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  • il y a 4 semaines
Tous les soirs et pendant tout l’été, CNEWS vous propose un rendez-vous consacré à la politique de 21h à minuit

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00:01Bonsoir à tous, bienvenue dans 100% Politique, 23h minuit, édition spéciale consacrée aux incendies qui ravagent une partie du
00:09sud-ouest, la Gironde et les Landes.
00:12À suivre des images fortes, les tout derniers chiffres, mais aussi plusieurs témoignages qui vont nous permettre de mieux comprendre
00:19la situation sur place.
00:20Nos invités vont répondre à toutes les questions que l'on se pose, que vous vous posez également sûrement.
00:25Est-ce que les flammes vont continuer à progresser ? La météo va-t-elle s'améliorer ? Les fumées
00:30sont-elles dangereuses pour la santé ?
00:32Ou encore faut-il craindre des vols ou encore des cambriolages sur place ?
00:36Sans oublier bien sûr nos amis agriculteurs qui vivent des heures très compliquées mais qui font preuve d'une solidarité
00:43hors normes, vous le verrez.
00:44Mais pour commencer, un point de situation à l'heure où l'on se parle, il est quasiment 23h.
00:49Point de situation en Gironde mais aussi en France. Laurent Nouniez était l'invité de France 2.
00:55Le ministre de l'Intérieur a dévoilé les tout derniers chiffres. Je vous propose de l'écouter.
01:01Tous les jours, on a 30 à 40 départs de feu. C'est 30 à 40 feux qui sont combattus
01:05simultanément.
01:06C'est ce qu'on a vu dans vos différents reportages.
01:09Au total, on est à 115 000 hectares qui ont été parcourus depuis le début de la saison.
01:13Ce qui est tout à fait exceptionnel. C'est bien plus que ce qu'on a pu connaître par le
01:18passé.
01:18Donc on est dans une situation qui est totalement inédite avec des feux qui se répètent un peu partout,
01:23qui sont combattus courageusement par les sapeurs-pompiers.
01:25On l'a vu dans le Var, on l'a vu à Biscarros, où les incendies, vous l'avez rappelé,
01:30ne sont pas encore fixés,
01:31sont toujours en train d'être combattus.
01:32Et puis il y a un méga-feu en Gironde qui est un feu encore plus inédit.
01:36Et lui a déjà parcouru 40 000 hectares et détruit plus de 200 habitations.
01:41Et pour rappel, quelques 220 000 personnes ont déjà été évacuées depuis mercredi en Gironde.
01:47Bruno Ménard, bonsoir. Merci d'être avec nous.
01:51Vous êtes secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France.
01:56Bruno, à l'heure où l'on se parle, quelle est la situation en Gironde et dans les Landes ?
02:01Est-ce que les flammes continuent de progresser ? Et surtout, dans quelle direction ?
02:07Bonsoir. Malheureusement, oui, les flammes continuent à progresser, à progresser à une vitesse assez rapide.
02:13Pour vous donner un ordre d'idée, en Gironde, les flammes étaient aux alentours de 30 kilomètres de la métropole
02:20bordelaise il y a encore deux jours.
02:23Aujourd'hui, on est sensiblement à 15 kilomètres de la zone bordelaise.
02:29Donc oui, ça progresse et ça progresse rapidement.
02:32Au niveau des Landes, on a tendance à se calmer un petit peu.
02:41Mais les 15 prochains jours vont être extrêmement compliqués avec la chaleur qui va revenir,
02:46qui va préaugmenter jusqu'à avoir apparemment une canicule pour la fin de la semaine prochaine.
02:52Donc nous sommes très, très, très, très inquiets.
02:55Quelles opérations vous menez précisément sur le terrain ?
02:58Et est-ce que certaines infrastructures sont surveillées de très près ?
03:03Il y a eu le fameux site Céveso qui a fait beaucoup de vigilance aujourd'hui, site industriel sensible.
03:14Aujourd'hui, les sapeurs-ponquiers sur le terrain sont sur une approche défensive.
03:20On n'attaque pas le feu, on est obligé de l'attendre pour essayer de le contenir.
03:26Nous n'avons pas les effectifs nécessaires, nous n'avons pas les moyens humains nécessaires,
03:30nous n'avons pas les moyens matériels nécessaires.
03:33Donc nous sommes en grande difficulté et ça va continuer.
03:38Et nous ne sommes que le 26 juillet 2026.
03:41Bruno, je vous propose d'écouter ce son.
03:44Vous allez pouvoir l'écouter, vous allez pouvoir réagir.
03:46J'aimerais vous interroger sur les moyens dont disposent les pompiers sur le terrain.
03:51Les collègues sont épuisés, mais les collègues de toute la France,
03:54parce qu'aujourd'hui, des renforts extra-départementaux sont organisés de partout.
03:58On manque de tout, on manque de tout.
04:00Des avions, des moyens, alors des camions, ils en ont acheté quelques-uns,
04:04mais on a aujourd'hui, quand vous avez un camion, il faut mettre des gens dedans.
04:08On manque de personnel.
04:09Et je vous le redis, les pompiers ont manifesté, aussi bien dans le Nord que dans le Sud, à Lyon.
04:14On en est à cette impuissance mondiale, on en est à implorer la pluie.
04:18Vous vous rendez compte un peu le niveau où nous en sommes ?
04:20Lorsque tous les ans, on recommence les mêmes craintes, les mêmes appréhensions,
04:25les mêmes signalements et qu'on oublie, écoutez, on en a un peu ras-le-bol,
04:28mais pas un petit peu en fait, vraiment, vraiment ras-le-bol.
04:30Il va y avoir des comptes à rendre à la rentrée prochaine.
04:33Voilà ce que déclarait Rémi Chabou, porte-parole du syndicat Sud.
04:37Est-ce que vous êtes d'accord ?
04:38Est-ce qu'aujourd'hui, les pompiers manquent de moyens ?
04:40Et puis, il y a une polémique qui est en train de monter ces dernières heures
04:44concernant les équipements qui permettent de protéger ces pompiers, notamment les cagoules.
04:48Est-ce qu'ils disposent aujourd'hui des moyens de protection nécessaires pour combattre les flammes ?
04:53Non.
04:54Non, c'est quelque chose qui est connu.
04:57Les cagoules protègent encore moins que si vous aviez un masque chirurgical de niveau 1 sur le nez.
05:07Celle-là ne protège pas du tout.
05:10Rémi Chabou a totalement raison.
05:13On a déjà échangé ensemble avec Rémi dans d'autres circonstances.
05:20Mais la particularité aujourd'hui par rapport au passé,
05:26c'est qu'au passé, on entendait uniquement les sapeurs-pompiers professionnels
05:30dire tout haut ce qui se passait.
05:32Les pompiers professionnels représentent 15% des effectifs en France.
05:37Donc, c'est-à-dire quasiment rien.
05:40Les sapeurs-pompiers volontaires aujourd'hui sur le territoire français
05:44représentent aux alentours de 80% selon les territoires.
05:49Et ce qui est extrêmement nouveau, c'est que les sapeurs-pompiers volontaires
05:52qui sont une force tranquille, qui d'habitude ne disent rien,
05:56commencent à monter au créneau, commencent à dire tout haut ce qui se passe tout bas.
06:01Et là, c'est vraiment nouveau.
06:03C'est nouveau pour le ministère de l'Intérieur.
06:05C'est nouveau pour les SDIS.
06:06Et ça veut dire que ça ne va pas du tout.
06:10Ça ne va pas du tout.
06:12Ce que vous nous dites, c'est que les pompiers sur le terrain sont en danger.
06:15Bien sûr.
06:16Bien sûr.
06:17Bien sûr.
06:18On se parle en temps, c'est que les flammes sont en danger par rapport aux incendies.
06:21Ça, on le sait, mais en danger parce qu'ils n'ont pas le matériel et les protections nécessaires.
06:25Par rapport aux cagoules, oui.
06:28Ça fait des années que les syndicats professionnels le disent, le revendiquent.
06:33Et ce qui est encore plus énervant, c'est que les cagoules filtrantes existent.
06:38Elles existent, elles sont commercialisées, donc elles peuvent protéger les sapeurs-pompiers.
06:43Mais néanmoins, il y a un grand nombre de SDIS, pas tous, mais il y a un grand nombre de
06:47SDIS,
06:47qui ont fait le choix de ne pas en acheter parce que ça coûte extrêmement cher.
