Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
DB - 24-07-2025

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Sous-titrage MFP.
00:00:30Musique d'ambiance
00:01:00...
00:01:30L'APEM est enfin à la 5e coalition et signée à Vienne le 14 octobre 1809.
00:01:35L'Empire est à son apogée. Pourtant, l'hiver est dur.
00:01:39La guerre d'Espagne continue ainsi que le blocus continental.
00:01:42La situation économique est mauvaise.
00:01:44Les Français ont froid et faim.
00:01:46Qu'est-ce que c'est ?
00:01:57C'est une lettre de Rondeau.
00:01:59Qui est ce Rondeau ?
00:02:00Odile.
00:02:02Tu sais bien que père a un vieil ami à Paris qui est...
00:02:05Ah oui, le notaire.
00:02:08Qu'est-ce qu'il raconte ?
00:02:09Oh, rien d'intéressant des pages et des pages sur le divorce de Napoléon.
00:02:14C'est le sujet à la mode à Paris en ce moment.
00:02:16Et moi, ça m'intéresse.
00:02:18Alors, qu'est-ce qu'il raconte ?
00:02:19Mais je ne sais pas, moi, le 15 décembre, au Tuileries, Napoléon, debout, tenant la main de l'impératrice en pleurs, expliqua sa résolution sans...
00:02:33Sans quoi ?
00:02:35Sans utiliser le discours préparé par l'archi-chancelier.
00:02:40Voilà.
00:02:43Joséphine conserve le titre d'impératrice et se retire à la Malmaison.
00:02:49Le plus important, bien sûr, l'argent.
00:02:54Son douère est fixé à une rente annuelle de 2 millions de francs sur le trésor.
00:02:59Pauvre trésor.
00:03:02Alors, il va épouser la sœur, dit ça ?
00:03:04Mais je n'en sais rien, Odile, mon souci, guerre.
00:03:09Clarisse, tu peux remettre une bûche, s'il te plaît ?
00:03:12Non, ce qui est certain, c'est qu'il veut à l'enfant et que pour éterniser ce qu'il appelle sa dynastie, il va se chercher une princesse quelconque.
00:03:24Je crois que son seul vrai regret, c'est de n'être pas le fils de Louis XVI.
00:03:27Eh bien, moi, j'ai reçu une lettre de Maurice.
00:03:34Encore ? C'est la vingtième.
00:03:37Oh non, Odile, c'est la quatrième.
00:03:41Encore une lettre d'amoureux.
00:03:43Mais Maurice n'est pas amoureux de moi et je ne suis pas amoureuse de lui.
00:03:47Nous prenons plaisir à nous écrire et s'il y a des nouvelles intéressantes pour toi ou notre père, je vous en fais part, c'est tout.
00:03:56Bon.
00:03:58Alors, nous attendons de ta grande bonté qu'elle nous communique ce qui pourrait nous intéresser.
00:04:03Il y a quelque chose qui peut t'intéresser, puisque cela concerne Maxime.
00:04:11Maxime.
00:04:12Que vais-je apprendre encore pour raviver ma peine ?
00:04:18Alors, je ne dis rien.
00:04:21Je préfère savoir qui t'a pleuré après.
00:04:24Oh, rassure-toi.
00:04:26Il n'y a matière ni à pleurer ni à se réjouir.
00:04:29Maurice a passé trois semaines à Vienne, après la signature du traité,
00:04:34à faire de la paperasserie, comme il dit.
00:04:36Il y a rencontré Maxime, chargé des derniers rapatriements de l'état-major ou de quelque chose de semblable.
00:04:45Au moins, les affaires militaires.
00:04:48Enfin, il semble qu'il soit de plus en plus ami.
00:04:51Trange amitié.
00:04:53Imprévisible, en tout cas.
00:04:55Ils ont parlé de nous ?
00:04:57Je ne sais pas.
00:04:58Maurice écrit qu'ils se sont rendus à l'opéra.
00:05:01On y jouait qu'aussi fan tutte.
00:05:03L'amour est un ladri, un ciel, un serpente, un amour.
00:05:09Il sole qui d'avance, la fave.
00:05:16Comme il dit mi a l'hécar,
00:05:19Il y a un pied si la fiema,
00:05:22Un bar patrir si fa.
00:05:26Il n'y a mais de l'hécar,
00:05:28Il n'y a mais de liberté.
00:05:30Un nord un ciel, un serpente, unGR⁉, ma qu'aussi la fiema.
00:05:36On y j'en a mais de l'hécar,
00:05:40Il n'y a mais de l'hécar,
00:05:41Il n'y a mais de l'hécar.
00:05:45Úh, il n'y a pas de l'hécar.
00:05:48C'est parti.
00:06:18C'est parti.
00:06:48Celle-ci.
00:06:51Merci.
00:06:55Alors, tu as des nouvelles de ton colonel ?
00:06:58Pas depuis un mois.
00:07:01Tu sais bien qu'il est en Espagne depuis novembre.
00:07:03Tout ce que je sais, c'est qu'il n'est pas ici.
00:07:08Comment veux-tu qu'il fasse ?
00:07:11Il était à Vienne, il est rentré à Paris, une semaine plus tard en renvoyant d'Espagne.
00:07:17Là-bas, la guerre est très dure. Je le plains beaucoup.
00:07:19Eh bien, moi, c'est toi que je plains.
00:07:26Ça va bientôt faire un an qu'il était ici et qu'il a demandé ta main à ton père.
