- il y a 5 mois
DB - 25-07-2025
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00:00:00Sous-titrage MFP.
00:00:30Musique d'ambiance
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00:02:59Oh, ça doit être de M. Maxime
00:03:01Mais pas de bonne nouvelle
00:03:03Faut voir la tête de notre Odile
00:03:05Je suis sûr qu'ils lui disent des méchancetés
00:03:10Mais pourquoi qu'ils lui diraient des méchancetés ?
00:03:13Pour la fâcher, pour sûr
00:03:14Oh, tu es trop bête à m'aider
00:03:16Tu comprends rien à rien
00:03:17Tout ce que je comprends, c'est que chaque fois qu'arrive un courrier
00:03:21Ça tourne plus rond dans la maison
00:03:22Peste soit de toi
00:03:24Toujours à chauffer les oreilles du pauvre monde
00:03:26Ouais, c'est sûr que c'est toujours un médicator
00:03:31Voilà, ma chère fille
00:03:37Ta soeur et moi nous avons fait de notre mieux pour t'apprendre ce que tu ignorais
00:03:42Crois bien que nous t'avons jamais rien dissimulé que par souci d'épargner ta jeunesse et ta tranquillité
00:03:51Maintenant, tu en sais autant que nous
00:03:54J'imagine bien que tout cela n'était pas très agréable
00:04:00Mais nous n'avions que trop tardé à te traiter en adulte
00:04:07J'imagine bien que tu ne pensais pas
00:04:25Moi j'imagine bien que j' przestrasse
00:04:25Les oreilles sont déjà plus
00:04:36...
00:05:06Tu devrais aller voir où elle est, ce qu'elle fait.
00:05:36Je crois qu'il vaut mieux la laisser seule.
00:05:42Elle a besoin de réfléchir, de mettre en ordre dans sa tête tout ce que nous venons de lui apprendre.
00:05:48Nous avons vécu ces événements où, jour le jour, nous avons eu le temps de nous habituer.
00:05:58Elle sait tout d'un coup les obscurités et les secrets d'une année entière qui lui sont révélés.
00:06:05Il est normal qu'elle ait un choc.
00:06:07Il y a une belle nuit.
00:06:22Claire.
00:06:23Tout à l'heure, je n'aurais pas pu prononcer une parole.
00:06:35Mais maintenant, si vous voulez bien m'écouter, je vais à mon tour vous dire tout ce que je pense.
00:06:40T'écoutons.
00:06:40Bien entendu, je suis glacée d'horreur par la révélation de tout ce qui m'a été caché, de tout ce qui s'est passé derrière mon dos.
00:06:50Je vous me dire que dans votre esprit, c'était pour mon bien, je n'en pense pas moi que vous avez eu tort.
00:06:55Mais tout ce qui est fait est fait, ne revenons plus en arrière.
00:06:58Seul compte le sort de Maxime.
00:07:00Nous pensons comme toi, Odile.
00:07:03Tout à l'heure, avec père, nous nous interrogeons là-dessus.
00:07:07Que pouvons-nous faire pour Maxime, lui qui a tant fait pour nous ?
00:07:11En ce qui me concerne, je n'ai pas oublié que je lui avais donné ma parole.
00:07:16Aujourd'hui, dans toute cette confusion, j'ignore quels sont ses sentiments à mon égard.
00:07:21Mais il n'importe.
00:07:23Ma place est auprès de lui.
00:07:25Que veux-tu dire ?
00:07:26Que je veux aller le rejoindre, où qu'il soit et quoi qu'il fasse.
00:07:30Nous te l'avons déjà dit.
00:07:31Il se cache dans une petite maison près de Saint-Germain.
00:07:34J'irai me cacher avec lui.
00:07:35Non, n'est pas question.
00:07:36Ce n'est pas ta place et tu courrais un risque inutile.
00:07:39Je veux partir.
00:07:41Vous ne pouvez pas m'en empêcher.
00:07:43Vous devez m'y aider.
00:07:51Eh bien, nous partirons tous les trois.
00:07:53Fouché, pour l'instant, ne peut plus rien contre moi.
00:07:55Ça varie à d'autres chats fouettés.
00:07:57D'ailleurs, c'est un imbécile.
00:08:00Pour Maxime, je viens d'y penser.
00:08:01Je tâcherai de voir qu'en passer reste.
00:08:04J'ai bien connu ces mémoires qu'il ait fait élire président de la Convention.
00:08:07Je m'en repense encore.
00:08:08Quel pouvoir a-t-il ?
00:08:09Officiellement, c'est le deuxième personnage du régime.
00:08:13S'il le veut, il peut arranger l'affaire.
00:08:15Alors, on part ?
00:08:16Oui, le plus vite possible.
00:08:18Nous demanderons l'hospitalité à Madame de Croissy.
00:08:20Je ne pense pas qu'elle nous la refusera.
00:08:22Certainement pas.
00:08:23Sa maison est grande et plus elle est remplie, plus elle est contente.
00:08:28Bon, eh bien, maintenant que les décisions sont prises, tout reste à faire.
00:08:31Il faut que d'ici une semaine, nous soyons en route.
00:08:34Mon père, mon père, je vous remercie.
00:08:38Et si j'étais un peu veillemante, je m'en excuse.
00:08:40Ne t'excuse pas, ma petite fille.
00:08:42Tout est bien.
00:08:44Nous voilà tous réunis maintenant sur le même bateau.
00:09:17Émilie.
00:09:18Mon cher Charles, que d'année, que d'année.
00:09:21Eh oui, Émilie, un siècle, mais vous n'avez pas changé, vous êtes la mère.
00:09:25Hélas, hélas, je suis infirme.
00:09:27Ah, je ne vaux guère mieux.
00:09:28Allons donc, vous êtes svelte comme un jeune homme.
00:09:32Et voilà cette chère Odile dont j'ai tant entendu parler.
00:09:36Allez, pas de cérémonie, viens m'embrasser.
00:09:38Et revoilà ma chère filleule.
00:09:42Oh, mais il y aurait été que la dernière fois, mais toujours inquiète.
00:09:44Oui, moi aussi, moi aussi.
00:09:45Que c'est gentil à vous de nous recevoir.
00:09:48Allons donc, c'est la moindre des choses.
00:09:49Maintenant, mon cher Charles, nous avons du pain sur la planche.
00:09:52Vous allez d'abord vous installer et vous reposer.
00:09:54Ce soir, nous passerons aux choses sérieuses.
00:09:56Que proposez-vous ?
00:09:58Maurice a pris l'initiative de réunir tout le monde.
00:10:01C'est-à-dire lui, nous tous,
00:10:02et le capitaine Le Hénin,
00:10:05qui a été mis dans la confidence à la demande de Maxime.
00:10:08Ce soir, nous tiendrons une sorte de conseil de guerre.
00:10:11Maxime est mon ami le plus cher et je sais bien qu'il n'a rien à se reprocher,
00:10:18qui aurait pu éviter le piège dans lequel il est tombé.
00:10:22Notre devoir est de tout faire pour essayer de le sortir de ce mauvais pas.
00:10:25Cela étant dit, je ne vous cacherai pas qu'il s'est mis dans une situation périlleuse
00:10:29et que l'enjeu est grave.
00:10:32Militairement parlant, que croyez-vous qu'il risque ?
00:10:35J'ai déjà reçu la visite de la police à l'école militaire.
00:10:38Ils m'ont demandé discrètement, je dois le dire, si je savais où il était.
00:10:41J'ai répondu qu'il était en permission pour un mois
00:10:43et que je pensais qu'il était dans ses terres en Auvergne.
00:10:46Si Savary met la main sur lui
00:10:47et le fait passer en jugement devant un tribunal militaire,
00:10:51son affaire n'est pas bonne.
00:10:53Que peut-on retenir contre lui ?
00:10:55Officier en permission, il s'est laissé entraîner dans une mission secrète,
00:10:58ourdi dans le dos de l'empereur par un ministre,
00:11:00aujourd'hui destitué et en fuite.
00:11:02C'est un cas de forfaiture caractérisée.
00:11:04Il risque gros, à tout le moins d'être dégradé et chassé de l'armée.
00:11:09Pour lui, ce serait pire que la mort.
00:11:11Vous avez raison, mademoiselle.
00:11:12Maxime est avant tout un soldat.
00:11:15Je vais vous dire ma conviction.
00:11:17Le plus heureux qu'il puisse lui arriver,
00:11:19c'est d'échapper à la prison.
00:11:24Charles, vous aviez une idée ?
00:11:26Oui, rencontrer Cambacérès.
00:11:28Je l'ai bien connue, il y avait même une certaine amitié entre nous.
00:11:34L'évolution des événements nous a séparés,
00:11:37mais je suis sûr que si je pouvais lui parler,
00:11:40j'obtiendrais qu'il intervienne.
00:11:42Et je suis persuadé qu'il faut frapper haut.
00:11:45C'est une excellente idée.
00:11:46J'en suis sûre.
00:11:48Nous avons encore un détail à régler.
00:11:51Ma fille Odile veut absolument aller voir Maxime, n'est-ce pas, Odile ?
00:11:55Oui, mon père.
00:11:57C'est mon devoir et mon désir.
00:11:59Excusez-moi d'intervenir, mais cette visite ne serait-elle pas dangereuse ?
00:12:02Mademoiselle Duruit risque d'être suivie.
00:12:04Cela est vrai.
00:12:06Je crois qu'il faut aider ma soeur à respecter son vœu.
00:12:09Je m'en suis déjà entretenue avec Maurice.
00:12:12N'est-ce pas, Maurice ?
00:12:13Oui.
00:12:14Nous avons un plan.
00:12:16Ces demoiselles iront à pied jusqu'au ministère des Affaires étrangères.
00:12:19Dix minutes plus tard, Clarisse ressortira par la même porte pour brouiller les pistes.
00:12:24Au même moment, par une autre porte, je sortirai en voiture avec Mademoiselle Odile
00:12:28et je ferai le voyage avec elle.
00:12:31Et si malgré toutes ces précautions vous êtes suivie ?
00:12:33Si vous vouliez nous aider, capitaine,
00:12:35vous pourriez les rejoindre avant le champ de Mars et trotter avec eux
00:12:38pour vérifier si la voie est vraiment libre.
00:12:42Si tout va bien, vous feriez demi-tour à la poterne de Boulogne.
00:12:45Mais à ce moment, nous prendrions la direction de Saint-Germain
00:12:48par un chemin inhabituel.
00:12:50Vaux-Gressons, Louve-Sienne, qu'en pensez-vous ?
00:12:54Dans ces conditions, je suis d'accord.
00:12:57Merci, capitaine.
00:12:59Merci à tous de m'aider à tenir ma parole.
00:13:03Vous me soulagez d'un grand poids.
00:13:05Quand je pense à Maxime,
00:13:11tout seul, là-bas,
00:13:14sans nouvelles,
00:13:17injustement traqué,
00:13:19j'ai le cœur qui se serre.