06:52Mais là, aujourd'hui, il va y avoir énormément de dégâts.
06:55Ça commence, il y a, je crois, une vingtaine de personnes, d'après ce qu'on m'a dit,
07:00qui sont parties au caisson hyperbar, c'est-à-dire dans un caisson,
07:03pour chasser le dioxyde de carbone du sang et remettre de l'oxygène en place.
07:09Et ce n'est que le début.
07:10Dans les prochaines semaines et dans les prochains mois,
07:12les services départementaux et ce qu'on appelle les directions de la santé
07:19vont être submergés de problèmes.
07:22C'est une certitude.
07:24Et pourtant, vous aviez alerté, mais vous n'avez pas été entendu sur ce point-là
07:27et sur bien d'autres points d'ailleurs.
07:30Comme d'habitude.
07:31Malheureusement, comme d'habitude, on ne veut pas écouter.
07:36On essaye, les pouvoirs publics essayent d'opposer les personnes.
07:42Très souvent, j'ai entendu dire, lorsque j'étais sapeur-pompier volontaire,
07:47les professionnels, ce sont des râleurs, les professionnels n'arrêtent pas de se plaindre,
07:51les professionnels, ceci, les professionnels, cela.
07:54Et aujourd'hui, je suis à la tête du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France
07:58et je ne peux pas dire autre chose que les syndicats professionnels
08:03avaient raison et ont raison.
08:06Les sapeurs-pompiers sur le terrain sont en extrême danger.
08:11Il y a les gaz.
08:12Là, j'ai appris tout à l'heure qu'un officier supérieur a eu un accident de voiture
08:16après 36 heures présentes sur le site.
08:2136 heures, c'est…
08:23Donc, qu'on ne vienne pas nous dire que les effectifs sont suffisants,
08:27les moyens sont suffisants, ce sont des mensonges.
08:30Pourquoi on engage l'armée ?
08:31Pourquoi il y a plus d'un millier de militaires qui arrivent ?
08:34Pourquoi les agriculteurs arrivent de tous les départements de France
08:37pour aider en Gironde ?
08:39C'est qu'il n'y a plus de moyens de pompiers,
08:42il n'y a plus de moyens d'engin.
08:44Nous sommes sur une véritable rupture capacitaire sur les moyens de sécurité civile
08:50et en plus de ça, on met en danger les effectifs qui sont sur place.
08:53Même avec les renforts venus de Paris et pas que d'ailleurs,
08:56venus d'autres régions de France et même de l'étranger,
08:59aujourd'hui, les pompiers sur le terrain ne sont pas assez nombreux
09:03pour combattre ces incendies, c'est ce que vous nous dites.
09:07Oui, ils ne sont pas assez nombreux, désorganisés.
09:13Ce qui est à la décharge des autorités, c'est que c'est un feu qui est un ogre.
09:19On n'a jamais connu ça en France, donc c'est une nouveauté.
09:23Mais non, les moyens de…
09:25À partir du moment où on a des officiers, officiers supérieurs,
09:28et même moi j'ai des gars, j'ai encore des gars qui m'ont appelé aujourd'hui
09:31en me disant il faut absolument que tu fasses quelque chose,
09:33parce que pendant une semaine, depuis qu'on est là-bas,
09:36on ne dormait qu'une heure, une heure et demie.
09:38Il y a des départements qui ont rappelé leurs gars
09:41parce qu'ils n'avaient pas assez de sommeil.
09:43Les départements les disent, nous, on ne veut pas non plus
09:46que nos agents, il leur arrive quelque chose parce qu'ils ne dorment pas.
09:51S'il y avait assez de personnes, les gars pourraient…
09:53Enfin, les gars et les filles pourraient tourner,
09:56pourraient travailler 8 heures, 10 heures,
09:58et aller dormir 8-10 heures et se relaxer à côté,
10:02prendre des bains, des choses comme ça pour pouvoir se refroidir.
10:05Mais lorsque vous avez quasiment la totalité des agents
10:09qui font 17, 18, 19 heures de travail sur ce qu'on appelle le chantier,
10:15c'est signe qu'on n'a personne.
10:17C'est signe qu'on est loin d'avoir les effectifs.
10:20J'ai une dernière question pour vous, Bruno Ménard,
10:22qui peut peut-être paraître naïve,
10:25mais on pense aussi aux familles de ces pompiers,
10:29aux femmes, aux maris, aux enfants de tous ces pompiers.
10:34Vous vous échangez avec de très nombreux pompiers.
10:37Est-ce qu'aujourd'hui, ils sont inquiets et se disent que peut-être
10:41ils ne reverront plus jamais leur famille ?
10:44Est-ce qu'il y a cette crainte du côté des pompiers
10:47de se dire qu'ils vont combattre les flammes
10:50et peut-être ne jamais revenir à leur domicile ?
10:53Non seulement il y a les flammes, mais il y a eu également,
10:56et vous avez raison, notre collègue qui est décédé en Saint-Bois.
11:00Ça a été dramatique et j'ai entendu beaucoup de pompiers dire
11:04« Mais aujourd'hui, c'est lui ou aujourd'hui, c'est eux.
11:07Ça aurait pu être moi. »
11:09Donc, il y a vraiment une prise de conscience
11:11et il y a une certaine peur, peur des pompiers.
11:15Mais il y a aussi une peur de la famille.
11:17J'ai une fille d'un collègue qui a dit à son père
11:21« S'il te plaît, n'y retourne pas parce que je n'ai pas envie de te perdre. »
11:25C'est la réalité.
11:29Merci Bruno Ménard en tout cas pour votre témoignage
11:33et vos précisions aussi.
11:35C'est vrai qu'on se rend compte avec ces images,
11:38on se rend compte régulièrement d'ailleurs,
11:40mais c'est vrai qu'au vu de la catastrophe que vivent les habitants sur place,
11:43on se rend compte du travail qui est effectué par les sapeurs-pompiers.
11:46Et encore une fois, bravo à eux.
11:48On salue leur travail et leur courage également.
11:51On se dit que certains auraient reculé face à ces flammes
11:54et eux sont là tous les jours et combattent malgré le stress
11:57et malgré la fatigue.
11:58On l'a bien compris.
11:59Merci en tout cas, M. Ménard, d'avoir été avec nous.
12:04Et puis on va évoquer un tout autre sujet,
12:06mais qui concerne aussi bien sûr les incendies,
12:08puisque je vous rappelle qu'il s'agit d'une édition spéciale
12:11jusqu'à minuit consacrée à ces incendies
12:13du côté de la Gironde et des Landes,
12:16puisque face à ce violent incendie qui frappe le bassin d'Arcachon,
12:20plusieurs communes ont dû être évacuées,
12:22plus de 140 000 personnes au total.
12:24Aux côtés des soldats du feu,
12:25plus de 1 200 gendarmes sont mobilisés également en Gironde et dans les Landes.
12:29Ils oeuvrent à la mise en sécurité des habitants
12:31et la fluidification aussi des axes routiers.
12:34Je vous propose de regarder ce sujet de Sarah Varnier,
12:37reportage de Clément Lopez, Timothée Forger.
12:47Alors on verra peut-être ce reportage un peu plus tard.
12:51On va évoquer effectivement peut-être avec Marc Roland,
12:54qui est peut-être avec nous déjà,
12:56je ne sais pas s'il est déjà connecté, Marc Roland.
12:59Bonjour Marc Roland, merci d'être avec nous.
13:02On aura peut-être l'occasion de voir ce documentaire un peu plus tard
13:05et ce reportage de nos équipes un peu plus tard.
13:07J'aimerais qu'on évoque effectivement la situation
13:09et la sécurité sur place,
13:11et notamment avec les gendarmes.
13:13On a appris notamment aujourd'hui
13:15qu'un homme avait été interpellé et placé en garde à vue
13:18après avoir volé 44 bouteilles de Grand Cru
13:20dans une maison évacuée en raison des incendies.
13:23Les policiers avaient contrôlé le véhicule
13:25et découvert le butin dans son véhicule.
13:27On est en droit de se poser effectivement la question
13:30et de s'interroger sur ces vols et ces cambriolages.
13:33Est-ce qu'il s'agit là d'un cas isolé
13:36où effectivement d'autres individus sur place
13:39tentent de profiter du malheur
13:40de toutes ces personnes qui ont été évacuées ?