00:07:30Tu aurais dû refuser parce que c'était le diable qui l'envoyait ton colonel de malheur.
00:07:34Le diable n'a rien à voir dans tout ça, ma bonne Henriette.
00:07:36C'est la guerre qui est la cause de tous ces retards.
00:07:40Le diable, la guerre, c'est la même farine.
00:07:43Là-dessus, je ne te donne pas tort.
00:07:44Guerre ou pas guerre, cette situation a assez duré.
00:07:47Tu dois lui rendre sa parole et penser à un autre.
00:07:51Tu sais, Henriette, autrefois, au XVIIe siècle,
00:07:54il y avait des fiançailles qui duraient des années et des années.
00:07:57Et tout le monde trouvait ça très joli.
00:07:59Réfléchis, depuis un an, il n'a pas eu deux semaines de suite de repos.
00:08:07Comment veux-tu que dans ces conditions, on prépare des noces ?
00:08:10Tara, tata, si on veut t'épouser, on épouse.
00:08:12Même devant un curé prussien ou espagnol.
00:08:15Moi, je serai à ta place.
00:08:17Tu espérerais, comme moi.
00:08:21Dans sa lettre, il me disait que son régiment avait été décimé.
00:08:26Dès qu'il y avait eu beaucoup de pertes.
00:08:29Il va être relevé avec ses hommes.
00:08:31Il va revenir à Paris et avoir un long repos.
00:08:36Tout va s'arranger.
00:08:40Entrez.
00:08:45Qu'est-ce que c'est ?
00:08:46Monsieur le duc, c'est le courrier d'Amsterdam qui vient faire son rapport.
00:08:49Qu'il en a ?
00:08:59Pourquoi un courrier d'Amsterdam ?
00:09:07Parce qu'une tractation chemine dans l'ombre.
00:09:10Napoléon, quelques mois auparavant, avait songé à faire la paix avec l'Angleterre.
00:09:17Mais il s'était vite impatienté et avait rompu les pourparlers.
00:09:21Fouché, par ambition personnelle, a repris secrètement la négociation en faisant croire qu'il agite au nom de l'Empereur
00:09:27et se sert d'un banquier louche, ouvrard, pour discuter avec Londres via Amsterdam.
00:09:31Mais les choses traînent en longueur.
00:09:55Monsieur le duc m'a demandé.
00:10:01Si j'en crois ouvrard, la bouchère a été à Londres et a vu Béring.
00:10:15Mais Béring n'a encore rien fait alors qu'elle s'était engagée à contacter le gouvernement.
00:10:22Roujon, l'idée était mauvaise ?
00:10:25Non, Monsieur le duc.
00:10:26Trois banquiers.
00:10:28Un français, un anglais, un hollandais.
00:10:31L'idée est bonne.
00:10:34D'autant que la guerre les ruine et que la paix les sauverait.
00:10:38C'est leur intérêt d'aboutir.
00:10:40Ouvrard n'est pas un honnête homme, hein ?
00:10:42Il paraît qu'il spécule sur la rente hollandaise avec cet imbécile de Louis.
00:10:49Celui-là, un jour, je lui jouerai un tour à ma façon.
00:10:52Monsieur le duc, nous devons ménager le roi Louis et aussi Monsieur Ouvrard.
00:11:00Il croit tous les deux que vous agissez au nom de l'empereur.
00:11:04Si le roi se plaignait à son frère.
00:11:06On est pour l'instant occupé que de son mariage avec la petite Autrichienne.
00:11:10Mais enfin, il ne faut pas perdre de temps.
00:11:13Enfin, en attendant, le secret doit demeurer total.
00:11:18Non mais Roujon, il n'y a que vous et Gaillot qui êtes dans la confidence.
00:11:22Toute indiscrétion.
00:11:23Ne craignez rien, Monsieur le duc.
00:11:25Je réponds de Gaillot.
00:11:26Concernant cette affaire,
00:11:32ceci,
00:11:33ceci pourrait nous être utile.
00:11:37Qu'est-ce que c'est ?
00:11:39Si Monsieur le duc veut se donner la peine de jeter un coup d'œil.
00:11:50Je n'en crois pas à mes yeux.
00:11:52L'information est sûre ?
00:11:54Oui.
00:11:54Vérifiez ?
00:11:56Absolument.
00:11:58C'est sa propre sœur.
00:12:00Et son mari, Lord Kindley, appartient au cabinet britannique.
00:12:24Sous-titrage Société Radio-Canada
00:12:28Sous-titrage Société Radio-Canada
00:12:30Sous-titrage Société Radio-Canada
00:12:32Sous-titrage Société Radio-Canada
00:12:36Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:06Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:08Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:10Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:11Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:49Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:50Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:51Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:52Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:54Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:56Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:58Sous-titrage Société Radio-Canada
00:13:59Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:01Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:02Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:03Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:05Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:07Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:11Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:13Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:15Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:17Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:19Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:23Sous-titrage Société Radio-Canada
00:14:53J'ai fait le mort, j'en ai reçu une autre hier, et rédigé en des termes impératifs.
00:15:03Mais je ne suis pas pressé de m'y rendre.
00:15:05Vous n'êtes pas curieux ?
00:15:06Oh, mon cher Maurice, le ministère de la police, on sait quand on y entre, mais pour ce qui est d'en sortir.
00:15:11Je sais, je sais.
00:15:13Mais auriez-vous quelque chose à vous reprocher ?
00:15:17En ce qui me concerne, non. Mais aux yeux de Fouché...
00:15:21Remarquez, ça ne nous regarde pas.
00:15:22Si, je vous demande conseil.
