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  • il y a 5 mois
Le vendredi, samedi et dimanche soir, Bastien Bocquel et Chloé Giraud sont à la tête de Week-End Soir : un rendez-vous pour décrypter et débattre, au cœur de l’actualité.

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Transcription
00:00Allez, on va se rendre sur le terrain en Ukraine pour faire le point sur les toutes dernières attaques ukrainiennes, justement, Guillaume Tak,
00:07puisque l'Ukraine a affirmé avoir frappé dans la nuit de vendredi à samedi des cibles militaires et aussi un gazoduc en Russie, avec un bilan de trois morts côté russe.
00:19Oui, effectivement, selon les autorités russes, la défense aérienne en Russie serait parvenue à abattre plus d'une centaine de drones ukrainiens, donc une attaque de grande ampleur.
00:28Ce qui est notable, c'est la distance aussi auxquelles les drones ukrainiens ont parcouru.
00:37Il faut savoir qu'apparemment, une raffinerie de pétrole dans la région de Samara, située à 800 km de frontière ukrainienne, aurait été touchée.
00:44Donc des installations énergétiques, stratégiques, ce qui contraste d'une manière assez saisissante avec l'attaque russe de grande ampleur sur la capitale ukrainienne, Kiev,
00:55dans la nuit de mercredi à jeudi, qui, elle, avait tué 31 civils, dont cinq enfants.
01:01C'était l'attaque la plus morte hier depuis le début de la guerre.
01:04Et ça illustre aussi à quel point le fait qu'au-delà de l'escalade, on va dire, rhétorique entre le président américain Donald Trump et le gouvernement russe,
01:13en l'occurrence l'ancien président russe Dmitry Medvedev,
01:15Ici, sur le terrain, les choses évoluent finalement assez peu.
01:19La Russie poursuit son avancée lente, coûteuse, mais avancée néanmoins dans l'est du pays.
01:25Et les deux pays échangent des vagues de drones successives.
01:28C'est ce qui va sans doute définir le futur de cette guerre, la capacité à frapper dans la profondeur,
01:33comme a pu le faire l'Ukraine la nuit dernière et la Russie quelques jours avant ça.
01:37Correspondant à Kiev en Ukraine, des cibles stratégiques régulièrement visées par Kiev, Romain Mielkarek,
01:47c'est quoi l'objectif derrière ces frappes ?
01:50L'objectif des Ukrainiens, c'est de réduire au maximum les capacités,
01:54notamment logistiques et les capacités de production de la Russie.
02:00Et c'est vrai qu'on voit deux stratégies totalement différentes.
02:02D'un côté, les Ukrainiens arrivent vraiment à toucher des cibles à haute valeur ajoutée.
02:08Là, on l'a vu, une usine de pièces électroniques, des sites de production de drones.
02:13Ces derniers jours, on a vu des nœuds ferroviaires, on a vu des ponts,
02:16qui sont des moyens de transport importants.
02:19Et globalement, ils arrivent à toucher des choses qui, militairement, logistiquement et économiquement,
02:24ont une réelle importance pour la Russie.
02:27À l'inverse, les Russes, eux, de temps en temps, touchent des cibles militaires.
02:31Ils ont déjà tapé des lieux de formation, notamment.
02:34Ça leur arrive.
02:35Et c'est plutôt l'exception.
02:36Ce qu'on voit, c'est que majoritairement, ils ciblent des zones d'habitation,
02:40en particulier à Kiev,
02:41que dans les villes les plus proches de la ligne de front,
02:44ils volent en permanence avec des drones
02:46et ils vont taper systématiquement des véhicules
02:50où ils savent que dedans, ce ne sont pas des militaires, mais des civils.
02:53Et donc, il y a une volonté de toucher la population.
02:56Alors, c'est un double objectif, affaiblir le moral des Ukrainiens en tuant les gens.
03:02Et puis, un deuxième objectif, notamment lorsqu'ils visent Kiev,
03:06c'est d'obliger les Ukrainiens à utiliser leurs moyens de défense
03:08pour protéger des sites qui, militairement, n'ont pas d'importance.
03:13Je trouve que ça montre aussi un autre aspect qui est intéressant,
03:16à laquelle je n'ai pas totalement la réponse,
03:18c'est que ça pose aussi une question en termes de renseignement.
