- il y a 6 mois
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👉🏼La NBA a changé, j’ai changé… et mes critères ont évolué. 5 ans après, j’ai décidé de revoir absolument tout mon top 100 NBA all-time. Ce n’est pas juste une actualisation, c’est une refonte du sol au plafond. Alors à qui j’offre mes places 40 à 26 ? On analyse ça ici. Très bon visionnage !👈🏼
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00:00L'équipe, juste pour information, sachez que désormais, vous pouvez retrouver tous mes contenus sur YouTube, bien sûr, mais aussi dès le lendemain sur Spotify.
00:09Salut la team, comment ça va aujourd'hui ?
00:11Que vous soyez au bord de l'eau, en train de suer au taf ou encore bien posé sur le canapé, j'espère que vous kiffez votre été, parce qu'aujourd'hui, on passe à la vitesse supérieure.
00:20Et ouais, on attaque les places 40 à 26 de mon top 100 NBA All Time 2025.
00:25Et là, attention, on n'est plus dans la discussion, on est dans le dur, on entre dans le territoire des grands noms gravés dans le marbre, des mecs qui ont marqué l'histoire à tous les étages.
00:33Certains ont dominé des finales, d'autres ont changé le jeu, et certains ont porté leur équipe pendant plus d'une décennie.
00:38C'est aussi ici que ça commence à faire très mal quand il faut classer.
00:42Parce que chaque joueur pourrait être bien plus haut dans certains tops, mais comme je vous l'ai dit depuis le début, ici c'est pas de la hype, c'est de la rigueur, du concret, du palmarès, de l'impact, des playoffs, des faits.
00:51Depuis le début, je vous le répète, ce classement, c'est pas juste une mise à jour de celui que j'ai fait il y a 5 ans, c'est une refonte totale.
00:57J'ai tout réétudié, tout recontextualisé, chaque place est pesée, assumée, même quand ça pique un peu.
01:04Et croyez-moi, dans cette zone 40-26, ça pique très souvent.
01:08Alors comme d'habitude, mettez-vous bien, confortablement, servez-vous un café frappé, un perrier rondel, tout ce que vous voulez,
01:14ça part pour l'épisode 5 de mon top 100 NBA All Time version 2025 avec les places 40 à 26.
01:21Mais ouais, avant de plonger dans la suite de mon classement, petit mot pour celles et ceux qui tomberaient par hasard sur cette série pour la première fois.
01:45Si vous voulez vraiment piger tout le délire derrière ce top 100, le mieux c'est de commencer par la toute première vidéo.
01:49C'est là que je vous explique comment j'ai bossé, pourquoi j'ai pris certains partis, et surtout avec quels critères je juge les joueurs.
01:55Bref, là-bas, vous trouverez un petit peu le mode d'emploi complet de tout ce projet.
01:59Maintenant, si vous arrivez ici sans avoir vu le début, pas de stress, vous allez quand même pouvoir suivre.
02:04Je vous fais un petit point rapide sur les places précédentes, histoire que tout le monde soit sur la même longueur d'onde.
02:08L'idée de ce classement, c'est de mesurer la trace laissée en NBA par chaque joueur.
02:12Pas leur aura globale, en dehors des parquets, pas leur parcours en équipe nationale ou à la fac, et encore moins leur reconversion.
02:18Non, juste ce qu'ils ont accompli sur les terrains NBA, et à quel point finalement ils ont été cultes dans l'histoire de la grande ligue.
02:24Rien d'autre.
02:25Je m'intéresse donc aux titres, aux trophées individuels, aux sélections All-Star ou All-NBA, aux statistiques, à la longévité,
02:31et aussi à leur empreinte en play-off, parce que c'est là que tous jouent, là que les plus grands écrivent leur légende.
02:35Et si on parle des joueurs encore en activité, je précise que j'ai figé leur CV à l'été 2025.
02:41On verra plus tard s'ils grimpent dans les versions suivantes.
02:44Mais pour l'instant, je me fie seulement à ce qu'ils ont déjà réalisé.
02:48Pas de projection.
02:49Enfin, comme d'hab', je vous affiche ici le petit lexique d'Epicto que j'utilise pour résumer les récompenses de chaque joueur.