00:15:26En deux mots, c'est grâce à Fouché que j'ai retrouvé une affectation l'année dernière.
00:15:31Eh bien, en échange du service qu'il m'a rendu, Fouché qui ne donne rien pour rien,
00:15:38m'avait confié une mission officieuse, celle de rallier Charles Duruit à l'Empire
00:15:44et d'obtenir de lui de briguer un poste de sénateur.
00:15:48Vous imaginez sa réponse ?
00:15:50J'imagine.
00:15:51Mais il vous a tenu rigueur d'avoir échoué ?
00:15:56Sur le moment, je croyais que non.
00:15:59Mais il m'avait dit, je vous demanderais un autre service.
00:16:04Moi, je me sentais quitte vis-à-vis de lui.
00:16:06Et puis, il y a eu la campagne.
00:16:10Une année a passé.
00:16:12Je croyais tout cela réglé, enterré.
00:16:15Avec lui, rien n'est jamais enterré.
00:16:20Mon avis, cher Maxime, est que, puisque vous en êtes là, vous n'avez plus le choix.
00:16:27Il ne renonce jamais.
00:16:29Autant aller voir tout de suite de quoi il s'agit.
00:16:32Je suis prévenu, il ne pourra pas vous faire tomber dans une oubliette.
00:16:36Je prendrai des dispositions pour être libre le jour où vous le rencontrerez.
00:16:39Mais nous nous verrons juste après et nous aviserons.
00:16:44Merci.
00:16:50J'ai vu un chat noir qui traversait le jardin de droite à gauche.
00:16:55Et tout de suite après, trois grands corbeaux qui s'envolaient du peuplier en coassant.
00:16:58Je suis sûre que c'est un mauvais présage.
00:17:01Mais calme-toi.
00:17:03Tout ça, ça ne veut rien dire.
00:17:04Ce sont de vieilles superstitions.
00:17:08Viens ici et dis-moi tout.
00:17:17J'ai peur.
00:17:20Je ne sais pas de quoi, mais j'ai peur.
00:17:23Pour père, pour toi, pour Maxime, pour moi, pour Maurice.
00:17:30Allons, mais tu n'es plus une enfant.
00:17:33Quand tu étais toute petite, tu avais toujours peur du noir.
00:17:39Tu te souviens ?
00:17:40Oui.
00:17:41Tu disais, le noir va venir, comme si c'était un monsieur.
00:17:48Mais c'est pareil, tu vois.
00:17:51J'ai l'impression que le noir va venir.
00:17:53Allons, allons.
00:17:54Allons.
00:18:03Il n'est pas facile de vous rencontrer, colonel.
00:18:09Assiez-vous.
00:18:11Vous êtes en frangé ?
00:18:13Oui, pour un mois.
00:18:14J'ai appris que votre soeur a habité Londres et qu'elle était mariée avec Laure Kinley, membre du cabinet britannique.
00:18:21Vous êtes en bon terme avec elle ?
00:18:22Je n'en ai pas revu depuis le printemps 1799.
00:18:26Cela fait 11 ans.
00:18:27Je n'avais jamais correspondu.
00:18:29Est-ce un interrogatoire ?
00:18:30Pas du tout.
00:18:31Je souhaite au contraire que vous ayez gardé les meilleurs rapports avec Lady Kinley.
00:18:37Sera-t-il épistolaire ?
00:18:39Ils sont rares.
00:18:40Nous sommes en guerre, mais excellent.
00:18:44Parfait.
00:18:46Bien, maintenant, colonel, votre entretien va prendre un tour confidentiel.
00:18:53Vous devez pouvoir compter sur votre discrétion absolue.
00:18:56Je ne tiens pas à entrer dans la confidence.
00:18:59Eh bien, c'est monsieur le comte d'Auriac.
00:19:01Il le faut.
00:19:03Monsieur Duc, pourrions-nous abréger cet entretien ?
00:19:06L'empereur veut la paix avec l'Angleterre.
00:19:12Des négociations secrètes ont lieu en ce moment même, mais elle piétine, parce que les intermédiaires ont été mal choisis.
00:19:21Vous voyez où je veux en venir ?
00:19:22Non.
00:19:23Non.
00:19:24Vous vous rendez compte que par vos liens avec Lord Kinley, vous seriez le négociateur idéal ?
00:19:30Je ne connais pas Lord Kinley.
00:19:33Ne plaisantons pas, voulez-vous.
00:19:34Il est le mari de votre sœur.
00:19:38Grâce à vous, un contact peut être établi à haut niveau.
00:19:43Je ne demande pas plus.
00:19:47Je refuse.
00:19:49Je suis colonel de l'armée impériale.
00:19:52Non, agent secret.
00:19:54Mais vous oubliez que c'est moi qui vous ai fait nommer colonel.
00:19:57Admettons.
00:19:59J'ai effectué la mission que vous m'aviez confiée.
00:20:01L'empuimesse, elle n'a pas réussi.
00:20:02Et je considère que je me suis acquitté de ma dette envers vous.
00:20:07Moi, pas.
00:20:09Nous n'avons donc pas la même opinion.
00:20:12C'est un ordre que je vous donne.
00:20:14Bien, faites-le-moi donner par mes supérieurs.
00:20:17Une mission secrète ne concerne pas la hiérarchie militaire.
00:20:20Pour le service de l'empereur.
00:20:22Que l'empereur me donne l'ordre personnellement.
00:20:25Non, l'empereur ne rentre pas dans ce genre de détail.
00:20:27J'agis en son nom.