00:13:25Soyez prudente.
00:13:26Si vous avez le moindre soupçon
00:13:28ou la plus petite impression que vous êtes suivie,
00:13:30n'hésitez pas, faites demi-tour.
00:13:32Ne vous inquiétez pas, mon père, nous serons très prudentes.
00:13:34N'oubliez pas qu'aujourd'hui,
00:13:35c'est Maxime qui est en danger, pas nous.
00:13:38Nous lui enlevons aucune chance de s'en tirer.
00:13:41Nous ne ferons rien
00:13:41qui pourra comprendre sa sécurité,
00:13:43je vous le promets.
00:13:45Allez, maintenant.
00:13:48Ne vous faites pas tant, moi.
00:13:50Allez-y.
00:13:56Clarisse ?
00:13:57Qu'est-ce qu'il y a ?
00:14:00As-tu quelque chose à dire à Maxime ?
00:14:03Moi ?
00:14:04Oui.
00:14:08Tu as été ma messagère il y a un an.
00:14:11Je peux être la tienne aujourd'hui.
00:14:16Je n'ai plus rien à dire à Maxime.
00:14:20On est-tu bien certaine ?
00:14:23Je ne veux qu'une chose.
00:14:25Ton bonheur.
00:14:26Je suis-jeu.
00:14:40C'est parti.
00:15:10Il s'en va.
00:15:16Je pense que tout est en ordre
00:15:17et que nous avons réussi la première partie de l'opération.
00:15:20Je le pense aussi.
00:15:24Maurice.
00:15:26Oui ?
00:15:27Je dois vous parler, je n'ose pas.
00:15:32Que se passe-t-il ?
00:15:34Vous croyez que...
00:15:38Vous croyez que c'est bien ma visite que Maxime attend ?
00:15:43Maxime n'attend rien.
00:15:45Il ne sait pas que vous venez le voir.
00:15:47Il ne sait même pas que vous êtes à part.
00:15:48Oui, bien sûr.
00:15:51Mais la personne dont il espère la visite,
00:15:53pensez-vous que ce soit bien moi ?
00:15:56Que voulez-vous dire ?
00:15:58Qu'il y a longtemps que je ne suis plus sûre de son cœur.
00:16:02Que depuis peu, je ne suis plus tellement d'humain.
00:16:08Faites arrêter la voiture.
00:16:09Mais, Odile...
00:16:11Je vous en prie.
00:16:14Arrêtez, s'il vous plaît.
00:16:15Que se passe-t-il, Odile ?
00:16:30C'est parce que je me suis attachée à lui
00:16:34pendant qu'il s'attachait à une autre.
00:16:36Vous savez bien qui.
00:16:40Je ne sais rien.
00:16:41Et je ne veux rien savoir.
00:16:44Il faut pourtant que vous sachiez
00:16:45que de vous connaître ne me facilite pas les choses.
00:16:49À quelle épreuve voulez-vous me soumettre, Odile ?
00:16:52Aucune.
00:16:54Je ne veux plus me fermer les yeux
00:16:55ni me boucher les oreilles.
00:16:57Je vous vois, Maurice, et je vous entends.
00:17:00Comment pourrais-je prétendre le contraire ?
00:17:02Vous oubliez où nous allons.
00:17:03Justement.
00:17:06J'ai décidé cette nuit
00:17:07que j'allais rendre sa parole à Maxime.
00:17:11Il ne faut pas jouer avec mes sentiments, Odile.
00:17:15J'ai accepté de materne.
00:17:18Je ne rendais pas ma situation trop difficile.
00:17:20Justement, je ne la rends plus claire.
00:17:23Dites au cocher de faire demi-tour.
00:17:25Réfléchissez, vous me pouvez...
00:17:26C'est tout réfléchi.
00:17:26Ce n'est pas moi qui dois aller auprès de Maxime,
00:17:28c'est Clarisse.
00:17:30Parce que c'est elle qui l'aime.
00:17:33Je n'en suis pas malheureuse, Maurice,
00:17:35puisque vous êtes là.
00:17:39Odile ?
00:17:40La première fois que je vous ai vues,
00:17:43j'ai vu comme une lumière.
00:17:47Mais je n'étais pas dans l'état
00:17:48de me ouvrir à moi-même
00:17:49que c'était vous que j'attendais
00:17:52depuis toujours.
00:17:54Moi aussi.
00:17:56Dès que je vous ai vues,
00:17:57j'ai été ébloui.
00:17:57j'ai compris que
00:18:00c'était vous l'amour
00:18:02et personne d'autre.
00:18:05Que pouvais-je faire ?
00:18:06Rien, je sais.
00:18:08Mais aujourd'hui, tout est net.
00:18:10Tout est possible.
00:18:11Tiens, mademoiselle Odile.
00:18:29Je vous croyais partie pour la journée.
00:18:32Bien, vous voyez, Jeannette,
00:18:33nous sommes revenus.
00:18:36Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:18:37Nous n'y avons pas été.
00:18:38Pas été ?
00:18:39Qu'est-ce qu'il se passe ?
00:18:44Mais comment vous êtes là ?
00:18:45Nous avons fait demi-tour.
00:18:47Qu'est-il arrivé ?
00:18:49Le Hénard est passé pour nous dire
00:18:51qu'il vous avait quitté à vos croissants
00:18:52et que tout allait bien.
00:18:53Tout allait bien.
00:18:55Alors ?
00:18:56Nous avons fait demi-tour
00:18:57volontairement.