02:54Vous pouvez faire pause pour y jeter un oeil tranquille, ou revenir dessus à tout moment pendant la vidéo si vous avez un doute.
02:59Et maintenant que tout est clair, on peut envoyer la suite.
03:01Du coup, on tape dans le dur, et à la 40ème place de mon classement, j'ai mis Jason Kidd.
03:06Et franchement, quand on regarde sa carrière dans le rétro, difficile de contester que ce mec-là a laissé une vraie empreinte dans l'histoire du jeu.
03:12Pas toujours spectaculaire dans les highlights, pas du genre à se vendre à coup de slogan,
03:15mais une constance, une intelligence de jeu et un niveau d'impact collectif qui force le respect.
03:20Alors si on doit résumer sa carrière, Jay Kidd, c'est d'abord un palmarès très lourd.
03:2410 fois All-Star, 6 fois dans les All-NBA Team, 9 fois dans les All-Defensives,
03:28un titre NBA, 3 finales disputées, et surtout des stats de métronome.
03:32Plus de 17 000 points, 12 000 passes, 8 000 rebonds et 2600 interceptions.
03:37Une ligne de stats unique dans un club ultra fermé.
03:40Et s'il n'a jamais eu le niveau scoring des plus gros noms du top,
03:42il a tout compensé par une lecture de jeu hors normes.
03:45Kidd, c'était à la fois un réel chef d'orchestre, mais aussi un vrai chien de garde défensif.
03:50Et ce qui est fort avec lui, c'est qu'il a réussi à transformer une franchise dès son arrivée.
03:55En 2001, il débarque dans le New Jersey.
03:56L'année d'avant, les Nets font 26 victoires.
03:59Avec lui, il passe à 52 et bam, finale NBA.
04:02L'année suivante, rebelote.
04:04Le roster n'a rien d'une armada, mais Kidd en mode maestro fait tourner ça comme une vraie équipe de finalistes.
04:09C'est simple, les Nets sans lui, c'est une galère.
04:12Les Nets avec lui, c'est une menace à l'Est.
04:14Et dans une conférence où il y a encore Allen Iverson, Paul Pierce, Vince Carter, Reggie Miller, c'est pas rien.
04:19Et le truc qui rend sa trajectoire encore plus folle, c'est sa seconde vie à Dallas.
04:24A 38 piges, il n'est plus le même joueur, c'est sûr, il court moins, il shoot plus, mais il est toujours là, au bon moment, toujours juste.
04:30Et quand les Mavs de Durk vont chercher le titre en 2011, c'est pas juste la consécration de Novitski.
04:34C'est aussi celle de Kidd, ce vétéran qui n'a jamais lâché, qui a toujours bossé pour son équipe,
04:39et qui finit enfin champion après avoir frôlé le Graal tant de fois.
04:42Et petite parenthèse là, je sais pas si vous entendez la pluie sur le Vélux, mais on se croirait pas en été.
04:46Il y a un de ces orages ? Désolé donc pour le bruit de fond, j'espère que ça va pas trop vous déranger pour la suite de cette vidéo.
04:51Et bref, est-ce que Jason Kidd aurait pu être plus haut dans ce classement ? Franchement, c'est difficile.
04:56Sa longévité est dingue, son CV est en béton, mais il n'a jamais été MVP, il n'a jamais été le visage de la ligue,
05:01il n'a pas dominé au scoring, et même s'il a empilé les passes, c'est pas non plus un joueur qui a changé les règles,
05:06comme un Curry ou un Lebron.
05:07Mais est-ce qu'il mérite d'être plus bas ? Clairement pas.
05:10Le mec est top 3 all-time en passes et interceptions, il a été le moteur d'équipe qui n'avait rien à faire là,
05:14il a fait briller des roleplayers, il a tenu tête aux plus grands, et surtout il a su évoluer, s'adapter, se réinventer.
05:21Jason Kidd, c'est pas le meneur le plus flashy de l'histoire, mais c'est peut-être l'un des plus fiables, des plus complets, des plus respectés,
05:26et pour moi il mérite pleinement cette 40ème place.
05:29En 39ème place maintenant, je vais chercher Allen Iverson, un classement qui fait mal, c'est sûr, mais qui me semble assez juste.
05:35Parce que sur le papier, le palmarès est lourd, MVP en 2001, 11 fois All-Star, 4 titres de meilleurs scoreurs,
05:417 sélections All-NBA, 3 titres de meilleurs intercepteurs, et 2 trophées de MVP du All-Star Game.
05:46Et pourtant, malgré ça, malgré l'empreinte qu'il a laissée sur une génération entière, il y a comme un plafond de verre.
05:51Ce plafond, c'est le fait qu'il n'a jamais remporté de titres NBA, tout simplement.
05:55Qu'à part son épopée folle de 2001, il n'a jamais vraiment pesé collectivement dans la cour des grands.
06:00Que son prime, aussi exceptionnel soit-il, a été court, très intense, mais aussi très déséquilibré.
06:04Parce que oui, Iverson, c'est un joueur qui divisait, qui pouvait être adoré autant qu'il était détesté,
06:10et parfois au cours d'un seul et même match.
06:12Drafté en 1996 dans une cuvée mythique, il débarque à filer en mode tornade.
06:16Dès ses premiers matchs, on sent qu'on tient une légende.
06:19Son cross sur Jordan, ses 5 matchs consécutifs à plus de 40 points en tant que rookie, ses pairs folles au scoring,
06:24très vite, il devient The Answer, l'icône, le petit gars d'1m83 qui affronte les géants sans jamais reculer.
06:30Et surtout, super rapidement, il devient un phénomène culturel.
06:3413 duragues, tatouages, flow hip-hop, une dégaine de rue dans une NBA qui rêvait de costard cravate.
06:40Il incarne une rupture, un changement d'air.
06:42Ce que Jordan était pour les années 90, Iverson le devient pour les années 2000.
06:46Une inspiration pour toute une génération de jeunes, dans la rue comme sur les playgrounds.
06:50Et son chef d'oeuvre, il faut en parler, c'est bien la saison 2000-2001.
06:53MVP, meilleur scoreur, leader d'un groupe de guerriers qui l'emmène jusqu'en finale NBA.
06:57Game 1 face aux Lakers, 48 points et ce step-over sur Tyron Lue qui restera à jamais dans l'histoire.
07:02L'image ultime d'un joueur qui défie les règles, les codes, les attentes.
07:06Un joueur tout simplement qu'on ne dompte pas.
07:09Personne n'a jamais réussi, pas même Larry Brown.
07:11Mais voilà, après ça, les blessures, les tensions, les choix douteux et un déclin violent dès la trentaine.
07:16Les séparations avec Philly, les étapes avortées à Denver, Detroit, Memphis.
07:20Une fin de carrière frustrante, presque triste.
07:23A l'image de ce retour aux Sixers en 2010 où il n'est plus que l'ombre de lui-même.
07:27Alors pourquoi seulement 39ème avec tout ce qu'il a représenté ?
07:30Parce qu'objectivement, malgré tout l'amour que je lui porte,
07:33c'est lui qui m'a fait vivre mes meilleures années avec les Sixers et Aï reste un joueur clivant.
07:37Un joueur au style spectaculaire mais parfois inefficace.
07:39Un soliste de génie mais peu enclin au compromis.
07:42Un gars au cœur immense mais pas toujours au service du collectif.
07:45Trop de déchets, trop peu d'impact défensif réel et une éthique de travail, disons, variable.
07:50Mais s'il est là, dans ce top, c'est qu'on ne peut pas parler d'histoire de la NBA sans parler d'Alan Iverson.
07:55Parce qu'il a marqué son temps et changé le jeu,
07:57parce qu'il a prouvé que même sans bague on peut être une légende
07:59et pour moi ça suffit à justifier sa place ici.
08:02Pas plus haut, pas plus bas, juste à la hauteur de son mythe.
08:04Mais aussi de son impact réel.
08:06A la 38ème place de mon classement, j'ai mis Walt Frazier
08:08et en vrai il y a une certaine forme d'élégance à le retrouver ici.
08:11Parce que Clyde, comme il était surnommé, c'est pas seulement un joueur de basket,
08:14c'est une époque, un style, une aura,
08:16le genre de mec qui dégageait autant de classes en veste à carreau qu'en défense sur Jerry West.
08:20Et le pire, c'est que dans les deux situations, il était super bon.
08:23Walt Frazier, c'est deux titres NBA, sept sélections All-NBA, sept All-Star Games, sept All-Defensive Team.