00:20:28Je veux voir un ordre écrit.
00:20:31Non, vous n'en verrez pas.
00:20:32Ce genre d'affaires ne doit pas laisser de traces.
00:20:36Alors, je maintiens mon refus.
00:20:39J'ai mis le façon de vous faire arrêter.
00:20:43J'attendrai donc de voir laquelle vous choisirez.
00:20:47Je présente mes respects à votre excellence.
00:20:48Monsieur le Duc.
00:21:09Prenez-moi au biais, Fulbert et Alda.
00:21:11Ils sont en opération, monsieur le Duc.
00:21:14Je vous donne une heure.
00:21:17Une heure.
00:21:17Mon cher Maxime, vous vous êtes fourré dans une affaire bien ennuyeuse.
00:21:33Oui, je sais.
00:21:35On ne résiste pas impunément au ministre de la police.
00:21:38Mais je ne pouvais pas dire oui.
00:21:41Et je ne me laisserai pas prendre deux fois dans ce genre de commerce.
00:21:44Il ne vous laissera pas en repos.
00:21:45Il faut faire intervenir quelqu'un.
00:21:49Votre cousin.
00:21:51Mon ex-ministre, monsieur de Téléran.
00:21:53C'est un cousin lointain.
00:21:55Et un semi-disgrace.
00:21:57Peut-être.
00:21:58Mais c'est lui qui s'est mis en rapport avec Fouché.
00:22:01Je le connais aussi à nous deux.
00:22:03Oui, Fouché, lui, il se déteste.
00:22:05Mais il se ménage.
00:22:06Ils savent que leurs routes se croiseront à nouveau.
00:22:08De toute façon, il est loin.
00:22:10Dans son domaine de Valencé, où il héberge les princes espagnols, sur ordre de l'empereur, le temps de le joindre.
00:22:18Il y a Joséphine.
00:22:21Mais elle est plus impératrice et elle est très liée à Fouché.
00:22:26Dans sa nouvelle situation qui est délicate, elle ne s'aliennera pas à un allié éventuel.
00:22:30Pas tout de suite, en tout cas.
00:22:33Mais si à lui, il est trop loin, au fin fond de l'Andalousie.
00:22:36Vous m'avez raconté qu'à Frié-de-Lande, vous aviez dégagé Murat et qu'il vous avait dit...
00:22:40Il n'y a qu'à la vie et à la mort.
00:22:41Mais le roi de Naples est à Naples.
00:22:44Évidemment.
00:22:45Je veux parler très allusivement à mon ministre.
00:22:49Mais le comte de Champagny est un lent, un prudent.
00:22:53Il ne prendra pas d'initiative contre Fouché.
00:22:56Je connais Colin Court.
00:22:58Très bien.
00:23:00Il est à Saint-Pétersbourg, ambassadeur.
00:23:07Je propose que l'on part au plus pressé.
00:23:11Il ne faut pas Maxime laisser Fouché vous mettre la main dessus.
00:23:14Il ne va pas me faire arrêter à l'école militaire au milieu de mon régiment.
00:23:18Non.
00:23:19Mais chez vous, sur un coup de colère, oui.
00:23:22Ne rentrez pas à Saint-Cloud.
00:23:24Vous avez raison.
00:23:24Je vais retourner à l'école militaire et j'en vais chercher Léonard, mon ordonnance.
00:23:29Si la police vient à Saint-Cloud, qu'ils disent que vous êtes partis vous reposer dans vos terres en Auvergne.
00:23:34Oui, ça égarera les recherches.
00:23:37On dirait ma tante que tout cela vous amuse.
00:23:40Ah, Dieu me plaise, mon cher Maurice.
00:23:42Je ne demande qu'à être utile.
00:23:44Eh bien, en attendant de voir comment les événements évoluent, si vous le vouliez bien...
00:23:49Je pourrais héberger M. de Rillac.
00:23:52Vous n'avez pas question.
00:23:53Personne ne viendra le chercher ici.
00:23:55Je ne me pardonnerai pas de vous voir prendre le moindre risque.
00:23:58Ah, au diable les risques !
00:24:00J'ai toujours fait ce que j'ai voulu, même contre les avis de mon pauvre mari.
00:24:03N'était mes rhumatismes, je courrais toujours la prétentaine.
00:24:06Allez, vous êtes mon hôte.
00:24:07Vous me fâcheriez beaucoup en refusant.
00:24:09Dans ces conditions, madame, j'accepte.
00:24:11Et je vous en remercie.
00:24:12Je ne serai pas trop encombrant et j'espère que ce ne sera pas long.
00:24:17Vous êtes chez vous.
00:24:18Je vais vous conduire à l'école militaire, j'ai mon cabriolet.
00:24:21Ne perdons pas de temps.
00:24:21Bien, allons-y.
00:24:22Au revoir, en attendant.
00:24:23Madame ?
00:24:47Jeannette, tu connais M. de Riac ?
00:24:50Le colonel ?
00:24:51Pour sûr que je le connais.
00:24:52C'est moi qui lui ai ouvert la porte.
00:24:54C'est un bel officier.
00:24:56Il va venir loger ici quelque temps.
00:24:58Mais il ne sera plus officier et il ne s'appellera plus M. de Riac.
00:25:00Hein ?
00:25:01Mais ce sera toute ma nuit.
00:25:03Ah bon.
00:25:03Je ne sais pas encore quel sera son état, comment il se nommera,
00:25:07mais je te le dirai en temps utile.
00:25:08Bien, madame.
