- il y a 1 an
Tous les soirs et pendant tout l’été, CNEWS vous propose un rendez-vous consacré à la politique de 21h à minuit
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00:00:00Autour de moi, Xavier Roffer, bonsoir, criminologue.
00:00:02Ça fait longtemps que vous n'avez pas vu Xavier Roffer.
00:00:04J'étais à l'étranger.
00:00:06Et de l'étranger, vous avez un peu regardé ce qui se passait ici.
00:00:10Je ne perds jamais cela de vue une minute.
00:00:12Vous avez vu qu'il y a eu quelques histoires qui concernaient la police.
00:00:16Bien sûr. Et la sécurité.
00:00:18Et la sécurité, évidemment, encore aujourd'hui, il y avait 3000 policiers,
00:00:22et gendarmes et agents municipaux qui étaient mobilisés pour l'automne de France.
00:00:26Tout s'est bien passé a priori.
00:00:28Si on a l'occasion, tout à l'heure, on pourra parler des mortiers d'artifices
00:00:32qui sont devenus un véritable fléau.
00:00:34Et Bruno Retailleau...
00:00:35Ça fait quand même 12 ans que ça dure.
00:00:36Oui, mais là, quand vous avez des machines qui sont capables de tirer 300 ou 400 balles en même temps,
00:00:42400 tirs en même temps, en quelques minutes, ça devient un danger à laquelle la police a du mal à faire face.
00:00:49Donc Bruno Retailleau veut agir, mais peut-être que c'est déjà trop tard.
00:00:55Non, ce n'est pas trop tard, mais il y a quelque chose de simple.
00:00:58D'après moi, il n'aurait pas fallu 12 ans pour en venir à bout.
00:01:02Il y a 3 ou 4 fabricants de ces mortiers en Europe.
00:01:05Ils sont tous au nord de l'Allemagne ou en République tchèque.
00:01:08Il suffit de mettre une voiture de gendarme sur la route et on les arrête pendant leur livraison.
00:01:12Pourquoi il faut 12 ans pour le faire ?
00:01:15Ça, c'est une bonne question.
00:01:16C'est ce qu'il faudrait poser à Bruno Retailleau.
00:01:18Je salue également Martin Garagnon.
00:01:20Bonsoir, porte-parole, on sent pour la République.
00:01:22Vous connaissiez Xavier Ruffert ?
00:01:23Oui.
00:01:24Quelques plateaux, quelques analyses, quelques constats, pas toujours les mêmes solutions.
00:01:28On est là pour en débattre.
00:01:29Bon, et Olivier Pardeau, bonsoir.
00:01:31Bonsoir.
00:01:31Avocat, évidemment, on a besoin de vos lumières pour beaucoup, beaucoup de sujets.
00:01:37Isabelle Piboulot est là.
00:01:39Bonsoir, ma chère Isabelle, pour le rappel des titres avant 22h.
00:01:46Bonsoir, Olivier.
00:01:46Bonsoir à tous.
00:01:47Dans le sud-ouest de l'Allemagne, un train de voyageurs a déraillé, faisant au moins 4 morts et plusieurs blessés.
00:01:54Une centaine de passagers se trouvaient à bord.
00:01:57L'accident s'est produit aux alentours de 18h, près de Riedlingen.
00:02:00Une enquête a été ouverte.
00:02:02A noter que le gouvernement allemand s'est engagé à investir plusieurs centaines de milliards d'euros,
00:02:07notamment pour moderniser les infrastructures ferroviaires vétustes.
00:02:11L'OMS alerte.
00:02:12La malnutrition atteint des niveaux alarmants dans la bande de Gaza.
00:02:16Un pic de décès en juillet a été observé selon l'organisme onusien.
00:02:20Alors que l'aide humanitaire était bloquée, les convois et parachutages d'aide ont désormais repris.
00:02:26L'Israël a annoncé faciliter leur passage et instaurer une pause quotidienne des combats dans certains secteurs.
00:02:32Enfin, en Écosse, accord conclu entre les États-Unis et l'UE.
00:02:36Ce dernier prévoit des droits de douane à hauteur de 15% sur les produits européens.
00:02:41L'UE s'est engagé à 750 milliards de dollars d'achat d'énergie et à 600 milliards d'investissements supplémentaires aux États-Unis.
00:02:50Les deux puissances économiques ont par ailleurs décidé de lever leurs droits de douane sur certains de leurs produits chimiques, agricoles et aéronautiques.
00:02:57– Historique cet accord, merci Isabelle.
00:03:01Historique cet accord a dit Donald Trump.
00:03:04A priori il sera enterriné évidemment puisque l'Europe et les États-Unis se sont mis d'accord.
00:03:10Est-ce que ça va changer nos vies là tout de suite maintenant ?
00:03:13Est-ce que ça va changer la vie des producteurs de cognac ?
00:03:16Est-ce que ça va changer la vie de ceux qui essayent d'exporter des vêtements ?
00:03:22Pour les Français, j'entends Martin Garagnon, c'est 15% de droits de douane.
00:03:27– Oui, on a vu que depuis quelques mois, les propositions douanières de Donald Trump étaient quand même un peu à géométrie variable.
00:03:34Donc attendons effectivement la validation de cet accord.
00:03:37Et surtout, notre objectif en France et évidemment en Europe, c'est de protéger aussi notre industrie, nos agriculteurs,
00:03:42le pouvoir d'achat de nos consommateurs, notre capacité à être une force économique internationale.
00:03:48Donc c'est aussi, on le voit, mais comme sur tous les sujets que l'on peut traiter au quotidien,
00:03:51que ce soit sur la sécurité, que ce soit sur les questions d'immigration, etc.,
00:03:54ça passe avant tout par l'Europe.
00:03:56Si l'Europe doit se faire entendre, elle ne peut se faire entendre que justement en étant unis.
00:04:00– On en reparlera tout à l'heure certainement de ces droits de douane,
00:04:06mais il y a eu un tel, ce qui est intéressant, c'est la pression,
00:04:09la pression était telle sur les Européens.
00:04:12Il y a eu, de la part de Donald Trump, une envie de peser, de mettre la pression.
00:04:20L'Europe aussi a répondu.
00:04:23On est arrivé jusqu'à 50% de droits de douane à un moment donné.
00:04:26Bon, on se retrouve à 15, on a failli y avoir 30.
00:04:28Ça a été vraiment une partie de poker menteur.
00:04:31– Ce n'est pas glorieux pour l'Europe.
00:04:33La façon dont l'Europe a été traitée, ne serait-ce que dans les images
00:04:38qui ont été données à voir tout à l'heure dans un des golfs de M. Trump en Écosse,
00:04:46entre deux poutres, il reçoit Mme Van der Leyen en lui disant
00:04:51que ça serait dans une heure que la décision serait prise.
00:04:54On a eu le sentiment, vrai ou fausse, on a eu le sentiment d'être des vassaux.
00:05:00Ce n'était pas ça la démarche européenne.
00:05:02La démarche européenne, c'était d'être un contrepoids aux États-Unis.
00:05:06L'Europe a des qualités, mais elle a une faiblesse.
00:05:10C'est sa désunion.
00:05:11Les Allemands ont choisi de sauver leur industrie,
00:05:16puisque tout le monde savait qu'à 15%, ce n'était pas une catastrophe.
00:05:19– Pour l'automobile.
00:05:20– Pour l'automobile allemande.
00:05:21Et à 30%, ça devenait très difficile.
00:05:25Mais c'est surtout le fait de toutes les concessions qui ont été faites,
00:05:29d'investissements aux États-Unis,
00:05:33d'obligations de se mettre sous les fourches codines des États-Unis.
00:05:39Bon, on a l'impression qu'on a un recul fort.
00:05:42Et honnêtement, quand on voit les images,
00:05:44je ne sais pas comment s'est faite la négociation à la délégation,
00:05:47mais vous sentiez qu'il y avait le maître et son élève.
00:05:50Et ça, ça fait mal à ceux qui ont toujours eu, comme sans doute vous-même, l'idéal européen.
00:05:57En fait, l'Europe est une puissance si elle voulait l'être.
00:06:01Elle n'est pas apparue comme une puissance.
00:06:02– En tout cas, on a vu Donald Trump, comme d'habitude, très à l'aise,
00:06:06répondant à toutes les questions.
00:06:07Et Mme Anderlein, coincée dans son siège, disant, oui, oui.
00:06:11– Et dans ses éléments de parole.
00:06:12– Je dis comme Donald Trump, effectivement.
00:06:14Et lui, disant, on arrive dans une heure où, de toute façon, on va régler vite la question.
00:06:20Puis de toute façon, vous avez bien compris que si vous ne voulez pas payer de droits de douane,
00:06:23venez vous installer aux États-Unis.
00:06:25C'est la grande conclusion.
00:06:27Il s'est adressé aux industriels.
00:06:29Vous ne voulez pas payer de droits de douane ?
00:06:31– Mais Olivier, derrière, il y a des emplois européens qui sont en jeu.
00:06:34– Je caricature, mais c'est exactement ce qu'il a dit, sur ces mots qu'il dit.
00:06:37– Et vous avez des emplois, vous l'avez dit, sur la viticulture, sur le cognac.
00:06:42Vous avez des emplois dans le luxe, qui est une des forces de la France.
00:06:48Vous avez des emplois dans les cosmétiques, qui sont une des forces de la France.
00:06:52On a des atouts, et ces atouts sont en recul.
00:06:54Le marché américain est un marché important pour nous.
00:06:57– Mais c'est d'autant plus important, enfin, ce que vous dites est tout à fait exact.
00:07:00C'est le sentiment, mais on sait que Donald Trump est un homme d'image et de communication.
00:07:06C'est pour ça que je reviens un tout petit peu en arrière,
00:07:07mais tous ceux qui ont pu se réjouir de l'espèce de rotomondade
00:07:11que Donald Trump a fait suite aux déclarations d'Emmanuel Macron
00:07:13sur la reconnaissance de l'État de peuple de Palestine,
00:07:16qui ont dit, vous voyez, il nous ridiculise, il nous humilie,
00:07:18mais tous ceux qui, en plus, ont fait ça, en général,
00:07:21se revendiquent comme des grands patriotes.
00:07:23Mais à quel moment vous pouvez vous réjouir qu'un président américain
00:07:26puisse chercher à humilier le président de la République française,
00:07:30qui est la voie qui, en Europe, porte le plus sur la politique internationale,
00:07:34si vous êtes véritablement un patriote,
00:07:36vous devez justement vous ranger de ce côté-là de l'histoire,
00:07:39c'est-à-dire de la souveraineté européenne.
00:07:41Il n'est pas acceptable que l'Europe puisse, effectivement,
00:07:43être traitée entre deux poutres, comme vous l'avez dit, avec beaucoup d'humour,
00:07:46sur un green en Écosse, quand le président américain a le temps ou pas de nous traiter.
00:07:52L'Europe est une superpuissance, il faut, effectivement, qu'on acte cela
00:07:55et qu'on agisse en tant que superpuissance.
00:07:57Ça nécessite de l'Union européenne.
00:07:58Il a simplement remis à sa place Emmanuel Macron en disant que c'était un franc-tireur,
00:08:03en quelque sorte, que sa voix ne pesait pas.
00:08:05Je vous rappelle juste que ce n'était pas la voix de l'Europe.
00:08:07Oui, enfin, Donald Trump s'est fait lire, il y a six mois,
00:08:09à la présidence des États-Unis, en politique internationale,
00:08:12avec trois promesses, la fin de la guerre en Ukraine,
00:08:15le règlement du conflit à Gaza,
00:08:17et le règlement du nucléaire iranien.
00:08:19À ce stade, il n'a rien fait.
00:08:20Donc, pour celui qui est le grand patron de la première puissance du monde,
00:08:24il a les méchants.
00:08:25Juste un mot, ce n'est pas le bon exemple,
00:08:27la reconnaissance de l'État palestinien.
00:08:28Je vais vous dire pourquoi.
00:08:29D'abord, parce que la France agit seule.
00:08:32Gise seule.
00:08:33Mais c'est un sujet, si vous voulez bien, on en reparlera tout à l'heure.
00:08:37Et surtout, à un moment donné, Donald Trump a dit vrai.
00:08:41Cette voix-là n'a pas pesé.
00:08:43Pas un otage a été libéré depuis la déclaration française.
00:08:45On en reviendra.
00:08:46Vous voulez ajouter quelque chose sur Donald Trump ?
00:08:48Oui, et que les États-Unis, traditionnellement et séculairement,
00:08:52n'ont pas de politique étrangère.
00:08:54Tout ce que fait Donald Trump est destiné au public américain.
00:08:58Donc, comme il traite Mme von der Leyen...
00:08:59Et au commerce.
00:09:01Si j'ai bien compris, Donald Trump n'a qu'un objectif, c'est le commerce.
00:09:04Commerce en faveur des gens qui ont voté pour lui aux États-Unis.
00:09:09Quand il traite Mme von der Leyen comme il la traite,
00:09:11c'est pour montrer, vous voyez, le boss, c'est moi.
00:09:13Et les autres, son déclin.
00:09:14Il a bien besoin de ça, d'ailleurs, le pauvre,
00:09:16parce qu'il s'est mis lui-même dans une affaire effroyable
00:09:20avec les histoires à la Epstein, etc.
00:09:22Donc, il a besoin qu'on parle d'autre chose.
00:09:25Allez, je voulais vous montrer...
00:09:26Nous aussi, on a besoin de parler d'autre chose.
00:09:27Je voulais vous montrer des images.
00:09:29Alors, d'abord, cette scène tournée aujourd'hui à la Madeleine.
00:09:33Manifestation, une manifestation à la Madeleine, ce matin, en pleine messe.
00:09:38Des militants pro-palestiniens qui étaient cachés parmi les fidèles se sont levés,
00:09:42ont pris la parole, ont perturbé la messe, ont brandi,
00:09:44l'arkéfié, vous voyez, pour dénoncer le silence de l'Église et la situation à Gaza.
00:09:50Là, je vous ai fait le résumé, mais on va rentrer un peu plus en détail,
00:09:53parce qu'on est avec Mgr Patric Chauvet, qui est le curé de la Madeleine.
00:09:57J'aimerais que vous... Bonsoir, tout d'abord.
00:09:59J'aimerais que vous me racontiez, vous nous racontiez précisément ce qui s'est passé,
00:10:04à quel moment ça s'est passé.
00:10:07Eh bien, écoutez, c'était à la messe du samedi soir, de samedi, hier.
00:10:12Et donc, elles étaient installées, mais là, vous les voyez sur les images avec des kéfiers,
00:10:18mais elles étaient un peu partout dans l'Assemblée,
00:10:21et personne ne pouvait imaginer que c'étaient des militantes pro-palestiniennes.
00:10:28Et la messe s'est bien déroulée.
00:10:31Elles ont au moins eu le privilège d'écouter mon homélie,
00:10:33puisqu'il y en a même eu la délicatesse de me dire que j'avais bien parlé.
00:10:38Donc, c'est déjà ça.
00:10:40Et au moment de la communion, ce qui est le moment pour nous quand même très important,
00:10:43qui est l'achèvement de l'Eucharistie,
00:10:47eh bien, elles se sont levées, elles ont mis leurs kéfiers,
00:10:52et elles ont crié, elles criaient tout tellement dans d'autres,
00:10:56avec des paroles différentes,
00:10:58ce qui fait que c'était un brouhaha infernal.
00:11:02J'ai essayé d'approcher l'une ou l'autre pour dire qu'elles pouvaient s'en aller.
00:11:07Heureusement, il y avait dans l'Assemblée deux policières en civil,
00:11:13car j'ai la grâce d'être à côté de la place Beauvau,
00:11:16elles travaillaient à la place Beauvau,
00:11:17et donc, elles ont essayé, pendant que l'une appelait la police,
00:11:23essayer de leur demander de partir.
00:11:25Elles n'ont pas voulu partir,
00:11:26et donc, nous avons attendu l'arrivée de la police pour évacuer,
00:11:31et pour que cette, je vais dire,
00:11:36on retrouve un peu le calme de la Madeleine.
00:11:39Bon, vous allez en rester là, mon Seigneur Chauvet ?
00:11:42Vous allez en rester là ?
00:11:43Non, je ne vais pas en rester là.
00:11:45Moi, je vais porter plainte, parce que je pense que les églises ne sont pas des lieux d'abord politiques.
00:11:54On n'a pas affaire de la politique.
00:11:55Deuxièmement, je pense qu'on ne peut pas perturber un culte au moment où c'est justement un temps de silence,
00:12:02de recueillement, et donc, ces personnes, j'allais dire, ont choqué.
00:12:08J'étais là surtout pour calmer certains fidèles qui étaient prêts, naturellement, à les disputer.
00:12:17Donc, tout s'est passé dans le calme,
00:12:20mais il n'empêche que je ne peux pas accepter qu'on perturbe nos liturgies.
00:12:26Voilà.
00:12:27Si j'avais un peu d'humour, je dirais qu'elles se sont trompées de maison.
00:12:32Juste en face, il y avait la Chambre des députés.