13:43Les forces régaliennes de sécurité,
13:46les gendarmes, pour le cas d'espèce,
13:47mais également le cas de policiers,
13:48policiers municipaux et CRS,
13:51sont effectivement engagés dans une vaste opération
13:54décidée par l'autorité publique
13:56au titre de la sauvegarde de la vie humaine,
13:59mais également de la sécurisation des biens,
14:01des biens laissés en l'État,
14:03presque à l'abandon,
14:05par les gens qui ont été contraints d'évacuer.
14:07En cela, effectivement, un dispositif pour interdire l'accès,
14:12un dispositif de contrôle de zone,
14:14que ce soit à la fois terrestre ou aérien,
14:16pour identifier les personnes qui circulent sous ces espaces vides,
14:20s'assurer qu'il ne s'agit pas de voleurs,
14:22de délinquants, d'opportunités,
14:24qui profiteraient de l'absence des propriétaires,
14:26des locataires,
14:26pour s'introduire frauduleusement dans les habitations,
14:29dans les logements et commettre des larcins.
14:31Effectivement, une première interpellation,
14:33on m'en a annoncé plusieurs autres encore,
14:36mais également beaucoup d'infractions liées au non-respect
14:39de certains arrêtés préfectoraux,
14:41donc une gendarmerie sur le qui-vive,
14:43avec des camarades qui sont présents sur le terrain
14:45par roulement successif, par tiers de temps, H24.
14:49Comment vous aide, Marc Roland, l'armée sur place ?
14:52On sait que des patrouilles sentinelles
14:54sécurisent également les lieux et ses communes
14:56pour éviter ce genre d'actes malveillants.
15:00Alors, l'armée en général, l'armée française,
15:03la gendarmerie étant partie intégrante des forces armées,
15:06ont toujours travaillé depuis plusieurs années
15:09en symbiose avec les effectifs régaliens
15:12de sécurité et sécurité intérieure,
15:15que ce soit la police ou la gendarmerie.
15:16Donc, nous avons une connaissance réciproque
15:19de nouveaux opératoires,
15:20et le fait que les forces sentinelles soient présentes,
15:23ça permet effectivement de dégager
15:25les effectifs gendarmes pour les recentrer ailleurs,
15:28et je pense notamment à un volet qui est assez sous-estimé,
15:31mais qui va prendre sa place de plus en plus prégnante,
15:33le volet pôle judiciaire,
15:35puisque vous pensez bien que déplacer des milliers de personnes,
15:39vous déplacez aussi une part résiduelle de la délinquance locale.
15:43Quelles sont, Marc Roland, vous qui êtes, je le rappelle,
15:45capitaine de gendarmerie,
15:46mais quelles sont les missions aujourd'hui prioritaires
15:49sur le terrain pour vos collègues gendarmes ?
15:51Un, c'est s'inscrire dans une toute démarche utile
15:55au titre de la sauvegarde des vies humaines,
15:58faciliter les évacuations,
16:00conduire ces évacués dans les meilleures conditions
16:03sur les centres de ramassage, de collecte,
16:08donc s'assurer de la viabilité des axes,
16:11éviter les accidents, éviter les sur-accidents,
16:13donc toute la chaîne d'évacuation doit être maîtrisée,
16:17mais également tenir le terrain afin de ne pas le laisser
16:20à libre disposition de l'adversaire,
16:23le cas échéant, l'adversaire qu'on connaît,
16:25celui qui vole, celui qui pille,
16:27celui qui profite des circonstances malheureuses
16:29pour s'enrichir produleusement.
16:31Alors, Marc Roland, j'aimerais vous interroger,
16:33on parle de comportements inadmissibles,
16:36forcément avec ces personnes qui tentent de voler,
16:39de cambrioler ces maisons qui ont été abandonnées
16:42par les personnes qui ont dû évacuer
16:44en l'espace de quelques secondes parfois,
16:46j'aimerais vous interroger aussi sur d'autres comportements
16:48tout aussi inexplicables.
16:50Écoutez ce que disait cet après-midi
16:51la préfète de Nouvelle-Aquitaine, Sophie Broca.
17:05Alors, visiblement, on a un petit souci avec,
17:08je ne sais pas si on va pouvoir écouter Sophie Broca,
17:10on peut l'écouter.
17:12Je voudrais vous dire que malgré la gravité incroyable
17:15de la situation, on constate encore des comportements,
17:18comment on va se les qualifier,
17:20des comportements inadmissibles,
17:23et je dirais presque criminels,
17:24dans le langage courant sans qualification pénale,
17:27je ne suis pas procureur de la République.
17:29Pensez qu'on était interpellé par les forces
17:32de sécurité intérieure hier,
17:34un individu qui fumait dans la forêt,
17:37et deux autres qui étaient en train de faire
17:39un barbecue dans la forêt.
17:41Voilà, on en est, les bras nous en tombent.
17:45Et évidemment, ces personnes ont été immédiatement
17:47interpellées et placées en garde à vue.
17:50Comment expliquer ces comportements ?
17:52C'est vrai que quand on écoute la préfète
17:53de Nouvelle-Aquitaine, on se dit,
17:55ce n'est pas possible, c'est inimaginable
17:57qu'on puisse fumer au cœur d'une forêt,
18:01organiser un barbecue au cœur d'une forêt,
18:02alors même que les flammes sont à quelques mètres,
18:04quelques kilomètres.
18:05Est-ce que c'est des comportements que,
18:07malheureusement, vous constatez assez régulièrement ?
18:10Alors, assez régulièrement, non,
18:12puisque ça reste quand même à la marge.
18:15Mais pour preuve, ça existe.
18:17Et pour preuve, les gendarmes sont intervenus
18:19moult fois aujourd'hui pour verbaliser
18:21ce genre de comportement,
18:23mais aussi être en garde à vue des gens
18:25dans l'espèce de deux incendiaires présumés
18:27qui ont été placés en garde à vue aujourd'hui,
18:29je vous l'annonce, justement parce qu'ils avaient
18:31des comportements susceptibles de provoquer
18:33de manière involontaire, mais par un manquement délibéré
18:36à une obligation de sécurité.
18:38C'est un fait aggravant, c'est un fait délictuel.
18:41Et en cela, effectivement,
18:43les investigations doivent permettre
18:45de consolider le lien de causalité
18:47entre les feux et leur présence sur les sites
18:50et sur le mode opératoire
18:53involontaires dans le résultat,
18:55mais volontaires dans l'action menée par ces auteurs.
18:58– Merci beaucoup Marc Roland d'avoir été avec nous
19:02en direct sur 100% politique.
19:05Et dans ces news, on va désormais parler de santé
19:07puisqu'il y a un autre point qui reste très inquiétant,
19:11c'est ces fumées qui se dégagent de ces incendies.
19:16Cet après-midi, l'Agence régionale de la santé
19:18a tiré la sonnette d'alarme.
19:19Les seuils d'alerte aux particules fines
19:21ont été dépassés dans quatre départements
19:23du Sud-Ouest à cause de ces incendies.
19:25La Gironde, les Landes, la Dordogne
19:27ou encore le Lot-et-Garonne.
19:29Et pour en parler, on est avec Bruno Mégarban,
19:31chef du service réanimation de l'hôpital Lariboisière.
19:35Bonsoir docteur, merci d'être avec nous
19:37et de nous accorder ces quelques minutes.
19:39Est-ce qu'il faut s'inquiéter effectivement
19:41avec ces fumées ?
19:43Qu'est-ce qu'elles peuvent provoquer
19:44et pourquoi elles sont dangereuses ?
19:46Écoutez, la dangerosité des fumées
19:49est d'autant plus importante
19:50que vous êtes proche évidemment
19:51du foyer de l'incendie.
19:53Donc les personnes les plus exposées
19:56et les plus à risque
19:58sont essentiellement les pompiers.
20:00Mais malheureusement, à distance,
20:02il est possible d'avoir malgré tout
20:06une certaine dangerosité liée aux particules
20:08en suspension.
20:10Car effectivement, à la suite d'un incendie,
20:12il y a dégagement de microparticules
20:14qui font à peine un micron de diamètre
20:17qui sont de nature carbonée
20:20et qui peuvent être transportées par les vents
20:23sur des longues distances
20:24jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres.
20:27Donc ils pourraient évidemment toucher,
20:29par exemple, l'agglomération de Bordeaux
20:32dans le cas présent.