00:25:09Et tu tiendras ta langue.
00:25:11Oui, madame.
00:25:11Sinon, je te renvoie à Pontois chez les sœurs.
00:25:13Oh non, madame.
00:25:14Je ferai la même leçon à Baptiste, à Lachaise et à Constance.
00:25:18Tu sais que je peux être sévère.
00:25:19Non, madame.
00:25:20Je voulais dire, oui, madame.
00:25:23Bon.
00:25:24Vous vous occuperez bien de lui.
00:25:26Ah ça, madame, peut être tranquille.
00:25:28Le colonel, enfin le monsieur, il sera dorloté comme un poupard.
00:25:33Tu vas lui préparer la chambre de mademoiselle Clarisse.
00:25:35Oui, madame.
00:25:36Ça lui fera plaisir.
00:25:37Pourquoi que ça lui ferait plaisir ?
00:25:39Oui, c'est vrai.
00:25:40Pourquoi ça lui ferait-il plaisir puisqu'il est fiancé à l'autre ?
00:25:43Merci, Jeannette, je n'ai plus besoin de toi.
00:25:46Je passerai tout à l'heure à l'office pour parler aux autres.
00:25:49Bien, madame.
00:25:50La bonne Émilie, puisque tu ne peux plus aller au spectacle,
00:26:07le spectacle vient chez toi.
00:26:09Merci, Jeannette, je n'ai plus besoin de toi.
00:26:39Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:39Odile, tu ne peux pas te coucher, il est près de 10 heures.
00:28:09Mon père, je n'ai plus 8 ans.
00:28:11Oui, certes, mais c'est toi qui aimes te coucher tôt.
00:28:14Vous avez raison, je monte dans 5 minutes.
00:28:16Où est ta sœur ?
00:28:17Dans le jardin, vous savez bien que sa promenade du soir est sacrée.
00:28:20Ah oui, c'est vrai.
00:28:20Bon, moi je vais travailler encore un peu.
00:28:23Je viendrai vous dire bonsoir avant de monter.
00:28:25Merci.
00:28:26Merci.
00:28:27Merci.
00:28:28Merci.
00:28:29Merci.
00:28:30Merci.
00:28:31Merci.
00:28:32Merci.
00:28:33Merci.
00:28:34Clarisse.
00:28:37Clarisse.
00:28:38Clarisse.
00:28:39Clarisse.
00:28:40Clarisse.
00:28:41Clarisse.
00:28:42Clarisse.
00:28:43Clarisse.
00:28:44Clarisse.
00:28:45Clarisse.
00:28:46Clarisse.
00:28:47.
00:28:54Clarisse.
00:29:03,
00:29:04.
00:29:14.
00:29:15.
00:29:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:29:46Elle n'est pas dans le jardin, j'ai appelé. Elle n'est pas dans sa chambre.
00:29:51Ce n'est pas possible. Peut-être l'être.
00:30:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30:46M'aviez point dit que c'était une demoiselle.
00:31:01Ne t'occupe pas de se gosser la brugnac.
00:31:03Garde l'œil bien ouvert. C'est tout ce qu'on te demande.
00:31:05Ne t'inquiétez pas, M. Alda. Vous avez à boire et à manger en bas.
00:31:08Belle créature, la fillette.
00:31:13Touche pas à ça, hein ?
00:31:15Foutu cochon, tu sais bien qu'on doit la livre en bon état.
00:31:18Allez bien.
00:31:19Ça va, ça va. Voirait bien un bon coup.
00:31:22Allons.
00:31:34Rien, M. Duruit. J'ai fouillé partout.
00:31:37Dans les écuries, dans les hermises, dans les greniers.
00:31:39Rien de rien.
00:31:40Clarisse !
00:31:47Clarisse !
00:31:52Mon Dieu Henriette, mon putain bien-être.
00:31:58Il y a du diable là-dessous.
00:32:01Ça s'est tout de même pas envolé comme un oiseau.
00:32:04Moi, je te dis qu'il y a du diable là-dessous.
00:32:06Elle m'a dit, je vais me promener.
00:32:07Elle n'aura peut-être pas été se promener dans le jardin.
00:32:11Mon Dieu, elle sera allée dans la campagne.
00:32:12Il lui sera arrivé, malheur.
00:32:13Dis pas des choses comme ça, on vient, je t'en prie.
00:32:16Allons, viens, on va retrouver mes grands.
00:32:17Oh, il y a du diable là-dessous.
00:32:19Il y a du diable là-dessous.
00:32:33Hum.
00:32:36Qu'est-ce que t'as, toi, hein ?
00:32:37Tu rouspètes ?
00:32:40Écoute, ma fille, je veux bien te mettre un peu plus à l'aise.
00:32:43Mais si tu fais mine d'or muet...
00:32:45Hum.
00:32:47Bon.
00:32:48Ben, je m'en vais à t'enlever ça.
00:33:00Qui êtes-vous ?
00:33:02Je suis rien du tout, t'occupe pas de moi.
00:33:04Pourquoi m'as-tu enlevé ?
00:33:05C'est point mon affaire.
00:33:06Mais comme veut-on.
00:33:07Ma fille, j'en sais rien du tout.
00:33:09Moi, on me donne un peu de sous et ça me suffit.
00:33:12On n'a pas le droit d'enlever les gens comme ça.
00:33:14Je me plaindrai à la justice.
00:33:15Me fais pas rire comme ça, tu me rends malade.
00:33:20Au moins que l'on prévienne mon père, ma famille.
