00:00Alors, merci de nous recevoir dans le cadre de cette interview exclusive visant à commenter votre actualité politique.
00:06Il y a quelques jours, nous avons réveillé votre décision de ne pas briguer le mandat lors des prochaines élections législatives et locales, le septembre et octobre 2025.
00:16Qu'est-ce qui a motivé cette décision ?
00:18Alors, je sais que c'est forcément aujourd'hui la question qui taraude l'ensemble des esprits dans le milieu politique.
00:27Mais vous savez, pour quelqu'un comme moi qui fait la politique depuis un certain temps, depuis 30 ans quand mĂȘme,
00:35et je pense que beaucoup, n'est-ce pas, ont vu ce que j'ai vu Ă donner.
00:43Et donc, j'imagine qu'Ă un moment donnĂ©, on peut quand mĂȘme, vu les derniĂšres mutations qui ont eu lieu,
00:50on peut qu'Ă un mĂȘme moment, n'est-ce pas, jeter un regard rĂ©trospectif,
00:54et ensuite, n'est-ce pas, regarder dans les prospectives,
00:58comment on peut, n'est-ce pas, demain et aprÚs demain, n'est-ce pas, se remettre dans le géant politique.
01:03Et donc, je crois qu'il était important, n'est-ce pas, que je puisse marquer cette pause-là .
01:10Il faut des convenances personnelles.
01:11Et puis, j'en viens, on a vu aujourd'hui, depuis un certain temps,
01:17des effets de manche, beaucoup de gens, effectivement, qui veulent briguer les souffrances.
01:21Il faut aussi leur permettre, également, n'est-ce pas, de pouvoir faire aussi leur classe.
01:25Et voir un peu si ce que nous avons fait sur le terrain, c'était aussi évident que ça.
01:33Parce qu'il y a quelqu'un qui disait souvent que quand vous voyez un mouton, n'est-ce pas,
01:39essayer de broyer une noix de palme pour pouvoir en tirer, n'est-ce pas, la substance,
01:44on pense souvent que c'est facile.
01:46Mais c'est difficile, en mĂȘme temps, il faut extraire le jus,
01:48en mĂȘme temps, n'est-ce pas, mettre la noix de cĂŽtĂ©.
01:51Et donc, c'est tout cet exercice-lĂ .
01:53Donc, c'est trĂšs bien, n'est-ce pas, qu'on apprenne Ă devenir homme politique.
01:55Parce qu'en politique, il n'y a rien de spontané.
01:59C'est pas.
02:01Tout s'acquiert au fur et Ă mesure.
02:03Nous ne sommes pas devenus, je ne suis pas devenu l'acteur politique que je suis aujourd'hui.
02:07En démarrant un matin, en sortant de mon bureau, je dis, bon, je suis homme politique.
02:09Donc, j'estime qu'aujourd'hui, il est important qu'on puisse, évidemment,
02:14regarder un peu une génération nouvelle qui est en train de vouloir monter,
02:18voir un peu ce qu'elle fait.
02:19Je n'ai pas dit que j'allais ĂȘtre la politique.
02:21Mais j'ai dit que pour les élections qui s'en viennent, celles de septembre,
02:25n'est-ce pas, notamment, les élections législatives et locales,
02:29je vais quand mĂȘme, n'est-ce pas, pouvoir accompagner des personnes, n'est-ce pas,
02:34ou une ou deux personnes qui, me semble-t-il, de ma circonscription,
02:37qui peuvent, me semble-t-il, effectivement, tenir la route.
02:40Et puis, pour des convenances familiales aussi.
02:44Parce qu'il faut le dire, quand mĂȘme, j'ai, au sein de ma famille,
02:47de nombreuses personnes qui sont sorties du bois.
02:52J'ai compris que je donnais beaucoup d'appétit aux gens.
02:54Ce n'est pas, certains, peut-ĂȘtre mon voyant, ont eu l'appĂ©tit, n'est-ce pas, de faire la politique.
02:59Donc, ils se sont portés candidats.
03:00Donc, me mettre encore lĂ , ils allaient se dire, oh, mais lui aussi,
03:03il ne peut pas laisser la place un peu, à un moment donné.