03:20Est-ce que les Russes tapent sur des infrastructures civiles
03:24parce qu'ils veulent toucher des civils
03:26ou parce qu'ils n'ont pas vraiment de cibles en vue ?
03:29Et peut-être qu'ils ont du mal à repérer des endroits intéressants à taper.
03:33Ce serait un peu au hasard.
03:34Non, parce que je pense qu'ils n'ont pas toujours des vraies cibles intéressantes.
03:40Ils ont du mal à identifier les lieux de regroupement,
03:42les endroits où il y a des choses stratégiques,
03:44les endroits où on fabrique des armes.
03:45Ils n'ont pas tant de facilité que ça à le repérer.
03:47Il y a un dispositif qui est quand même très vérolé,
03:50à la fois parce qu'il y a des problèmes de corruption
03:52et qu'il y a des problèmes de compétences côté russe.
03:55À l'inverse, les Ukrainiens, visiblement,
03:57ont des capacités en termes de renseignements qui sont colossales.
04:00Alors à la fois parce que les Ukrainiens sont devenus bons
04:01et puis parce que les Américains et les Européens
04:04leur fournissent énormément de renseignements.
04:07Et c'est d'autant plus vrai,
04:08je m'inscris complètement en accord avec ça,
04:11parce que sur les frappes stratégiques,
04:13par exemple, quand on regarde sur les grandes usines qui sont frappées,
04:16c'est souvent des usines historiques Antonov, Artem,
04:19ce genre d'usines qui sont connues historiquement en Ukraine
04:21pour fabriquer des armements ou même des usines à Dnipro.
04:24Mais en fait, finalement, on se demande un petit peu des fois
04:26s'ils les frappent parce qu'il y a vraiment une valeur stratégique ajoutée
04:29ou si c'est juste qu'ils savent qu'Antonov a toujours fait des avions
04:32et que donc ça permet de les frapper.
04:34Et peut-être juste, pardon, un petit point,
04:36parce qu'ici et là, j'ai des réactions notamment sur les réseaux sociaux
04:38où on me dit, mais comment on sait que côté ukrainien,
04:42les Russes n'ont pas juste essayé de taper des usines cachées ?
04:45Comment on le sait ? Parce qu'en fait, il y a des journalistes sur place.
04:48Et donc, dès qu'il y a un missile qui tombe en Ukraine,
04:50il y a tout de suite des caméras partout.
04:52Et s'il y avait des usines cachées dans des immeubles d'habitation,
04:55on verrait des morceaux de quelque chose.
04:57Et les seules choses qu'on retrouve dans ces décombres,
04:59c'est des pauvres gens qui ont été tués.
05:00Oui, parce qu'en plus, l'explosion aurait été tellement forte.
05:04Et justement, la manière dont les Ukrainiens bombardent les pistes de pétrole
05:09ou des stockages de drones et tout,
05:11c'est nos sanctions qui ont appliqué sur la Russie.
05:14Nicolas, je voudrais qu'on revienne sur la distance parcourue par ces drones ukrainiens,
05:18parce qu'on a vu que les sites qui ont été frappés sont très loin de la frontière,
05:23jusqu'à 800 kilomètres.
05:25Jusqu'où ils sont capables d'aller, en fait, dans le territoire russe ?
05:28Écoutez, je parle sous le contrôle, peut-être, de spécialistes militaires.
05:32Moi, j'ai vu parfois des cibles à 2200, 2300 kilomètres.
05:37C'était le plus élevé.
05:38Je ne parle pas de l'opération, encore une fois,
05:40qui était l'opération de poêle d'araignée, qui était différente,
05:42puisque là, il y avait eu un déplacement en territoire russe,
05:45qui était un truc absolument prodigieux,
05:47de drones qui ont pu taper sur des cibles,
05:48qui, de fait, sont éloignées à plus de 5000 kilomètres de l'Ukraine.
05:52Mais parce qu'il y avait eu un déplacement sur place des drones.
05:54Mais pour l'instant, on est plutôt à 2200 kilomètres,
05:57effectivement, de mémoire,
05:57ce qui est déjà une performance absolument extraordinaire.
06:01Mais je crois qu'il y a quand même, effectivement,
06:02cette différence qui a été soulignée,
06:04c'est que les Russes ne visent absolument pas de zone civile.
06:09Donc, en fait, ils visent...
06:10Les Ukrainiens ne visent pas de zone civile.