00:33:23Ils doivent être morts d'inquiétude.
00:33:25T'as déjà de la chance d'être pas morte tout court.
00:33:28Vous n'avez pas l'air d'une mauvaise personne.
00:33:31Aidez-moi.
00:33:32Ma pauvre fille, tout ce que je peux faire pour toi, c'est de te dire que t'as intérêt à te tenir tranquille.
00:33:37Ces messieurs ont la main dure.
00:33:40Qui sont ces messieurs ?
00:33:42Tu le sauras toujours assez tôt.
00:33:56planche, planche,
00:34:23les épreuves recommencent.
00:40:41Vous n'avez eu aucune nouvelle d'elle cet an dernier ?
00:40:45Non.
00:40:46Bien.
00:40:47Si j'étais vous, je chercherais plutôt du côté de la cavalerie.
00:40:51Que voulez-vous dire ?
00:40:53J'ai cru comprendre que depuis le passage de l'armée dans notre bonne ville,
00:40:58Clarisse n'était pas insensible au prestige de l'uniforme,
00:41:02ainsi que sa jeune soeur, d'ailleurs.
00:41:11Bien fait pour elle, bien fait pour lui.
00:41:41...
00:42:05Je peux très bien me servir moi-même ?
00:42:07Non, non. Il faut vous reposer, Monsieur le Colonel.
00:42:09Ah, Jeannette.
00:42:11Premièrement, on t'a dit déjà qu'il ne fallait pas m'appeler Monsieur le Colonel.
00:42:15Deuxièmement, je n'ai pas besoin de me reposer, je ne suis pas malade.
00:42:18Madame m'a dit de bien prendre soin de vous.
00:42:21Ta maîtresse est très gentille à mon égard, et toi aussi.
00:42:25Je suis très content de tes bons soins,
00:42:28mais je ne veux pas être traité comme un poupon.
00:42:31Je peux être encore beaucoup plus gentille.
00:42:34Je n'en doute pas.
00:42:38Tu ne vas pas ouvrir ?
00:42:42Non.
00:42:44Madame a dit que pendant que vous logiez là, c'était Baptiste qui allait ouvrir.
00:42:47Oh !
00:42:49Tenez, il est là, Monsieur Maurice.
00:42:52Ah, mon cher Maurice, comment allez-vous ?
00:42:55Bonjour, Maxime.
00:42:56Bonjour, Jeannette.
00:42:57Bonjour, Monsieur Maurice.
00:42:58Asseyez-vous.
00:42:59Merci.
00:43:04Monsieur Maurice, vous voulez un peu de café ?
00:43:06Non, merci.
00:43:07Du chocolat ?
00:43:08Non merci, j'ai déjà déjeuné.
00:43:10Monsieur Maurice a tort, ça lui ferait du bien.
00:43:12Jeannette, Monsieur Maurice n'est pas malade non plus.
00:43:14Qui est malade ?
00:43:17Personne, Maurice.
00:43:18Personne ne cherchez pas à comprendre.
00:43:20C'est un secret entre Monsieur Maxime et moi.
00:43:23Jeannette, vous allez nous laisser maintenant.
00:43:26Nous avons à parler de choses sérieuses.
00:43:30Si Monsieur Maurice l'ange d'avis, il n'y a qu'à ma clé.
00:43:41Vous avez des secrets avec Jeannette ?
00:43:43Bien sûr que non.
00:43:45Non, elle fait la coquette naïvement, c'est une enfant.
00:43:48Elle a l'âge de deal.
00:43:52Oui.
00:43:53Oui, sans doute.
00:43:56Et je n'y aurais pas pensé...
00:43:58Pourquoi me dites-vous cela ?
00:44:00Je ne sais pas.
00:44:03Sans raison particulière.
00:44:05Ah, c'est vrai que vous connaissez Odile,
00:44:07depuis votre passage à Angoulême.
00:44:10Comment la trouvez-vous ?
00:44:12Je ne suis resté que quelques heures.
00:44:14Il est difficile de se faire une opinion en si peu de temps.
00:44:17Alors, Maurice, ne me dites pas que vous ne l'avez pas regardée.
00:44:20Elle est réservée, mais elle ne passe tout de même pas inaperçue.
00:44:24Odile est charmante.
00:44:28Maxime, il faut que nous parlions d'autre chose.
00:44:32Depuis quelques jours, tout paraît calme,
00:44:34et il semble que votre vieil ami Fouché n'ait rien entrepris contre vous.
00:44:39Mais nous devons rester sur nos gardes.
00:44:41Je le suis.
00:44:43En arrivant, j'ai vu au coin de la rue un individu
00:44:45qui avait une tête de policier,
00:44:47et qui paraissait surveiller la maison.
00:44:49Mon vieil ami Fouché, comme vous dites,
00:44:51aurait-il déjà découvert mon nouveau logement ?
00:44:54Et si oui, comment ?
00:44:57Pas d'ordonnance.
00:44:58Léonard ?
00:44:59Est-il pas venu vous apporter quelques affaires ?
00:45:01Oui, du linge et des vêtements,
00:45:03mais de nuit et en prenant mille précautions.
00:45:06Il a pu être suivi.
00:45:08Depuis Saint-Cloud ?
00:45:09Ça, je l'étonnerais. Moi, pas.
00:45:29Allez, allons-y.
00:45:31Allez !
00:45:33Allez !
00:45:35Allez !
00:45:37Que faire ?
00:45:47Mais que faire, mon père ?
00:45:49Rien, si ce n'est attendre.