00:18:59Enfin, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:19:01Il faut que je te parle,
00:19:02c'est très important.
00:19:03Bon, viens avec moi dans le petit salon.
00:19:09Il faut que je vous parle aussi, monsieur.
00:19:13Ah oui, en effet,
00:19:14tout cela demande quelques explications.
00:19:16Venez par là.
00:19:17Personne ?
00:19:30Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?
00:19:34Pas chère marraine,
00:19:38pouvons-nous être seuls
00:19:39un instant ou dis-le-moi ?
00:19:40Mais bien sûr !
00:19:48Non, chère Rémi,
00:19:49ce n'est vraiment pas le moment.
00:19:50Ah, pardon.
00:19:51Qu'est-ce que madame fait là ?
00:20:11Je fais que je suis très content.
00:20:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:51Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:21:21C'est sûr.
00:21:22Vous devez voir beaucoup à vous dire.
00:21:27Comment va-t-il ?
00:21:28Le pauvre, il se morfond.
00:21:31Patience, Léonard.
00:21:33Tu vas peut-être en s'arranger.
00:21:34Oh, bien, ce fait grand temps, hein ?
00:21:35Il ne faut plus le temps que je le manège dur.
00:21:39Je ne peux même plus le serrer dans mes bras.
00:21:41Il s'agit bien de cela.
00:21:43Je suis venue pour te parler d'odile.
00:21:45Alors, ne me dis pas que c'est elle qui t'envoie.
00:21:47Si, justement.
00:21:47Allez, assieds-toi là et parlons tranquillement.
00:21:58Quand à Angoulay, nous avons appris que tu étais recherchée et que tu te cachais ici,
00:22:03Odile a dit, ma place est auprès de Maxime.
00:22:06Je vous allais le rejoindre.
00:22:08J'ai toujours dit qu'Odile était une belle âme.
00:22:10Ton ironie est malvenue, Maxime.
00:22:13Odile, elle, a toujours été fidèle à sa parole.
00:22:15Et avec toi, il y a du mérite.
00:22:19Bref.
00:22:20Bref, toute la famille a pris la route de Paris.
00:22:23Hier, accompagnée par Maurice, Odile est partie en voiture pour venir te voir.
00:22:29Elle s'est perdue en chemin ?
00:22:30Non.
00:22:33À Trois-Lieux d'ici, elle a fait demi-tour.
00:22:36Motif.
00:22:37Elle a dit soudain à Maurice, ce n'est pas moi que Maxime espère, c'est Clarisse.
00:22:45Elle a dit ça.
00:22:49Oui.
00:22:51Elle est très inquiétite, charmante.
00:22:54Elle est rentrée à Paris.
00:22:56Et elle m'a demandé de venir te voir pour te dire qu'elle te rendait ta parole.
00:23:00Voilà, mon cher.
00:23:14Tu es débarrassée de cette jeune fille qui n'était pour toi que la dette d'un marché que je ne qualifierais pas.
00:23:21Mère, moi, je ne me regrette pas de marcher, comme tu dis.
00:23:32Mais en ce moment, toi, je te déteste.
00:23:34Tu es amère, cruelle, agressive.
00:23:36Mais n'empêche que si nous avons été l'un vers l'autre,
00:23:46avoulez-le, c'est bien parce qu'il y avait entre nous...
00:23:48Peut-être.
00:23:50Mais je n'ai pas fini mon récit.
00:23:51Odile est amoureuse de Maurice.
00:24:10Ah, et lui amoureux d'elle, je parie.
00:24:13Oui.
00:24:15Tu ne me surprends pas.
00:24:16Chaque fois que je l'ai entendu parler d'Odile, il se trahissait.
00:24:19Il était ému, il devenait rouge.
00:24:23Tout cela est très bien.
00:24:25Maurice a demandé sa main à mon père.
00:24:27Qui n'a pas dit non et qui a eu raison.
00:24:29Jamais deux êtres n'ont été autant faits l'un pour l'autre.
00:24:32La pureté épousera la noyauté.
00:24:36Tu parles sérieusement ?
00:24:38Absolument.
00:24:40Je suis ravi pour eux.
00:24:41Et s'il a des sens de me l'interdisait,
00:24:45je serais volontiers leur témoin devant l'hôtel.
00:24:47Maxime.
00:24:48Je ne plaisante pas.
00:24:50Odile est sublime vis-à-vis de moi.
00:24:52Et Maurice est un ami, comme on en rencontre rarement.
00:24:55Non.
00:24:56Je ne puis que me réjouir de leur bonheur.
00:25:01Parfait.
00:25:04Eh bien...
00:25:06Parlons de toi, maintenant.
00:25:11Et tu y crois, toi ?
00:25:17Oui.
00:25:19Quand m'a serré, c'est très puissant.
00:25:22Je suis sûre que mon père le convaincra.
00:25:28Patiente encore un peu.
00:25:31Que fais-je d'autre ?
00:25:32Je sais.
00:25:33Clarisse.
00:25:39Oui.
00:25:41Tu n'aurais pas resté avec moi cette nuit ?
00:25:44Non.
00:25:49De toute façon, Léonard revient demain matin,
00:25:51elle te raccompagnera.
00:25:53Non.
00:25:53J'ai besoin de toi.
00:25:59Mais pas aujourd'hui.
00:26:01Pourquoi ?
00:26:03J'ai l'impression qu'une barrière s'est élevée entre toi et moi.
00:26:07Quand je te regarde, je vois les complications, les déloyautés, les tromperies.
00:26:12Et maintenant que Dille a donné sa parole ailleurs ?
00:26:18Nous sommes libres.
00:26:20Nous ne trouvons plus personne.
00:26:22Justement.
00:26:24Plus de risques.
00:26:26Plus de secrets.
00:26:27Plus de mystères.
00:26:28Est-ce que tu rapproches ?
00:26:29Nous n'avons plus personne à trahir.
00:26:32Et la trahison n'était pas notre lien le plus profond.
00:26:37Tu es fort.
00:26:39Non.
00:26:41Je vois clair.
00:26:44Notre aventure aujourd'hui n'est plus qu'une aventure.
00:26:50Et pour toi peut-être simplement une parmi d'autres.
00:26:55Tu te trompes.
00:26:57Je ne pense pas.
00:27:01De toute façon, je ne t'abandonnerai pas dans l'adversité.
00:27:03Tu as sauvé mon père et tes ennuis me concernent personnellement.
00:27:17Si cela est nécessaire, je reviendrai aussi souvent qu'il le faudra tant que tu ne seras pas tiré d'affaires.
00:27:23Tu peux compter sur moi.
00:27:26Mais en ce qui concerne les divertissements d'alcool, non.
00:27:30Non, vraiment.
00:27:33Donc, tu ne restes pas.
00:27:38Non.
00:27:41Il y a quelque chose que je suis pas à m'a qu'aimanté.
00:27:44Je sais.
00:27:45Mais je vais faire de très mauvais humeur.
00:27:49Je ne serai plus là.
00:27:52C'est sur Léonard que tu vas avoir tombé.
00:27:55Pauvre Léonard.
00:27:57Tage therefore ta fresser de toi.
00:28:01T'es toujours fruit.
00:28:03T'es toujours plus tué.
00:28:05mujer ?
00:28:05Seignez.
00:28:16C'est une école.
00:28:16T'es toujours dans travaux.
00:28:18J'ai regardé.
00:28:19T'es toujours dans la direction value à ticker dès que tu عisuras.
00:28:22Réalisé plus tard.
00:28:22Réalisé plus tard.
00:28:23Sous-tit dont tu v� �ge.
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00:33:15Et où en es-tu ?
00:33:17Aux 16 Vendémières en Troyes.
00:33:19C'est octobre 94, si tu préfères.
00:33:22Cette date éveille peut-être en toi quelques souvenirs ?
00:33:25Certes.
00:33:26À 11h du matin, tu as été élu président de la convention nationale
00:33:30et tu as prononcé une adresse au français.
00:33:34C'est exact.
00:33:36Hélas, je n'en ai pas conservé le texte.
00:33:40J'en possède une copie, je peux en citer la paire en raison
00:33:43de mémoire.
00:33:45C'est à peu près comme cela.
00:33:49Le temps est venu de vaincre
00:33:52par la fermeté et la sagesse.
00:33:56Il faut que le calme succède enfin
00:34:00à tant d'orage.
00:34:03Le vaisseau...
00:34:05Le vaisseau de la République, tant de fois battu par la tempête,
00:34:09touche déjà au rivage.
00:34:12Gardez-vous de le repousser au milieu des écoles.
00:34:18Deux chemises de joues,
00:34:22trois cache-cœurs,
00:34:25quatre jupons,
00:34:27la chemise de noces
00:34:30et la matinée.
00:34:32Bon.
00:34:33Les gants, les bas, le col de ruban de satin
00:34:40et un collet de dentelle.
00:34:42Il y a encore presque tous les chiffres à broder.
00:34:45Madame Cuiseau viendra tantôt m'aider.
00:34:48Mon Dieu, je suis sûre qu'il manque la moitié du nécessaire.
00:34:51Moi aussi, on n'a pas idée de se marier si vite.
00:34:55Si tu savais Henriette, comme je suis heureuse.
00:34:59C'est chose normale, ma petite chatte.
00:35:01Et M. de Croissy fera un bon époux.
00:35:03Sinon, gare à lui.
00:35:05Maurice est le plus tendre et le plus attentionné des hommes.
00:35:08Mais pourquoi donc que tu pars ?
00:35:10Que tu nous quittes tous, toi la petite haute de la maison.
00:35:13Pourquoi vous vous installez pas à Angoulême ?
00:35:17Instruit comme il l'est, on lui trouvera bien un emploi à la préfecture ou à la mairie.
00:35:21Henriette, je t'ai déjà dit plusieurs fois que Maurice a été nommé à un poste diplomatique à Milan.
00:35:27C'est cela son métier, sa carrière.
00:35:30C'est une importante promotion hiérarchique.
00:35:33Et je dois aller là-bas pour le seconder.
00:35:35J'aurai une maison à tenir, des domestiques, des réceptions à offrir.
00:35:39Mais comment tu vas te faire comprendre par tous ces sauvages ?
00:35:42Ce ne sont pas des sauvages.
00:35:44C'est une vieille civilisation, plus ancienne que la nôtre.
00:35:47Subtile, délicate. Beaucoup de gens parlent français.
00:35:51Puis moi j'apprendrai l'italien.
00:35:53J'aurai de belles robes, j'irai au bal, à l'opéra.
00:35:56La belle affaire que t'es Italien.
00:36:05Vache, c'est bien que tu nous oublieras vite.
00:36:08Mais non Henriette.
00:36:11Tu sais bien qu'on n'oublie pas ceux qu'on aime.
00:36:14La Sainte Vierge t'entende.
00:36:16Mais pourquoi partir si vite ?
00:36:19Le lendemain même des noces.
00:36:21Comme des brigands après un mauvais coup.