06:13Les Ukrainiens ne visent absolument pas, effectivement, de zone civile.
06:18Les Russes, de manière, malgré tout, systématique.
06:20Comment assérit ?
06:21Il y a une marche d'erreur.
06:23Oui, mais globalement, il y a cette volonté de détruire.
06:26Encore une fois, moi, je rappelle toujours,
06:28Mariupol, c'est 70 000 morts civils.
06:31Alors, pas par des drones,
06:32mais tout simplement par une conquête,
06:35mais avec une politique d'extermination.
06:37Dès que les Russes arrivent dans une ville
06:39qu'ils conquièrent un village quelconque,
06:41ils mettent en place, pour terroriser les personnes,
06:44je dirais des chambres de torture,
06:46indépendamment de toutes les autres pratiques,
06:47les viols de masse, ce genre de choses.
06:49Donc, vous avez quand même cette politique d'extermination
06:53qui a été théorisée,
06:54qui est reprise d'ailleurs régulièrement,
06:56de manière la plus crue,
06:57par un certain nombre de propagandistes
06:59à la télévision ou ailleurs,
07:01qui disent clairement, on veut exterminer les Ukrainiens.
07:04On a ce discours, je dirais,
07:07qui est vraiment ce discours totalement génocidaire,
07:10où on vise un peuple en tant que peuple.
07:12Et les Russes n'ont d'ailleurs jamais lancé
07:14autant de drones sur l'Ukraine qu'au mois de juillet.
07:17Alors ça, ça démontre en revanche une chose,
07:19c'est-à-dire que l'industrie militaire russe
07:22tourne à plein régime et elle est capable de se réorganiser.
07:27Notamment, ce qui est assez intéressant sur les drones,
07:29notamment, ils en ont lancé effectivement
07:31sur le mois de juin ou juillet 6297.
07:37Et en réalité, quand on regarde bien,
07:39il y a plusieurs types de drones.
07:40Donc en fait, il y a une forme de massification
07:43et d'industrialisation de ce qui était autrefois,
07:47d'abord importé et qui était d'ailleurs
07:49pas de la production nationale,
07:51mais qui a été le fameux Shahed iranien
07:54qui a été en fait russifié.
07:57Aujourd'hui, il n'y a plus rien d'Iranien d'ailleurs
07:58dans ce Shahed.
07:59Ça s'appelle Ghiragne.
08:01C'est ça, en fait, ils ont changé.
08:02Ce qui est très intéressant, en revanche,
08:04c'est qu'il y a des pôles.
08:05Aujourd'hui, vous avez des pôles spécialisés en Russie
08:08avec un vrai réseau de PME qui sont spécialisés
08:12dans la conception, dans l'assemblage
08:15et dans la fabrication de ces drones.
08:16Et ce qui est, à mon avis, symptomatique
08:19de la projection que l'on peut avoir
08:20sur c'est quoi cette guerre,
08:22vous avez aujourd'hui des lycéens,
08:24vous avez des apprentis qui aujourd'hui
08:27sont formés à la fabrication,
08:30à la conduite, au pilotage,
08:31à la réparation des drones.
08:33Qu'est-ce que ça veut dire ?
08:34Eh bien, c'est qu'on est dans une économie
08:35qui se projette dans une guerre permanente
08:38qui ne va pas s'arrêter.
08:40Qui ne va pas s'arrêter.
08:41Ou du moins, si ça s'arrête,
08:42ça reprendra sous une autre forme.
08:44C'est-à-dire que ce qui sera usé,
08:46parce qu'en fait, le drone, c'est du consommable,
08:48eh bien, ça restera transformé
08:50pour préparer un autre conflit.
08:52En fait, on est rentré dans une forme de spirale
08:54où la guerre nourrit l'État.
08:56Il y a un chiffre qui est avancé
08:58par le service de renseignement ukrainien.
09:01950 milliards d'euros,
09:04si je ne me trompe pas,
09:05que la Russie compte réinvestir
09:07d'ici 2026 dans les forts de guerre.
09:12Enfin, ça montre bien,
09:13c'est une somme colossale
09:15que là, on va au-delà de...
09:17C'est plus que le budget américain
09:18de la défense.
09:18Enfin, ça fait 100 milliards par an, en fait.
09:20Donc, on est à peu près
09:21sur le budget standard
09:22de l'armée russe actuellement.
09:23Mais par contre, effectivement,
09:24ça montre qu'il y a une volonté
09:26de se projeter dans l'avenir.
09:27C'est-à-dire que quand même la guerre...
09:28On n'est pas juste sur ce conflit-là.
09:29Quand même la guerre s'arrêterait demain,
09:31il est assez clair
09:32que les Russes vont déjà devoir
09:33renouveler leur stock,
09:34déjà d'une part.
09:35Ça va prendre du temps,
09:36enfin un certain temps.
09:37Et qu'après, effectivement,
09:39le Kremlin s'estiment
09:41encerclé par l'OTAN.
09:43En fait, ce qui se passe en Ukraine,
09:44c'est au-delà, si vous voulez,
09:45de la guerre entre l'Ukraine et la Russie.
09:47Pour le Kremlin,
09:48c'est véritablement une guerre
09:49par proxy avec l'OTAN.
09:50Donc, la Russie continuera
09:52à être une puissance hostile
09:53parce qu'elle s'estime
09:54elle-même agressée.
09:54En fait, c'est ça qui se passe.
09:55L'économie russe
09:57est une économie dirigée.
09:59Donc, quand on dit
10:00100 milliards d'armement en Russie,
10:02c'est beaucoup plus d'armement
10:03qu'aux États-Unis,
10:05en France ou aux États-Unis.
10:06Je pense qu'il ne faut pas
10:06le perdre de vue.
10:08Et à mon avis,
10:09on est peut-être venu
10:10de créer un mouvement
10:11semblable à MAGA,
10:12mais méga.
10:13Make Europe great again
10:15because the next target
10:17will be Europe.
10:18Je pense qu'on va...
10:19Il y a un point important.
10:20100 milliards,
10:21en plus, ça ne veut rien dire
10:23si on le considère
10:24simplement sur nos standards à nous.
10:26En fait, il faut toujours parler
10:27en parité de pouvoir d'achat.
10:29Et si on regarde bien
10:30en parité de pouvoir d'achat,
10:32c'est-à-dire ce qu'on appelle aussi
10:32la théorie du burger,
10:36eh bien, en fait,
10:37on se rend compte
10:37que ces 100 milliards,
10:39en réalité,
10:40ça correspondrait
10:40à ce que nous,
10:41on dépenserait
10:42pour 150, 70, 180.
10:44Et puis, ça,
10:45c'est la partie affichée.
10:46Si vous êtes économiste
10:48de la défense
10:48et que vous travaillez
10:48sur l'économie russe,
10:50et sur le système
10:51de guerre russe
10:52ou chinois, d'ailleurs,
10:53eh bien, bon courage.
10:54C'est-à-dire qu'en fait,
10:55vous avez des partis
10:56qui sont effectivement
10:57commandés
10:58par le ministère
11:00de la Défense.
11:01Et puis, vous avez
11:01tout ce qui est directement
11:02piloté par les administrations
11:04centrales
11:05ou ce qui est paramilitaire.
11:07Et alors là, en fait,
11:08vous rajoutez à chaque fois
11:09plusieurs dizaines
11:10ou plusieurs dizaines
11:11de milliards.
11:12Hugues Pernay,
11:13vous souscrivez
11:14à ce qui est dit en plateau ?
11:16D'une part,
11:18je constate effectivement
11:19qu'il y a un effort
11:20de guerre
11:21assez conséquent
11:23de la Russie
11:24et qui s'inscrit
11:25dans la durée.
11:27Mais pour revenir
11:27à des choses
11:28à plus court terme,
11:31je crains,
11:31et là,
11:32c'est le tragique
11:33de la situation,
11:34que, dit-il,
11:35à la fin
11:36de l'ultimatum,
11:37l'Ukraine
11:38ne fasse l'objet
11:39d'envoi de missiles
11:44à très haute intensité.
11:47Parce qu'à chaque fois
11:48qu'il y a une échéance
11:50de ce type-là,
11:52chaque partenaire
11:53essaye de marquer
11:54le maximum de points.
11:55C'est hélas
11:56consternant,
11:58mais c'est une réalité
11:59qui s'est vérifiée
12:00historiquement.
12:02Donc,
12:02nos pauvres amis
12:04ukrainiens
12:04vont devoir endurer
12:05encore pendant
12:06quelques jours
12:07au moins
12:08une recrudescence
12:09d'agressions.
12:11Après,
12:12est-ce que
12:13dans quelques...
12:14le 8 août,
12:16on arrivera
12:18à trouver
12:18un arrêt temporaire
12:22des hostilités ?
12:25J'en doute un peu.
12:27On va s'orienter
12:28vers un nouveau
12:29dialogue de sourds
12:31entre les uns
12:32qui,
12:33à juste titre,
12:34demanderont
12:35à couter le feu
12:37et les autres
12:37qui exigeront
12:39une paix durable
12:40qui ne peut s'obstenir
12:42que moyennant
12:43des décisions
12:45absolument impossibles
12:46à prendre.
12:47Donc,
12:47est-ce que
12:49cette phase
12:49diplomatique,
12:50parce que je crois
12:51à la diplomatie,
12:53est-ce que
12:53cette phase
12:53diplomatique
12:54va permettre
12:56de limiter
12:57le nombre de morts
12:58pendant quelques temps
13:00avant de se préciser ?
13:02C'est ce qu'on peut espérer,
13:04mais en tous les cas,
13:05une chose est sûre,
13:05c'est que d'ici le 8 août,
13:07les Ukrainiens
13:08ont très intérêt
13:08à se protéger.
13:10Nicolas Tenzer,
13:11vous vouliez réagir
13:12sur cet effort
13:13militaire...
13:14Oui,
13:14je voulais réagir
13:14parce que je voudrais
13:15juste rappeler
13:16ce que nous disait
13:17il y a encore quelques jours
13:18le général Burkhardt,
13:20le chef d'état-major
13:21des armées sortant,
13:22quand il disait
13:22« attendez,
13:23en 2030,
13:24ils sont quand même
13:25capables
13:26probablement de lancer
13:27une opération
13:28tout à fait sérieuse
13:28et solide sur l'Europe »,
13:29ce que disaient déjà
13:30il y a quelque temps
13:31aussi les chefs
13:32du renseignement allemands,
13:34un certain nombre
13:34d'autres chefs d'état-major,
13:36d'autres pays également.
13:37Je veux dire,
13:37aujourd'hui,
13:38on voit une Russie
13:39qui passe avec les moyens
13:41du bord,
13:41véritablement en économie de guerre,
13:43en délaissant,
13:44qui est passée déjà
13:45en économie de guerre,
13:46en délaissant d'ailleurs
13:47tous les autres secteurs
13:48de l'économie
13:49qui sont dans un état
13:50de décrépitude,
13:51je dirais,
13:52absolument totale.
13:54Et rappelez-vous,
13:55juin 2022,
13:56Euro Satori,
13:57vous aviez Emmanuel Macron
13:58qui disait
13:58« il faut que la France
14:00et les autres économies européennes
14:02passent en économie de guerre,
14:03où en sommes-nous ? »
14:04Je veux dire,
14:04si on prend au sérieux
14:06ce que dit,
14:06et je pense qu'il avait raison
14:07de le dire,
14:08le général Burkhardt,
14:10il faut qu'on change d'échelle.
14:13Alors,
14:13on fait des progrès,
14:14l'Europe fait des progrès,
14:15les pays européens progressent.
14:17Il y a effectivement
14:18dans le budget
14:19une rallonce budgétaire.
14:21Mais par rapport
14:21au danger qui est là,
14:23je pense qu'aujourd'hui,
14:24on joue petit
14:25et on prend des risques
14:26absolument confiables.
14:27Cher Nicolas,
14:28j'ai la réponse
14:29à votre question.
14:30Nous,
14:30nous sommes heureusement
14:31très loin de la guerre.
14:33Tout, tout, tout.
14:33Heureusement,
14:34comme on dit,
14:34parce que quand on est en guerre
14:36face à la menace,
14:38on réagit différemment.
14:39C'est ça,
14:40la vraie différence.
14:41On se réunit,
14:42on commence à se mobiliser,
14:44on oublie tous nos conflits,
14:46petits,
14:46parce que face à la mort,
14:48tous ces problèmes
14:49n'existent pas,
14:50je peux vous dire.
14:51Ma question,
14:51est-ce que les sanctions
14:52que Trump
14:53pourrait impliquer
14:54sur la Russie
14:56et ses alliés,
14:58est-ce que ça suffira
14:58pour arrêter,
14:59stopper cette économie
15:00de guerre ?
15:01Et est-ce que ça va
15:02nous donner les garanties
15:03que les Ukrainiens
15:04arrêtent de mourir
15:05à cause des bombardements ?
15:08Est-ce que l'Europe
15:09sera plus protégée
15:10par ces sanctions-là ?
15:12Non.
15:12Parce que Trump
15:13ne cherche que son intérêt.
15:14Parce que si l'Inde
15:16et la Chine,
15:16par exemple,
15:17vont terminer
15:18d'acheter le pétrole
15:19à la Russie,
15:22ils peuvent l'acheter
15:22aux États-Unis
15:23ou ailleurs,
15:24à l'Arabie Saoudite
15:24ou je trouve,
15:25à d'autres pays.
15:26Donc ça n'est que
15:27l'intérêt économique
15:29à nouveau.
15:29Est-ce que l'intérêt économique
15:31pourrait ou déjà
15:32arrêter dans l'histoire
15:33du monde ?
15:34Une seule guerre.
15:36Je n'ai pas cet exemple,
15:38si vous pouvez me donner un.
15:39Mais le problème,
15:40moi, sincèrement,
15:42j'ai peur que l'année prochaine,
15:43je ne pourrai plus voir
15:44mes parents qui sont en Ukraine
15:45parce que les Ukrainiens
15:48se tiennent.
15:49Mais est-ce qu'il y aura
15:49encore des gens
15:50qui peuvent stopper ?
15:52Aujourd'hui,
15:52ils grignotent,
15:53ils grignotent.
15:54Je reçois les images
15:55de mes amis
15:55qui sont à la ligne de France.
15:57Mais Poutine envoie
15:58les masses,
15:59les centaines,
16:00les centaines de gens.
16:01Leur propagande,
16:01c'est l'opion pour le peuple
16:03parce qu'ils vivent mal.
16:04Mais le seul truc
16:05qu'ils nourrissent
16:05que la grande Russie,
16:08c'est juste inexplicable.
16:11Le mot de la fin
16:12pour Grégory Portet
16:13sur cette menace
16:14sur l'Europe,
16:15c'est d'ailleurs
16:15un argument
16:16que Volodymyr Zelensky
16:17a souvent mis
16:19sur la table
16:19de dire,
16:20en fait,
16:20après nous,
16:22ce sera à votre tour,
16:22finalement.
16:24Oui,
16:24c'est un argument
16:25assez constant.
16:26Et si vous vous souvenez,
16:28suite au fameux clash
16:30entre Zelensky
16:32et Donald Trump
16:34le 28 février,
16:36il avait rebondi
16:37sur cette question
16:38en disant,
16:39eh bien,
16:39il faut effectivement
16:40revenir à la table,
16:42rediscuter,
16:43parce qu'après l'Ukraine,
16:45ça sera l'Europe.
16:47Je crois que c'est effectivement
16:48un des axes
16:49qu'on va me conserver
16:50à l'esprit.
16:51j'entendais également
16:52sur la question
16:53de l'économie de guerre,
16:54quelque chose
16:54que je trouvais très juste
16:56sur le fait
16:56que c'est 100 milliards
16:58rapport par an
17:00que la Russie
17:01souhaite consacrer
17:02à son économie de guerre.
17:04Je souhaite remettre
17:07en perspective,
17:08c'est à peine un quart
17:09de ce que dépensent
17:09les États-Unis
17:10chaque année
17:11dans leur effort militaire,
17:13dans leurs dépenses militaires,
17:15d'une part.
17:17Mais une fois
17:18que j'ai dit ceci,
17:20je veux revenir
17:21sur la question
17:22de l'Europe
17:23et du positionnement
17:24des États-Unis
17:26vis-à-vis de cette Europe.
17:28Qu'est-ce que je veux dire là ?
17:29En deux mots,
17:34l'arrivée de Trump
17:35a brisé
17:36l'idée même
17:37d'une alliance
17:38entre
17:39les États-Unis
17:41et l'Europe.
17:41Et c'est ça
17:42la vraie question.
17:44Merci beaucoup
17:44à tous les huit
17:45d'avoir été avec nous
17:46pour analyser
17:47cette situation
17:48en Ukraine
17:50et pour parler
17:52en tout cas
17:52les annonces
17:53de Donald Trump
17:54après
17:55ce déploiement
17:56de deux sous-marins
17:57nucléaires.
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