00:45:52Je vous admire de pouvoir rester là,
00:45:54assis dans un fauteuil à lire les gazettes.
00:45:57Odile, la gendarmerie et la mairie sont alertés.
00:46:01J'ai vu cet après-midi le garde-champel.
00:46:04J'ai envoyé à Paris des messages à Maxime, à Maurice et à mon ami Rondeau.
00:46:09La poste est lente, on ne peut qu'attendre.
00:46:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:46:24...
00:46:54...
00:46:58Qu'est-ce que c'est ?
00:46:59Vous devez voir le monsieur.
00:47:01Quel monsieur ?
00:47:03C'est le rapport à la demoiselle.
00:47:06Bon, allez bien.
00:47:11Je m'étais arrêtée là pour regarder cette drôle de charrette à quatre roues.
00:47:14Fermée, toute noire, sans fenêtre.
00:47:16Sauf une petite lucarne avec des barreaux.
00:47:18J'en avais jamais vu de pareil.
00:47:20La porte de l'auberge s'est ouverte.
00:47:22Ils me sont sortis avec une demoiselle.
00:47:24Ils l'ont poussée dans la voiture.
00:47:25Il y en a un qui montait avec elle.
00:47:26L'autre à côté du cocher.
00:47:27Ils sont partis très vite.
00:47:28Et la demoiselle, tu l'as reconnue ?
00:47:30Pour sûr que je l'ai reconnue.
00:47:32Je me souviens très bien d'elle.
00:47:33Elle était venue au moisson avec des habits pour moi et la petite sœur.
00:47:36Elles avaient apporté des galettes et m'avaient embrassée.
00:47:40Et c'était quand ? Hier ?
00:47:42Le jour avant aujourd'hui ?
00:47:44Oui.
00:47:45À quelle heure ?
00:47:46Je ne pourrais point dire.
00:47:47Il y avait juste le soleil.
00:47:48Je voulais venir tout de suite, mais je ne savais ni son nom, ni où elle habitait.
00:47:51Maman non plus.
00:47:52Et puis à la veillée, il y avait la grand-mère qui connaissait votre demoiselle.
00:47:55Alors ce matin, maman, elle a dit que je pouvais les prévenir.
00:47:58C'est une famille à Poumiès.
00:48:00On ne sont pas riches.
00:48:01Et ce printemps, le papa, il est mort à la guerre.
00:48:04Alors Mlle Clarisse avait fait une visite au Petiot.
00:48:07C'est à quelle distance, Poumiès ?
00:48:09Un peu plus de Saint-Lieu.
00:48:11C'est dans quelle direction ?
00:48:13C'est tout droit, en sortant par la porte de Grasset.
00:48:16Non, la route après Poumiès, elle va où ?
00:48:19Ah, c'est pour aller à Confolence.
00:48:23En reliant donc éventuellement Paris.
00:48:28Et ces hommes, ils étaient comment ?
00:48:30Ils étaient habillés comment ?
00:48:33Ils avaient de grands manteaux noirs.
00:48:35Et aussi des pistolets.
00:48:37Des pistolets ?
00:48:38Oui, dans la ceinture.
00:48:40J'ai bien vu.
00:48:41Ah.
00:48:42Et c'est tout ce que tu as vu ?
00:48:44Il y en a deux qui avaient des chapeaux.
00:48:46Comme des gendarmes.
00:48:47T'as déjà vu des gendarmes ?
00:48:49Bien sûr.
00:48:50L'autre jour, il y en avait encore deux qui avaient attrapé un grand gars dans la ferme à Colin.
00:48:53Et pourquoi donc ils l'attrapaient ?
00:48:55Ils voulaient pas aller à la guerre pour pas être mort comme papa.
00:49:00Comment t'appelles-tu ?
00:49:01Nicolas. Nicolas fils Chabrou.
00:49:04Eh bien, Nicolas Chabrou, tu es un garçon digne et courageux.
00:49:07Tu as fait saint lui à pied pour venir me prévenir que tu avais vu ma fille. Je t'en remercie.
00:49:13Parce qu'elle avait été bien gentille.
00:49:15Et qu'elle est bien jolie cette demoiselle.
00:49:19Amébé, tu vas accompagner Nicolas à la cuisine.
00:49:22Et Henriette va lui donner un bon repas.
00:49:24Tout ce qu'il y aura de meilleur et qui pourra lui faire plaisir.
00:49:27Après, tu le reconduiras en charrette à Pommiesse.
00:49:29Et je te donnerai une bourse que tu remettras saint.
00:49:32Viens, monsieur Duroui. Allez, viens, Nicolas.
00:49:35Au revoir, Nicolas.
00:49:37Quand ma fille sera revenue, on fera un grand goûter avec elle et mon autre fille.
00:49:42Au revoir, monsieur.
00:49:43Au revoir.
00:49:44J'ai parlé à mon ministre, sans dire de quoi il s'agissait, bien entendu.
00:49:50J'ai prétendu avoir rencontré un négociant landais qui m'aurait affirmé que...
00:49:54Etc.
00:49:56Eh bien, le comte de Champagny a été formel.
00:49:59Il y a eu une négociation officieuse avec l'Angleterre.
00:50:03Mais l'empereur y a mis fin et n'a jamais à sa connaissance donné l'ordre d'en ouvrir une nouvelle.
00:50:08Et vous en déduisez ?
00:50:11Pas grand-chose.
00:50:12Tout le monde sait que l'empereur ne considère pas Champagny comme un personnage très important.