08:28Il est à la fois le cerveau, le cœur et les mains de la seule vraie dynastie de l'histoire d'Enix.
08:32Oui, dynastie est peut-être un peu fort,
08:34mais dans une franchise qui depuis 50 ans est plus connue pour ses désillusions que ses triomphes,
08:38Frazier a donné à New York l'illusion d'une grandeur durable.
08:41Et faire ça à Big Apple, franchement, sous tous les projecteurs du monde, c'est pas rien.
08:45Walt arrive dans la ligue à la fin des années 60 et très vite, on comprend qu'on tient un meneur d'un autre genre.
08:50Un défenseur féroce, anticipateur, rapide, toujours bien placé.
08:54Et en attaque, un mec qui contrôle le tempo, qui fait jouer les autres,
08:57mais qui peut aussi mettre 25 points sans sourciller.
08:59En 1970, il est déjà l'un des meilleurs à son poste,
09:02mais c'est surtout cette fameuse finale contre les Lakers qu'il fait entrer dans la légende.
09:05Ouais, tout le monde se rappelle du retour miraculeux de Willis Reed lors du Game 7,
09:09mais le vrai héros de ce match, et même je pense de cette finale, c'est Frazier.
09:1436 points, 19 passes, 7 rebonds, 5 interceptions dans un match décisif
09:18contre Jerry West, contre Wilt, contre les Lakers.
09:21Il fait ce qu'aucun autre meneur n'avait jamais fait à ce niveau,
09:23une performance all-time, écrasante de maîtrise.
09:26On parle souvent de Game 7 performance, celle-ci est dans le top 3 all-time, facile.
09:30Et 3 ans plus tard, en 1973, rebelote, deuxième titre.
09:35Encore contre les Lakers, encore une leçon de contrôle et de défense.
09:38Clyde est le patron silencieux, le gars qui n'a pas besoin de forcer son talent,
09:41il était simplement au-dessus.
09:43Alors pourquoi seulement cette 38ème place ?
09:45Parce que la concurrence est féroce.
09:47Parce que d'autres ont duré plus longtemps, dominé plus fort, influencé plus large.
09:50Parce que Frazier, malgré tout son talent, n'a jamais été MVP,
09:53n'a jamais empilé les saisons à 27 ou 28 points de moyenne,
09:56comme d'autres extérieurs de légende.
09:57Il finit sa carrière avec moins de 16 000 points, un peu plus de 5 000 passes,
10:01il lui manque un petit quelque chose, un déclic de plus, une fin de carrière plus solide peut-être.
10:05Mais ça reste un monstre, un joueur modèle, une gueule, une vibe.
10:09Un mix parfait entre la rigueur du coach Red Holzman et la coolness des 70's.
10:13Et surtout, il a incarné une culture, la culture nix, celle du jeu collectif,
10:17de la défense, de l'intelligence de jeu,
10:19celle qui a cruellement manqué pendant pas mal d'années avant qu'elle ne revienne un peu ces derniers temps.
10:23A New York, on n'a pas oublié Clyde, parce qu'il ne s'est jamais contenté de gagner,
10:26il l'a fait avec style.
10:28A la 37ème place de ce classement all-time, maintenant, voici Gary Payton.
10:32Et là encore, on parle d'un gars dont le nom ne claque pas aussi fort que certains qui sont plus haut dans le top,
10:37mais dont l'héritage est impossible à ignorer.
10:39Gary Payton, c'est un deep boy, le seul meneur à avoir raflé ce trophée entre les années 80 et les années 2020.
10:44C'est 9 sélections All-Defensive First Team, 9 All-NBA, 9 All-Star Game,
10:48et un titre gagné sur le tard, en 2006, avec le hit.
10:51Mais derrière tout ça, il y a surtout un mythe, The Glove.
10:54Le seul arrière dont Jordan a vraiment reconnu qu'il l'avait embêté.
10:58Gary Payton, c'était une sangsue, un cauchemar en défense, un mec qui te parlait non-stop,
11:02trash talk à la sulfateuse, pression sur tout terrain, et main active du premier au dernier quart temps.
11:08Le genre de gars qui pouvait littéralement te sortir du match juste en te regardant dans les yeux.
11:12Mais il n'était pas que ça.
11:13Payton, c'était aussi un meneur ultra solide,
11:15un scoreur capable de poser ses 23 ou 24 points par match au cœur des années 90,
11:19quand l'espace était rare et les fautes très dures.
11:21C'est lui qui tenait la baraque à Seattle.
11:24Sean Kemp prenait les highlights, mais c'est Payton qui faisait tourner la boutique.
11:27Il était le meilleur marqueur de l'histoire des Sonics,
11:29le patron incontesté de cette équipe qui a atteint les finales en 1996.
11:33Et s'il a échoué face à Jordan cette année-là,
11:35on sait tous qu'il a été l'un des seuls à le frustrer vraiment.
11:38D'ailleurs, on se souvient que George Carle a mis trop de temps à le lâcher en mission directe sur MJ.
11:42Quand ça a été fait, le ton de la série a changé.
11:44Et sa carrière, ce n'est pas que ça.
11:46C'est aussi celle d'un vétéran qui a su durer à travers les années.
11:4917 saisons, une longévité exemplaire, à peine 25 matchs manqués,
11:52une fin de carrière bien remplie entre Milwaukee, les Lakers, Boston et enfin Miami.
11:56A 37 piges, il claque un tir ultra clutch en finale 2006 pour aider le 8 à revenir dans la série.
12:01Un shoot de daron, de mec qui a tout vu, tout vécu.
12:04Alors pourquoi seulement 37e ?
12:06Parce qu'il n'a jamais dominé autant offensivement que d'autres au-dessus dans le classement.
12:10Pas de MVP, pas de saison à 27-28 points,
12:12parce qu'il y a eu des limites en playoff.
12:14Des fois, au talent pur ne suffisait pas.
12:16Mais descendre Peyton plus bas, c'est méconnaître son impact.
12:18Il n'était pas flashy, mais il était là, tous les soirs, fort, méchant, intelligent, durable.
12:23Et ça, ça vaut de l'or dans un classement all-time et dans une ligue comme la NBA.
12:26Gary Peyton, c'est le genre de mec qu'on ne mettra jamais dans une pub Nike en train de faire des blagues,
12:30mais qu'aucun arrière n'avait envie de croiser.
12:32Et ça, ça mérite largement un spot dans le top 40 all-time à mes yeux.
12:36A la 36ème place de mon classement, je suis maintenant allé chercher Willis Reed.
12:40Et rien que son nom, je pense, suffit à réveiller les frissons chez tous les fans d'Enix, les vrais, ceux qui savent.
12:46Son palmarès, déjà, c'est du solide.
12:47Deux titres NBA, deux trophées de MVP des finales, un trophée de MVP de saison régulière,
12:52un All-Star Game MVP, un trophée de rookie de l'année,
12:54cinq sélections all-NBA, une all-defensive et sept participations au All-Star Game.
12:59Pas mal pour un gars qu'on oublie souvent quand on fait défiler les grands pivots de l'histoire.
13:02Parce que, ouais, Willis Reed, surtout et avant tout, c'est l'âme de ses Knicks champions NBA.
13:08Il débarque à New York en 1964 et met tout de suite la ville dans sa poche.
13:11Rookie de l'année avec près de 20 points et 15 rebonds de moyenne.
13:14Mais son histoire, c'est pas juste des chiffres.
13:16C'est du courage, de l'orgueil, du leadership.
13:19Le genre de mec qui n'explose pas les highlights, mais qui élève tout un vestiaire.
13:22Il devient capitaine dès sa troisième saison et c'est là que tout bascule.
13:25Autour de lui, les Knicks bâtissent une équipe légendaire.
13:28Frazier, Debouchir, Bradley, Jackson et Reed, lui, fait tout tourner.
13:31Il colle 53 points aux Lakers un soir de novembre 1967.
13:35Ce coltine les pivots les plus massifs de l'époque malgré son petit 2m06
13:39et répond toujours présent dans les moments qui comptent.
13:42Mais s'il ne fallait garder qu'une image, ce serait évidemment celle de son comeback
13:46lors du Game 7 des finales 1970.
13:48Blessé à la cuisse, annoncé forfait, il surgit du tunnel du Madison Square Garden,
13:52boîte vers le centre du terrain et plante les deux premiers paniers du match sur une jambe.
13:56La salle explose, les Lakers sont tétanisés et les Knicks s'envolent vers leur premier titre.
14:01Ce soir-là, Reed ne joue que 27 minutes, ne marque que 4 points, mais il devient une légende.
14:05Le cœur, l'âme, le moteur de cette équipe, c'était lui, le MVP des finales.
14:10Et 3 ans plus tard, comme Frazier, Bis Repetita.
14:12A 31 ans, le corps déjà fatigué, il remet ça contre les Lakers.
14:16Une nouvelle bague, un deuxième trophée de Finals MVP.
14:18Et la confirmation qu'aucun autre Knicks n'a jamais pesé autant en termes de grandeur pure.
14:23Alors oui, sa carrière est courte, seulement 10 saisons, dont les deux dernières quasiment blanches.
14:27Mais en une décennie, il a empilé les références, dominé les meilleurs, inspiré une franchise entière.
14:31A l'époque où Frazier faisait danser les défenseurs, Reed posait les fondations.
14:35En attaque comme en défense, c'était lui le point d'ancrage.
14:38Alors pourquoi la 36ème place ? Parce qu'il a tout coché, à part la longévité.
14:42Si ses genoux avaient tenu, on parlerait peut-être d'un top 25.
14:44Mais en l'état, il reste devant Frazier dans mon classement,
14:47parce que son palmarès individuel est plus riche et que sans lui, les Knicks de 1970 ne sont jamais champions.
14:52C'est aussi simple que ça.
14:53Willis Reed, c'est pas juste un joueur, c'est un moment d'histoire à lui tout seul.
14:56A la 35ème place de mon classement, désormais, on retrouve un joueur aussi brillant que clivant.
15:01Rick Barry.
15:01Un talent immense, un palmarès solide et un caractère, comment dire, bien trempé.
15:06Genre à te pourrir en plein match, à t'envoyer des punchlines en sortie de temps mort,
15:09ou à refuser de shooter parce qu'il boude.
15:11Mais derrière ce côté tête de con, il y avait surtout un joueur qui pouvait mettre tout le monde à l'amende.
15:16Rick Barry, c'est une bague NBA, un MVP des finales, 6 sélections All NBA, 4 autres en All ABA.
15:22Un titre de meilleur scorer, 12 saisons à plus de 20 points et plus de 25 000 points cumulés entre les deux ligues.
15:28On parle d'un ailier hyper complet, l'étal au tir, super intelligent balle en main et capable de prendre feu à n'importe quel moment.
15:34Il débute en NBA chez les Warriors de San Francisco et dès sa deuxième saison, il tourne à plus de 35 points de moyenne en playoff.
15:40Oui, 35.
15:41En 1967, il en passe même 55 en finale face aux Sixers de Wilt.
15:45C'est simple, il est injouable.
15:47Mais parce qu'il ne fait jamais comme les autres, il quitte la NBA ensuite pour aller jouer en ABA dès l'année suivante.
15:52Il y reste 4 saisons, le temps de claquer quelques cartons, de se faire suspendre et de continuer à distribuer des mandales verbales à qui veut bien l'entendre.
15:59Quand il revient en NBA en 1973, il est plus mature.
16:03Enfin, un petit peu.
16:04Par contre, il est toujours aussi fort.
16:05Et c'est là qu'arrive son grand chef-d'oeuvre, les finales 1975.
16:09Les Warriors ne sont pas favoris, pas du tout même, mais Rick Barry les transcende.
16:12Il domine la série de la tête et des épaules, sweep les boulettes et repart avec le trophée de MVP des finales sous le bras.
16:18Une démonstration et un des plus gros exploits collectifs des années 70.
16:22Mais ce qui rend Rick Barry si spécial, ce n'est pas que ses performances, c'est aussi son style.
16:26Il tire ses lancers sous la hanche face son grand-père, mais termine pourtant avec un des meilleurs pourcentages de l'histoire.
16:31Il a une vision de jeu exceptionnelle, un toucher chirurgical et une vraie haine de la défaite.
16:35Le genre de mec à vouloir t'humilier sur chaque possession.
16:38Alors pourquoi seulement la 35ème place avec autant de talent dans les mains ?
16:41Parce que malgré tout, malgré tous ses accomplissements, il lui manque un peu de longévité au très haut niveau.