00:12:34Elles auraient mieux fait d'aller frapper à la porte des députés.
00:12:36Bon, restez.
00:12:38C'est effectivement le cas, mais je crois que ça arrive souvent.
00:12:40Les drapeaux palestiniens à l'Assemblée, c'est déjà arrivé.
00:12:44Ils sont déjà...
00:12:45Ça arrive souvent.
00:12:45Mais restez avec nous.
00:12:47C'est absolument hallucinant.
00:12:50C'est absolument hallucinant.
00:12:52C'est absolument pas correct, surtout.
00:12:55Et puis, je pense qu'elles se trompent de cible.
00:12:58Tout à fait.
00:12:59C'est absolument lamentable et honteux de venir perturber un office religieux.
00:13:03J'apporte d'ailleurs tout mon soutien à la communauté chrétienne et catholique de la Madeleine
00:13:06parce que l'Église, comme tous les lieux saints, sont pour les croyants des endroits
00:13:11où ils viennent pour le recueillement, pour la prière, pour la communion.
00:13:15Ça n'est pas un endroit pour faire des happenings politiques.
00:13:17Il y a en France la liberté de manifester et d'expression.
00:13:20Tous les jours, vous avez des manifestations à la Bastille ou à la République.
00:13:24Ce ne sont pas les lieux qui manquent pour manifester une opinion,
00:13:26quelle qu'elle soit d'ailleurs, qu'elle soit légitime ou pas.
00:13:29Mais ça n'est pas dans une Église.
00:13:30Mais attendez, Patrick Chauvet est avec nous, Monseigneur Chauvet.
00:13:33Simplement, elle vous reproche quoi ?
00:13:35De la non prise de parole de l'Église.
00:13:39En fait, on comprend bien parce qu'encore une fois,
00:13:41le pape a pris la parole ce matin pour dire son soutien
00:13:45à la population de Gaza.
00:13:48Il y a quelques jours, c'est vrai que l'armée israélienne
00:13:50a touché l'Église de Gaza.
00:13:55Et là encore, il y a eu l'émotion des Églises partout dans le monde.
00:13:59Elle vous reproche quoi exactement ?
00:14:02Eh bien parce que, ce que j'ai compris dans le brouhaha,
00:14:07c'est que l'Église se taisait et qu'on avait à dire la vérité,
00:14:15que c'était un génocide et que comment on pouvait rester silencieux.
00:14:20Et elle parlait des chrétiens d'Orient.
00:14:22La seule chose, c'est que celui qui présidait,
00:14:25c'était un prêtre qui venait de Beyrouth et qui connaît bien la situation.
00:14:29Alors, il a pu quand même dire à l'une ou l'autre
00:14:31qu'elles étaient mal placées en venant crier sur l'Église d'Orient.
00:14:40Donc, moi, oui ?
00:14:43Non, non, je voulais juste appuyer votre propos, Monseigneur,
00:14:46parce que, effectivement, moi je travaille au quotidien
00:14:48avec l'œuvre d'Orient de Monseigneur Gollnisch,
00:14:50avec le curé de Gaza, avec Monseigneur Pizabala.
00:14:54S'il y a bien un reproche qu'on ne peut pas faire à l'Église,
00:14:56c'est de se taire sur ce qui se passe à Gaza.
00:14:59Il y a un vrai travail, d'ailleurs, œcuménique qui est fait là-bas.
00:15:02Il y a une aide humanitaire qui est apportée au quotidien aux civils.
00:15:05Donc, c'est vraiment la mauvaise cible que de reprocher à l'Église catholique
00:15:08son silence sur ce qui se passe à Gaza et son inaction.
00:15:11Donc, c'est parfaitement scandaleux,
00:15:12déjà par principe de venir perturber un office religieux
00:15:16et en plus de faire porter sur l'Église catholique
00:15:18des reproches qui sont totalement infondés.
00:15:21Fabrice Akoun nous a rejoint, je le salue,
00:15:23vous voulez peut-être commenter ce qui s'est passé ?
00:15:26Vous avez vu ces images en même temps que nous ?
00:15:27En fait, on n'est pas étonné,
00:15:29parce que finalement,
00:15:31ceux qui réagissent aujourd'hui ici
00:15:33sont très souvent des laïcars
00:15:35qui s'en prennent à l'Église
00:15:37comme ils s'en prennent aux Juifs.
00:15:38C'est-à-dire qu'en fait, il faut bien comprendre
00:15:39que ce conflit a dépassé largement
00:15:41les frontières d'Israël et de Gaza.
00:15:44Ce conflit, c'est un conflit
00:15:45entre d'un côté le monde libre
00:15:47et d'un côté un certain nombre de personnes
00:15:49qui continuent à accuser.
00:15:50Parce qu'Israël est considéré aujourd'hui
00:15:52comme le fer de lance de l'Occident.
00:15:54Donc ce n'est pas étonnant
00:15:55qu'ils s'attraient à cause d'Église.
00:15:56Si vous voulez, Israël n'est pas considéré
00:15:57seulement comme l'État juif,
00:15:58c'est aussi considéré comme la pointe,
00:16:00le fer de lance de l'Occident
00:16:01dans ce territoire-là.
00:16:03Et donc, il y a une espèce d'affrontement.
00:16:04Moi, j'aimerais bien voir les mêmes personnes
00:16:06aller à la grande mosquée de Paris,
00:16:08faire la même chose
00:16:09pour dénoncer le sort des chrétiens d'Orient.
00:16:12Il y a encore eu récemment
00:16:13une mosquée, une église
00:16:15qui a été attaquée.
00:16:16Il y en a très régulièrement.
00:16:17Je veux dire, en Égypte,
00:16:18les Coptes font l'objet
00:16:19d'un massacre systématique.
00:16:21Et on n'entend pas du tout
00:16:22ces personnes-là aller manifester.
00:16:24Il y a une espèce d'amalgame
00:16:25qui est fait là
00:16:26et qui n'est jamais fait
00:16:27quand il s'agit d'autres confessions.
00:16:28Olivier Pardo, après on remerciera Monseigneur.
00:16:31Non, mais je trouve que
00:16:32l'expression a été parfaite de Monseigneur.
00:16:37Parce qu'au fond, il dit deux choses.
00:16:39Il dit, un,
00:16:40ils sont venus alors qu'il y avait un prêtre
00:16:42du Liban qui était là,
00:16:44et qu'on connaissait quand même un peu plus
00:16:46que ceux qui manifestaient.
00:16:48Moi, ce qui me rend triste
00:16:51mais révolté,
00:16:53c'est de voir la bêtise,
00:16:55mais la bêtise dans laquelle
00:16:57ces gens-là se mettent.
00:16:59Je les vois là, dans une église,
00:17:02alors que vous l'avez fort bien dit, Olivier,
00:17:05l'église est extrêmement proactive
00:17:08pour essayer de protester,
00:17:10de faire son rôle humanitaire.
00:17:12c'est comme un peu toute chose gardée par ailleurs,
00:17:16toute raison gardée par ailleurs,
00:17:17c'est comme un peu ces homosexuels
00:17:19ou ces LGBT qui soutiennent le ramasse
00:17:23alors que le ramasse à Gaza
00:17:26prend les homosexuels
00:17:27et les jette du haut des immeubles
00:17:29pour donner des exemples.
00:17:32Vous voyez cette méconnaissance.
00:17:34Et enfin, un dernier point,
00:17:35très court,
00:17:36le terme de génocide
00:17:38est un terme faux.
00:17:40Faux dans la réalité,
00:17:41mais surtout faux juridiquement.
00:17:43Aucune cour,
00:17:44aucune cour
00:17:45n'a reconnu le génocide.
00:17:48Et mieux encore,
00:17:50la Cour pénale internationale,
00:17:51j'ai eu l'honneur de défendre
00:17:52Benjamin Netanyahou,
00:17:53la Cour pénale internationale
00:17:55qui avait fait le mandat d'arrêt,
00:17:57la Chambre d'appel
00:17:58a annulé l'ensemble des décisions là-dessus.
00:18:00Et là, ils ne savent rien.
00:18:01Ils répètent, ils répètent
00:18:03jusqu'à ce que ça rentre dans la tête des gens.
00:18:05C'est un peu la vieille formule.
00:18:07Calomnier, calomnier,
00:18:08il en restera toujours quelque chose.
00:18:09On salue Monseigneur Patrick Chauvet.
00:18:11Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous.
00:18:15Et je retiens donc cette plainte
00:18:17que vous allez déposer.
00:18:18Merci de nous avoir raconté précisément
00:18:20ce qui s'était passé.
00:18:21Vous devez réagir à ce qu'a dit Olivier Pardot
00:18:23sur le génocide,
00:18:24sur la notion de génocide ?
00:18:26Non, tout ça me paraît absolument impeccable.
00:18:28Mais je voulais simplement dire une chose,
00:18:30que l'attitude des jeunes gens
00:18:31et des jeunes filles qui font ça...
00:18:32Pas si jeunes, là.
00:18:33Ils ne sont pas si jeunes, je vous ai remarqué.
00:18:34des gens qui font ça.
00:18:37Tiens un peu au fait aussi
00:18:39que quand la politique n'est plus dans les lieux
00:18:41où la politique doit se faire,
00:18:43eh bien ça fuite
00:18:44et ça se répand absolument partout.
00:18:46Et donc dans des endroits
00:18:48ou dans des églises
00:18:49ou dans des stades
00:18:50ou dans des lieux comme ça,
00:18:51c'est un peu une conséquence fatale.
00:18:53Sans parler des facs,
00:18:54des enjeux, etc.
00:18:56Bon, tout ça pour vous dire que
00:18:57il me semble que depuis
00:18:59qu'Emmanuel Macron a décidé d'annoncer,
00:19:01il a dit « j'ai décidé »
00:19:03la reconnaissance de l'État palestinien,
00:19:04en fait rien ne va.
00:19:05Le message ne passe pas.
00:19:07Personne ne l'entend.
00:19:08Au contraire, on assiste même,
00:19:09il me semble,
00:19:10à une radicalisation encore plus grande.
00:19:12Je vais vous donner un exemple.
00:19:13Il y a cette jeune chanteuse
00:19:14que vous ne connaissez sans doute pas,
00:19:16qui s'appelle
00:19:16Zao de Sagazan,
00:19:17qui a réclamé à Emmanuel Macron
00:19:19de ne plus utiliser les chansons
00:19:21tant qu'il laisse faire le massacre à Gaza.
00:19:23Tant qu'il laisse faire.
00:19:24Bon.
00:19:25Dans la minute,
00:19:25Emmanuel Macron a répondu
00:19:27sur les réseaux sociaux
00:19:28« J'ai lu vos mots,
00:19:29je les entends,
00:19:30je les ressens ».
00:19:32Réponse, encore une fois,
00:19:33à la minute,
00:19:33à la colère de cette chanteuse
00:19:35qui est déchirée, évidemment,
00:19:36parce qu'elle vit à 4 000 km de Gaza,
00:19:41donc il faut comprendre son déchirement.
00:19:44Emmanuel Macron, je le répète,
00:19:45a répondu instantanément.
00:19:47Ce à quoi notre ami Arnaud Benedetti
00:19:49a répondu du comité de soutien
00:19:50de Boilem-Sensal,
00:19:52il a écrit « Par contre,
00:19:53les deux filles de Boilem-Sensal
00:19:55attendent toujours une réponse
00:19:57suite à leur lettre adressée
00:19:59à Emmanuel Macron.
00:20:01Voici plus de 5 mois. »
00:20:03Donc ça va bien,
00:20:04l'émotion à géométrie variable,
00:20:05ça suffit.
00:20:07Tout est dit, en fait.
00:20:08Tout est dit.
00:20:09On a un président
00:20:11qui est un influenceur, en fait.
00:20:13C'est-à-dire que c'est un Instagrammeur,
00:20:15il répond sur le moment,
00:20:17il utilise l'IA pour faire des facéties.
00:20:20Donc, à partir du moment
00:20:21où il est complètement démonétisé
00:20:23et complètement discrédité en France,
00:20:25il essaie d'exister encore.
00:20:27Et il existe à travers
00:20:28soit des facéties,
00:20:30soit des déclarations à n'importe qui,
00:20:31ce qui nous discrédite.
00:20:32Parce qu'il a fait ça, encore une fois,
00:20:34comme pour l'Ukraine,
00:20:35en dehors de toute concertation européenne.
00:20:37Et ça, c'est un vrai souci
00:20:38quand on veut une Europe unie
00:20:40avec une diplomatie unique.
00:20:41Non, mais, Fabrice,
00:20:44moi, je ne peux pas me satisfaire de cela.
00:20:47C'est-à-dire que j'ai vraiment,
00:20:48je ressens une douleur
00:20:49de cette situation,
00:20:51de cette reconnaissance.
00:20:53D'abord, parce qu'elle est en contradiction
00:20:55avec ce qu'il a dit lui-même.
00:20:57Il pose des conditions
00:20:58il y a quelques mois,
00:20:59quelques jours même,
00:21:00quelques semaines.
00:21:01Il pose quatre conditions
00:21:02à la reconnaissance.
00:21:04Première condition,
00:21:05la libération des otages.
00:21:06Il y a toujours 50 otages.
00:21:08On pense qu'il n'y en a plus que 20 vivants,
00:21:09mais il y a 50 otages.
00:21:12Deuxième condition,
00:21:14que le ramasse
00:21:14quitte la bande de Gaza.
00:21:18Autorité du ramasse.
00:21:19Le ramasse est toujours présent.
00:21:21Il est même de plus en plus présent.
00:21:22Il a félicité Emmanuel Macron
00:21:24pour sa décision.
00:21:25C'est une réalité.
00:21:26C'était les conditions
00:21:27posées par le président de la République.
00:21:29Troisième condition.
00:21:31Troisième condition.
00:21:32Une réforme de l'autorité palestinienne.
00:21:34Marc Boutabas
00:21:35est toujours à la tête
00:21:37de l'autorité palestinienne.
00:21:39Aucune élection n'est en perspective.
00:21:41Quatrième condition
00:21:42posée par le président Macron lui-même.
00:21:44Quatrième condition.
00:21:45C'est factuellement ce qu'il faut.
00:21:47Non mais quatre conditions
00:21:48qu'il a posées lui-même.
00:21:49Quatrième condition
00:21:50que les pays limitrophes
00:21:53entendaient essentiellement le Liban
00:21:55reconnaissent
00:21:57et la Syrie,
00:21:58mais la Syrie c'est sur le point de se faire,
00:22:00reconnaissent l'État d'Israël.
00:22:02Aucune de ces conditions n'est marquée.
00:22:03Le jour où il fait cette déclaration,
00:22:06le ramasse,
00:22:06refuse l'accord
00:22:08qui permettait
00:22:09un cessez-le-feu et une libération.
00:22:11Voilà la réalité.
00:22:12Rien n'est faux là-dedans,
00:22:13Martin Garion.
00:22:14Rien n'est pas faux.
00:22:15Mais rien n'est faux.
00:22:16C'est quatre conditions
00:22:17posées par le président Macron.
00:22:18Oui, oui.
00:22:19Sur la déclaration
00:22:21du président de la République,
00:22:22vous avez deux éléments.
00:22:23Vous avez le texte qu'il a écrit
00:22:24et vous avez la publication
00:22:25de la lettre
00:22:25envoyée à Mahmoud Abbas.
00:22:27Donc ce sont deux éléments.
00:22:28Il faut bien les lire intégralement.
00:22:30Parce que vous retrouvez
00:22:31exactement les conditions
00:22:33que vous venez d'évoquer
00:22:34qui sont toujours actuelles.
00:22:36Il n'y a pas à ce stade.
00:22:37Il annonce,
00:22:37le président Emmanuel Macron
00:22:38annonce en septembre
00:22:39une reconnaissance
00:22:41de l'État de la Palestine.
00:22:42Vous dites,
00:22:43Mahmoud Abbas,
00:22:44il n'y a pas de projection
00:22:45d'élection en Palestine.
00:22:47C'est faux
00:22:48puisque Mahmoud Abbas
00:22:48est engagé à la tenue
00:22:50de l'élection.
00:22:50Est-ce qu'en septembre ?
00:22:52Est-ce qu'en septembre ?
00:22:53Non mais pardon,
00:22:54est-ce qu'en septembre
00:22:54ces conditions auront changé ?
00:22:56Est-ce qu'en septembre
00:22:57ces conditions...
00:22:57J'aimerais juste
00:22:58vous démontrer point par point
00:22:59la démontation de l'État.
00:22:59Mais vous ne pouvez pas démontrer
00:23:00parce qu'en septembre,
00:23:01septembre,
00:23:02rien n'aura changé.
00:23:03Rien n'aura changé en septembre.
00:23:04Au moment où il sera
00:23:06devant l'Assemblée
00:23:07des Nations Unies
00:23:07et il dira
00:23:08je proclame au nom de la France
00:23:11l'État palestinien,
00:23:12je reconnais l'État palestinien,
00:23:13rien n'aura changé.
00:23:14Le ramas sera encore là,
00:23:16les otages seront encore
00:23:17dans les tunnels
00:23:18et le pays ne sera pas désermé.