00:50:17Il peut très bien agir derrière son dos et se servir de Fouché,
00:50:22qui d'orfèvre en la matière.
00:50:25Donc, nous ne saurons rien.
00:50:28Ce n'est pas certain.
00:50:30Car malgré tout, il flaire quelque chose et m'a paru piqué dans son amour propre.
00:50:36Il se dit, et si c'était vrai, si on négociait en me tenant à l'écart ?
00:50:41Une heure plus tard, il m'a rappelé.
00:50:44Il va se renseigner auprès de notre ambassadeur à Amsterdam, monsieur de Vaudremont.
00:50:50L'empereur est justement à Hollande où il fait une visite officielle pour présenter sa nouvelle épouse.
00:50:54Bien sûr, il n'est pas question de s'adresser directement à l'empereur, dont les réactions sont imprévisibles.
00:51:04Pour sonder son frère, le roi de Hollande avait en effet protégé la première négociation.
00:51:11Hélas !
00:51:13Hélas !
00:51:15Hélas, la tentative de mon cher ministre risque de prendre du temps.
00:51:19Et Vaudremont n'a pas la réputation d'être très malin.
00:51:24Chaque jour qui passe, on prouve peut-être que Fouché a renoncé à s'assurer mes services.
00:51:30Je le souhaite, mais...
00:51:33les gens doutent.
00:51:34Et j'en doute.
00:51:38Nous verrons bien.
00:51:40Vous voulez boire quelque chose ?
00:51:42Votre tante n'a pas seulement un thé exquis, mais aussi un petit vin du portugais qui est délicieux.
00:51:47Je le connais.
00:51:49C'est une excellente idée, Maxime.
00:51:55Jeannette ?
00:52:00Jeannette ?
00:52:01Ah.
00:52:04Monsieur Maxime Désir ?
00:52:05Une bouteille du vin du Portugal.
00:52:07Tu sais une bonne bouteille ?
00:52:08Oui, oui, je sais. Tout de suite.
00:52:17Monsieur Duruit ! Monsieur Duruit !
00:52:19Qu'est-ce qu'il y a ?
00:52:20Venez donc voir, venez, par là.
00:52:24Diable, un mur de quatre pieds !
00:52:26Ces bardaches ont dû démolir la nuit ?
00:52:31Ou peut-être quand Mlle Odile, elle joue de son instrument ?
00:52:35Ah, tu as sans doute raison à m'aider.
00:52:37La nuit ou le piano, oui.
00:52:39Le piano, oui.
00:52:50Eh ! Dans une heure, on est arrivés.
00:52:52Vous lui rendez les yeux.
00:52:54Avec plaisir !
00:52:55Encadré par deux individus qui l'ont poussé dans une voiture qui a pris aussitôt la direction d'Orléans.
00:53:08Où est la police dans tout ça, Monsieur Duruit ?
00:53:10Monsieur Duruit !
00:53:11Le jeune garçon a mis des pistolets sur leur manteau et la description de la voiture correspond au fogon noir ou vert foncé que vous connaissez.
00:53:20Monsieur Duruit, quel crédit voulez-vous qu'on accorde à un enfant ?
00:53:25Un petit paysan, qui peut tout confondre ou tout inventer ?
00:53:29Capitaine, soyons logiques. Il ne peut pas inventer qu'il a vu ma fille alors qu'il ne savait pas qu'elle avait disparu.
00:53:35Il faut entendre ce garçon recueillir sa déposition et alerter le sous-préfet.
00:53:41Monsieur Duruit, admettons que tout cela soit vrai.
00:53:44L'enfant et le poumiès, ce n'est déjà plus de mon ressort.
00:53:50Il faudrait voir la gendarmerie de Confolant.
00:53:53Et encore, parce que si c'est vrai, votre fille, elle est déjà loin.
00:53:58En somme, vous ne voulez rien faire.
00:54:00Tout ce que je peux faire, c'est maintenir l'avis de recherche
00:54:02et envoyer un brigadier avec le juge de paix constater les dégâts à votre mur.
00:54:07Et la police ?
00:54:08Je ne peux rien faire contre la police.
00:54:11Et je ne veux pas avoir d'ennuis avec elle.
00:54:14D'ailleurs, je vais vous dire ce que je pense de votre histoire, Monsieur Duruit.
00:54:18C'est une histoire de brigands et la police n'a rien à voir dans tout ça.
00:54:24Capitaine, vous avez entendu parler de Poncepila ?
00:54:26Non. Qu'est-ce que c'est encore que celui-là ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:54:30Rien, Capitaine Jean. Merci de m'avoir reçu.
00:54:33Je compte sur vous pour me faire prévenir à la moindre information.
00:54:37Vous pouvez compter sur moi. Au revoir, Monsieur Duruit.
00:54:40Sous-titrage Société Radio-Canada
00:55:07Oui.
00:55:08Sous-titrage Société Radio-Canada
00:55:38C'est parti.
00:56:08Sous-titrage Société Radio-Canada
00:56:38Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:08Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:09Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:10Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:11Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:12Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:14Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:15Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:17Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:18Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:19Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:21Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:22Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:23Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:25Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:27Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:29Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:30Sous-titrage Société Radio-Canada
00:57:31Asseyez-vous, mademoiselle Clarisse de Ruy.
00:57:53Qui êtes-vous ? Et où suis-je ?
00:57:57Vous êtes à Paris, dans mon bureau.
00:57:58Et je suis Joseph Fouché, duc de Trente, ministre de la police.
00:58:06Pour vous servir.
01:00:13...
01:00:18...
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations