00:00Elle en a parlé avec ses petits mots, mais je vais vous dire une chose qui est horrible,
00:03c'est que j'ai mis ma main sur sa bouche parce que j'étais incapable d'en entendre.
00:06On avait vu des traces, même la pédiatre avait vu des petites coucheurs, des choses, des mycoses.
00:12On n'y pense pas, vraiment on n'y pense pas.
00:14En fait, elle a formalisé quand j'avais récupéré un week-end de garde.
00:19On était déjà en cours de séparation.
00:21J'avais récupéré en fait Tom ces week-ends et je l'avais mis dans la douche et elle a déféqué.
00:27Donc j'ai regardé, je me suis dit, qu'est-ce qui t'arrive ?
00:31Je ne dis pas, peut-être qu'elle a mal aux ventes, non ?
00:33Elle n'a pas répondu à la mal aux ventes, elle m'a dit, pas mal à fait ça.
00:35Je vais chez le médecin et c'est le médecin qui m'a dit, madame, elle le formalise là ?
00:39On avait déjà vu des signes, mais elle le formalise, il faut aller en victimologie.
00:42En victimologie, elle est vue par un éducateur, elle est vue par un psychologue, elle est vue par un médecin, un pédiatre.
00:51On me donne un certificat médical, on me dit, il faut aller porter plainte.
00:54On va au commissariat, on me dit, non, ce n'est pas là, donc il faut aller au commissariat, malartique, malartique, effectivement.
00:59Donc il y a procédure Mélanie qui se met en place.
01:01Elle dit la même chose, donc on me fait visionner la chose.
01:06Après moi, ça a été une des centaines en ferme.
01:08Je suis partie jusqu'au bout, même s'il y a eu au niveau de la police, le classement sans suite.
01:12J'avais porté plein armoire, donc au niveau des doyens des juges, donc statut de victime, oui.
01:16Mais on dit que par rapport aux mésententes des parents, voilà.
01:21Il y a un certificat médical, on sait bien qu'elle a été victime de quelque chose, mais de qui on ne sait pas en fait.
01:26Que ce soit donc les éducateurs, mais madame c'est comme ça.
01:28Le juge a décidé que c'est comme ça, il faut absolument que vous disiez à votre enfant que c'est comme ça.
01:33Il faut qu'il revoie son père.
01:34Vous avez porté votre enfant, c'est votre bébé, imaginez qu'on vous la touche.
01:39C'est un instinct de meurtre.
01:40Je vous dis, instinct de meurtre qui vient.
01:44Et bon là, ça a été traitement, donc le trauma, on aide l'enfant aussi parce que l'enfant est complètement traumatisé.
01:52On est désespéré parce qu'on se dit, mais qu'est-ce qu'on fait là ?
01:56Et en fait, on n'est absolument pas aidé.
01:58On n'a déjà pas de guide pour être parent.
02:01Alors dans cette situation-là, on a encore moins de guides, on est encore moins aidé.
02:05On se prend une claque parce qu'on est déjà dans laquelle culpabilité en fait de ne pas avoir su en fait protéger son enfant.
02:14Avoir vu avant, je n'ai absolument plus pas reparlé de tout ça à l'enfant en fait.
02:18Vraiment pas.
02:2010-11, enfin elle en tout cas, elle a été en situation traumatique.
02:25Quand ça s'est produit, elle faisait des terreurs.
02:27Même dans la journée, elle avait des terreurs.
02:29Elle était propre, elle a recommencé à faire pipi.
02:31Elle se rongeait les ondes, pas seulement des mains, mais des pieds aussi.
02:35Elle était dans une situation où il fallait la repêcher en fait.
02:39Elle a 18 ans l'année dernière.
02:43Elle m'a dit, ma maman, tu sais, je sais qu'en fait, je n'allais plus à l'école pendant un moment.
02:47Je sais que, ben voilà, je suis vie, mais je ne sais plus pourquoi.
02:50C'est bien que c'est 19 ans.
02:52Elle m'avoue, maman, tu sais, il y a des moments où je ne vais pas bien.
02:55Je ne sais pas qu'est-ce que j'ai.
02:56Je ne comprends pas ce que j'ai.
02:58Mais elle a besoin en fait de le savoir.
03:00Ça m'a trouvé la force de lui dire.
03:01Et elle m'a trouvé aussi la force de lui dire, mais je t'ai reconstruite.
03:06J'espère que tout ça en fait fera que...
03:08Laissez rire.
03:10Laissez rire.
03:11Je ne suis pas encore arrivée.
03:12Je n'ai pas encore ce courage-là en fait.
03:14J'espère que tout ça en fait.