20:33Et donc ces particules sont irritantes
20:36pour les muqueuses, pour la peau, pour les yeux.
20:41Et donc effectivement,
20:42elles vont créer une réaction inflammatoire
20:44de contact qui peut exacerber
20:48une maladie sous-jacente,
20:49notamment si vous êtes asthmatique,
20:52évidemment faire une décompensation
20:53de votre asthme avec une difficulté respiratoire,
20:57une respiration qui devient sifflante.
20:59Ou si vous avez une bronchopneumonie chronique obstructive,
21:03avoir du mal à respirer là également.
21:05Par ailleurs, bien sûr,
21:07elle peut donner une conjonctivite,
21:08une éruption, une aggravation
21:10d'une maladie cutanée, etc.
21:12Il existe un risque un peu plus théorique
21:15cardiovasculaire,
21:16notamment chez des personnes porteuses
21:17de cardiopathie chronique
21:19ou d'arythmie cardiaque.
21:20Mais ce risque, on va dire,
21:22est beaucoup plus faible.
21:23Donc si on ressent l'un de ces symptômes,
21:26il faut consulter assez rapidement,
21:29docteur, j'imagine.
21:30En fait, si on est porteur
21:32d'une maladie respiratoire relativement instable,
21:37il vaut mieux ne pas sortir à l'extérieur.
21:39Il vaut mieux rester chez soi,
21:41limiter ses déplacements.
21:42Et donc, si jamais on est forcé
21:44de sortir à l'extérieur,
21:47donc dans une zone où il y a des fumées,
21:49il vaut mieux à ce moment-là
21:49porter un masque FFP2
21:51qui, dans la mesure du possible,
21:53va filtrer ses particules.
21:55Et par ailleurs,
21:56quand on est chez soi,
21:57il vaut mieux fermer les fenêtres
22:00et puis occulter les aérations
22:02avec des linges humides,
22:04arrêter éventuellement les VMC
22:06et puis surtout, bien sûr,
22:08ne pas faire d'activité sportive
22:10ou d'activité physique en plein air
22:13car si vous augmentez
22:15vos besoins en oxygène,
22:18vous allez augmenter
22:18votre fréquence respiratoire
22:19et donc vous allez inhaler
22:21davantage de fumée.
22:22Ça, c'est les bons gestes
22:23à adopter
22:25pour toutes ces personnes
22:26qui habitent dans la région,
22:29en Gironde,
22:29dans les Landes,
22:30et pas que d'ailleurs,
22:30puisqu'effectivement,
22:31on rappelle qu'il y a
22:32d'autres incendies,
22:33notamment dans le Var,
22:34en Corse également.
22:35Vous avez raison.
22:36Il y a plusieurs raisons
22:37qui sont touchées,
22:38même si on parle bien sûr
22:40de la Gironde principalement
22:41parce qu'on le sait,
22:42ce feu est d'une ampleur
22:43assez exceptionnelle.
22:44Est-ce qu'il y a des risques,
22:46et ce sera ma dernière question,
22:48est-ce qu'il y a des risques
22:48de séquelles
22:49après avoir été confrontés
22:52à ces fumées toxiques ?
22:55Non, on va dire,
22:56à nouveau,
22:57nous parlons des habitants
22:59qui sont exposés
23:01à des fumées d'incendie
23:03à distance du feu.
23:04Donc, ces personnes
23:05vont avoir une exposition
23:08très limitée dans le temps
23:09avec des quantités
23:10de gaz toxiques
23:11relativement limitées
23:12puisqu'en fait, évidemment,
23:13les gaz vont se dégager
23:15dans l'atmosphère,
23:16donc vont être dilués,
23:17mais quand même
23:17des microparticules
23:18qui peuvent irriter
23:20de façon aiguë.
23:21Par contre,
23:22ce n'est pas une exposition
23:23répétée, chronique,
23:25dans le temps
23:25et donc il n'y a pas
23:26de risque avéré
23:27de développer
23:30des pathologies chroniques,
23:32des maladies neurodégénératives,
23:33un cancer qui,
23:34par contre,
23:35sont possibles
23:36si vous vivez,
23:38par exemple,
23:38dans une zone
23:39où il y a beaucoup
23:39de ce type de particules
23:41ou même si vous êtes
23:42un pompier.
23:43Donc, par exemple,
23:44le métier de pompier
23:46est un métier à risque
23:50de développer un cancer
23:51et l'exposition aux fumées
23:52est un facteur cancérigène
23:54pour cette profession.
23:56Oui, on l'a vu tout à l'heure
23:58avec le représentant,
23:59effectivement,
24:00des pompiers
24:00qui étaient avec nous,
24:01M. Ménard,
24:02que malheureusement,
24:03ils n'ont pas forcément
24:04les équipements nécessaires
24:06pour pouvoir se protéger
24:07dans de bonnes conditions.
24:09Donc, on imagine,
24:09effectivement,
24:10que c'est plus dangereux
24:12encore pour les pompiers
24:13et qu'ils sont exposés,
24:14bien sûr,
24:14à ces dangers.
24:16Exactement.
24:17Plus vous êtes à côté du feu,
24:19là, vous allez avoir
24:19des gaz extrêmement toxiques,
24:21notamment le monoxyde de carbone.
24:22Et là,
24:23vous ne devez pas mettre
24:24juste un masque FFP2
24:26qui ne proteste pas
24:27des gaz toxiques,
24:28mais vous devez mettre
24:28un masque
24:29avec des cartouches filtrantes
24:31qui va filtrer les gaz,
24:33car évidemment,
24:34le monoxyde de carbone
24:35est extrêmement dangereux.
24:36il va prendre la place
24:37de l'oxygène
24:38sur l'hémoglobine
24:40et ainsi,
24:41votre cerveau,
24:42votre cœur
24:42ne pourront pas extraire
24:44l'oxygène nécessaire
24:44pour leur fonctionnement.
24:46Et donc,
24:46très rapidement,
24:47vous allez avoir
24:47des maux de tête,
24:48vous allez avoir
24:48des vertiges,
24:50des troubles digestifs
24:52et puis vous pouvez
24:53perdre connaissance,
24:55tomber dans le coma,
24:56présenter une crise d'épilepsie
24:57et voir mourir
24:58du manque d'oxygène
25:00dans les tissus.
25:02Merci beaucoup,
25:02docteur Bruno Mégarban
25:04d'avoir été avec nous
25:05en direct.
25:06Et puis,
25:06je rappelle qu'effectivement,
25:07il y avait cette décision
25:08gouvernementale,
25:09cet envoi de 2,5 millions
25:11de masques FFPDE
25:12du côté de la Gironde
25:14et des Landes
25:14pour qu'effectivement,
25:15la population puisse
25:16se protéger.
25:17On a marqué
25:17une courte page de publicité.
25:19On revient dans quelques minutes.
25:20On va parler des animaux,
25:21effectivement,
25:22parce qu'on le sait,
25:23si pour le moment,
25:23il n'y a aucune victime humaine,
25:26il y a beaucoup de morts
25:27du côté des animaux,
25:28qu'ils soient domestiques,
25:29d'ailleurs,
25:29ou sauvages.
25:30Restez avec nous,
25:31on marque une courte pause.
25:31A tout de suite.
25:35Deux retours
25:36dans 100% Politique.
25:38Merci beaucoup
25:39d'être avec nous
25:39et soyez les bienvenus.
25:40Si vous venez de nous rejoindre,
25:42je vous le rappelle,
25:42édition spéciale
25:43consacrée à ces incendies
25:45dans le sud-ouest
25:47de la France.
25:4842 000 hectares
25:49ont déjà brûlé
25:50du côté de la Gironde.
25:52À peu près 220 000 personnes
25:54ont été évacuées
25:55dans la Gironde.
25:58Et on va parler désormais
26:00des animaux.
26:01effectivement,
26:01la question des animaux
26:02qui, malheureusement,
26:04pour beaucoup,
26:05ont déjà péri
26:06dans ces forêts
26:07et dans ces feux de forêt.
26:10Et pour parler
26:10de la prise en charge
26:11des animaux,
26:12on sera dans un instant
26:12avec Damien Wolf
26:14de la Fondation Brigitte Bardot.
26:16Mais juste avant,
26:17je vous propose
26:17de regarder ce sujet
26:19de Célia Judas.
26:20Et puis,
26:21on en reparle juste après.