03:06Donc, je me suis dit, alors, il faut, puisqu'il faut le mettre au pied à l'étrier.
03:10Et donc, maintenant, ils ont l'occasion, sans avoir, n'est-ce pas, l'ombrage, je pense,
03:17de, de, de, de, de, de, je ne peux pas, non, je ne pourrais pas dire que je suis le baobab,
03:22je ne suis pas le baobab, mais bon, c'est en guillemets, n'est-ce pas,
03:26de celui qui, depuis un moment, tire la politique, n'est-ce pas, dans la zone.
03:31Donc, c'est vraiment, vraiment pour des convenances personnelles,
03:34et puis pour l'unité de la famille, pour que je puisse, effectivement,
03:38ĂȘtre le sage que je suis aujourd'hui, le patriarche que je deviens,
03:42qui est en devenir, pour pouvoir, effectivement, accompagner les relations politiques.
03:46Et il se veut qu'on me revoille, n'est-ce pas, dans quelques temps.
03:52Je parle là sur le terrain des élections, parce que sur le terrain politique,
03:54je reste toujours sur le terrain politique.
03:56Parce qu'on ne fait pas la politique que par, à cause des élections, n'est-ce pas,
04:00on fait la politique pour l'accompagner, surtout, sur le temps que j'ai décidé,
04:04n'est-ce pas, sain de corps et d'esprit, d'accompagner le président de la République,
04:07chef de l'Ătat, chef du gouvernement, Brice Cotter, Oli Guinguemma.
04:10Je l'ai fait, n'est-ce pas, pendant les élections référendaires.
04:13Je l'ai également fait, n'est-ce pas, de maniÚre beaucoup plus expressive
04:16pendant la période des élections présidentielles.
04:19Et maintenant, ayant intégré, n'est-ce pas, sa formation politique
04:23qui vient de le mettre en place, je me dois, pour ceux qui s'en viennent,
04:26effectivement, d'ĂȘtre Ă©galement prĂ©sents pour ceux, n'est-ce pas,
04:30des militants de notre parti qui vont ĂȘtre sur le terrain pour compĂ©tir.
04:36VoilĂ .
04:37Alors, nous vous évoquiez un accompagnement.
04:39Vous ĂȘtes sans ignorer que votre choix va probablement ouvrir la voie
04:44à notre prétendant dans votre circonscription électorale.
04:47Avez-vous dĂ©jĂ un offre en tĂȘte ou peut-ĂȘtre un avis sur le climat politique
04:52qui devra prévaloir lors de ces différences flottaires ?
04:55Alors, ce qui serait déjà bien, au moins,
04:58c'est que dans le processus d'investiture des candidats,
05:04que nous puissions avoir, évidemment, des personnes chevillées au corps
05:11qui ont vraiment, n'est-ce pas, je dirais, la politique dans le corps.
05:14Parce que faire de la politique, ce n'est pas pour soi-mĂȘme.
05:18C'est l'altruisme.
05:19C'est le dévouement pour l'autrui.
05:20Se mettre Ă l'exposition des autres, c'est un sacerdoce.
05:24On ne fait pas la politique pour soi-mĂȘme.
05:26On fait la politique parce qu'évidemment, on a envie, n'est-ce pas,
05:29de changer, n'est-ce pas, la vie des autres.
05:32C'est ça qui est important.
05:34Et donc, il ne faut pas que ceux qui disent aujourd'hui
05:37que je veux me mettre sur le terrain politique,
05:40se disent, je vais le faire parce que je dois me faire les poches.
05:42N'est-ce pas ?
05:43Ils doivent se dire, je fais de la politique
05:45parce que j'ai envie, n'est-ce pas, de faire mieux
05:48que ceux qui étaient là et pour lesquels, n'est-ce pas,
05:51je ne sais pas, j'imagine, n'est-ce pas,
05:53qu'ils ont eu quelques soucis, n'est-ce pas, au niveau du management.
05:56Donc, faire mieux.
05:58Donc, moi, j'estime que, réellement,
06:00aujourd'hui, n'est-ce pas,
06:03nous n'avons pas de raison, je dirais,
06:06de ne pas accompagner ça.
06:07Mais lĂ , en question des dauphins,
06:10non, je ne peux pas parler de Dauphinat
06:12puisque, pour le moment, d'abord,
06:14je n'ai pas resté à faire la politique.
06:16Et deuxiĂšmement, moi, je n'ai pas eu...
06:18On ne m'a pas, je dirais,
06:21on ne m'a pas laissé passer un tapis rouge.
06:23C'est-à -dire que je ne suis pas arrivé en politique
06:25et puis, on m'a dit, bon, écoute, vas-y, non.
06:28Chacun doit faire des cours.
06:29On doit ferrailler.
06:30C'est ça aussi que les jeunes doivent comprendre.
06:32Il faut ferrailler.
06:32Pour passer un mal Ă dire, oui,
06:34bon, j'entends ici et lĂ dire,
06:36non, bon, si j'ai fait son temps, non.
06:38J'ai commencé trÚs tÎt, il y a plus de 30 ans.
06:40Donc, ça veut dire que j'ai trouvé aussi, n'est-ce pas,
06:42des adultes qui étaient là .
06:44Mais, pour pouvoir, effectivement, m'imposer,
06:46j'ai dĂ» faire, n'est-ce pas, j'ai dĂ» ferrailler.
06:48J'ai dĂ» faire mes classes.
06:49Il ne faut pas que les gens, ils pensent que c'est quelque chose
06:52oĂč on arrive et puis, on dit Ă X, bon, dĂ©gage.
06:55Et puis, bon, moi, je me dis, mais non.
06:57Vraiment, c'est au quotidien ce qu'il faut ferrailler.
07:00Je l'ai fait avec mes aßnés.
07:01Et bon, ce n'était pas facile.
07:02Ils ne m'ont pas fait de la place.
07:04Mais au fur et Ă mesure,
07:05je suis devenu l'acteur politique que je suis aujourd'hui.
07:07Donc, je leur demande évidemment aussi de tout faire
07:10pour que, bon, au fur et Ă mesure,
07:13eh bien, nous, les anciens se disent,
07:14non, lĂ , on a quand mĂȘme quelqu'un qui tient la route
07:16et qui, maintenant, peut assurer le relais, n'est-ce pas,
07:19au plan politique.
07:21VoilĂ .
07:22Alors, au-delĂ d'ĂȘtre une personnalitĂ© politique de premier point
07:25dans le département d'Untem,
07:27vous ĂȘtes un acteur majeur de la vie politique d'Amonaise.
07:29C'est cela.
07:30à l'approche des élections législatives et locales,
07:33comment appréhendez-vous ces deux scrutins ?
07:36Et pensez-vous qu'ils pourraient servir de tremplin
07:39pour une réconfiguration réelle du paysage politique d'Amonaise ?
07:43Ăcoutez, je pense que cette Ă©lection va pouvoir clarifier
07:51un certain nombre de choses.
07:55Au niveau des assemblées, que ce soit l'Assemblée nationale,
08:00que ce soit au niveau du Sénat,
08:01que ce soit au niveau des collectivités locales.
08:04Depuis bientĂŽt deux ans qu'il y a eu la transition,
08:06nous tous, nous sommes mis ensemble
08:07pour accompagner, n'est-ce pas,
08:09notre champion, Brice Clottero-Linguema.
08:11N'est-ce pas ?
08:12Aujourd'hui, je pense que toutes les formations politiques,
08:18de maniĂšre distincte, vont aller au suffrage.
08:22C'est l'occasion, chacun, n'est-ce pas,
08:24de s'illustrer, de montrer effectivement
08:25qui pĂšse quoi exactement.
08:29Moi, j'ai la faiblesse de croire
08:31qu'il va se dégager forcément une majorité
08:34parce qu'à l'Assemblée nationale,
08:36il faut bien, n'est-ce pas,
08:38qu'il y ait une majorité, n'est-ce pas,
08:40pour que, ma foi,
08:41elle puisse désigner un certain nombre de responsables
08:43pour diriger cette institution.
08:46Et ainsi de suite, dans l'Assemblée locale.
08:48Donc, ça va forcément clarifier le paysage politique
08:52parce que quand vous ĂȘtes tous dans le mĂȘme...
08:57Bon, chacun essaie, n'est-ce pas,
08:59de faire pression, d'exercer,
09:00de montrer que moi, c'est moi le plus fort,
09:02c'est moi qui suis ceci-lĂ .
09:02Mais les élections vont permettre effectivement
09:07de dégager les ténors en termes de formation politique
09:11qui peuvent effectivement aujourd'hui prétendre parler,
09:17surtout que cela arrive au lendemain
09:19de l'adoption de la nouvelle voie sur les partis politiques.
09:23Donc, chacun devrait effectivement démontrer,
09:27sur le terrain, ils ont le temps,
09:28démontrer effectivement leur capacité, n'est-ce pas,
09:31Ă impacter le terrain.
09:32Moi, faisant partie aujourd'hui de l'Union démocratique des bùtisseurs,
09:38je ne peux que souhaiter que ce parti
09:41puisse avoir une importante majorité
09:45pour alors rendre beaucoup plus lisible
09:48le soutien que l'on a apporté, n'est-ce pas,
09:50au président Brice Cottero-Lénie Guéma.
09:52parce qu'il serait quand mĂȘme, me semble-t-il, Ă©tonnant
09:57que sa formation politique, lui ayant été élu à 94%,
10:02que sa formation politique se retrouve, n'est-ce pas,
10:06en deçà de la majorité.
10:07Donc, nous pensons, j'ose espérer, et je pense, et j'en suis persuadé,
10:14qu'au lendemain, effectivement, de ces élections,
10:17sa formation politique, notre formation politique,
10:20va pouvoir, effectivement, aura, n'est-ce pas, la majorité nécessaire.
10:23Donc, mais pour autant,
10:27je souhaite également que les autres formations politiques,
10:30parce que ce n'est pas aussi,
10:32nous n'avons pas d'entre vous retrouver, n'est-ce pas,
10:33dans une situation de parti unique,
10:36parce que certains ont peur de cela.
10:37Mais non, je connais des formations politiques
10:40qui, me semble-t-il, ont quand mĂȘme des assises sĂ©rieuses sur le terrain
10:43qui vont forcément, n'est-ce pas, tirer leur épingle du jeu.
10:48Et donc, mais pour moi, c'est d'abord l'UDB, aujourd'hui.
10:53Alors, M. le ministre, peut-ĂȘtre un mot de fin ?
10:56Moi, et moi, d'abord, c'est vous remercier
10:58pour m'avoir permis, effectivement, de m'exprimer.
11:01Et surtout, n'est-ce pas, de réaffirmer ce que j'ai déjà eu à dire
11:05et que vos médias ont déjà eu à reler,
11:08que pour les élections à venir,
11:10Charles Levé est là , ne sera pas candidat,
11:14pour des raisons de convenance personnelle,
11:16mais également, n'est-ce pas, pour privilégier l'unité
11:19au sein de ma famille, oĂč je serai, j'ai observĂ©,
11:22qu'il y ait de nombreux candidats.
11:24Mais aussi, n'est-ce pas, souhaiter bonne chance
11:26Ă tous les candidats, n'est-ce pas,
11:29de ma formation politique, l'UDB,
11:31mais à tous les galmonnais également.
11:33Mais surtout, leur dire que,
11:35malgré cette compétition,
11:37nous devons rester unis,
11:39mais unis autour du président,
11:41Brice Contrero-Ligui Nguema,
11:42qui est porteur d'espoir pour toute la nation.
11:44On voit aujourd'hui, n'est-ce pas,
11:46comment tout ce qu'il a entrepris
11:49est en train de voir jour.
11:51Donc, il n'y a pas de raison aujourd'hui de douter
11:53ou d'avoir des appréhensions.
11:55Donc, vraiment, restons mobilisés.
11:57Nous ne nous battons pas,
12:00mais débattons, n'est-ce pas,
12:01simplement autour de concepts politiques
12:02que nous avons dans différents départements,
12:05de sorte que cela apporte beaucoup plus de force
12:06et de vigueur Ă celui qui, aujourd'hui,
12:09conduit notre pays de maniĂšre trĂšs magistueuse.
12:11Je vous remercie.
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