00:23:21Une fois de plus,
00:23:23il y a une confusion
00:23:24qui est faite
00:23:25et parfois malheureusement
00:23:27à dessein
00:23:27pour instrumentaliser
00:23:29comme ça se fait
00:23:30de toute façon
00:23:30depuis des années
00:23:32par tout le monde
00:23:33ou par tous ceux
00:23:33qui ont un intérêt
00:23:34à instrumentaliser
00:23:35pour des raisons
00:23:36de politique intérieure
00:23:37ce conflit.
00:23:38Il n'a jamais été dit
00:23:39que cette reconnaissance
00:23:41d'un État de Palestine
00:23:42équivalait à une reconnaissance
00:23:43du ramas.
00:23:44Ça a pourtant été
00:23:45pour beaucoup
00:23:46Non mais pourquoi
00:23:48le faire maintenant
00:23:49puisqu'il met lui-même
00:23:50sur la table
00:23:51des conditions
00:23:51Mais les conditions
00:23:52elles n'ont pas été évacuées
00:23:53d'un revers demain.
00:23:54Alors pourquoi en septembre
00:23:55il dit qu'en septembre
00:23:56ça sera fait ?
00:23:56Maître Pardot
00:23:57a dit quelque chose
00:23:58une fois de plus
00:23:59qui factuellement
00:24:00est inexact
00:24:00vous avez dit
00:24:01le ramas n'a jamais été
00:24:02aussi présent.
00:24:03Moi j'ai entendu
00:24:03les propos de l'ambassadeur
00:24:05d'Israël en France
00:24:05qui a dit
00:24:06on a décimé le ramas
00:24:07on a tué 21 000
00:24:08dérondistes en armes
00:24:10Si le ramas
00:24:10n'était plus là
00:24:11les otages seraient là.
00:24:12C'est simple
00:24:13les otages sont mécaniques
00:24:14Si le ramas quitte
00:24:16les otages sont libérés
00:24:18Cinquante personnes
00:24:19Le ramas n'a jamais été
00:24:21si fort
00:24:21parce qu'ils ont réagi
00:24:22à la déclaration
00:24:23d'Événé Macron
00:24:23Mais évidemment
00:24:23ils ont réagi
00:24:24ils ont félicité
00:24:25Vous pouvez faire
00:24:26un communiqué de presse
00:24:26C'est pas le sujet d'Israël
00:24:28où même Tchal explique
00:24:29que le ramas n'a jamais été
00:24:31aussi faible que maintenant
00:24:32et de manière générale
00:24:33les ennemis d'Israël
00:24:34de la région
00:24:34n'ont jamais été aussi faibles
00:24:36Le Hezbollah au Liban
00:24:37L'Iran après les frappes
00:24:38juste d'Israël
00:24:40sur des installations
00:24:41nucléaires iraniennes
00:24:42c'est le moment justement
00:24:43Donald Trump tout à l'heure
00:24:45a dit encore
00:24:46Donald Trump a dit
00:24:47à quel point l'Iran
00:24:48était présent
00:24:49continuait à fournir
00:24:50de l'argent
00:24:51et des moyens
00:24:51au ramas
00:24:52et que si l'accord de paix
00:24:54n'avait pas été trouvé
00:24:55c'était uniquement
00:24:56du fait du ramas
00:24:57qu'il ne voulait pas
00:24:58mais on l'entendra tout à l'heure
00:24:59le président des Etats-Unis
00:25:02on a encore d'autres sujets
00:25:03Xavier Hoffer
00:25:04Vous allez faire l'arbitre ?
00:25:06Non non je ne veux pas faire l'arbitre
00:25:08je veux en revenir
00:25:08au point essentiel
00:25:09s'il y a une négociation
00:25:11c'est qu'à l'heure actuelle
00:25:13et c'est un motif d'inquiétude
00:25:14le Hamas n'est pas battu militairement
00:25:17c'est faux
00:25:18ce sont des amis israéliens
00:25:19militaires
00:25:20qui me le disent
00:25:21d'une part
00:25:22Il est moins en forme
00:25:23qu'il y a quelques mois quand même
00:25:24heureusement
00:25:25parce que de ça
00:25:26il a fait quand même le boulot
00:25:27mais il y a encore des militaires
00:25:28il y a encore des militaires israéliens
00:25:31qui meurent tous les jours
00:25:32il y a encore des actions
00:25:33sur le terrain tous les jours
00:25:35il y a des combats
00:25:37il y a des soldats israéliens
00:25:37qui sont tués tous les jours
00:25:38évidemment
00:25:38mais le constat qui est partagé
00:25:39par l'armée israélienne
00:25:40c'est de dire
00:25:41on a affaibli considérablement
00:25:43les moyens
00:25:43mais une guerre ça se gagne monsieur
00:25:44ça se gagne à la fin
00:25:47vous savez comment on gagne une guerre ?
00:25:49par la capitulation
00:25:51ou l'anéantissement de l'ennemi
00:25:53il n'y a pas 36 moyens ?
00:25:54ce que je voulais dire
00:25:55c'est que
00:25:56les gens n'ont pas idée
00:25:58de ce que c'est
00:25:58que la bande de Gaza
00:25:59ça a la superficie
00:26:01de la ville d'Arla
00:26:02en France
00:26:03que la cinquième armée du monde
00:26:06depuis 661 jours
00:26:08n'est pas réussi
00:26:09à exterminer
00:26:10c'est quand même grave
00:26:12on va y revenir dans un instant
00:26:15on écoutera Donald Trump
00:26:17on verra ce qui s'est passé aujourd'hui
00:26:19l'aide humanitaire
00:26:20on évoquera toutes ces questions
00:26:21et puis aussi
00:26:22on parlera de cette manifestation
00:26:23devant le comptoir de Vueling
00:26:26parce qu'il y a des gens
00:26:28qui sont très très en colère
00:26:29contre l'attitude de Vueling
00:26:30contre ces jeunes juifs
00:26:32qui ont été sortis
00:26:33manu militari d'un avion
00:26:35on y revient dans un instant
00:26:36La suite de votre 100% politique
00:26:41était avec
00:26:42je le rappelle
00:26:42Xavier Roffer
00:26:43criminologue
00:26:44avec Fabrice Hakoun
00:26:45essayiste et entrepreneur
00:26:47Martin Garagnon
00:26:48porte-parole
00:26:48Ensemble pour la République
00:26:49et Olivier Pardot
00:26:50qui est avocat
00:26:52Alors
00:26:52l'affaire Vueling
00:26:54je voulais qu'on en reparle
00:26:55parce que
00:26:55c'est vraiment
00:26:56le sommet du panier
00:26:58avec une campagne
00:26:59mais une campagne
00:26:59sur les réseaux sociaux
00:27:01qui est absolument
00:27:01abominable
00:27:02il y a des hashtags
00:27:03je suis Vueling
00:27:04je suis Vueling
00:27:06c'est-à-dire avec des gens
00:27:07qui reprennent les propos
00:27:08du ministre espagnol
00:27:10des Transports
00:27:10je ne sais pas si on peut
00:27:11les revoir
00:27:11les propos de cet homme-là
00:27:13qui parle de
00:27:14de sale petit morveux
00:27:15avant de voir la manifestation
00:27:20je voulais juste
00:27:20qu'on revoie les propos
00:27:21du ministre espagnol
00:27:23des Transports
00:27:23s'il vous plaît
00:27:24donc qui parle
00:27:25des enfants
00:27:27comme de sale petit morveux
00:27:31vraiment israélien
00:27:34qui à n'en pas douter
00:27:35ont mis en danger
00:27:36par leur comportement
00:27:38tout un équipage
00:27:39voilà tout un vol
00:27:40les patriotes
00:27:41soutiendront-ils
00:27:42Vueling
00:27:42qui s'appelle
00:27:42Oscar Point System
00:27:43les défenseurs
00:27:44de l'ordre public
00:27:45soutiendront-ils
00:27:46la sécurité aérienne
00:27:46les xénophobes
00:27:48soutiendront-ils
00:27:48la compagnie aérienne espagnole
00:27:50ou seront-ils tous unis
00:27:52derrière les gosses israéliens
00:27:53c'est une traduction
00:27:54approximative
00:27:56de l'espagnol
00:27:56c'est plus que ça
00:27:57c'est les morveux
00:27:58israéliens
00:27:58déjà plusieurs remarques
00:28:01vous avez sans doute
00:28:02entendu
00:28:03c'est passé
00:28:03sur votre antenne
00:28:05les témoins
00:28:05alors on va le dire
00:28:07puisqu'on en est là
00:28:08qui ne sont pas juifs
00:28:10donc vous voyez
00:28:11déjà je suis obligé
00:28:12d'utiliser ce terme là
00:28:14pour donner
00:28:15un sentiment d'objectivité
00:28:16je n'aurais jamais cru
00:28:17devoir un jour
00:28:19dire que pour crédibiliser
00:28:20une parole
00:28:21il fallait faire référence
00:28:23au certificat de baptême
00:28:24de la personne
00:28:25qui parle
00:28:26on en est là
00:28:27qui vient dire
00:28:28qui vient raconter l'histoire
00:28:29avec une tranquillité totale
00:28:32en expliquant
00:28:32ce qui s'est passé
00:28:33en disant
00:28:34qu'il n'y a eu
00:28:34aucune manifestation
00:28:35des enfants
00:28:37qui sont sortis tranquillement
00:28:38ça c'est le premier point
00:28:39deuxième point
00:28:40il parle de gosses israéliens
00:28:42espérons que c'est
00:28:43une erreur de traduction
00:28:44ah non
00:28:45c'est pas une erreur de traduction
00:28:46alors ça veut dire
00:28:47que
00:28:47alors vous voyez
00:28:49c'est merveilleux Olivier
00:28:50parce que
00:28:51c'est la démonstration
00:28:52juif
00:28:53égal israélien
00:28:54israélien
00:28:55égal juif
00:28:56donc
00:28:57si vous êtes juif
00:28:58vous êtes sioniste
00:28:58vous êtes pro-israélien
00:28:59vous êtes génocidaire
00:29:01A plus B plus C
00:29:02dernier point
00:29:03information
00:29:04que donne
00:29:05la presse israélienne
00:29:06le pilote
00:29:08qui donne
00:29:09les ordres
00:29:11information
00:29:11que j'ai vue
00:29:12sur la chaîne numéro 12
00:29:13mais vous pouvez
00:29:14le prendre
00:29:14dans le communiqué
00:29:15de Wailing
00:29:17deuxième communiqué
00:29:18il donne son nom
00:29:19alors
00:29:19il était l'instructeur
00:29:21pardonnez du peu
00:29:23des terroristes
00:29:24qui ont fait
00:29:25le 11 septembre
00:29:27il a même écrit
00:29:27un livre
00:29:28il a signé un livre
00:29:29pour expliquer
00:29:29que c'était pas lui
00:29:30qu'il savait pas
00:29:30etc
00:29:31ça fait gros
00:29:31quand même
00:29:32non
00:29:32je parle devant
00:29:34monsieur Loeffer
00:29:34qui est un grand criminologue
00:29:35ça fait quand même
00:29:37énorme
00:29:37comme comportement
00:29:39qui est un comportement
00:29:40déviant
00:29:41qui justifie
00:29:42là vraiment
00:29:44un haut le coeur
00:29:45face à cette situation
00:29:47Xavier Roeffer
00:29:48va vous répondre
00:29:48simplement
00:29:49vous avez aperçu
00:29:49les images
00:29:50on va les remettre
00:29:50il y a eu une manifestation
00:29:52tout à l'heure
00:29:52à Orly
00:29:53c'était devant
00:29:54le comptoir
00:29:55Vuéling
00:29:56voilà
00:29:57du collectif
00:29:59Nous vivrons
00:30:00créé après le pogrom
00:30:01du 7 octobre
00:30:02qui a manifesté
00:30:03sa colère
00:30:05et qui exige
00:30:06mais qui exige
00:30:07des excuses
00:30:08je vous propose
00:30:09d'écouter sa porte-parole
00:30:10On parle d'enfants
00:30:12qui ont été
00:30:13virés
00:30:14manu militari
00:30:15considérés
00:30:16comme des israéliens
00:30:17puisque la guardia
00:30:18en les réceptionnant
00:30:18a cru que c'était des israéliens
00:30:20et la boucle a été bouclée
00:30:21quand le ministre
00:30:21des transports espagnols
00:30:22a appelé sur twitter
00:30:24les espagnols patriotes
00:30:25à soutenir
00:30:27la guardia
00:30:27et Vuéling
00:30:28contre je cite
00:30:29les gamins israéliens
00:30:30ce qui a incité
00:30:31le ministre des affaires étrangères
00:30:32français à monter au créneau
00:30:33donc nous
00:30:34ce qu'on veut dénoncer
00:30:35aujourd'hui
00:30:35c'est ce biais antisioniste
00:30:37et c'est ce biais antisémite
00:30:38dont les juifs sont victimes
00:30:39depuis deux ans
00:30:40en fait cette affaire
00:30:40elle est à l'image
00:30:42du climat antisémite
00:30:44qui s'est installé
00:30:45depuis deux ans
00:30:45on n'a aucune raison
00:30:47ne motiver
00:30:48un tel traitement
00:30:49avec une telle violence
00:30:50contre des enfants
00:30:51donc le biais antisémite
00:30:52est à prendre en considération
00:30:54et Vuéling
00:30:55doit s'excuser
00:30:56alors des excus
00:30:57c'est le minimum
00:30:58en réalité
00:30:58il faut une enquête
00:30:59une véritable enquête
00:31:01pour savoir
00:31:01effectivement
00:31:02si c'est dû
00:31:03à la personnalité
00:31:04d'une manière ou d'une autre
00:31:05du pilote
00:31:05qui est tout puissant
00:31:06à l'intérieur d'un avion
00:31:07ce qui est vrai
00:31:08c'est lui qui décide
00:31:09de ce qui se passe
00:31:10dans son avion
00:31:11et qui décide d'agir
00:31:12mais il faut une véritable enquête
00:31:14si on ne croit pas
00:31:15ces gamins
00:31:16ces morveux
00:31:17israéliens
00:31:17comme le dit
00:31:18le ministre des transports
00:31:19en ce qui concerne
00:31:21le pilote
00:31:22l'affaire
00:31:23des tours
00:31:25du 11 septembre
00:31:26date de 25 ans
00:31:27à l'époque
00:31:28la société
00:31:31dans laquelle
00:31:32on apprenait
00:31:32l'école de pilotage
00:31:34a été prévenir
00:31:35la police
00:31:36en Floride
00:31:38je vous montre
00:31:38en même temps
00:31:39la couverture
00:31:40du livre qu'il a écrit
00:31:41ils ont été prévenir
00:31:42la police
00:31:42et la police
00:31:45leur a répondu
00:31:45circuler
00:31:46il n'y a rien à voir
00:31:47le pilote
00:31:48et le patron
00:31:49de l'entreprise
00:31:50d'apprentissage
00:31:51de pilotage
00:31:52ont été voir
00:31:54la police
00:31:55je crois
00:31:55le FBI
00:31:56le bureau du FBI
00:31:57à Miami
00:31:57et leur ont dit
00:31:59c'est quand même bizarre
00:32:00il y a des individus
00:32:01qui viennent chez nous
00:32:02ils veulent apprendre
00:32:03à piloter les avions
00:32:04ils veulent apprendre
00:32:05à décoller
00:32:05ils veulent apprendre
00:32:06à voler à l'horizontale
00:32:08mais atterrir
00:32:08ça ne les intéresse pas
00:32:09vous ne trouvez pas ça curieux
00:32:11et le FBI
00:32:12leur a répondu
00:32:13circuler
00:32:14il n'y a rien à voir
00:32:15c'est à dire que
00:32:16les gens en question
00:32:17ont été interviewés
00:32:18hélas
00:32:19le mal a été fait
00:32:20c'était le 13 août
00:32:21dans septembre
00:32:22on les connait
00:32:23on avait été prévenir
00:32:23à la police
00:32:24donc je ne pense pas
00:32:25que l'individu en question
00:32:27puisse être considéré
00:32:28comme complice
00:32:29de quoi que ce soit
00:32:30je ne dis pas qu'il est complice
00:32:31je dis simplement
00:32:32qu'il avait peut-être
00:32:34gros sur la patate
00:32:35de ces accusations
00:32:37qui ont duré
00:32:39qui ont été maintenues
00:32:40contre lui
00:32:40pendant des années
00:32:41et que
00:32:42la coïncidence
00:32:43vous savez que dans la vie
00:32:44il y a rarement
00:32:45des coïncidences
00:32:46la coïncidence
00:32:47est un peu forte
00:32:48parce que ça
00:32:48c'est lui qui réagit
00:32:49comme ça en disant
00:32:50vous les expulsez
00:32:51vous savez pourquoi
00:32:52vous savez pourquoi
00:32:53parce qu'ils ont parlé hébreu
00:32:56c'est ça
00:32:56pour l'instant
00:32:57je ne sais pas
00:32:58s'ils ont parlé
00:32:58mais il y a eu un mot
00:32:59il y a eu un mot hébreu
00:33:00de toute façon
00:33:01dans tous les cas
00:33:02c'est inexcusable
00:33:03impardonnable
00:33:04et injustifiable
00:33:05c'est à dire que
00:33:05là on a un cas de figure
00:33:07où tout est avéré
00:33:07vous avez des témoins
00:33:09qui vous disent
00:33:09qu'effectivement
00:33:10les enfants se comportaient
00:33:11de façon correcte
00:33:11et puis ça reste des enfants
00:33:12enfin je veux dire
00:33:13on parle de jeunes
00:33:14vous savez quand même
00:33:15quand vous voyez
00:33:15la tolérance aujourd'hui
00:33:16des pays européens
00:33:17à l'égard des racailles
00:33:18et de ce qui se passe
00:33:19et quand vous voyez
00:33:20la tolérance
