le marché qui devait faire leur joie est aujourd'hui le théâtre de leurs difficultés.
00:50Ici, vraiment, ce n'est pas vraiment la joie.
00:54Ce n'est pas la joie, pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de solidarité.
00:59Voilà, ça complique les choses.
01:01Puis, par un moment, ça fustre.
01:03Et puis, par un moment, ça me fustre.
01:06L'enthousiasme des premiers jours laisse place à l'angoisse au quotidien.
01:10Le premier obstacle, et le plus grave, réside dans le manque de services de base,
01:14manque d'eau et d'électricité, ce qui freine leur activité de manière durable.
01:18À l'époque, dans nos latrines, on avait de l'eau.
01:21À l'époque, dans nos boxes, nous avions le courant.
01:24On n'a plus de l'eau dans les latrines.
01:26C'est déjà un problème.
01:27Ça nous fait fouillir la clientèle.
01:29Pour nous qui vendons la restauration bar, les clients ne peuvent plus venir manger chez nous
01:34parce qu'on n'a pas là où aller déposer nos latrines.
01:37Deux, on n'a plus le courant.
01:39C'est la plus grande même des difficultés au marché du CETERI.
01:44Vous allez constater que tous les congélateurs, il faut les filmer,
01:48sont stockés, faute de courant.
01:51Il n'est nulle part écrit dans nos registres gabonais
01:54qu'une commerçante digne dans son pays doit payer le courant dans un marché.
01:58À cela s'ajoute une situation financière déjà fragile.
02:01Les taxes municipales, qualifiées ici de surtaxes,
02:04absorbent le peu qu'ils parviennent à gagner.
02:06Un équilibre impossible à tenir pour la plupart.
02:09La peur des représailles est telle que beaucoup préfèrent se taire.
02:13Mais certains ont accepté de témoigner hors caméra pour exprimer leur désarroi.
02:17Le marché du CETERI d'Olumis est plus qu'un simple espace commercial.
02:21C'est le miroir des difficultés quotidiennes d'hommes et de femmes qui veulent juste travailler.
02:25Aujourd'hui, leur cri de détresse résonne comme un appel à l'action.
02:29Nous nous demandons principalement, parce que nous faisons dans la restauration,
02:32nos produits se gasplient, on a besoin d'électricité.
02:35Moi, je peux appeler mes clients de telle direction, ils vont venir.
02:37Mais si je n'ai pas de l'eau, ni l'eau courante, qu'est-ce que je viens vendre à l'eau ?
02:41Un marché est fait pour vivre, pas pour survivre.
02:44Les commerçants ne savent plus à qui se tourner, si ce n'est vers les plus hautes autorités du pays.
02:49Voilà, vous avons entendu les voix de ceux qui font vivre ce marché du CETERI à Olumis.
02:54Entre esport et difficulté, ils continuent de se battre pour leur activité.
02:58L'avenir du marché et de ces commerçants est désormais entre les mains des autorités,
03:02mais aussi de nous tous, les clients.
03:04Merci.
03:05Merci.
03:06Merci.
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