00:36:23Maurice doit rejoindre son poste avant le 1er août.
00:36:26Je ne sais même pas si nous arriverons à temps.
00:36:28La route est longue et mauvaise.
00:36:30Je prierai pour toi.
00:36:32Même si tu ne le mérites pas.
00:36:35Tu me fais tant peine.
00:36:38Allons Henriette.
00:36:41Tu ne vas pas pleurer à trois jours de mon mariage ?
00:36:44Si, je vais pleurer.
00:36:46Non, ma bonne Henriette.
00:36:50Je reviendrai te voir souvent.
00:36:53Tu sais bien que tu as été une seconde maman.
00:36:57Henriette, je reviendrai.
00:37:02Je t'apporterai de beaux cadeaux.
00:37:06Il ne pleure plus ?
00:37:09Sinon, je vais pleurer aussi.
00:37:12Si mon père nous trouvait ainsi, il croirait que je suis devenue folle.
00:37:18Ton père, ton père.
00:37:20Lui aussi, il va gémir.
00:37:22Déjà, il ne mange plus rien.
00:37:24Il faudra bien s'occuper de lui.
00:37:27Toi et Clarisse.
00:37:30Tiens, elle non plus.
00:37:31Elle ne mange plus rien.
00:37:35Elle a traversé beaucoup d'épreuves.
00:37:37Il faut la comprendre.
00:37:39Elle m'inquiète.
00:37:42Elle est calme, gentille, résignée.
00:37:47Ça ne lui ressemble pas.
00:37:54Sous-titrage MFP.
00:38:24Sous-titrage FR ?
00:38:54Ma chère Odile, mon cher Maurice, mes chers enfants, mes chers amis,
00:39:00Monsieur le curé, mes chers amis,
00:39:06il y a fort longtemps que je ne fais plus de discours,
00:39:10mais ce jour heureux m'offre une nouvelle tribune.
00:39:14Odile, ma fille bien-aimée, tu me quittes,
00:39:18mais celui qui te ravit à moi a toute mon affection et toute ma confiance
00:39:22et tu n'aurais pu choisir meilleur compagnon pour cette longue et périlleuse traversée qu'est le mariage.
00:39:29Je ne voudrais pas assombrir cette radieux journée par des souvenirs mélancoliques,
00:39:35mais comment à cette heure pourrais-je ne pas penser
00:39:38à celle qui n'est plus là et qui aurait vu avec ton de joie sa fille revêtir sa robe d'hyménée.
00:39:48J'ai élevé Clarisse et Odile dans le respect de sa mémoire.
00:39:53Il est juste qu'aujourd'hui, cette épouse bien-aimée,
00:39:57cette jeune mère si tôt disparue,
00:40:00soit présente dans mon cœur.
00:40:05Je veux aussi remercier tous ceux qui sont là
00:40:07et sans qui la fête ne serait pas complète.
00:40:10Ma chère Émilie de Croatie,
00:40:12qui nous a tant aidés dans l'adversité,
00:40:15notre chère Henriette,
00:40:17qui a pris soin de mes enfants avec un dévouement sans limite,
00:40:21son mari a m'aider,
00:40:23notre gardien laborieux et fidèle,
00:40:25et enfin ma grande Clarisse,
00:40:28qui est ma fierté et la vestale scrupuleuse de cette maison.
00:40:33Voilà, je ne peux pas empêcher plus longtemps Nicolas de manger son gâteau.
00:40:39À Odile et Maurice,
00:40:41tous mes voeux.
00:40:43À vous tous, ma reconnaissance.
00:40:48Ciao.
00:40:50Vous faites toujours d'en si beaux discours.
00:40:53Je suis tout aimée, moi.
00:40:55Je voudrais dire quelques mots.
00:41:05Je veux simplement, monsieur,
00:41:09vous remercier de vos voeux
00:41:10et vous répéter ce que vous savez déjà.
00:41:15Je n'épargnerai rien
00:41:16pour assurer le bonheur d'Odile.
00:41:19Ai-je besoin par ailleurs de dire ma gratitude à ma chère Tantilly ?
00:41:26Et à mon amie Clarisse,
00:41:32qui toujours fut mon allié,
00:41:35la profondeur de mon amitié.
00:41:39Je lève mon verre pour remercier chacun de sa sollicitude
00:41:42dans ce jour béni des dieux
00:41:43et vous me permettrez peut-être d'ajouter un nom au vôtre.
00:41:47C'est celui de Maxime Doriac.
00:41:52Sans qui, sans doute,
00:41:54nous ne serions pas là.
00:41:55Chère Maxime,
00:42:02j'espère maintenant que son affaire est réglée.
00:42:06Vous avez raison, Maurice,
00:42:07d'associer Maxime à nos voeux.
00:42:08J'aurais dû le faire.
00:42:10Il s'est conduit avec grandeur d'âme.
00:42:12Nous ne devrons jamais l'oublier.
00:42:14Et moi aussi, j'attends avec impatience
00:42:16de recevoir les meilleures nouvelles de lui.
00:42:17A Maxime.
00:42:20A Maxime.
00:42:25A Maxime.
00:42:47La maison va ressembler bien vide,
00:42:55sans oublier.
00:42:57Ça,
00:42:59la petite hôte.
00:43:01Elle était tout le temps avec moi.
00:43:03Toujours fourrée à la cuisine pour bavarder.
00:43:07Et puis,
00:43:08elle faisait la leçon à m'aider.
00:43:10Dissez lire à présent.
00:43:11Comment on attend à la fois
00:43:12d'aussi heureuse et aussi malheureuse ?
00:43:15Mais le bonheur l'enfant,
00:43:17c'est dire.
00:43:17Mais si cela était vrai,
00:43:19mon cher Gendre,
00:43:20à tous ces peuples,
00:43:21nous aurions apporté l'égalité,
00:43:23la fraternité,
00:43:24sans leur enlever la liberté.
00:43:26Nous sommes toujours plus ou moins
00:43:27en état de guerre.
00:43:29La liberté reviendra
00:43:30avec un peu général.
00:43:32Et puis,
00:43:32tu reviendras ?
00:43:34Bien sûr,
00:43:35je reviendrai.
00:43:36Et nous nous promènerons
00:43:38dans notre jardin.
00:43:40Mais ce ne sera plus jamais pareil.
00:43:42Ce que vous appelez
00:43:43des territoires occulés,
00:43:45c'est l'ambile français.
00:43:47Il est abstraite,
00:43:49utopie,
00:43:50dangereuse.
00:43:51Là,
00:43:52vous voyez,
00:43:52c'est la France.
00:43:53Ce sont ses frontières naturelles
00:43:55telles que définies
00:43:56par la législative.
00:43:58Clarisse en charge.
00:44:00Vous savez,
00:44:01Clarisse,
00:44:02madame,
00:44:03avec elle,
00:44:03on ne sait jamais trop
00:44:04sur quel pied danser.
00:44:05Je ne peux pas vous décourager,
00:44:07Clarisse.
00:44:08Je sais que vos intentions
00:44:11sont bonnes
00:44:12et que vous désirez sincèrement
00:44:14la paix.
00:44:15Persévérez
00:44:16et en attendant,
00:44:17rendez-vous dit le bonheur.
00:44:19Mais il sera heureux
00:44:20si tu es heureuse.
00:44:22J'espère.
00:44:24On ne la reconnaît plus.
00:44:27Je pense qu'elle a été
00:44:27très épouvée
00:44:28par tous ces événements.
00:44:29Moi, je vous dis, madame,
00:44:33elle pense encore à l'autre.
00:44:34Celle-là aussi,
00:44:35je la regretterai.
00:44:37Je m'occuperai d'elle.
00:44:39Pousse-moi.
00:44:41Fort !
00:44:59Asseyez-vous, colonel.
00:45:05J'ai hélas peu de temps
00:45:06à vous consacrer,
00:45:07mais je tenais absolument
00:45:08à vous voir en personne.
00:45:11Je tiens à exprimer
00:45:12toute ma reconnaissance
00:45:13à Votre Altesse.
00:45:14Ce n'est rien.
00:45:15J'ai été très heureux
00:45:16de pouvoir vous rendre
00:45:17ce petit service.
00:45:18Pour moi,
00:45:19il est immense.
00:45:21L'armée est ma seule vocation
00:45:23et sans Votre Altesse,
00:45:24ma carrière eût été brisée.
00:45:26Elle ne le sera pas.
00:45:28Vous allez repartir
00:45:29pour l'Espagne.
00:45:30Vous savez qu'après
00:45:31un siège terrible,
00:45:32Saragosse a été enfin prise.
00:45:35Le général Verdier
00:45:36a été nommé
00:45:36gouverneur militaire
00:45:37de la ville.
00:45:39Il réclame un adjoint
00:45:40des renforts de cavalerie.
00:45:42J'ai moi-même suggéré
00:45:44votre nom à l'empereur.
00:45:47Il a dit...
00:45:48L'Oriac, L'Oriac,
00:45:50un chasseur.
00:45:52Oui, sire.
00:45:53Il commande
00:45:54le sixième chasseur.
00:45:55Très bien.
00:45:56Bonne idée.
00:45:57Qu'il parte.
00:45:59Vous voyez,
00:46:01il vous envoie personnellement.
00:46:04Je suis très honoré
00:46:05de cette marque de confiance.
00:46:06Partez le plus vite possible.
00:46:09Votre régiment suivra.
00:46:10Je suis à vos ordres.
00:46:12J'ajouterai ceci,
00:46:13colonel.
00:46:15Le général Verdier
00:46:16est un brave.
00:46:18Il a de la poigne.
00:46:20Mais il est un peu...
00:46:21un peu...
00:46:22comment dirais-je ?
00:46:24obtu.
00:46:25Vous voyez ce que je veux dire.
00:46:26Alors n'hésitez pas
00:46:28à prendre des initiatives.
00:46:30Vous nous reviendrez général.
00:46:31J'y veillerai.
00:46:33Je ne vous perdrai pas de vue.
00:46:35Est-ce que tu peux me recopier
00:46:36le chapitre 2 jusque-là seulement ?
00:46:38Tu vois,
00:46:39à partir de mars 93,
00:46:42une nouvelle loi
00:46:43permet de mobiliser 300 000 hommes.
00:46:45Je mettrai la Vendée,
00:46:46l'insurrection,
00:46:48et on reprendra ici,
00:46:50au portrait de Clébet.
00:46:51Celui-là,
00:46:54vous l'aimez bien.
00:46:57Oui.
00:46:59Oui, je l'aimais bien
00:47:00avec son accent alsacien.
00:47:02Quand je suis venu à Cholet,
00:47:06comme commissaire en armée,
00:47:07étonné de la résistance des clans,
00:47:09il me disait
00:47:10« Diable,
00:47:11les pligants se battent bien ! »
00:47:13Je vous adore, mon père.
00:47:17Vous êtes si drôle
00:47:18quand vous le voulez.
00:47:19Oui,
00:47:19j'ai peu d'occasion
00:47:20de le vouloir.
00:47:22Je sais,
00:47:23mais vous n'êtes pas amère.
00:47:25Votre ironie
00:47:26n'est jamais méchante.
00:47:29Il y a très longtemps,
00:47:31on disait « méchéance »,
00:47:33ce qui, à l'origine,
00:47:34voulait dire
00:47:34« médiocrité ».
00:47:37Oh,
00:47:38je ne suis pas
00:47:39meilleur qu'un autre,
00:47:41mais
00:47:41je m'efforce
00:47:44de n'être pas
00:47:44trop méchéant.
00:47:46Car, à mon avis,
00:47:48la méchanceté
00:47:49est l'ennemi principal
00:47:50du progrès.
00:47:52À mon père,
00:47:53comment se fait-il
00:47:53que vous soyez à la fois
00:47:54si fermes
00:47:55et si pondérées,
00:47:57alors que moi,
00:47:57je me laisse emporter
00:47:58par les événements
00:47:59sans jamais réfléchir
00:48:00aux conséquences ?
00:48:01Tu as une grande volonté.
00:48:04Au service de quoi ?
00:48:06De mes impulsions ?
00:48:08De mes folies ?
00:48:11J'y vais.
00:48:39Bonne chance.
00:48:52Maxime,
00:48:52quelle heureuse surprise.
00:48:55Je suis en route
00:48:55pour l'espace.
00:48:56J'ai fait un petit détour
00:48:56pour venir vous saluer
00:48:57et vous remercier.
00:49:00Asseyez-vous.
00:49:00Vous n'avez pas
00:49:01à me remercier, Maxime.
00:49:02J'étais votre débuteur.
00:49:04C'est à cause de moi
00:49:05que vous êtes lancé
00:49:05dans cette ténébreuse aventure.
00:49:07Je ne l'oublie pas.
00:49:08Il n'empêche que votre intervention
00:49:10auprès de Cambacérès
00:49:11a été déterminante.
00:49:12Il a obtenu de l'empereur
00:49:13lui-même
00:49:14que je sois envoyé
00:49:16en renfort
00:49:17auprès du gouverneur
00:49:18militaire de Saragosse.
00:49:19Tout est bien
00:49:20qui finit bien.
00:49:22Encore que
00:49:22allez-vous fourrer
00:49:24à nouveau
00:49:24dans ce guépier.
00:49:26C'est mon destin.
00:49:27Je suis soldat
00:49:27et je n'ai pas le choix.
00:49:30Et puis,
00:49:30vous le savez,
00:49:31cher monsieur,
00:49:32je ne suis pas
00:49:33un homme de salon.
00:49:35Vous avez besoin
00:49:36de grand air.
00:49:37Oui, Maxime,
00:49:38vous êtes un homme
00:49:39de grand air
00:49:40et qui gagne
00:49:41à être connu.
00:49:42Vous avez toujours
00:49:43eu mon estime
00:49:44et aujourd'hui,
00:49:44vous avez en plus
00:49:45mon amitié.
00:49:46Et j'espère bien
00:49:47avoir la vôtre.
00:49:48Vous l'avez.
00:49:50Et tout mon respect.
00:49:52Mais...
00:49:54Ah, je tremble
00:49:55que cette amitié
00:49:56ne soit à nouveau
00:49:57mise à l'épreuve.
00:49:59Tremblez pas,
00:49:59les solides.
00:50:00Je vais...
00:50:02Oui ?
00:50:05Je vais vous enlever,
00:50:06Clarisse.
00:50:15Il est dans la nature
00:50:16des choses
00:50:16que je me retrouve
00:50:17seul dans cette maison.
00:50:20Trop grande pour ma personne,
00:50:21mais étroite
00:50:22pour mes souvenirs.
00:50:24J'y serais heureux
00:50:25si mes filles
00:50:27le sont ailleurs.
00:50:30Comment vous dire ?
00:50:32Ne le dites pas.
00:50:34Je vais pouvoir
00:50:34enfin terminer
00:50:35mon histoire
00:50:36de la Révolution.
00:50:39Les petites
00:50:39faisaient
00:50:40beaucoup de bruit.
00:50:44Elles me dérogeaient
00:50:45à tout propos.
00:50:47Mais elles reviendront ?
00:50:48Bien sûr.
00:50:51Mais vous voulez peut-être
00:50:53savoir où est Clarisse ?
00:50:55Pourquoi elle n'est pas là ?
00:50:56Elle fait une promenade
00:50:57avec le jeune Nicolas.
00:50:58C'est le fils
00:50:59de Pays-en-Voisin.
00:51:00Elle s'est attachée
00:51:01à ce gamin.
00:51:02Vous la trouverez
00:51:03du côté du bois
00:51:03de nos dames.
00:51:04Il n'y a qu'à prendre
00:51:04le chemin derrière la maison.
00:51:06Ils ne doivent pas
00:51:07être bien loin.
00:51:08Non c'est pas.
00:51:15Scale,
00:51:21C'est parti.
00:51:51Tu imagines pourquoi je suis là, je suppose ?
00:51:58Non.
00:51:59Non ?
00:52:01Il s'agit d'un enlèvement ?
00:52:04Je peux donner mon avis ?
00:52:07Non.
00:52:09Ah bon.
00:52:10Bien dans ces conditions...
00:52:11On va avoir une autre noce dans l'église.
00:52:14On va commencer par rentrer à la maison.
00:52:18Allez, hop, à cheval.
00:52:21En route.
00:52:25...
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00:52:37...
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