00:33:21de l'ensemble des démocraties
00:33:22vis-à-vis de gens
00:33:23qui se comportent
00:33:24bien plus mal que ça
00:33:25et tout d'un coup
00:33:25on fait preuve
00:33:26d'une sévérité extrême
00:33:28vous avez ces deux grands gaillards
00:33:29qui maîtrisent
00:33:30cette gamine de 21 ans
00:33:31qui la plaquent au sol
00:33:32etc
00:33:33alors que les policiers
00:33:34eux-mêmes disent
00:33:35qu'aujourd'hui
00:33:35ils n'ont plus le droit
00:33:36de faire ce type de plaquage
00:33:37parce que ça fait courir
00:33:38un risque sur la vie des gens
00:33:39etc
00:33:39enfin on est complètement
00:33:40on est dans un film d'horreur
00:33:43c'est une horreur
00:33:44c'est-à-dire que
00:33:44tout est injustifiable
00:33:46et aujourd'hui
00:33:46vous avez des gens
00:33:47qui tentent de justifier ça
00:33:48vous avez des journalistes
00:33:50comme Schneiderman
00:33:51par exemple
00:33:51ou d'autres
00:33:52qui essayent effectivement
00:33:53de justifier ça
00:33:54vous avez
00:33:54enfin on est
00:33:56on a l'impression
00:33:56d'être revenu dans les années 30
00:33:57c'est la première fois
00:33:58que je le dis
00:33:58ça fait des années
00:33:59qu'on me dit
00:34:00l'antisémitisme
00:34:01je veux dire
00:34:01arrêter de crier au loup
00:34:02parce que c'est fatigant
00:34:04de parler d'antisémitisme
00:34:06en permanence
00:34:06etc
00:34:07mais là pour la première fois
00:34:08je vous dis
00:34:08on a l'impression
00:34:09d'être revenu dans les années 30
00:34:10je vais vous raconter
00:34:11juste une anecdote
00:34:11en deux mots
00:34:12une jeune fille a essayé
00:34:13de s'inscrire récemment
00:34:14dans une université
00:34:15elle a voulu rejoindre
00:34:16le groupe Whatsapp
00:34:17de l'université
00:34:19enfin des gamins de l'université
00:34:20des jeunes de l'université
00:34:21elle a un prénom
00:34:22à cause de son nom
00:34:23c'est braïque
00:34:23ils lui ont sauté à la gorge
00:34:25en lui disant
00:34:25tu es sioniste
00:34:26qu'est-ce que c'est que ce prénom
00:34:28et s'en est suivi
00:34:30un harcèlement
00:34:30qui l'a obligé à reculer
00:34:31enfin vous vous rendez compte
00:34:33où on en est aujourd'hui
00:34:35c'est-à-dire que
00:34:35cette cause palestienne
00:34:36dont on dit depuis 30 ans
00:34:37qu'elle est instrumentalisée
00:34:38par la gauche
00:34:39qui s'en fout des palestiniens
00:34:40comme de leur première chaussette
00:34:41la gauche en a rien à faire
00:34:42des palestiniens
00:34:43parce que sinon
00:34:44elle s'intéresserait aux yézidis
00:34:45sinon elle s'intéresserait aux ouïghours
00:34:46sinon elle s'intéresserait aux rohingyas
00:34:48donc elle ne s'intéresse
00:34:48qu'aux israéliens
00:34:49et qu'aux palestiniens
00:34:51parce que
00:34:51ce sont les juifs
00:34:52qui sont effectivement
00:34:53entre guillemets
00:34:54du mauvais côté
00:34:54et voilà ce qui arrive aujourd'hui
00:34:56c'est à force d'instrumentaliser
00:34:57la gauche sert de ça
00:34:59pour réinstaurer un climat
00:35:01d'antisémitisme
00:35:02et de haine
00:35:02vis-à-vis des juifs aujourd'hui
00:35:04parce qu'elle n'a jamais
00:35:04en fait
00:35:05laissé tomber l'antisémitisme
00:35:06la gauche a toujours été antisémite
00:35:08c'est pas nouveau
00:35:08je voudrais dire un mot à Martin
00:35:12avant qu'il réponde
00:35:13mais voyez-vous
00:35:15l'Espagne
00:35:16c'est le pays
00:35:17qui est un des tout premiers
00:35:18à avoir reconnu
00:35:20l'état palestinien
00:35:21c'est un des pays
00:35:22les plus à la pointe
00:35:25contre Israël
00:35:26contre sa politique
00:35:27c'est pas du tout le cas
00:35:28de la France
00:35:29et vous voyez
00:35:30les mécanismes
00:35:32qui se mettent en place
00:35:33c'est-à-dire
00:35:33on légitime
00:35:34petit à petit
00:35:35il faut tenir compte
00:35:37de cela
00:35:37je ne dis pas
00:35:38aucunement cela
00:35:39mais il faut tenir compte
00:35:40de cela
00:35:41c'est-à-dire qu'à un moment donné
00:35:42il faut dire la vérité
00:35:43et là
00:35:43quand un ministre ment
00:35:45en disant que ce sont
00:35:46des morveux israéliens
00:35:47alors que ce sont
00:35:48des français
00:35:49qui sortent de confession juive
00:35:51et qui reviennent
00:35:52d'un voyage
00:35:53en Espagne
00:35:54on atteint
00:35:55le sommet
00:35:56j'espère que notre pays
00:35:57jamais
00:35:57ne rentrera dans ces logiques
00:35:59je vais répondre
00:36:00sur le sujet de Walling
00:36:01mais simplement
00:36:01M. Pardo
00:36:02je vais vous répondre
00:36:03directement
00:36:03parce que
00:36:04vous êtes un bon avocat
00:36:05vous êtes un très bon avocat
00:36:06et votre ficelle
00:36:07qui consiste à dire
00:36:08vous voyez ce qui se passe
00:36:09en Espagne
00:36:09avec Walling
00:36:10l'Espagne qui elle-même
00:36:11a reconnu l'état de Palestine
00:36:12donc vous voyez
00:36:13la déclaration
00:36:13elle mène là-dessus
00:36:15enfin moi je peux vous citer
00:36:16les pays d'Europe de l'Est
00:36:17ont reconnu aussi
00:36:18l'état de Palestine
00:36:18les pays scandinaves
00:36:19etc
00:36:19je ne pense pas qu'on retrouve
00:36:21ce type de situation
00:36:22sur Walling
00:36:23moi je n'attends pas des excuses
00:36:24j'attends qu'il y ait
00:36:25effectivement une enquête
00:36:25et a priori
00:36:27une condamnation
00:36:27parce que rien ne va
00:36:28dans cette histoire
00:36:29du début jusqu'à la fin
00:36:30absolument rien ne va
00:36:31la déclaration du ministre espagnol
00:36:33c'est une honte absolue
00:36:34c'est effectivement
00:36:35un ministre d'une majorité
00:36:36de gauche
00:36:37mais de faire cet amalgame
00:36:38dégueulasse
00:36:39entre des citoyens français
00:36:42de confession juive
00:36:43avec israéliens
00:36:44et vous l'avez dit très justement
00:36:45parce que
00:36:45c'est cette sémantique là
00:36:46que la gauche en France
00:36:47qu'une certaine gauche
00:36:48je précise en France
00:36:49développe juif
00:36:51égal israélien
00:36:52égal génocidaire
00:36:52c'est là-dessus
00:36:54que se fonde
00:36:55l'explosion
00:36:55de l'antisémitisme
00:36:57en France
00:36:57c'est cette espèce
00:36:58d'assimilation
00:36:59d'analogie
00:37:00qui est faite
00:37:01et contre laquelle
00:37:02on doit se battre
00:37:03au quotidien
00:37:03mais alors
00:37:04il se trouve
00:37:05qu'il n'y a pas de hasard
00:37:06mais il se trouve
00:37:07que c'est au même moment
00:37:07donc Walling
00:37:08cette affaire arrive
00:37:09Walling d'antisémitisme
00:37:10absolument
00:37:11folle
00:37:13que
00:37:14Emmanuel Macron
00:37:16dit
00:37:16état palestinien
00:37:17au même moment
00:37:17on libère
00:37:19Georges Ibrahim Abdallah
00:37:20la gauche dit
00:37:22bravo
00:37:22on a enfin libéré
00:37:23le plus vieux
00:37:24des prisonniers politiques
00:37:25non mais Abdallah
00:37:27oui mais enfin
00:37:28il se trouve
00:37:28que c'est comme ça
00:37:29que Abdallah
00:37:30qui est considéré
00:37:31par la gauche
00:37:32comme vraiment
00:37:32un type
00:37:33qui a été mis en prison
00:37:33de façon injuste
00:37:34et quand même
00:37:35un terroriste
00:37:36est un des premiers
00:37:37terroristes
00:37:37pro-palestiniens
00:37:38qui a agi
00:37:39qui a tué en France
00:37:40la première chose
00:37:40qu'il a fait
00:37:41en arrivant au Liban
00:37:41c'est de dire
00:37:42il faut en finir
00:37:44avec les tassionnistes
00:37:45vous aviez suivi
00:37:46l'histoire
00:37:47de Georges Ibrahim Abdallah
00:37:49depuis l'origine
00:37:50c'est un militant
00:37:51d'un groupuscule
00:37:52de gauche libanais
00:37:53d'extrême gauche libanais
00:37:54pro-palestinien
00:37:56du nord du Liban
00:37:58et donc
00:37:59il est impliqué
00:38:00depuis
00:38:01les années 80
00:38:03dans des attentats
00:38:04terroristes
00:38:05en France
00:38:06quand il y a eu
00:38:07les attentats
00:38:08en 1986-88
00:38:10avec front
00:38:11pour la libération
00:38:12du Liban
00:38:13etc
00:38:13c'était l'écriture
00:38:15de Georges Ibrahim Abdallah
00:38:16c'était de lui
00:38:16c'est un militant
00:38:18terroriste
00:38:18c'est un peu
00:38:18si vous voulez
00:38:19pour le Liban
00:38:20l'équivalent
00:38:21de la bande
00:38:21abadère
00:38:22ou quelque chose
00:38:22comme ça
00:38:23un groupuscule
00:38:24d'extrême gaucher
00:38:24il a été condamné
00:38:25pour des crimes
00:38:26terroristes graves
00:38:27c'est pas uniquement
00:38:28pour des propos
00:38:29non
00:38:29bien sûr
00:38:30c'est quelque chose
00:38:31de très grave
00:38:32et sur ce plateau
00:38:33il a été raconté
00:38:34qu'il a été arrêté
00:38:35à Lyon
00:38:35à Abdallah
00:38:36mais il avait aussi
00:38:37un appartement
00:38:38à Paris
00:38:38et dans son appartement
00:38:39à Paris
00:38:40a été retrouvé
00:38:40l'arme du crime
00:38:41parce qu'à l'époque
00:38:42c'était un trophée
00:38:42évidemment
00:38:43qu'il avait conservé
00:38:44cela
00:38:46alors si vous voulez
00:38:47on va revenir
00:38:48sur la situation
00:38:49à Gaza
00:38:51donc on va reconnu
00:38:52l'état palestinien
00:38:54très bien
00:38:54le ramas a commencé
00:38:55par féliciter Paris
00:38:56très bien
00:38:57là encore
00:38:57et on a toujours
00:38:58des terroristes
00:38:59et des otages
00:39:00et des corps
00:39:01d'otages
00:39:02dans les tunnels
00:39:03et si Israël
00:39:04a bloqué
00:39:04l'aide humanitaire
00:39:05c'est aussi
00:39:06parce que la distribution
00:39:07était spoliée
00:39:09par les terroristes
00:39:10et ce qu'estimait
00:39:11tout à l'heure
00:39:11le porte-parole
00:39:12de l'armée israélienne
00:39:13sur notre antenne
00:39:14les opérations
00:39:19continue
00:39:19les trèves humanitaires
00:39:21dans différents endroits
00:39:23par rapport
00:39:23à des besoins
00:39:25humanitaires
00:39:25de la population
00:39:26de Gaza
00:39:26ne sont en aucun cas
00:39:28un arrêt
00:39:29des combats
00:39:30les combats
00:39:31continuent
00:39:31contre le ramas
00:39:31je vous rappelle
00:39:32que le ramas
00:39:32détient toujours
00:39:3350 otages
00:39:3420 vivants
00:39:35et 30 morts
00:39:35que le ramas
00:39:36a encore entre 15
00:39:37et 20 000 hommes
00:39:38armés
00:39:38dans la bande de Gaza
00:39:39que le ramas
00:39:40encore aujourd'hui
00:39:41a frappé
00:39:42des forces israéliennes
00:39:44dans la bande de Gaza
00:39:46il y a une guerre
00:39:46une guerre
00:39:47dans cette zone là
00:39:47et le ramas
00:39:48en fait retient en otage
00:39:502,3 millions de Gazaouis
00:39:52utilise la bande de Gaza
00:39:53et les Gazaouis
00:39:54comme boucliers humains
00:39:55et le contrôle
00:39:56de l'aide humanitaire
00:39:58est en fait
00:39:58le contrôle
00:39:59sur la population de Gaza
00:40:00c'est pour ça
00:40:00que le ramas
00:40:01ne veut pas perdre
00:40:02ce contrôle
00:40:03de l'aide humanitaire
00:40:04on est dans des choses
00:40:04terrifiantes
00:40:05des choses horribles
00:40:06puisqu'en fin de compte
00:40:07ceux qui payent
00:40:08le prix
00:40:09ce sont les Gazaouis eux-mêmes
00:40:11voilà
00:40:11c'était tout à l'heure
00:40:13donc sur notre enfamilier
00:40:14alors
00:40:14sur l'aide humanitaire
00:40:17qu'est-ce qui se passe
00:40:18exactement
00:40:18d'abord il y a eu
00:40:19une ouverture
00:40:20qui vient d'être faite
00:40:21pour que l'aide humanitaire
00:40:23arrive
00:40:24mais pourquoi
00:40:24l'aide humanitaire
00:40:26était limitée
00:40:28parce que
00:40:29l'organisation
00:40:30des Nations Unies
00:40:31amène
00:40:32une partie
00:40:32de l'aide humanitaire
00:40:33dans toutes les zones
00:40:35généralement
00:40:36ce sont des ONG
00:40:37qui ensuite
00:40:38distribuent
00:40:39l'aide humanitaire
00:40:41là
00:40:42l'ONU
00:40:43qui amène
00:40:44cette aide humanitaire
00:40:45décide
00:40:46que ce n'est pas
00:40:47des ONG
00:40:48parce qu'elle considère
00:40:49que ce sont des ONG
00:40:50américaines
00:40:51ou sionistes
00:40:52ou que sais-je
00:40:53mais que ça doit être
00:40:54le ramas
00:40:55qui distribue
00:40:56le ramas
00:40:57ne distribue pas
00:40:58le ramas
00:40:59se sert
00:41:00de l'aide humanitaire
00:41:00pour
00:41:01monnayer
00:41:03pour
00:41:04exiger
00:41:05des compensations
00:41:07à ceux
00:41:07qui donnent
00:41:07l'aide humanitaire
00:41:08bref
00:41:08ils détournent
00:41:09l'aide humanitaire
00:41:10les incidents
00:41:11que vous avez vus
00:41:12quand c'est des ONG
00:41:14qui distribuent
00:41:14c'est souvent
00:41:15le ramas
00:41:16qui intervient
00:41:17pour empêcher
00:41:18la population
00:41:19à aller vers
00:41:19ces ONG
00:41:20quelle était la décision
00:41:22qui a été prise
00:41:22aujourd'hui
00:41:23d'abord
00:41:23permettre à la Jordanie
00:41:24et aux Émirats
00:41:26d'amener directement
00:41:28l'aide humanitaire
00:41:29non pas
00:41:30par
00:41:31des entrées terrestres
00:41:33mais par
00:41:33la voie du ciel
00:41:34vous voyez
00:41:35alors
00:41:36ça va être
00:41:36des largages
00:41:38par parachute
00:41:38je ne sais pas
00:41:39ce que ça va donner
00:41:40mais
00:41:40c'est à un moment donné
00:41:41en sortant
00:41:42de l'exception
00:41:43israélienne
00:41:44pour dire
00:41:45il faut
00:41:46donner des éléments
00:41:47dernier point
00:41:48j'en ai terminé Olivier
00:41:49sur ce point
00:41:4915 000
00:41:52personnes armées
00:41:55qui se trouvent
00:41:56encore à Gaza
00:41:57il faut bien comprendre
00:41:59une chose
00:41:59les gens croient
00:42:00que c'est
00:42:01des pauvres gens
00:42:03face à une armée
00:42:04un petit peu
00:42:05coloniale
00:42:05mais ce n'est pas ça du tout
00:42:06c'est des confrontations
00:42:08de rues
00:42:09de guérillas
00:42:09Israël n'a jamais voulu
00:42:11utiliser toute sa puissance
00:42:12parce que justement
00:42:13elle veut éviter
00:42:14un génocide
00:42:15ou quoi que ce soit
00:42:16ces guerres asymétriques
00:42:17sont très difficiles
00:42:19pour les armées régulières
00:42:20très
00:42:21bien entendu
00:42:21mais il y a une conséquence
00:42:23quand même
00:42:23qu'il ne faut pas oublier
00:42:24au-delà de toutes les
00:42:25considérations momentanées
00:42:27il ne faut pas oublier
00:42:28le théorème
00:42:29qu'Henri Kissinger
00:42:31avait inventé
00:42:32donc
00:42:32au moment où il y avait
00:42:34la guerre au Cambodge
00:42:35et qui a amené
00:42:36les Etats-Unis
00:42:36à se retirer
00:42:37de l'Indochine
00:42:39Kissinger
00:42:40a dit
00:42:41de manière très forte
00:42:42il a dit
00:42:43en termes d'image
00:42:44bien entendu
00:42:45en termes de réputation mondiale
00:42:46quand un Etat
00:42:48est opposé
00:42:48à une guérilla
00:42:49tant que la guérilla
00:42:50n'a pas perdu
00:42:51elle a gagné
00:42:52et tant que l'Etat
00:42:53n'a pas gagné
00:42:53il a perdu
00:42:54qu'est-ce qui se joue
00:42:55à moyen terme ?
