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  • il y a 1 an
Le président américain Donald Trump a donné ce lundi 28 juillet "10 à 12" jours à Vladimir Poutine pour trouver un accord de cessez-le-feu, réduisant le précédent ultimatum qui était fixé à 50 jours.

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Transcription
00:00Oui, exactement. Alors dans un premier temps, c'est tout de même Dmitri Medvedev qui a répondu, qui a réagi.
00:06Et c'est assez intéressant parce que c'est un personnage en Russie qui parle au nom du gouvernement,
00:11mais pas vraiment parce qu'il est très spontané et s'exprime sur ses réseaux sociaux, un peu Donald Trump.
00:18Et on ne parvient pas toujours à comprendre s'il fait partie du plan de communication de Vladimir Poutine ou pas.
00:23Le fait est que, comme lors de l'annonce de ses 50 jours d'ultimatum par Donald Trump, c'est Dmitri Medvedev qui a répondu.
00:33Lui, il explique que tout ultimatum, c'est un pas de plus vers la guerre, sous-entendu une guerre mondiale,
00:40parce que c'est la menace que mettent régulièrement sur la table les Russes.
00:45Il est très probable que dans les minutes qui viennent, Dmitri Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, s'exprime
00:51parce qu'il a son rendez-vous tous les matins avec les agences de presse russes où il est invité à réagir à l'actualité.
00:58Mais pour l'instant, c'est la voie radicale du Kremlin, dirons-nous, Dmitri Medvedev qui a répondu,
01:03avec cette position en Russie qui consiste à dire que de toute façon, un ultimatum, on ne peut pas y répondre,
01:08on ne peut pas répondre à une pression qui viendrait de l'Occident.
01:13Et puis, la rhétorique russe, la propagande russe, elle, elle explique au quotidien qu'elle n'a pas la clé de ce conflit,
01:19et que la clé de ce conflit, finalement, elle se trouve à Washington,
01:23qui doit pouvoir mettre pression aux Européens et aux Ukrainiens.
01:27Et donc, le constat qu'on fait en Russie aujourd'hui, c'est plutôt que les États-Unis ne parviennent pas
01:32à mettre la pression sur les Européens et les Ukrainiens, avec même une tendance ces derniers temps
01:37à considérer que le nouvel ennemi principal, finalement, le nouvel opposant principal de la Russie,
01:42c'était les Européens, parce que ces Européens, on le sait, assument et montrent leur soutien à l'Ukraine
01:49et ne plient pas, ne demandent pas à négocier comme Donald Trump peut le faire avec Vladimir Poutine.
01:56Donc, on risque d'avoir une réaction du Kremlin dans les minutes ou les heures qui viennent,
02:02qui, a priori, ne sera pas une réponse qui ira dans le sens de ce que Donald Trump souhaiterait.
02:08Merci.
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