26:22sur ces images,
26:24des dizaines de chevaux
26:25libérés de leur centre
26:26équestre de Biscarros
26:28tentent d'échapper
26:29aux flammes.
26:29Si les évacuations
26:31d'habitants,
26:32souvent accompagnés
26:33de leurs animaux
26:33de compagnie,
26:34se multiplient,
26:35pour se rester sur place,
26:37les associations
26:38de protection animale
26:40se mobilisent.
26:41On a toute la partie
26:42accueil des animaux domestiques.
26:44On a tout ce qui est,
26:46là depuis 48 heures,
26:48recensement
26:48de toutes les demandes
26:49d'évacuation
26:50ou de nourrissage
26:51ou de capture
26:52des animaux domestiques
26:53pour les propriétaires.
26:54Les animaux sauvages
26:55sont également
26:56en première ligne
26:57face aux incendies.
26:58Des milliers d'entre eux
26:59se retrouvent pris au piège,
27:01en proie aux brûlures,
27:02aux inhalations de fumée
27:03ou à la déshydratation.
27:05Tout est détruit
27:05et même ceux qui survivent,
27:08nous,
27:08on voit,
27:09nos équipes voient
27:10des décès
27:11plusieurs jours
27:12après le passage du feu
27:13sur des arrêts
27:14cardio-respiratoires
27:15parce que l'inhalation
27:16de fumée
27:16est trop importante.
27:17Parmi les animaux sauvages
27:19qui parviendront
27:19à échapper au feu,
27:21leur retour
27:22dans leur habitat naturel
27:23s'annonce difficile.
27:24Des milliers d'hectares
27:26de forêts
27:26ont été réduits en cendres,
27:28les privant durablement
27:29d'eau et de nourriture.
27:31A ce jour,
27:32aucun bilan précis
27:33n'a été établi,
27:34mais les spécialistes
27:35redoutent déjà
27:36un lourd tribut
27:37pour la faune sauvage
27:38dans la région.
27:40Vous avez vu au début
27:41de ce sujet,
27:42ces images incroyables
27:44de ces chevaux
27:45qui galopent
27:45dans les rues
27:46de Biscarosse.
27:47On sera dans un instant
27:48avec Rémi D'Ambroseau.
27:49C'est le gérant
27:50des écuries
27:51d'Anne-Île
27:52à Biscarosse
27:53et c'est là
27:53où effectivement
27:54étaient accueillis
27:55ces chevaux.
27:56On aura l'occasion
27:57de l'interroger aussi
27:58sur ces images,
28:00mais surtout aussi
28:00sur la santé des chevaux.
28:02Lui qui a également
28:02lancé une pétition
28:03pour sauver ces écuries.
28:05On va en parler
28:05dans un instant,
28:06mais juste avant,
28:07Damien Wolf.
28:07Bonsoir,
28:08merci d'être avec nous
28:09en direct
28:09dans 100% Politique.
28:10Vous êtes le responsable
28:12logistique,
28:13sauvetage de la fondation
28:15Brigitte Bardot.
28:16Certaines de vos équipes
28:17sont sur place
28:18du côté de la Gironde.
28:19Comment elles travaillent
28:20en ce moment même ?
28:21Expliquez-nous un peu
28:21quel est le travail
28:22des équipes
28:23de la fondation Bardot.
28:25Bonsoir, oui.
28:26En effet, la fondation
28:27Brigitte Bardot
28:28a mis en place
28:29trois équipes,
28:30trois convois en fait
28:31en Gironde
28:31pour intervenir
28:32partout où il faudra
28:34avec des véhicules
28:36pour transférer
28:38des animaux
28:39multi-espèces,
28:41du chien,
28:41des chiens,
28:42des chats,
28:42des naques,
28:44des équidés,
28:45des animaux de ferme
28:46et les transférer
28:48soit vers des lieux
28:49que les personnes
28:50auraient souhaités,
28:52soit vers nos structures
28:54dont notre refuge
28:55de Montpont en Dordogne
28:56qui est très mobilisé
28:58en ce moment
29:00et éventuellement
29:01vers nos autres refuges
29:02ou vers nos 150 pensions
29:05partenaires
29:05qui sont en capacité
29:06d'intervenir aussi
29:07avec leurs véhicules
29:08et d'accueillir aussi
29:09des animaux.
29:11Est-ce que beaucoup
29:11d'animaux ont été
29:12abandonnés ?
29:13On a entendu
29:15effectivement que certains,
29:16alors parce qu'ils sont
29:17partis dans la précipitation,
29:18ont dû abandonner
29:19leurs animaux de compagnie
29:20mais d'autres,
29:21effectivement,
29:21l'auraient peut-être
29:22fait volontairement.
29:23Est-ce qu'effectivement
29:24vous avez pu le constater
29:25sur le terrain ?
29:26Non, je pense qu'en tout cas
29:29les signalements qu'on a,
29:30les gens sont très inquiets
29:32pour leurs animaux.
29:34Effectivement,
29:34ils ont dû partir
29:35dans la précipitation.
29:36Il y a de multiples situations.
29:39Il y a des gens
29:39qui étaient en vacances
29:40quand le feu était là,
29:42dont les voisins
29:43s'occupaient des animaux
29:44et puis ces voisins
29:45sont partis en urgence
29:46et ont laissé
29:47les animaux des voisins,
29:47etc.
29:48Il y a vraiment
29:49énormément de signalements
29:50pour des chiens
29:51et des chats
29:53encore chez les gens.
29:55Donc, on propose
29:57des solutions aussi
29:58pour récupérer ces animaux
30:00tant qu'on peut passer
30:02et que les forces de l'ordre
30:05nous l'autorisent.
30:07c'est principalement des chats
30:10aussi qui n'étaient pas là
30:12au moment de l'évacuation,
30:15qui étaient en promenade
30:16ou qui étaient stressés
30:17par peur, qui ont fui.
30:19Donc, on est mobilisés
30:20pour reculir ces animaux.
30:22On a récupéré un chat
30:23dans un lotissement aujourd'hui
30:24d'une personne
30:26qui n'avait pas pu
30:28le prendre en charge.
30:29On a beaucoup,
30:30beaucoup d'interventions
30:30demain encore en ce sens
30:32et notamment aussi
30:34pour des chiens
30:34qui sont vraiment difficiles
30:37en comportement
30:38et que les gens
30:39n'ont pas pu emmener
30:41faute d'accueil ailleurs.
30:43Vous intervenez aussi
30:44dans les chenilles,
30:45dans les centres de l'ASPA ?
30:47Alors, on est intervenus
30:49aujourd'hui.
30:50Nos équipes sont parties
30:51de Normandie.
30:51Elles sont arrivées
30:52à 17h.
30:53Directement,
30:54on a été prendre en charge
30:55presque une trentaine
30:56de chats
30:57à l'ASPA de Mérignac,
30:58une SPA indépendante,
31:00à qui il restait encore
31:0220, 25, 30 chats
31:04à placer.
31:04Donc, on les a prises ce soir.
31:06Ils sont en sécurité
31:06sur notre site de Montpont.
31:08Donc, aujourd'hui,
31:10oui, dès 17h,
31:11en arrivant,
31:12on a pris des aliments
31:13en charge
31:13et on va continuer encore
31:15tout au long de la semaine
31:16et tout le temps
31:16qu'il faudra
31:18pour les prendre en charge.
31:20Comment vous allez gérer
31:21l'après ?
31:22Parce que là,
31:22en ce moment,
31:22effectivement,
31:23vous êtes sur le terrain.
31:24Mais on l'espère
31:25de tout cœur, bien sûr,
31:26que ces incendies
31:27soient éteints
31:28le plus rapidement possible.
31:29mais comment vous allez gérer
31:30effectivement la situation
31:31par la suite ?
31:32Alors là,
31:33on accueille les animaux
31:34de manière provisoire
31:35le temps que les personnes
31:36puissent retrouver un logement
31:37ou réintégrer leur logement
31:38si tout est intact.
31:41Donc,
31:41la fondation engage
31:42tous les moyens
31:43pour prendre soin
31:44des animaux
31:44le temps que les personnes
31:46puissent retrouver
31:48une situation normale.
31:50Merci beaucoup,
31:52Damien Wolf.
31:52Je rappelle que vous êtes
31:54responsable logistique
31:55de la fondation
31:57Brigitte Bardot
31:58et bravo en tout cas
31:59pour votre travail.
32:00Voilà, effectivement,
32:00on le sait,
32:01ce travail est primordial aussi.
32:03On parle souvent
32:03du travail des pompiers,
32:05des gendarmes,
32:06de l'armée sur place,
32:08des militaires.
32:08Mais effectivement,
32:09aussi, il faut saluer
32:09le travail de toutes
32:10ces associations
32:11qui se mobilisent
32:12pour sauver ces animaux.
32:13Je le rappelle aussi
32:14qu'ils soient domestiques,
32:15d'ailleurs,
32:16ou sauvages.
32:17Donc, félicitations
32:18et bravo à vous.
32:20J'aimerais qu'on revienne
32:21cette fois-ci désormais
32:22avec Rémi D'Ambroseau
32:24qui est gérant des écuries
32:25d'Anhille à Biscarros
32:27sur cette image incroyable
32:28et vous allez comprendre
32:30pourquoi il va pouvoir
32:30la commenter.
32:31Il est plutôt bien placé
32:32pour la commenter.
32:33Ces images incroyables
32:34de ces chevaux
32:34qui galopent
32:35dans les rues de Biscarros
32:37et qui ont quitté
32:38leur écurie.
32:40Rémi D'Ambroseau,
32:41bonsoir,
32:41merci d'être avec nous
32:42en direct.
32:44Tout d'abord,
32:44une question.
32:45Alors, ces chevaux
32:46étaient dans votre écurie.
32:47Est-ce que c'est
32:47vos chevaux d'ailleurs ?
32:49Oui, c'est ça.
32:50C'est bien les nôtres, oui.
32:51En fait, on a dû évacuer.
32:55En une heure,
32:56le feu était chez nous.
32:57Du coup,
32:58on avait presque
32:59une centaine de chevaux
33:00sur le site
33:00et du coup,
33:01on avait des moyens
33:02de transport.
33:03On pouvait en bouger
33:0425 d'un coup.
33:05On a réussi à le faire.
33:07Puis après,
33:07j'ai des clients
33:08qui sont partis
33:09à cheval à travers les bois
33:10qui ont rejoint
33:12le collège de Biscarros.
33:14Et au moment de partir,
33:16il en restait encore d'autres.
33:17Donc moi,
33:18j'étais parti avec le camion
33:19et du coup,
33:19ma compagne est restée.
33:20Elle a dû ouvrir les prés
33:21et lâcher les chevaux
33:22qui restaient.
33:23Donc il y en avait
33:23une quinzaine
33:24qui sont partis
33:25en direction
33:26du centre équestre.
33:27Est-ce que vous avez pu
33:28les récupérer ?
33:30Oui, on les a récupérés
33:31au bout d'une heure.
33:32Alors après,
33:33c'est vrai que les vidéos
33:33ont vite tourné
33:34sur les réseaux,
33:35mais ça a mis une heure,
33:36une heure et demie
33:37à récupérer tout le monde
33:38dans la ville.
33:39Effectivement,
33:39c'est une image
33:40qui est devenue virale,
33:41qui a été très commentée
33:42sur les réseaux sociaux.
33:44Dans quel état
33:44se trouve votre écurie,
33:46Rémi ?
33:49Grâce aux pompiers,
33:50ils ont réussi
33:50à sauver
33:51tous les bâtiments.
33:53Après,
33:54on a perdu
33:55tout le hangar
33:56de stockage,
33:56donc pour 100 chevaux,
33:57on en avait vraiment
33:58pas mal.
33:59Et toutes les clôtures,
34:01le réseau d'eau,
34:02électrique,
34:02tout ça,
34:03de la propriété,
34:05tout le reste a brûlé.
34:06Mais les pompiers
34:06ont réussi
34:07à sauver les bâtiments.
34:08Et puis,
34:09on parle beaucoup
34:09de solidarité
34:10depuis plusieurs jours,
34:11mais il me semble
34:12que vous avez lancé
34:12une pétition.
34:13Oui,
34:13on a eu des centaines
34:13de messages
34:14et d'entraides.
34:15Et vous avez lancé
34:16une pétition également ?
34:18Voilà,
34:19c'est ça.
34:19Vous avez recueilli
34:21combien d'argent
34:22pour reconstruire
34:24effectivement
34:25une partie
34:25de votre écurie ?
34:26Là,
34:26en 48 heures,
34:28je dirais qu'on a
34:28autour de 4 000 euros
34:30déjà,
34:30donc c'est énorme
34:31pour nous aider.
34:33Ça va déjà
34:35faire un bon apport
34:35pour commencer
34:36à réparer.
34:37Après,
34:37on n'a pas le droit
34:38encore de retourner
34:39sur site,
34:39mais c'est déjà
34:41très bien.
34:41Un coup de pouce
34:42financier
34:43qui va vous aider
34:43effectivement
34:44à repartir
34:45de l'avant.
34:46Merci beaucoup
34:47Rémi D'Ambroseau
34:48d'avoir été avec nous.
34:50Merci à vous.
34:50Et on va désormais
34:52s'interroger aussi
34:53sur la situation
34:54des agriculteurs
34:56du côté de la Gironde.
34:57Ces derniers jours,
34:58les pompiers
34:59ont reçu
35:00une précieuse aide
35:00sur le terrain,
35:01celle des militaires,
35:03mais aussi
35:03celle des agriculteurs.
35:04Beaucoup sont venus
35:05prêter main forte
35:06aux soldats
35:07et aux pompiers
35:08avec les moyens
35:09dont ils disposent,
35:10des tracteurs,
35:12des camions citernes
35:13également.
35:14Et Théo Hernandez
35:15est avec nous,
35:16président des jeunes
35:16agriculteurs de la Gironde.
35:18Bonsoir Théo,
35:19merci d'être avec nous
35:20et de nous accorder
35:21ces minutes
35:22qui vont être précieuses
35:23pour mieux comprendre
35:24aussi le travail
35:24des pompiers
35:25sur le terrain
35:25et pour comprendre
35:26aussi la situation
35:27de vos collègues.
35:29Comment vous aider
35:29tout d'abord
35:30les pompiers
35:31sur le terrain ?
35:31On a vu beaucoup
35:32d'images circuler
35:33ce dimanche.
35:34Quelles sont
35:35vos missions principales
35:36si je puis dire ?
35:38Bonsoir.
35:39Donc oui,
35:39nos missions principales
35:41c'est de transporter
35:42de l'eau,
35:43des points de pompage
35:45type lac ou gravière
35:48directement
35:50contre les colonnes
35:51de pompiers
35:54afin qu'ils aient
35:55de l'eau
35:55à 100-200 mètres
35:57de leur camion.
35:58Vous êtes sur le terrain
35:59en ce moment-même ?
36:00Oui, tout à fait.
36:01Là,
36:02on est justement
36:04à côté de la gravière
36:05pour pomper.
36:07Ça s'organise
36:08d'un peu partout
36:09d'ailleurs
36:09parce qu'effectivement
36:10on a vu aussi
36:11différents appels
36:12passer tout au long
36:12de la journée
36:13mais beaucoup
36:14d'agriculteurs
36:14quels que soient
36:15les départements français
36:16d'ailleurs
36:16ont décidé
36:17de se mobiliser
36:18et de se rendre
36:20d'ailleurs
36:20pour certains
36:21en Gironde
36:22et dans les Landes
36:22pour prêter main forte
36:24aux pompiers
36:24sur le terrain.
36:28Oui, tout à fait.
36:29Il y a une grosse
36:30mobilisation
36:31de la part
36:31de l'ensemble
36:32des agriculteurs
36:33de Gironde
36:34mais aussi
36:34tous les départements
36:35à l'Initrof
36:37et un petit peu plus loin.
36:39C'est pour sauver
36:40notre patrimoine
36:41et on sait
36:41que l'eau
36:42est une richesse
36:43précieuse
36:43et encore plus
36:44lors d'un feu
36:45et ça peut être
36:47très déterminant
36:48si l'eau
36:49est à proximité.
36:50Vous aviez alerté
36:52les autorités
36:53sur ces dangers.
36:54Est-ce que vous en aviez
36:55parlé en amont
36:57avant ces feux de forêt
36:58sur ce qui pouvait
36:59arriver cet été ?
37:02On n'aurait pas pu prédire
37:03qu'il y aurait eu
37:06un sinistre comme ça
37:07mais oui, on a alerté
37:10la préfecture
37:11notamment
37:12en Gironde
37:13on a été
37:13beaucoup sinistrés
37:14par les arrachages
37:15par la crise viticole
37:16et on a
37:17dans le département
37:18beaucoup de jachères
37:19et on s'inquiétait
37:20beaucoup pour ces jachères
37:22et quand on a vu
37:23le début de la canicule
37:24on avait alerté
37:25mais on n'aurait jamais
37:26imaginé
37:26qu'un tel incendie
37:29dans les médocs
37:31aurait pris
37:31un tel incident.
37:32Combien d'agriculteurs
37:33ont tout perdu ?
37:34Est-ce que vous avez
37:36des chiffres,
37:37des données
37:37à nous communiquer ?
37:39À l'heure actuelle
37:40il est encore trop tôt
37:41pour savoir
37:42le nombre d'exploitations
37:43qui ont été touchées
37:45mais on fera un bilan
37:47à la fin
37:48quand le feu
37:49sera déjà fixé
37:51et éteint.
37:52En tout cas
37:53vous craignez
37:53que beaucoup d'entre eux
37:55j'imagine
37:55aient perdu
37:56leur travail
37:57puisque c'est le fruit
37:58de leur travail ?
38:00Bien évidemment
38:03en période de crise
38:04en plus
38:04c'est quand même
38:05assez dramatique
38:06mais ça reste
38:07un drame humain
38:08pour les exploitants
38:09qui sont touchés
38:10mais pour l'ensemble
38:11de la population
38:13qui ont été touchées
38:13et qui ont perdu
38:15leur maison.
38:17Merci beaucoup
38:18Théo Hernandez
38:19on va continuer
38:19à parler
38:20de la situation
38:21des agriculteurs
38:22merci en tout cas
38:23d'avoir été avec nous
38:23avec Guillaume Boss
38:24qui est lui
38:26silviculteur
38:26ces derniers jours
38:28Guillaume
38:28et deux de vos collègues
38:30vous avez
38:32aidé à sauver
38:33une partie
38:33du village
38:34du temple
38:35touché aussi
38:36par cet incendie
38:37et par les flammes
38:39est-ce que vous pouvez
38:39nous raconter
38:40effectivement
38:41comment vous vous êtes
38:41mobilisé
38:42sur le terrain
38:43pour prêter
38:44ma forte
38:44pour aider
38:45les soldats du feu ?
38:47Oui tout à fait
38:48bonsoir
38:48en fait
38:49nous le feu
38:50est arrivé
38:51forcément
38:52par le nord
38:53de notre village
38:54donc de suite
38:56nous sommes tous
38:58civiculteurs
38:58ou fils de
38:59civiculteurs
39:00donc on a tous
39:01des tracteurs
39:01donc on s'est équipés
39:02on a tous
39:03des remorques
39:04et après on a
39:05chargé tonne à eau
39:07motopompe
39:07et on est de suite
39:08intervenus
39:08et effectivement
39:10c'est dans la nuit
39:11de vendredi
39:12où ça a été
39:13le plus
39:14le plus chaud
39:15pour nous
39:15et ouais
39:16on est intervenus
39:17direct auprès
39:18des maisons
39:18nos amis
39:19qui nous ont appelés
39:20vite
39:20il faut venir
39:21les gars
39:21notre maison crame
39:22donc on est de suite
39:23intervenus
39:24et ouais
39:25je pense qu'on a
39:26on a fait le boulot
39:26mais on n'est pas
39:27tout seul quoi
39:28c'est tout le monde
39:29toute la commune
39:30tout le monde
39:30est là pour nous aider
39:32tout le monde
39:32est présent
39:34il y a des gens
39:34de partout
39:35qui viennent nous aider
39:35franchement
39:37ça c'est chouette
39:38ça c'est vraiment
39:39vraiment bien
39:41vous avez pu
39:42sauver des maisons
39:43grâce à votre travail
39:45et à votre
39:45votre courage aussi
39:46puisqu'il faut saluer
39:47aussi votre courage
39:49ouais ouais
39:50notamment
39:50c'était vendredi soir
39:51il y avait
39:52il y avait quatre maisons
39:53qui étaient
39:53vraiment touchés
39:55par les flammes
39:56en fait le feu
39:57est arrivé
39:58proche des habitations
39:59pour celle
40:01où c'était le plus près
40:02à moins de deux mètres
40:03et on a réussi
40:05en fait
40:05nous avec nos équipements
40:07de fortune
40:08on va dire
40:08à arrêter les flammes
40:10au ras des maisons
40:11ouais ouais
40:12on a sauvé
40:13ouais quatre maisons
40:15Guillaume
40:15ce n'est pas votre travail
40:17au quotidien
40:17de combattre
40:18les flammes
40:19et les incendies
40:21quand on est face
40:22à ces flammes
40:24à ces incendies
40:26XXL
40:27c'est ce qui avait été dit
40:28d'ailleurs en début de semaine
40:29ces feux assez impressionnants
40:31est-ce qu'il n'y a pas un moment
40:33où vous dites
40:33qu'est-ce que je fais là
40:34est-ce que je ne mets pas
40:35ma vie en danger
40:37non non
40:38parce qu'en fait
40:39la forêt c'est notre vie
40:40nous il faut savoir que
40:42notamment en Gironde
40:43il y a beaucoup de gens
40:45qui vivent de la forêt
40:46c'est leur unique revenu
40:47donc nous on a des métiers
40:50à côté
40:50mais il y a des gens
40:51c'est vraiment leur vie
40:53la forêt ils ne vivent que de ça
40:54c'est leur seul revenu
40:55donc en fait de suite
40:56on est intervenu
40:57pour les aider
40:57parce que ces gens-là
40:59ça veut dire que là
41:00toute la forêt
41:01au temple a brûlé
41:02et ça veut dire
41:03que ces gens-là
41:04n'auront pas de revenu
41:05pendant 10-15 ans
41:06le temps de replanter
41:07de rensemencer
41:08donc c'est vraiment
41:09une catastrophe
41:10c'est vraiment
41:11une véritable catastrophe
41:13et vous sauvez
41:14le patrimoine
41:15et vous sauvez aussi
41:16tout simplement
41:16votre canepin
41:18ouais c'est le lieu
41:20où on vit
41:20c'est le lieu
41:21où on voit tous les jours
41:21où on élève nos enfants
41:22et c'était primordial
41:24de venir en aide aux gens
41:25et d'être là
41:27alors vraiment
41:27nous en plus
41:28on est impacté personnellement
41:29parce que nous
41:30on a de la forêt privée
41:31en personnel
41:32et voilà
41:33il fallait qu'on la sauve
41:34coûte que coûte
41:35et malheureusement
41:37on n'a pas réussi
41:38quelle est la situation
41:39sur place
41:40autour de vous
41:41comment ça se passe
41:42est-ce que ça s'est
41:42un peu calmé ?
41:44ouais ça s'est calmé
41:45je pense que là
41:47c'était la dernière journée
41:48où c'était vraiment
41:49très chaud
41:51là on est bien aidé
41:52par la pluie
41:52depuis à peu près
41:53deux heures
41:55donc voilà
41:55je pense que ça va
41:56calmer un petit peu
41:57les petites reprises de feu
41:59là par contre
42:00on va avoir
42:00une veille accrue
42:01parce qu'on a regardé
42:02la météo
42:02et il annonce
42:03une nouvelle
42:04entre guillemets
42:05canicule
42:05et je pense qu'on a
42:06encore une quinzaine
42:08voire une trentaine
42:09de jours
42:09à suivre de manière
42:12quotidienne
42:13chaque heure
42:14en fait
42:14de la journée
42:14et de la nuit
42:16et faire le tour
42:17des maisons
42:17voir s'il n'y a pas
42:18de reprise de feu
42:19c'est là
42:19le plus dangereux
42:20le moment où tout le monde
42:21va se relâcher
42:22et le feu peut atteindre
42:24vraiment les maisons
42:25les habitations ont relativement
42:26été épargnées chez nous
42:27une dernière question
42:28juste le travail
42:29avec les pompiers
42:30tout se passe pour le mieux
42:31effectivement
42:32j'imagine qu'il faut se coordonner
42:33c'est pas toujours facile
42:35est-ce que vous suivez
42:36tout simplement
42:36les ordres
42:37qui vous sont donnés ?
42:39non alors nous on a quand même
42:41la DFCI qui est présente
42:42chez nous
42:43et sur toutes les communes
42:44avoisinantes
42:45donc ça permet en fait
42:47de coordonner
42:47et nous
42:50civiculteurs
42:50et aussi
42:51d'accompagner au mieux
42:52les pompiers
42:53parce que la plupart
42:54des pompiers qui sont ici
42:55sont pas des locaux
42:56on a des pompiers
42:57qui viennent du sud
42:58du Var
42:59de partout
43:00et en fait
43:01ces gens là
43:01ne connaissent pas du tout
43:02le biotope
43:03ne connaissent pas
43:05la forêt
43:05ne connaissent pas
43:06les chemins
43:07et donc nous aussi
43:08en tant que
43:09civiculteurs
43:10et habitants de la commune
43:11on essaye de les guider
43:12de les orienter
43:13de leur dire
43:14il vaut mieux passer par là
43:15parce que le vent
43:15est comme ça
43:16en fait
43:16de les guider au mieux
43:18pour arrêter ce feu
43:20voilà
43:21Merci en tout cas
43:22Guillaume
43:23Guillaume Bosse
43:23d'avoir été avec nous
43:24ce soir
43:25dans 100% politique
43:26vous évoquez à l'instant
43:27les conditions météo
43:29on va pouvoir en parler
43:30avec Patrick Marlier
43:31qui est météorologue
43:33bonsoir Patrick
43:33merci beaucoup
43:34d'être avec nous
43:35on le sait
43:36avec ces incendies
43:37il y a un paramètre
43:38qui est scruté
43:38quasiment heure par heure
43:40c'est bien la météo
43:42on regarde la température
43:43le taux d'humidité
43:45les vents
43:46et on voit effectivement
43:47sur cette carte
43:48voilà l'ampleur
43:48de cet incendie
43:49qui se rapproche
43:51qui progresse
43:52en direction de Bordeaux
43:54j'aimerais
43:55que vous nous disiez
43:56Patrick
43:56que les conditions météo
43:58s'améliorent
43:58et qu'elles sont bonnes
43:59pour faciliter le travail
44:00des pompiers
44:01mais effectivement
44:03c'est vous le mieux placé
44:04pour nous le dire
44:05alors est-ce qu'aujourd'hui
44:06à l'heure où l'on se parle
44:07il est 23h46 exactement
44:09est-ce que les conditions météo
44:10s'améliorent ?
44:11alors il y a des bonnes
44:14et des moins bonnes nouvelles
44:15les bonnes nouvelles
44:15c'est qu'effectivement
44:16il y a eu
44:17et ça a été évoqué
44:17juste à l'instant
44:18quelques petits passages
44:20pluvieux
44:20il y a deux lignes
44:21de précipitation
44:22qui ont traversé
44:23les Charentes
44:23qui actuellement
44:24arrivent sur Bordeaux
44:25ça donne quelques pluies
44:26quelques millimètres
44:27de précipitation
44:28mais ça vient quand même
44:29un peu humidifier
44:30très légèrement les sols
44:33mais c'est un plus
44:34par rapport à ces derniers jours
44:35et puis pour l'instant
44:37ces vents de nord-ouest
44:37qui poussaient à la fois
44:38les feux
44:39et aussi évidemment
44:41ces précipitations
44:42vers Bordeaux
44:43et bien vont changer
44:44d'orientation
44:45demain dans la journée
44:46ils vont s'orienter au nord
44:48et la bonne nouvelle
44:49qui les accompagne
44:50c'est qu'ils vont faiblir
44:51donc aujourd'hui déjà
44:52à l'heure où on se parle
44:53les dernières rafales de vent
44:54étaient autour de 30 à 40 km à l'heure
44:57encore pour les plus forts
44:58mais ils vont faiblir
44:59ces vents en cours
45:00de la nuit prochaine
45:01et demain en journée
45:02ils devraient rester
45:03autour de ces 30 à 40 km à l'heure
45:05pour les rafales
45:06les plus importantes
45:07au bord de mer
45:07mais ensuite
45:08ils vont basculer
45:09venant du nord-ouest
45:10donc venant de l'Atlantique
45:11ils vont s'orienter
45:13plein nord
45:13à partir donc de ce lundi
45:15à la mi-journée
45:15jusqu'à mardi
45:17ce qui fait que
45:17ça va repousser un peu
45:19les vents
45:19et ça va repousser un peu
45:21les fumées
45:21qui sont actuellement
45:22sur Bordeaux
45:23alors c'est peut-être
45:24là la meilleure nouvelle
45:25dans ce secteur
45:25à voir un peu
45:26si en altitude
45:27les vents sont pareils
45:28mais en tout cas
45:28voilà les deux nouvelles
45:29à court terme
45:30mais ça a été évoqué aussi
45:32sur votre antenne
45:33ça s'accompagne
45:34dès mardi
45:35du retour de la chaleur
45:36d'un pic de chaleur
45:37et de canicule
45:38où le mercure
45:39autour de Bordeaux
45:40devrait dépasser encore
45:41à l'ombre
45:42les 40 degrés
45:43oui ça c'est pas
45:44forcément une bonne nouvelle
45:46concernant ces fumées
45:48qu'on soit bien précis
45:50et ces flammes aussi
45:51forcément
45:51mais vous nous disiez
45:52elles vont se diriger
45:53vers le nord
45:53si je comprends rien
45:55ça veut dire
45:55qu'effectivement
45:56cette progression
45:56on parlait d'un feu
45:58qui progressait
45:59en direction
45:59de la métropole bordelaise
46:00va totalement changer
46:02de sens
46:03oui
46:04en fin de compte
46:04ces vents qui viennent
46:06du nord
46:06vont pousser ces vents
46:07vers le sud
46:08d'accord
46:09c'est l'inverse
46:11de la situation
46:12c'est à dire
46:12on est un vent de nord
46:13mais ces vents qui viennent
46:14du nord
46:15qui poussent vers le sud
46:16donc ça va écarter
46:17de la région bordelaise
46:19qui est la plus peuplée
46:20où là il y a
46:21des milliers
46:22des centaines de milliers
46:23de gens qui attendent
46:23la situation
46:24je regardais aussi
46:25les postes sur les réseaux
46:27évidemment
46:28l'air devenait insupportable
46:30et effectivement
46:31il y a la toxicité
46:33de ces masses d'air
46:34de fumée
46:34qui vont toucher
46:36des régions aussi importantes
46:37une population
46:38très importante
46:39et évidemment
46:40ces fumées
46:41sont très toxiques
46:42oui ces fumées
46:43qui se dirigeaient
46:44jusqu'à maintenant
46:45vers des départements
46:45qui étaient situés au nord
46:46plutôt au nord
46:47de la Gironde
46:48et vers Bordeaux
46:49vont peut-être
46:50désormais
46:50basculer vers le sud
46:52c'est exactement
46:54ce qui va se passer
46:54pour les vents
46:55à partir de demain
46:56à la mi-journée
46:57donc ça a des effets
46:59sur la santé
46:59parce que ces fumées
47:01d'incendie
47:01contiennent des particules
47:02fines
47:02et des gaz toxiques
47:04qui peuvent bien évidemment
47:05affecter la santé
47:06même quand on est encore
47:07très loin
47:08des flammes
47:09donc il faut évidemment
47:10se protéger
47:12je voyais vos reporters
47:13aussi tout au long
47:14de la journée
47:14au fil des heures
47:15ils portaient des masques
47:19FFP2
47:19pour se protéger
47:20qui sont les masques
47:21qui protègent le mieux
47:21donc oui
47:22on est vraiment là
47:24dans la protection
47:25de la population
47:26qui doit subir
47:27pendant les heures à venir
47:28ces particules fines
47:30ces fumées
47:30et forcément
47:31aussi ces gaz toxiques
47:33Merci beaucoup Patrick Marlier
47:35vous étiez d'ailleurs
47:36notre dernier invité du soir
47:38merci beaucoup
47:38d'avoir été avec nous
47:40et merci à vous
47:41également chez vous
47:42de nous avoir suivis
47:43pendant 7 heures
47:44tout de suite
47:44et dans quelques minutes
47:45ça sera l'édition de la nuit
47:47avec Isabelle Piboulot
47:49bonne soirée
47:50sur notre antenne
47:52Sous-titrage Société Radio-Canada
47:54Merci à tous
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