00:42:57qu'est-ce qui se joue
00:42:57à moyen terme ?
00:42:58où est la possibilité
00:43:00avec une situation
00:43:02qui perdure comme ça
00:43:03de continuer
00:43:04dans le projet
00:43:05des accords d'Abraham ?
00:43:06ça bloque tout
00:43:07mais ce que je vais vous répondre
00:43:08c'est qu'à un moment donné
00:43:10Israël est confronté
00:43:11à ce problème-là
00:43:12que vous venez
00:43:13très bien d'évoquer
00:43:14simplement
00:43:15il y a eu le 7 octobre
00:43:17c'est-à-dire que
00:43:18depuis le 7 octobre
00:43:19Israël a considéré
00:43:21que sa survie
00:43:22était réelle
00:43:24était réellement en jeu
00:43:25alors peut-être
00:43:26qu'il n'y aura pas la paix
00:43:26peut-être qu'on gagnera
00:43:2810 ou 15 ans de sécurité
00:43:29par rapport
00:43:30à la situation
00:43:31ex-santé
00:43:32mais surtout
00:43:33si à un moment donné
00:43:35la pression internationale
00:43:36était faite
00:43:37sur le ramas
00:43:38comme le veulent
00:43:40beaucoup d'états arabes
00:43:41je vous rappelle quand même
00:43:42que l'Arabie saoudite
00:43:43elle n'est pas très chaude
00:43:44sur l'initiative française
00:43:46c'est le moins qu'on puisse dire
00:43:46qu'aucun pays arabe
00:43:48des alentours
00:43:49sont très chauds
00:43:50pour venir
00:43:51soutenir
00:43:52ces éléments-là
00:43:53je n'ai pas vu
00:43:54des populations
00:43:56venues d'Egypte
00:43:57et des Gazaouis
00:43:58partir en Egypte
00:43:59vous savez pourquoi ?
00:44:00parce que l'Egypte refuse
00:44:01tout entrer les Gazaouis
00:44:03ils ont mis 20 ans
00:44:03à se débarrasser
00:44:04des gens musulmans
00:44:05c'est pas pour les voir
00:44:05et quant à la Jordanie
00:44:07où je rappelle
00:44:10il y a 60%
00:44:11de Palestiniens
00:44:12ils ne sont pas très proactifs
00:44:13non plus
00:44:13parce qu'il y a septembre noir
00:44:15c'est pour ça que le Premier ministre
00:44:16ça éclaire en tout cas
00:44:17ce qu'a dit aujourd'hui
00:44:18le Premier ministre israélien
00:44:19Benjamin Netanyahou
00:44:20qui a estimé
00:44:20qu'après ses annonces
00:44:21les Nations Unies
00:44:22devaient cesser
00:44:23de blâmer son gouvernement
00:44:24pour la situation
00:44:25humanitaire
00:44:26à Gaza
00:44:27quant à Donald Trump
00:44:28c'est intéressant
00:44:28parce qu'il était en Écosse
00:44:30on en a parlé tout à l'heure
00:44:31mais il a été interrogé
00:44:34sur ce qui se passe
00:44:35à Gaza
00:44:36il a dit
00:44:36attention
00:44:37vous ne trompez pas
00:44:38il y avait des discussions
00:44:39de paix
00:44:39si elles ont capoté
00:44:41c'est parce que le Hamas
00:44:42a tout fait
00:44:43pour les faire capoter
00:44:44ils ne veulent pas la paix
00:44:45aujourd'hui
00:44:45il refuse
00:44:46et il dit même
00:44:47moi
00:44:47si j'étais Benjamin Netanyahou
00:44:49si j'étais Israël
00:44:50je sais ce que je ferais
00:44:51il y a beaucoup de sous-entendus
00:44:52mais on va écouter
00:44:53Donald Trump
00:44:53nous avons donné 60 millions de dollars
00:44:58il y a deux semaines
00:44:59pour acheter de la nourriture
00:45:00pour Gaza
00:45:00et personne n'en a parlé
00:45:02personne n'en a fait mention
00:45:03et cela vous rend un peu triste
00:45:05quand vous faites cela
00:45:06et vous savez
00:45:07d'autres pays n'ont rien donné
00:45:08aucun des pays européens
00:45:10d'ailleurs n'a donné quoi que ce soit
00:45:11personne n'a donné à part nous
00:45:13et personne n'a dit
00:45:14merci beaucoup
00:45:14ce serait bien d'avoir au moins un merci
00:45:16j'ai dit que lorsqu'on arrive
00:45:23il y a un certain nombre
00:45:24d'otages libérés
00:45:24on ne peut plus conclure
00:45:25d'accord avec le Hamas
00:45:26car une fois qu'ils les auront libérés
00:45:28ils auront l'impression
00:45:29que c'est la fin pour eux
00:45:31et ce que j'ai dit
00:45:32est tout à fait vrai
00:45:33vous savez
00:45:34ils ont eu une discussion
00:45:35l'autre jour
00:45:36et tout à coup
00:45:37ils se sont endurcis
00:45:38ils ne veulent pas les rendre
00:45:40et donc Israël
00:45:41va devoir prendre une décision
00:45:42quelle décision doit prendre Israël
00:45:49il a été interrogé
00:45:50il a bien discuté
00:45:51avec Benjamin Netanyahoum
00:45:52enfin il dit
00:45:53moi je sais ce que je ferais
00:45:54si j'étais Israël
00:45:55mais Israël doit prendre une décision
00:45:57c'est le drame absolu
00:45:59mais on en parle depuis le 8 octobre
00:46:01c'est à dire que depuis le 8 octobre
00:46:032023
00:46:04la question est de savoir
00:46:05s'il faut privilégier
00:46:06la fin du Hamas
00:46:07ou récupérer les otages
00:46:09c'est le dilemme absolu
00:46:10et c'est le dilemme absolu
00:46:12que vous rencontrez
00:46:12quand vous avez un camp
00:46:13qui place la vie
00:46:15comme étant au-dessus de tout
00:46:16qui est face à un clan
00:46:18pour lequel la mort
00:46:19est le but ultime
00:46:20donc vous avez des gens
00:46:22qui glorifient la mort d'un côté
00:46:23des gens qui sanctifient
00:46:25et sanctifient la vie
00:46:26de l'autre côté
00:46:27et donc c'est complètement asymétrique
00:46:29mais pas asymétrique seulement
00:46:30à cause des moyens
00:46:31asymétrique aussi
00:46:32parce que vous avez
00:46:33vous êtes sur deux référentiels
00:46:34complètement différents
00:46:35et plus le nombre d'otages
00:46:37on voit bien que
00:46:38il est quasiment impossible
00:46:40pour le Hamas
00:46:40de rendre tous les otages
00:46:41parce qu'ils savent très bien
00:46:41que dès qu'ils auront rendu
00:46:42tous les otages
00:46:43Israël va les éradiquer
00:46:44et en même temps
00:46:45on vous répondra également
00:46:47s'ils avaient libéré
00:46:48tous les otages
00:46:49il n'y avait plus de
00:46:49cesser le feu
00:46:50mais oui mais non
00:46:51mais en fait
00:46:51ils libéraient tous les otages
00:46:53la guerre s'arrêterait immédiatement
00:46:54bah oui mais parce que
00:46:54s'ils voulaient protéger
00:46:56leur population
00:46:56eux leur but c'est pas de protéger
00:46:57Raphaël Enthoven le dit très bien
00:46:59il dit que plus il y a de morts
00:47:01Gazaoui
00:47:01et plus le bénéfice du Hamas
00:47:03est grand
00:47:03vous imaginez
00:47:04c'est à dire que vous avez
00:47:05aujourd'hui un mouvement
00:47:06militaire
00:47:07dont l'objectif
00:47:08est qu'un maximum
00:47:09de la population
00:47:10qu'il administre
00:47:12meurt
00:47:12c'est quand même terrible
00:47:13et terrifiant en fait
00:47:14et c'est ça qui rend le sujet
00:47:15très difficile
00:47:16donc la seule solution
00:47:17c'est un accord politique
00:47:18probablement peut-être
00:47:19avec une espèce de force
00:47:20d'interposition
00:47:20qui protégerait
00:47:21ce qui reste du Hamas
00:47:22peut-être
00:47:23par rapport à ça
00:47:25et qu'il libérait
00:47:25les otages en échange
00:47:26il leur faut un sauf-condu
00:47:28ou je ne sais quoi
00:47:28ou partir peut-être à l'étranger
00:47:29mais
00:47:29on va conclure
00:47:30un mot de Xavier Hofer
00:47:32et puis je donnerai la parole
00:47:33Martin Garnier
00:47:33au cours des années
00:47:35j'ai discuté
00:47:36avec pas mal de responsables
00:47:37des frères musulmans
00:47:38dans plusieurs pays
00:47:39et je ne crois pas
00:47:41sincèrement
00:47:41qu'ils ont une espèce
00:47:43de passion pour la mort
00:47:45mais
00:47:46dans leur idéologie
00:47:47parce que c'est quelque chose
00:47:49qui est simplement
00:47:50une fraction de l'islam
00:47:51ils pensent que
00:47:52le jour
00:47:53où ils sont nés
00:47:54Dieu
00:47:56enfin
00:47:56la conception
00:47:57qu'ils ont de Dieu
00:47:58a fixé le jour
00:47:59de leur mort
00:48:00c'est-à-dire que
00:48:01le jour où ils sont nés
00:48:02le jour même
00:48:04où ils allaient mourir
00:48:05a été fixé
00:48:06donc
00:48:07ils sont
00:48:07dans l'abandonnage
00:48:09l'abandon
00:48:09le plus total
00:48:11à la volonté de Dieu
00:48:12quand Ismaël
00:48:13a nié
00:48:14il y a eu
00:48:14à un moment donné
00:48:15un de ses fils
00:48:16et trois de ses petits-enfants
00:48:17qui ont été tués
00:48:18il était
00:48:20serein
00:48:21il était béat
00:48:22il disait
00:48:22ben voilà
00:48:23le jour de leur naissance
00:48:24le jour de leur mort
00:48:25a été fixé
00:48:26Cheikh Yassine
00:48:27l'a dit lui-même
00:48:28à l'époque
00:48:28il a dit
00:48:29voilà
00:48:29donc
00:48:30c'est pas une espèce
00:48:31de passion morbide
00:48:32pour la mort
00:48:33c'est
00:48:34un abandon
00:48:35total
00:48:36à la volonté
00:48:37de ce qu'ils croient être
00:48:38la divinité
00:48:40pour eux
00:48:40et puis
00:48:41une autre chose
00:48:42ce sont des
00:48:43intégristes
00:48:44c'est-à-dire que
00:48:45ils pensent
00:48:46que
00:48:47la manière
00:48:48dont les choses
00:48:48ont été définies
00:48:49par le prophète
00:48:51Mahomet
00:48:51et par le Coran
00:48:52et par les écrits
00:48:53suite à la mort
00:48:56du prophète
00:48:57les hadith
00:48:57les écrits
00:48:58sur sa vie
00:48:58ont une force magistrale
00:49:01et donc
00:49:01quand on leur a dit
00:49:02faites la trêve
00:49:03avec Israël
00:49:04ils ont répondu
00:49:05mais il n'y a aucun problème
00:49:06le prophète
00:49:07a-t-il eu
00:49:08des batailles
00:49:09avec des tribus juives
00:49:10qui étaient
00:49:11dans l'antiquité
00:49:12sur la péninsule arabe
00:49:13oui
00:49:14et la trêve maximum
00:49:16qu'il a eue
00:49:16avec une de ses tribus
00:49:18qui était à
00:49:18100 km de Médine
00:49:20à peu près
00:49:20c'était une trêve
00:49:22qui faisait
00:49:22trois ans
00:49:23et donc
00:49:23nous pouvons faire
00:49:24avec les Israéliens
00:49:25une trêve
00:49:26de trois ans
00:49:27mais pas un jour
00:49:27de plus
00:49:28parce que ce serait
00:49:29aller au-delà
00:49:30de la volonté
00:49:30du prophète
00:49:31alors maintenant
00:49:32on va être encore
00:49:34beaucoup plus généreux
00:49:35que ça
00:49:35quelle est la durée
00:49:36maximale
00:49:37de ce que le prophète
00:49:38a fait comme trêve
00:49:39avec qui que ce soit
00:49:40avec lequel il est combattu
00:49:42avec les gens de la Mecque
00:49:43avec etc
00:49:44la trêve la plus longue
00:49:45c'est dix ans
00:49:46donc on peut vous proposer
00:49:47une trêve
00:49:47mais une trêve à l'éternité
00:49:48c'est pas possible
00:49:49c'est un péché mortel
00:49:51parce que ce serait
00:49:51aller au-delà
00:49:52de ce qu'a fait le prophète
00:49:53voilà la logique des frères
00:49:54oui mais il y avait quand même
00:49:55il y avait un cessez-le-feu
00:49:55qui durait
00:49:56si c'était pas une trêve
00:49:57c'était pas une paix
00:49:59en tout cas
00:49:59c'est un cessez-le-feu
00:50:00qui durait depuis
00:50:01bien plus longtemps
00:50:02en Israël
00:50:04depuis oui 2005
00:50:05ou 2006
00:50:06Martin Gardignon
00:50:07pour fermer ce chapitre
00:50:09oui justement
00:50:10pour dire qu'il ne pourra
00:50:11jamais y avoir de paix
00:50:12avec le ramas
00:50:13pour une raison simple
00:50:13c'est que le ramas
00:50:14s'est construit
00:50:15autour d'un objectif
00:50:16qui est la destruction
00:50:17de l'état d'Israël
00:50:19or un des fondements
00:50:21de notre diplomatie
00:50:22en France
00:50:22depuis le général de Gaulle
00:50:24c'est la sécurité
00:50:25de notre allié israélien
00:50:26jamais il n'y aura
00:50:27ni de négociation
00:50:28autour d'un objectif
00:50:30politique avec le ramas
00:50:31ni de paix avec le ramas
00:50:32parce que tout simplement
00:50:33ils ne le souhaitent pas
00:50:34et tous ceux qui font
00:50:35justement à tort
00:50:36cet amalgame
00:50:37et parfois avec des dessins
00:50:39un peu malheureux
00:50:40je trouve
00:50:40dans la déclaration
00:50:41du président Macron
00:50:42entre l'équivalence
00:50:44d'une reconnaissance
00:50:45d'un état de Palestine
00:50:46et une reconnaissance
00:50:47du ramas
00:50:48se fourvoie d'autant plus
00:50:50que le ramas
00:50:50n'a jamais été
00:50:51en faveur d'une solution
00:50:52à deux états
00:50:53ça n'est absolument pas
00:50:54dans les objectifs
00:50:56recherchés par le ramas
00:50:57vous avez une asymétrie absolue
00:50:59vous l'avez dit d'ailleurs
00:50:59très justement
00:51:00une asymétrie au niveau
00:51:00des valeurs
00:51:01entre une valorisation
00:51:02de la vie
00:51:03et une glorification
00:51:03de la mort
00:51:04de l'autre côté
00:51:05une asymétrie au niveau
00:51:06des moyens
00:51:06parce que si Israël
00:51:08sans aucune considération
00:51:09pour la vie
00:51:10des populations civiles
00:51:11voulaient anéantir
00:51:13le ramas demain
00:51:14ils ont les moyens militaires
00:51:16d'éradiquer totalement
00:51:17le ramas demain
00:51:18donc on a cette asymétrie
00:51:21on sait très bien
00:51:22la difficulté
00:51:23de mener ce type
00:51:24de guerre
00:51:25dans ce type
00:51:26de terrain là
00:51:26avec en plus
00:51:28la présence d'otages
00:51:29et on sait
00:51:29qu'il y en a des morts
00:51:30il y en a des vivants
00:51:31mais chez les juifs
00:51:32les morts ont aussi
00:51:33une importance
00:51:34extrêmement forte
00:51:35le rabattrement des corps
00:51:36pour pouvoir faire le deuil
00:51:37etc
00:51:37je ne rentre pas là-dedans
00:51:38mais on sait
00:51:39qu'il y a aussi
00:51:39cet aspect là
00:51:40qui prime en revanche
00:51:42un dernier point
00:51:43pour conclure là-dessus
00:51:44vous avez deux possibilités
00:51:47soit vous voulez assimiler
00:51:48l'ensemble des palestiniens
00:51:50au ramas
00:51:50c'est un choix
00:51:52qui peut être fait
00:51:52par certains
00:51:53auquel cas
00:51:54la logique
00:51:55du raisonnement
00:51:56c'est d'aller
00:51:57à la destruction
00:51:58à l'anéantissement
00:51:59de l'ensemble
00:51:59des palestiniens
00:52:00donc à chacun
00:52:03d'en tirer
00:52:03les conséquences
00:52:04évidemment
00:52:04moi ce que je souhaite
00:52:06que l'on fasse
00:52:06c'est le distinguo
00:52:07entre une population
00:52:08civile palestinienne
00:52:09qui est maltraitée
00:52:11prise en otage
00:52:11par le ramas
00:52:13vous l'avez dit
00:52:13notamment sur
00:52:14la distribution
00:52:14de l'aide alimentaire
00:52:15c'est factuel
00:52:16et les terroristes
00:52:18et leur soutien
00:52:19ceux-là il faut les combattre
00:52:20les éradiquer
00:52:21mais si on veut donner
00:52:22une chance à la paix
00:52:23et donc à une sécurité
00:52:24à long terme
00:52:25il faut qu'on puisse
00:52:26construire
00:52:26cette double état
00:52:28localement
00:52:28c'est ça qui a été très compliqué
00:52:29parce que précisément
00:52:31les fameux combattants
00:52:33du ramas
00:52:34eux ne sont pas
00:52:35des combattants classiques
00:52:36ils se sont planqués
00:52:38on sait très bien
00:52:38de quelle manière
00:52:40ils se sont cachés
00:52:41dans les écoles
00:52:42en utilisant
00:52:43les jardins publics
00:52:44en utilisant
00:52:45les hôpitaux
00:52:46ils n'ont aucun intérêt
00:52:50pour la vie
00:52:50de leur population
00:52:51civile
00:52:52voyez-vous
00:52:54vous n'enlèverez pas
00:52:57l'idée
00:52:58aux palestiniens
00:52:59que s'il y a une reconnaissance
00:53:01de l'état palestinien
00:53:02c'est parce qu'il y a eu
00:53:03le 7 octobre
00:53:04et donc si
00:53:05pour les palestiniens
00:53:06oui
00:53:06parce que jusqu'à présent
00:53:07la France
00:53:08la France
00:53:08n'a jamais reconnu
00:53:09l'état palestinien
00:53:10avant le 7 octobre
00:53:11ils attendent
00:53:12le post 7 octobre
00:53:14pour reconnaître
00:53:15et bien dans la tête
00:53:15des palestiniens
00:53:16vous aurez toujours
00:53:17cette idée
00:53:18que c'est
00:53:19le terrorisme du ramas
00:53:20qui a forcé
00:53:21la France
00:53:22pays très
00:53:23très important
00:53:25dans toute cette région
00:53:26à reconnaître
00:53:27l'état palestinien
00:53:27et c'est ça
00:53:28qui pose problème
00:53:29donc vous dites en fait
00:53:30que c'est une prime
00:53:30à l'encouragement
00:53:31du terrorisme
00:53:31non je dis que simplement
00:53:33je dis simplement
00:53:34qu'il fallait attendre
00:53:36qu'il y ait
00:53:36la paix
00:53:37pour proposer
00:53:38quelque chose
00:53:39la fin de la guerre
00:53:40vous ne proposez pas
00:53:41au milieu
00:53:42mais la perspective
00:53:43ça s'appelle
00:53:44les accords d'Abraham
00:53:45et ça s'appelle
00:53:46tout un mouvement
00:53:48derrière de recrutement
00:53:48du ramas
00:53:49il faut qu'il y ait
00:53:49une jeunesse
00:53:50en palestinien
00:53:50très bien
00:53:50il faut déjà
00:53:51commencer
00:53:51commencer par réformer
00:53:53l'autorité palestinienne
00:53:54vraiment commencer
00:53:55à réformer
00:53:56l'autorité palestinienne
00:53:57avant de changer
00:53:58de sujet
00:53:59simplement
00:53:59on va aller
00:54:00sur une image
00:54:01en direct
00:54:02qui nous arrive
00:54:02en ce moment même
00:54:03d'Allemagne
00:54:05vous la découvrez
00:54:06c'est cet accident
00:54:07de train
00:54:08on est à trois morts
00:54:10il y a plusieurs blessés
00:54:11c'est un déraillement
00:54:12alors très longtemps
00:54:13et très souvent
00:54:14on a pointé
00:54:14la vétusté
00:54:15du réseau ferré
00:54:17allemand
00:54:18c'est un train régional
00:54:20on ne connait pas encore
00:54:21les raisons précises
00:54:23de ce déraillement
00:54:25ça a été très compliqué
00:54:26pour les secours
00:54:27d'arriver sur place
00:54:28parce que c'est
00:54:28très enfoncé
00:54:29dans un coin de forêt
00:54:30les secours
00:54:31ont mis du temps
00:54:32ils sont en train
00:54:33d'essayer
00:54:33de dégager
00:54:34cet enchevent
00:54:35de tôle
00:54:36que vous voyez
00:54:37en ce moment
00:54:39est-ce qu'il y a eu
00:54:39un glissement de terrain
00:54:41c'est possible
00:54:41c'est une région
00:54:42où il y a eu
00:54:42des orages
00:54:44ces derniers temps
00:54:46deux voitures du train
00:54:47ont déraillé
00:54:48la raison pour l'instant
00:54:49est inconnue
00:54:50les autorités enquêtent
00:54:51sur les circonstances
00:54:53de cet accident
00:54:54mais les images
00:54:55vraiment arrivent
00:54:56en ce moment
00:54:56même en direct
00:54:57donc je vous rappelle
00:54:58ce bilan
00:54:59trois morts
00:54:59et plusieurs blessés
00:55:01dans ce déraillement
00:55:02évidemment on vous rappellera
00:55:04les informations
00:55:05tout au long
00:55:06de la soirée
00:55:07je voulais qu'on revienne
00:55:09à ce qu'a été
00:55:10aujourd'hui
00:55:10la une
00:55:11et l'événement
00:55:12du journal du dimanche
00:55:14cette carte
00:55:15de France
00:55:16cette France
00:55:17orange
00:55:17mécanique
00:55:19et les violences
00:55:20de ces dernières semaines
00:55:22peut-être qu'on verra
00:55:23juste après
00:55:23le rappel des titres
00:55:24le sujet
00:55:25mais vu de l'étranger
00:55:27je ne sais pas
00:55:28puisque vous étiez
00:55:29Xavier Roffer
00:55:30à l'étranger
00:55:31ces derniers temps
00:55:32lorsque vous avez vu
00:55:32de quelle manière
00:55:33les violences avaient lieu
00:55:35à Béziers
00:55:36à Limoges
00:55:37à Charleville-Mézières
00:55:39dans des villes
00:55:39qui étaient plutôt tranquilles
00:55:40et qu'on apprend
00:55:41que 79%
00:55:4280% quasiment
00:55:43les villes françaises
00:55:45sont touchées
00:55:45par la violence
00:55:47vous vous êtes dit
00:55:47dis quoi
00:55:48dans quelle France
00:55:50je suis
00:55:50ou alors
00:55:51est-ce que
00:55:51aujourd'hui
00:55:52le narcotrafic
00:55:53la violence
00:55:54la voyocratie
00:55:55a réussi à conquérir
00:55:56tout ce pays
00:55:58alors je ne me suis rien dit
00:55:59de tout ça
00:55:59parce qu'en réalité
00:56:01ça fait des années
00:56:01que ça dure
00:56:023 ou 4 ans
00:56:04avant les Jeux Olympiques
00:56:06la décision a été prise
00:56:07par le pouvoir
00:56:09actuel
00:56:10par celui de monsieur Macron
00:56:11et de ses ministres
00:56:12de disperser
00:56:13les migrants clandestins
00:56:14qu'on n'avait pas le courage
00:56:15d'expulser
00:56:16de les envoyer
00:56:17dans des villes moyennes
00:56:18et dans des villes plus petites
00:56:19on les a envoyés
00:56:21dans les villes en question
00:56:22on ne leur a donné
00:56:23aucun moyen
00:56:24de subsistance
00:56:26on les envoyait
00:56:27dans un endroit
00:56:27on leur donnait vaguement
00:56:28un toit
00:56:29en réquisitionnant
00:56:31une ancienne colonie
00:56:33de vacances
00:56:33ou un château
00:56:34ou quoi que ce soit
00:56:35et on les laissait là
00:56:36c'était naturellement
00:56:37fabriquer des dealers
00:56:38par milliers
00:56:39et quand vous avez
00:56:40des endroits
00:56:41où s'implante
00:56:42un trafic de drogue
00:56:43c'est un classique
00:56:45de la criminologie
00:56:46tout le monde le sait
00:56:47ou devrait le savoir
00:56:48vous avez
00:56:49à partir du moment
00:56:50où vous avez
00:56:51de la drogue
00:56:52en vente
00:56:52dans une ville
00:56:53grande, petite ou moyenne
00:56:55s'enclenche
00:56:56ce qu'on appelle
00:56:57la théorie
00:56:58des rendements
00:56:58des croissants
00:56:59plus il y a de dealers
00:57:00moins ils gagnent d'argent
00:57:01à la fin
00:57:02ils s'affrontent
00:57:03les uns les autres
00:57:04et comme
00:57:05ce sont des
00:57:05hors la loi
00:57:06et qu'ils n'ont pas
00:57:07accès à la justice
00:57:08la seule
00:57:09manière de s'affronter
00:57:11c'est de s'entretuer
00:57:12et donc vous avez
00:57:13d'abord de la drogue
00:57:14après ça
00:57:15des affrontements
00:57:16et enfin des homicides
00:57:17et ça a été fait
00:57:19je vais vous donner
00:57:20un seul chiffre
00:57:21sur les 5 ou 6 dernières années
00:57:25la seule façon
00:57:26la seule façon de calculer
00:57:27justement
00:57:28depuis qu'il y a
00:57:30les SAMU et les SMUR
00:57:31c'est de calculer
00:57:32ensemble
00:57:32les homicides
00:57:33et les tentatives
00:57:34parce que
00:57:35plus il y a de médecine
00:57:36d'urgence
00:57:37de rue
00:57:38et plus il y a
00:57:39de blessés graves
00:57:39et moyens de mort
00:57:40et bien
00:57:41pendant les années
00:57:42de monsieur Macron
00:57:43les homicides
00:57:44plus tentatives
00:57:45c'est du jamais vu
00:57:46dans toute l'histoire
00:57:47de la république française
00:57:48c'est plus 59%
00:57:50homicides
00:57:51plus tentatives
00:57:52alors moi ça ne m'étonne pas
00:57:54ça fait des années
00:57:54que ça dit
00:57:55mais si on ne prend
00:57:55que les homicides
00:57:56c'est quand même
00:57:573 homicides par jour
00:57:59mais on va y revenir
00:58:00juste après le rappel
00:58:01des titres de 23h
00:58:03d'Isabelle Piboulot
00:58:03que je salue à nouveau
00:58:04Dans le sud-ouest
00:58:08de l'Allemagne
00:58:09deux voitures
00:58:10d'entraîn régionales
00:58:11ont déraillé
00:58:12faisant au moins
00:58:133 morts
00:58:14et non pas 4
00:58:15à rectifier la police locale
00:58:16plusieurs blessés
00:58:17sont à déplorer
00:58:18une centaine de passagers
00:58:19se trouvaient à bord du train
00:58:21l'accident s'est produit
00:58:22aux alentours de 18h
00:58:23près de Riedlingen
00:58:24dans une zone boisée
00:58:26des médias allemands
00:58:27évoquent un possible
00:58:28glissement de terrain
00:58:29alors que de violences
00:58:30d'orage avaient balayé
00:58:31la région
00:58:32une enquête a été ouverte
00:58:34la Turquie
00:58:35en proie à la canicule
00:58:36et aux incendies
00:58:37plus de 3500 habitants
00:58:39ont été évacués
00:58:40ce week-end
00:58:41en périphérie de Bursa
00:58:42dans le nord-ouest du pays
00:58:432300 pompiers
00:58:45et secouristes
00:58:46étaient à pied d'oeuvre
00:58:47ce dimanche
00:58:47au milieu des flammes
00:58:49boostées par des rafales
00:58:50de vent
00:58:50au moins une dizaine
00:58:52de personnes ont été tuées
00:58:53cette semaine
00:58:53le sud-est du pays
00:58:55a enregistré vendredi
00:58:56des températures
00:58:57records
00:58:58avec 50,5 degrés
00:59:00à 6 lopines
00:59:02enfin des discussions
00:59:03auront lieu
00:59:04demain en Malaisie
00:59:05pour tenter
00:59:05d'apaiser les tensions
00:59:06entre la Thaïlande
00:59:08et le Cambodge
00:59:09qui se disputent
00:59:09le tracé de leurs frontières
00:59:11les dirigeants
00:59:12des deux pays
00:59:12assurent être ouverts
00:59:14à un cessez-le-feu
00:59:14mais continuent de s'accuser
00:59:16mutuellement
00:59:17d'entretenir les hostilités
00:59:18en quatre jours
00:59:19les combats ont fait
00:59:20au moins 34 morts
00:59:22près de 200 000 personnes
00:59:23ont été déplacées
00:59:25Merci Isabelle
00:59:26on va vous retrouver
00:59:27tout à l'heure
00:59:27pour le journal
00:59:27de la nuit évidemment
00:59:29alors la France
00:59:30métastasée par la violence
00:59:31les narcos
00:59:32les bandes
00:59:33donc il suffit
00:59:33de regarder la carte de France
00:59:34vous l'avez vu
00:59:35c'est partout
00:59:36c'est tous les jours
00:59:3880% du territoire
00:59:39est concerné
00:59:40rappel de ce qui s'est passé
00:59:42il y a quelques jours
00:59:43à Béziers
00:59:44à Limoges
00:59:44notamment avec
00:59:45François Iskevitch
00:59:46scène de guérilla urbaine
00:59:54à Limoges
00:59:55armé de mortier
00:59:56de cocktails molotov
00:59:57et de battes de baseball
00:59:58une centaine d'individus
01:00:00agressent des automobilistes
01:00:01et affrontent
01:00:02pendant plusieurs heures
01:00:03les forces de l'ordre
01:00:04neuf policiers sont blessés
01:00:06il y avait quelque chose
01:00:10de très structuré
01:00:11très organisé
01:00:12et ça
01:00:13ça signifie pour moi
01:00:15que c'est un acte de guerre
01:00:16comme ce n'est pas
01:00:17une guerre généralisée
01:00:18c'est une guérilla locale
01:00:20des scènes similaires
01:00:21ont aussi eu lieu
01:00:22à Charleville-Mézières
01:00:24Compiègne ou Julouville
01:00:25petite station balnéaire
01:00:26de la Manche
01:00:27où un restaurateur
01:00:28et sa femme
01:00:29sont violentés
01:00:30par une trentaine d'individus
01:00:32à Béziers
01:00:33c'est une quarantaine
01:00:34de jeunes
01:00:35qui tendent un piège
01:00:36aux policiers
01:00:36en réponse
01:00:37à de multiples interpellations
01:00:39et saisis
01:00:39pour lutter
01:00:40contre le narcotrafic
01:00:41c'est encore une fois
01:00:42la réponse
01:00:43à des actes
01:00:44que nous avons posées
01:00:45des interpellations
01:00:46six
01:00:46depuis le début de l'année
01:00:48on a interpellé à Béziers
01:00:49deux fois plus de trafiquants
01:00:50que l'année précédente
01:00:51et puis il y a sans doute
01:00:52vraisemblablement
01:00:53un effet d'entraînement
01:00:54par les réseaux sociaux
01:00:56par l'effet
01:00:57qui se sont produits
01:00:58dans d'autres villes
01:01:00pour tenter
01:01:01de lutter
01:01:01contre cette délinquance
01:01:02des couvre-feu
01:01:04pour les mineurs
01:01:04de moins de 16 ans
01:01:05ont été mis en place
01:01:06dans plusieurs villes
01:01:07bonne soirée
01:01:08bonne soirée
01:01:08voilà
01:01:0980%
01:01:10des fauteurs de troupes
01:01:11sont issus
01:01:12de l'immigration
01:01:13ça c'est l'analyse
01:01:13que je faisais ce matin
01:01:14toujours dans le journal
01:01:15du dimanche
01:01:16Robert Ménat
01:01:17Béziers
01:01:18donc il fait le lien
01:01:20voici ce qu'il écrit
01:01:21ces fauteurs de troupes
01:01:23évidemment sont de plus en plus jeunes
01:01:2415
01:01:24parfois 13 ans
01:01:2680% d'entre eux
01:01:27sont issus
01:01:28de l'immigration
01:01:29il suffit de regarder
01:01:30les patronymes
01:01:31au-delà de
01:01:32l'ensauvagement
01:01:33le trafic
01:01:34c'est aussi un moyen
01:01:34de gagner de l'argent
01:01:35sans travailler
01:01:36et seulement
01:01:37mais pas seulement
01:01:38pour les dealers
01:01:38c'est ce que vous disiez
01:01:39tout à l'heure
01:01:39d'avis refaire
01:01:40oui
01:01:41ce qui se passe
01:01:42à l'heure actuelle
01:01:42c'est simple
01:01:43on nous a annoncé
01:01:44qu'on avait doublé
01:01:45le nombre d'arrestations
01:01:46ils sortent du commissariat
01:01:48avant même
01:01:49pratiquement
01:01:49d'avoir signé un papier
01:01:51je veux dire
01:01:52combien il y a de gens
01:01:54qui sont sanctionnés
01:01:55dans ce pays
01:01:56le trafic de drogue
01:01:58c'est à dire
01:01:59vous avez
01:02:00à partir du moment
01:02:01où c'est en bande organisée
01:02:02on parle
01:02:03avec un avocat
01:02:05en face de moi
01:02:06le trafic
01:02:07de stupéfiants
01:02:07en bande organisée
01:02:08ça veut dire quoi
01:02:09plus de trois personnes
01:02:11continuité dans le temps
01:02:12partage des responsabilités
01:02:14partage du butin
01:02:15quand vous avez
01:02:16ces quatre critères là
01:02:17vous avez
01:02:18trafic de stupéfiants
01:02:19en bande organisée
01:02:20quelle est la sanction
01:02:21en France
01:02:22à l'heure actuelle
01:02:22pour trafic de stupéfiants
01:02:24en bande organisée
01:02:25perpétuité
01:02:267 500 000 euros
01:02:27d'amende
01:02:28ils sortent le lendemain
01:02:29d'abord
01:02:32c'est clair
01:02:34que le trafic de drogue
01:02:36est la clé
01:02:37de la délinquance
01:02:39et de l'explosion
01:02:40de la délinquance
01:02:41ça
01:02:42c'est
01:02:42le premier point
01:02:44l'immigration
01:02:45comme le dit
01:02:45l'immigration
01:02:46elle vient se nourrir
01:02:47de ce
01:02:49de ce même
01:02:50moyen
01:02:51c'est à dire que
01:02:52à un moment donné
01:02:53ça fournit la main d'oeuvre
01:02:54ça fournit la main d'oeuvre
01:02:55voilà
01:02:55à Marseille
01:02:56ce qu'on appelle
01:02:58un minot
01:02:59vous savez un minot
01:02:59c'est un jeune de Marseille
01:03:01pour faire le guet
01:03:03c'est à peu près
01:03:052 000 à 3 000 euros
01:03:07par mois
01:03:07pour tuer quelqu'un
01:03:10tuer quelqu'un
01:03:125 000 euros
01:03:134 000
01:03:14entre 4 000
01:03:15et 5 000 euros
01:03:16c'est le prix d'une vie
01:03:20pourquoi on prend des mineurs
01:03:22d'abord parce qu'ils sont capables
01:03:25de tout
01:03:25et que l'appât du gain
01:03:27est quand même
01:03:28beaucoup plus facile
01:03:30et qu'en plus
01:03:31dans leur tête
01:03:33ils se disent
01:03:33qu'ils ne risquent rien
01:03:34ils ne risquent rien
01:03:35madame Taubira
01:03:36est passée par là
01:03:36c'est un mensonge
01:03:38que leur racontent
01:03:39les donneurs d'ordre
01:03:41c'est ça la réalité
01:03:42donc soit on fait la guerre
01:03:44réellement
01:03:45c'est pas que la décision
01:03:46de magistrats
01:03:47d'abord il ne faut pas
01:03:48généraliser sur la justice
01:03:49moi je suis toujours frappé
01:03:50je connais des magistrats
01:03:52hyper répressifs
01:03:53et je connais des magistrats
01:03:54qui sont laxistes
01:03:55ok
01:03:56les deux représentent la justice
01:03:57donc c'est plus compliqué
01:03:59que ça
01:03:59mais en tous les cas
01:04:00il faut faire une vraie guerre
01:04:01le mot guerre est important
01:04:03parce qu'est-ce qu'on se donne
01:04:05les moyens de faire la guerre
01:04:07est-ce qu'on a tous les moyens
01:04:08de se faire la guerre
01:04:08en face
01:04:09c'est un visage
01:04:10qui représente 6 milliards
01:04:11je le rappelle
01:04:12ou 7 milliards
01:04:12c'est dit par le face
01:04:137 milliards
01:04:14200 000 personnes qui bossent
01:04:16et encore on est loin
01:04:17de la réalité
01:04:17je vous fais juste
01:04:19circuler la parole
01:04:20bon on n'a pas les moyens
01:04:21mais moi ce que je dis toujours
01:04:22c'est que vous savez
01:04:23le trafic de drogue
01:04:25la délinquance
01:04:26les cambriolages
01:04:27c'est une entreprise
01:04:28comme une autre
01:04:29entre guillemets
01:04:29c'est-à-dire qu'on entreprend
01:04:30quelque chose
01:04:31quand vous entreprenez
01:04:32vous faites toujours
01:04:32un rapport entre le risque
01:04:34et le bénéfice
01:04:35or en France
01:04:36et je passe sur le contrôle
01:04:36du criminologue
01:04:37en France le rapport
01:04:38risque-bénéfice
01:04:39est très favorable
01:04:40au bénéfice
01:04:40c'est-à-dire les risques
01:04:41qui sont mineurs
01:04:42vous rentrez pour cambrioler
01:04:43chez quelqu'un
01:04:44par exemple
01:04:44il ne peut pas vous tuer
01:04:45il ne peut pas
01:04:46alors que logiquement
01:04:47vous avez quelqu'un
01:04:48chez vous
01:04:48il peut mais c'est lui
01:04:49qui sera embêté
01:04:50il peut toujours vous tuer
01:04:51mais c'est lui
01:04:51qui sera condamné
01:04:52donc vous avez
01:04:54à un moment donné
01:04:54une inversion des valeurs
01:04:56dans ce pays
01:04:56qui fait que
01:04:58les délinquants
01:04:59les voyous sont parfois
01:05:01mieux traités
01:05:01que ceux qui veulent
01:05:02simplement se défendre
01:05:03et je prends toujours
01:05:03cet exemple
01:05:04juste pour finir là-dessus
01:05:05vous aviez
01:05:06moi j'ai bien connu
01:05:07un pépiniériste
01:05:08en région parisienne
01:05:10qui disait la chose suivante
01:05:11il disait
01:05:11quand je suis chez moi
01:05:12on me cambriole
01:05:13ma pépinière
01:05:14quand je suis à la pépinière
01:05:16on me cambriole
01:05:17chez moi
01:05:17et quand je suis allé voir
01:05:18les forces de l'ordre
01:05:19pour leur dire
01:05:19vous savez très bien
01:05:20qui c'est
01:05:20parce qu'il y a une famille
01:05:20qui pose problème
01:05:21dans ce village
01:05:22les forces de l'ordre
01:05:22m'ont dit
01:05:23mettez des barreaux
01:05:24à vos fenêtres
01:05:24donc c'est bien
01:05:25que les honnêtes hommes
01:05:26et les honnêtes gens
01:05:27doivent vivre
01:05:28derrière les barreaux
01:05:29pour que les voyous
01:05:29puissent continuer à courir
01:05:30tant qu'on n'aura pas
01:05:31inversé ça
01:05:31on aura ce problème
01:05:32ils auraient pu lui dire
01:05:33vous n'avez qu'à aller vivre
01:05:34dans votre pépinière
01:05:35et vous avez juste
01:05:35un groupe parlementaire
01:05:37de 80 députés aujourd'hui
01:05:38qui défend ces voyous
01:05:39alors juste un
01:05:402-3 chiffres
01:05:42pour bien cadrer les choses
01:05:43quand vous cambriolez
01:05:44quelqu'un
01:05:45vous avez
01:05:4693 chances sur 100
01:05:50d'être dans l'impunité
01:05:51le taux
01:05:52d'identification
01:05:54des cambriolages
01:05:55c'est à dire
01:05:56une fois que vous avez
01:05:57cambriolé
01:05:58vous portez plainte
01:05:59la police fait une enquête
01:06:00elle arrête
01:06:01les individus
01:06:02en cause
01:06:037 fois sur 100
01:06:04donc vous avez
01:06:0593 chances sur 100
01:06:07et en plus de ça
01:06:08on nous bassine
01:06:09depuis 2-3 ans
01:06:10sur la lutte
01:06:11contre la drogue
01:06:11on va voir ce qu'on va voir
01:06:12la drogueraine
01:06:14du début du 21ème siècle
01:06:15c'est la cocaïne
01:06:16son prix s'effondre
01:06:18en 2024
01:06:20au début de l'année
01:06:22le prix d'un kilo
01:06:23je dis ça pour que
01:06:24personne ne voit se couler
01:06:25autour de cette table
01:06:26voilà
01:06:27personne n'achète des kilos
01:06:29vous faites bien
01:06:31mais en ce moment
01:06:32il y a des affaires à faire
01:06:33donc
01:06:33en début 2024
01:06:36le kilo de cocaïne
01:06:37en région parisienne
01:06:38pure
01:06:38c'était 32 000 euros
01:06:39ça vient de tomber
01:06:40à 17 000
01:06:41alors pourquoi
01:06:43c'est comme ça
01:06:43parce que c'est l'inondation
01:06:45et qu'il se faut
01:06:46une concurrence
01:06:46eux-mêmes
01:06:47si la politique
01:06:48anti-drogue
01:06:49du gouvernement
01:06:49a été efficace
01:06:50le gramme de cocaïne
01:06:52devrait coûter
01:06:53120 euros
01:06:54le gramme
01:06:55coûte 58
01:06:56on peut aussi poser la question
01:06:57est-ce que c'est parce que
01:06:58justement
01:06:58il y a des grandes opérations
01:07:00des grands nettoyages
01:07:00il y a des grands coups de pied
01:07:01qui sont mis dans la formule
01:07:03il y a
01:07:03effectivement
01:07:04il y a aussi
01:07:05de grands changements
01:07:06des grands règlements de compte
01:07:07des grandes luttes
01:07:08de conquêtes
01:07:09de nouveaux territoires
01:07:10le prix de la drogue
01:07:11s'effondre
01:07:11c'est un bon indicateur
01:07:13il y aurait beaucoup de choses
01:07:14à dire sur ce sujet
01:07:15parce que c'est extrêmement vaste
01:07:16deux choses sur lesquelles
01:07:17quand même
01:07:18j'aurais envie de m'attarder
01:07:19un tout petit peu
01:07:19mais ça a été évoqué
01:07:21à juste titre
01:07:21c'est qu'en France
01:07:22on a un vrai problème
01:07:23entre le différentiel
01:07:25qui existe
01:07:25entre la peine encourue
01:07:27telle que prévue
01:07:28par le code pénal
01:07:29la peine prononcée
01:07:31par le juge
01:07:31et la peine réellement
01:07:32exécutée
01:07:33ça c'est un vrai problème
01:07:35qui aussi génère
01:07:36une forme de défiance
01:07:37vis-à-vis de la justice
01:07:37est-ce que ça va sauver
01:07:39ces villes
01:07:40moyennes
01:07:40qui sont à feu à 100
01:07:41je crois que ça a été dit
01:07:42justement
01:07:43c'est un rapport
01:07:44coût-bénéfice
01:07:45quand vous savez
01:07:45que si vous commettez
01:07:46un crime qui est puni
01:07:47de 20 ans de prison
01:07:48mais que le prononcé
01:07:50sera de 10 ans
01:07:51et qu'au final
01:07:51vous allez en faire 5
01:07:52vous faites votre calcul
01:07:53à chacun après
01:07:54d'évaluer en fait
01:07:56le prix de son année
01:07:57de détention
01:07:57mais si on ramenait
01:07:59justement
01:07:59la peine prévue
01:08:01par le code pénal
01:08:02à une peine
01:08:02réellement exécutée
01:08:04je pense que ça découragerait
01:08:05beaucoup de vocations
01:08:06et juste un dernier point
01:08:08en une seconde
01:08:09demain on règle
01:08:10le problème
01:08:10du trafic de drogue
01:08:11en France
01:08:12je suis persuadé
01:08:13que le JDD
01:08:13devra trouver
01:08:14d'autres sujets
01:08:15pour faire ça
01:08:15parce que ça réglera
01:08:16énormément de problèmes
01:08:17d'insécurité
01:08:18ça a été dit aussi
01:08:19c'est le nerf de la guerre
01:08:20il est là
01:08:20sur l'argent que ça génère
01:08:21Juste pour Xavier Roffert
01:08:23je voulais vous montrer
01:08:23cette séquence
01:08:24avec Bruno Retailleau
01:08:25qui était dans un commissariat
01:08:27pour remettre une médaille
01:08:29à un politier
01:08:29qui a été grièvement blessé
01:08:31par un tir de mortier
01:08:32cette semaine
01:08:34mortier d'artifice
01:08:35évidemment
01:08:35qui sont aujourd'hui
01:08:36des armes
01:08:38par destination
01:08:39un syndicat de police
01:08:41nous disait tout à l'heure
01:08:41mais il faut que ce soit considéré
01:08:42comme aujourd'hui
01:08:43une arme de guerre
01:08:44parce que ça suffit
01:08:45maintenant on va écouter
01:08:46Bruno Retailleau
01:08:47ce mortier là
01:08:50il a 380 munitions
01:08:53380 munitions
01:08:55c'est pire qu'une mitraillette
01:08:57et quand il est ajusté
01:08:59en tir tendu
01:09:00vous vous rendez compte
01:09:01quand je parle
01:09:02d'armes par destination
01:09:03la dangerosité
01:09:04les guets-tapens
01:09:06qui sont tendus
01:09:07aux policiers
01:09:08aux gendarmes
01:09:08qui sont tendus aussi
01:09:09aux sapeurs-pompiers
01:09:11l'état évidemment
01:09:11face à ces armes
01:09:13doit répliquer
01:09:14il faut réarmer
01:09:15durcir
01:09:17notre législation
01:09:18à la rentrée
01:09:19nous présenterons
01:09:20un texte de loi
01:09:21un PJL
01:09:22pour que la vente
01:09:24d'engins pyrotechniques
01:09:25à des non-professionnels
01:09:26soit punie
01:09:27d'un an
01:09:28d'emprisonnement
01:09:29voire 3 ans
01:09:30si le produit
01:09:31a été vendu
01:09:31à un mineur
01:09:32ou au moyen
01:09:33d'un service
01:09:34de communication
01:09:34électronique
01:09:35il faut dursir
01:09:37et puis il faut
01:09:37une réglementation européenne
01:09:38qui soit à peu près cohérente
01:09:39parce que là c'est tout
01:09:40c'est n'importe quoi
01:09:41et surtout ça circule
01:09:42ça fait bien longtemps
01:09:45que le problème
01:09:45est réglé
01:09:46dans la tête
01:09:46des voyous
01:09:47les mortiers
01:09:48sont vendus
01:09:49clandestinement
01:09:50comme la drogue
01:09:51la loi en question
01:09:52elle a 10 ans de retard
01:09:54quoi
01:09:54c'est-à-dire que
01:09:55les mortiers
01:09:57finalement c'est simple
01:09:58il y a 3 ou 4 usines
01:10:00qui les fabriquent
01:10:00en Europe
01:10:01elles sont toutes
01:10:01entre la République chèque
01:10:03et puis l'est
01:10:03de l'Allemagne
01:10:04il suffit de mettre
01:10:06des barrages
01:10:07et puis d'arrêter
01:10:08les joints
01:10:08et de plier
01:10:09dans les coffres
01:10:09de voitures
01:10:09on ne le fait pas
01:10:10si on l'a fait
01:10:11l'année dernière
01:10:12pour les Jeux Olympiques
01:10:13là ça c'est très bien
01:10:14on l'a fait aussi
01:10:14avant le 14 juillet
01:10:15bon je voulais terminer
01:10:16par un sujet
01:10:17un peu plus
01:10:17pas léger
01:10:19parce qu'en réalité
01:10:20c'est un sujet important
01:10:21mais c'est un appel
01:10:22à sauver la cuisine française
01:10:23il y a une cinquantaine
01:10:24de chefs cuisiniers
01:10:25qui demandent
01:10:25que la cuisine tricolore
01:10:26au même titre
01:10:27que la culture
01:10:28devienne une
01:10:29et soit reconnue
01:10:30comme une exception
01:10:30culturelle
01:10:31parmi les signataires
01:10:32Alain Ducasse
01:10:33Hélène Darroze
01:10:34ou encore Marc Ferrand
01:10:36Faire de la gastronomie française
01:10:41une exception culturelle
01:10:42face à la hausse
01:10:44de leurs charges
01:10:44et à la baisse
01:10:45de certaines aides
01:10:46une cinquantaine
01:10:47de chefs cuisiniers français
01:10:48lancent un appel
01:10:49au gouvernement
01:10:50dans les pages
01:10:51du quotidien
01:10:52Les Echos
01:10:52ces chefs
01:10:53signent une tribune
01:10:54pour réclamer
01:10:55un soutien renforcé
01:10:56à ce fleuron
01:10:57qui précise-t-il
01:10:58contribue à faire rayonner
01:11:00l'image de la France
01:11:01à travers le monde
01:11:02C'est dramatique
01:11:02parce qu'en plus
01:11:03on a un problème essentiel
01:11:04ce sont les charges
01:11:05les charges
01:11:06qui nous incombent
01:11:07mais c'est
01:11:08incroyable
01:11:10on est en train
01:11:11peut-être
01:11:11de nous supprimer
01:11:12les avantages
01:11:13de la prime Macron
01:11:14le système
01:11:15effectivement éducatif
01:11:17et de l'apprentissage
01:11:20mais c'est
01:11:21déshonorant pour nous
01:11:22Les chefs
01:11:22déplorent l'accumulation
01:11:24de contraintes
01:11:25malgré les nombreux efforts
01:11:26concédés par la profession
01:11:27ces dernières années
01:11:28ils regrettent
01:11:29la remise en cause
01:11:30de l'aide à l'apprentissage
01:11:31et de la prime Macron
01:11:33aussi appelée
01:11:34prime de partage
01:11:34de la valeur
01:11:35Pour éviter la disparition
01:11:37de notre modèle
01:11:37celui d'une cuisine d'auteur
01:11:39et face à la concurrence
01:11:40désolante
01:11:41des industriels
01:11:42de la malbouffe
01:11:43en supermarché
01:11:44ou en fast-food
01:11:45nous autres cuisiniers
01:11:46lançons un cri d'alarme
01:11:48nous appelons
01:11:48les pouvoirs publics
01:11:49à considérer
01:11:50la gastronomie
01:11:51comme une exception française
01:11:52et à trouver des solutions
01:11:54pour encourager les talents
01:11:55et les accompagner
01:11:56dans leur succès
01:11:56Inscrite depuis 2010
01:11:58au patrimoine culturel
01:11:59immatériel
01:12:00de l'UNESCO
01:12:00la gastronomie française
01:12:02est face à un risque
01:12:03d'affaiblissement
01:12:04selon les chefs cuisiniers
01:12:05signataires de la tribune
01:12:07Je vais vous faire encore écouter
01:12:08Arnaud Lallement
01:12:09qui est chef
01:12:09de l'assiette champenoise
01:12:11à Trinqueux
01:12:11il parle des charges
01:12:12il parle de beaucoup de choses
01:12:13et il était tout à l'heure
01:12:14avec Thierry Cabane
01:12:16C'est pas spécialement
01:12:19la gastronomie française
01:12:19c'est toute la restauration
01:12:20en France
01:12:21qui face à des difficultés
01:12:24Aujourd'hui
01:12:25on est tous solidaires
01:12:26les uns des autres
01:12:27aussi bien
01:12:27le restaurant est volé
01:12:29que le restaurant dans les volés
01:12:30que le bistrot du village
01:12:31où à l'heure
01:12:32on s'aperçoit
01:12:33qu'en France
01:12:33il y a trop de restaurants
01:12:34qui ferment
01:12:35mais qui sont pleins
01:12:36en plus
01:12:36qui sont pleins
01:12:37qui tournent
01:12:38matin, midi et soir
01:12:40vous avez un couple dedans
01:12:41qui s'acharne à travailler
01:12:43pendant des heures et des heures
01:12:44et qui n'arrivent pas
01:12:45à boucler les fins de mois
01:12:45et arrive un moment
01:12:46le restaurant ferme
01:12:48tout simplement
01:12:48et c'est une perte
01:12:49pour la gastronomie française
01:12:51quand je dis la gastronomie
01:12:52c'est toute la restauration française
01:12:53où on travaille
01:12:54avec des artisans
01:12:55on travaille avec des produits frais
01:12:56on travaille avec
01:12:57des petits vignons
01:12:58des viticulteurs
01:12:59on travaille avec
01:13:00des équipes
01:13:00pour certains restaurants
01:13:01qui sont des gens passionnés
01:13:02et ils se retrouvent à fermer
01:13:04parce qu'ils n'arrivent pas
01:13:05bouclé les fins de mois
01:13:05dû évidemment
01:13:08à l'augmentation
01:13:08des charges
01:13:09à l'augmentation
01:13:10des coûts de matières premières
01:13:12à l'augmentation
01:13:13des loyers
01:13:14à l'augmentation
01:13:14de beaucoup de choses
01:13:15suite à tout ce qu'on a vécu
01:13:16ces dernières années
01:13:17et c'est là
01:13:19où on peut le regretter
01:13:20c'est qu'on est en train
01:13:21de perdre
01:13:21un point du tourisme
01:13:23français
01:13:24qui est important
01:13:24parce que
01:13:25deux touristes sur trois
01:13:26arrivent en France
01:13:27pour la gastronomie
01:13:28pour le petit restaurant
01:13:29de quartier
01:13:30pour le petit restaurant
01:13:30de village
01:13:31pour le grand restaurant
01:13:32étoilé et tout
01:13:33ils viennent en France
01:13:34pour notre gastronomie
01:13:35et on est en train
01:13:35de laisser ça partir
01:13:37en gris quelque part
01:13:38alors il n'y a toujours pas
01:13:40de tweets
01:13:41ou de messages
01:13:41de monsieur Macron
01:13:42qui normalement répond
01:13:43très très vite
01:13:44à chaque message
01:13:45à chaque lettre
01:13:46à chaque tribune
01:13:47allez-y
01:13:49cette question
01:13:49elle est très très intéressante
01:13:50moi j'aurais juste
01:13:51deux remarques
01:13:52deux solutions
01:13:52deux propositions
01:13:53deux solutions
01:13:54en écoutant ce message là
01:13:56une qui touche
01:13:56tous les secteurs
01:13:57c'est de ramener au maximum
01:13:59le brut du net
01:14:00quand les restaurateurs
01:14:01parlent de charges
01:14:02trop élevées
01:14:03ça veut bien dire
01:14:04ce que ça veut dire
01:14:04c'est à dire que
01:14:05quand vous payez un salarié
01:14:06à l'heure actuelle
01:14:06ça coûte beaucoup plus cher
01:14:07à l'entreprise
01:14:08que ce que le salarié touche
01:14:10donc nous c'est l'effort aussi
01:14:11qu'il faut qu'on fasse
01:14:11ramener le brut
01:14:12au plus près du net
01:14:13ce que le patron paye
01:14:15il faut qu'il y en ait
01:14:15le maximum
01:14:16qui reste dans la poche
01:14:16du salarié
01:14:17ça c'est une première chose
01:14:18et la deuxième chose
01:14:19qui est propre
01:14:19au secteur de la restauration
01:14:20à l'heure actuelle
01:14:21on autorise les restaurateurs
01:14:22à afficher
01:14:23fait maison
01:14:24quand c'est le cas
01:14:25et moi je voudrais
01:14:26inverser le sujet
01:14:27c'est à dire que
01:14:28par nature
01:14:28un restaurant
01:14:29c'est fait maison
01:14:30ceux en revanche
01:14:31qui servent à leurs clients
01:14:32des plats industriels
01:14:33souvent dégueulasses
01:14:34à des prix quasiment identiques
01:14:36ceux qui font l'effort
01:14:37de faire du fait maison
01:14:37c'est eux qui devraient
01:14:39le tampon pas fait maison
01:14:40industriel obligé
01:14:41de l'afficher en haut
01:14:42parce que c'est eux aussi
01:14:43qui font du mal
01:14:43au métier de la restauration
01:14:45et à cette art de vivre
01:14:46à la gastronomie
01:14:47donc inversons aussi
01:14:48parfois ces sujets
01:14:50pour que les gens
01:14:50prennent conscience
01:14:51il y en a qui méritent
01:14:52moi je pense que les gens
01:14:53savent exactement
01:14:54ce qu'ils ont dans leur assiette
01:14:55et choisissent en fonction
01:14:56et le savent très bien
01:14:58il y a la gastronomie
01:14:58il y a la bistronomie
01:14:59évidemment
01:15:00il y a les filières
01:15:00il y a les agriculteurs
01:15:02parce que tout ça
01:15:02en réalité est lié
01:15:03c'est ce qu'on comprend
01:15:04donc c'est un écosystème
01:15:05qu'il faut protéger
01:15:06d'où la demande d'exception
01:15:07mais ce que disait
01:15:08Marc Véra
01:15:08est très important
01:15:09moi je les invite
01:15:11à contacter
01:15:12Rachid Haddati
01:15:13parce que s'il y a bien
01:15:14une ministre
01:15:14qui est capable
01:15:15de dire
01:15:16qu'il vaut mieux
01:15:17donner de l'argent
01:15:17à ce qui représente
01:15:19vraiment la culture française
01:15:21et l'exception française
01:15:22par rapport
01:15:22à certains théâtreux
01:15:24qui reçoivent
01:15:25de l'argent
01:15:26pour qu'on crache
01:15:28à son visage
01:15:29et on crache
01:15:29au visage
01:15:30de tout le monde
01:15:31c'est bien
01:15:31les restaurateurs français
01:15:32et je les invite
01:15:33à aller voir Rachid Haddati
01:15:34et à leur demander
01:15:35qu'elles poursuivent
01:15:36le combat
01:15:37pour que cette exception
01:15:38culturelle
01:15:39parce qu'il parle bien
01:15:40d'exception culturelle
01:15:41soit mise en place
01:15:44sur une parenthèse
01:15:45finalement elle n'est pas
01:15:46allée à Avignon
01:15:46si
01:15:46elle est allée à Avignon
01:15:48mais elle est allée
01:15:48à Avignon
01:15:49voir du off
01:15:52et voir
01:15:53notamment
01:15:54un EHPAD
01:15:56qui faisait
01:15:56une manifestation
01:15:57culturelle
01:15:58ainsi en faisant
01:16:00si vous me permettez
01:16:01l'expression Olivier
01:16:02la nique
01:16:03aux théâtreux
01:16:04qui lui ont craché
01:16:05au visage
01:16:05et qu'elle finance
01:16:06que son ministère
01:16:07finance
01:16:08La remarque en fait
01:16:10c'est que c'est un sujet
01:16:12multifactoriel
01:16:12le premier
01:16:13c'est qu'on parle
01:16:14du poids des charges
01:16:14mais pas seulement
01:16:15le poids des charges
01:16:15des restaurateurs
01:16:16c'est un problème
01:16:17de pouvoir d'achat
01:16:17c'est-à-dire qu'il faut savoir
01:16:18que vous allez manger
01:16:19un bagel au saumon
01:16:20à New York
01:16:21c'est 50 dollars
01:16:22dans un restaurant quelconque
01:16:23donc en France
01:16:24vous mangez
01:16:25de façon formidable
01:16:26pour 35 euros
01:16:27mais pour tout le monde
01:16:27ça paraît très cher
01:16:28parce que le pouvoir d'achat
01:16:28s'est effondré
01:16:29donc vous avez un problème
01:16:30général de pouvoir d'achat
01:16:31il faut remettre
01:16:32de l'argent dans l'économie
01:16:33il faut laisser
01:16:33cet argent circuler
01:16:34ça c'est la première chose
01:16:35pour ça je parle du brut
01:16:36et du net
01:16:37parce que ça redonne du pouvoir
01:16:38bien sûr
01:16:38c'est ça
01:16:39après le deuxième sujet
01:16:40il y a bien entendu
01:16:41les charges sociales
01:16:41mais ça va falloir revoir
01:16:42notre politique sociale
01:16:43de façon générale
01:16:44puisqu'aujourd'hui
01:16:44elle bouffe
01:16:45toutes les ressources
01:16:46de la République
01:16:47et puis après
01:16:48il y a un autre élément
01:16:49essentiel
01:16:49dont on ne parle pas
01:16:49c'est le droit social
01:16:50le droit du travail
01:16:51quand vous êtes restaurateur
01:16:52aujourd'hui
01:16:53pour un oui
01:16:54ou pour un non
01:16:54parce que vous avez donné
01:16:55un ordre à votre collaborateur
01:16:56ou qu'il n'est pas content
01:16:57ou qu'il ne veut pas
01:16:58d'abord vous avez la limite
01:16:58des 48 heures
01:16:59même si vous voulez
01:17:00si un salarié veut
01:17:01travailler plus
01:17:02il ne peut pas
01:17:02c'est limité à 48 heures
01:17:03puis après vous avez
01:17:04le droit du travail
01:17:05le droit social
01:17:05qui est étouffant
01:17:07pour ces entrepreneurs
01:17:08ces petits entrepreneurs
01:17:09quand vous demandez
01:17:10à un restaurateur
01:17:10de reclasser
01:17:11je l'ai vécu
01:17:11j'ai 16 ans au Prud'homme
01:17:13quand vous demandez
01:17:13à un restaurateur
01:17:14de reclasser un salarié
01:17:16qui ne sait pas lire
01:17:17dans les bureaux
01:17:18d'abord il n'a pas de bureau
01:17:18deux le salarié ne sait pas lire
01:17:19comment vous voulez faire
01:17:20et vous le condamnez pour ça
01:17:21et le dernier point
01:17:22c'est quand même
01:17:22la culture du bien manger
01:17:23ça c'est évident
01:17:26et c'est un point très important
01:17:28que tout soulève
01:17:29en réalité
01:17:29parce qu'ils font tous
01:17:30à manger
01:17:31dans leur cuisine
01:17:32ils vont chercher
01:17:33leurs produits
01:17:34etc
01:17:34pas tous justement
01:17:36c'est pour ça qu'il faut faire
01:17:36aussi des distinguants
01:17:37entre les
01:17:37en tout cas ceux
01:17:38qui ont vu ce soir
01:17:39et ceux qui veulent
01:17:40que ce soit
01:17:41une exception culturelle
01:17:42française
01:17:43oui
01:17:43en tout cas ce que je voulais dire
01:17:45c'était apporter un témoignage
01:17:46c'est que dans mon métier
01:17:48j'ai eu souvent
01:17:49en Chine
01:17:50aux Etats-Unis
01:17:50à approcher
01:17:51des personnages
01:17:52de tout premier plan
01:17:54dans un contexte
01:17:55où un professeur
01:17:57c'est quelqu'un d'appui
01:17:58inoffensif
01:17:59donc ils n'avaient pas
01:18:00les défenses
01:18:02étaient baissées
01:18:03et donc
01:18:04de très très hauts personnages
01:18:05en Chine
01:18:06quand ils disaient
01:18:07toute l'admiration
01:18:08qu'ils avaient pour la France
01:18:09c'est la cuisine
01:18:10et le vin
01:18:11qui étaient cités
01:18:13en premier
01:18:13même chose
01:18:15et qu'est-ce qu'ils ont fait
01:18:15les Chinois
01:18:16ils ont fait venir
01:18:16beaucoup de cuisiniers
01:18:18en réalité
01:18:19il y a énormément
01:18:20de cuisiniers français
01:18:21et donc ça s'est évolué
01:18:23ça fait évoluer le goût
01:18:24en Chine
01:18:25quant au vin
01:18:25ils ont même fait venir
01:18:27des châteaux entiers
01:18:28pierre par pierre
01:18:29merci beaucoup
01:18:31Xavier Renfeur
01:18:31merci Fabrice Akoun
01:18:32merci Martin Garagnon
01:18:33merci Olivier
01:18:35d'être venu
01:18:36Olivier Pardot
01:18:36d'être venu
01:18:37me voir ce soir
01:18:38dans un instant
01:18:40je vous confie
01:18:41évidemment
01:18:42Isabelle Piboulot
01:18:43pour l'édition de la nuit
01:18:44c'est la fin
01:18:45de 100% politique
01:18:46et je vous remercie
01:18:47et à très bientôt
01:18:48au revoir
01:18:49je vous remercie
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