16:46Et surtout, il n'a jamais vraiment su rassembler autour de lui.
16:48Co-équipier, coach, dirigeant, tout le monde reconnaît son génie, mais peu ont gardé de bons souvenirs de son passage.
16:54Et ça, forcément, ça pèse un tel caractère.
16:56Mais attention, sur un terrain, Rick Barry faisait partie des plus durs à jouer.
16:59Et dans une all-time list, il a largement sa place.
17:01Parce que des mecs capables de planter près de 30 points par match en finale, de faire gagner une équipe contre toute attente et de marquer l'histoire des deux ligues, il n'y en a pas 50.
17:08Rick Barry, c'est le génie sauvage du basket des 70's.
17:11Et à sa manière, il a laissé une trace indélébile.
17:13A la 34ème place de mon classement, maintenant, on retrouve Patrick Ewing, l'icône absolue des Knicks des 90's.
17:19Le leader d'une franchise, le visage d'une ville, est l'un des pivots les plus respectés et redoutés de son époque.
17:26Son palmarès est dense.
17:2711 fois All-Star, 7 fois All-NBA, 3 fois All-Defensive, Rookie de l'année, plus de 24 000 points, 11 000 rebonds et des dizaines de séries de playoffs disputées en tant que patron.
17:35Il a été le joueur clé d'une équipe new-yorkaise qui a vécu dans l'ombre des plus grands, sans jamais plier.
17:40Et ça, on l'oublie peut-être un petit peu aujourd'hui, mais c'est déjà une performance dans l'histoire des Knicks.
17:44Drafté en 1985 en première position au terme de la fameuse draft truquée, ou supposée truquée, et de la toute première loterie NBA, Ewing débarque à Manhattan comme un sauveur.
17:53Et pendant 15 ans, il va porter les Knicks à bout de bras.
17:56Défenseur intraitable, contreur de métier, attaquant solide, il devient vite l'un des pivots les plus réguliers de la ligue.
18:01Pas le plus flashy, pas le plus charismatique non plus, mais un vrai métronome.
18:05Et ce n'est pas une image, en 1994, il emmène ses Knicks jusqu'en finale NBA.
18:09Une série physique, étouffante, face aux Rockets d'Akimola Jouane.
18:12Sept matchs au couteau, et une fin cruelle pour New York, à un tir raté de John Starks près.
18:17Ewing passe à côté de la consécration, mais il sort une série XXL, avec des contres, des rebonds, et une intensité défensive de malade.
18:24L'année d'après, rebelote, une campagne énorme, mais cette fois-ci, il se fait faucher en demi-finale de conférence par les Pacers de Reggie Miller.
18:31En sept matchs encore, avec un Miller sur une autre planète, les Knicks sont passés à ça, comme d'habitude.
18:37Et c'est un peu l'histoire de sa carrière à pattes, toujours là, toujours compétitif, mais jamais récompensé au sommet.
18:42Il est tombé sur la fin des Bad Boys, le Prime de Jordan, le pic d'Akim, les débuts du Shaq, pas simple.
18:47Et pourtant, les Knicks n'ont jamais été aussi réguliers que sous sa direction.
18:51Alors pourquoi la 34ème place ? Parce que Ewing a été une référence au poste de pivot pendant plus d'une décennie.
18:56Parce qu'il a porté une franchise exigeante dans un marché ultra exposé, avec dignité, rigueur et constance.
19:01Parce qu'il a collectionné les honneurs individuels, les saisons solides et les grosses perfs en play-off.
19:06Et parce qu'en NBA, être une figure emblématique d'Enix, ça pèse.
19:09Et s'il ne monte pas plus haut, c'est aussi parce qu'il lui manque ce tout petit supplément de légende.
19:13Ce titre NBA, cette série qu'on revoit tous les ans sur YouTube, ce manque d'éternité.
19:18Il a eu des grandes soirées, bien sûr, mais il n'a jamais vraiment eu son grand soir, celui où tout bascule.
19:22Reste que Pat Ewing, c'est du béton armé, du sérieux, un monument new-yorkais et un pivot qui mérite totalement sa place dans l'histoire.
19:29A la 33ème place maintenant, on va mentionner un nom qui résonne chez tous les historiens du basket, Bob Petit.
19:35Même en 2025, il est impossible de zapper un tel homme dans un classement all-time.
19:40Parce que Bob Petit, c'est pas juste un pionnier, c'est l'un des tout premiers grands dominants en NBA, l'un des tout premiers monstres statistiques.
19:47Et surtout, ça a été l'un des tout premiers à faire de l'excellence une norme.
19:51Niveau palmarès, ça tape fort. 11 saisons, 11 fois All-Star, 10 fois All-NBA First Team, 2 MVP, 1 titre NBA, 4 MVP du All-Star Game, un record à égalité avec Kobe.
20:02Plus de 20 000 points et 12 000 rebonds.
20:03Et attention, on parle d'un mec qui a pris sa retraite à 32 ans.
20:07Il a passé 10 saisons complètes à tourner à plus de 20 points et 12 rebonds de moyenne.
20:11Zéro saison en dessous, zéro passage à vide.
20:14Petit arrive dans la grande ligue en 1954, dans un monde où le jeu est encore lent, très rugueux, sans ligne à 3 points et avec peu de stars vraiment identifiables.
20:21Il est drafté par les Hawks, à l'époque encore basé à Milwaukee, et dès sa saison rookie, il impose son style.
20:27Il est élu rookie de l'année, puis très vite MVP, un hélié fort de 2m06, ultra mobile pour l'époque, capable de scorer face au cercle, mais aussi de tirer en finesse avec une forme de shoot très particulière.
20:37Genre gros arcs de cercle old school.
20:39Mais surtout, ce que les anciens racontent, c'est qu'il se défonçait complètement à chaque match.
20:44Une intensité, un engagement physique, une soif de rebonds et de points presque violente.
20:49Petit jouait dur, parlait peu et dominait beaucoup.
20:52Il ne s'est jamais contenté d'être bon, il voulait tout détruire, et souvent il y est arrivé.
20:57En 1958, il est le visage d'un titre NBA que personne n'avait vu venir.
21:01Les Hawks de Saint-Louis font tomber les Celtics de Bill Russell en finale avec un Game 6 à 50 points signé Petit.
21:0650 points dans un match pour le titre, contre la défense de l'époque, c'est resté dans les bouquins.
21:12Alors évidemment, aujourd'hui, en 2025, personne ne diffuse ses highlights sur TikTok.
21:16Ouais, son jeu paraît daté, mécanique, presque rigide à l'œil moderne.
21:20Mais ça ne doit pas marquer l'essentiel, il a été l'un des patrons de son époque en termes de régularité, d'intensité, d'impact.
21:26Pourquoi il est 33ème ? Parce qu'on juge la grandeur, pas la hype.
21:30Il a deux MVP, un titre, des saisons ultra consistantes et un rôle de pionnier dans l'évolution du poste 4.
21:35Il mérite largement d'être là, bien au-dessus de pas mal de stars plus récentes.
21:39Mais il ne monte pas plus haut parce que l'opposition était moindre, que l'air était beaucoup moins dense,
21:43et que son jeu, aussi impressionnant soit-il à l'époque, ne traverse pas les décennies aussi naturellement que celui d'un Russell ou d'un Oscar.
21:49Mais attention, dans les années 50 ou 60, si j'ose la comparaison, Petit était un peu ce qu'est Yanis aujourd'hui.
21:55Un héliéfort ingérable, sauf que lui le faisait sur des parquets glissants, sans soins médicaux dignes de ce nom,
22:00avec des converses All-Star au pied et des intérieurs prêts à t'arracher la tête.
22:03Alors oui, respect éternel pour l'un des premiers grands noms de ce sport.
22:07En 32ème position, maintenant j'ai décidé de placer un joueur qui a réussi à devenir une légende sans jamais vraiment rentrer dans les cases habituels.
22:15Charles Barkley. Trop petit pour son poste, trop gros pour son corps, trop grande gueule aussi pour certains.
22:20Et pourtant, Sir Charles s'est très rapidement imposé comme un monument du basket américain, et même mondial.
22:26Un joueur à part, un joueur hors normes, un joueur hors gabarit.
22:30A son arrivée en NBA, début des années 80, Barkley mesure à peine 1m96,
22:34mais il pèse déjà plus de 110kg et c'est pas que du muscle.
22:37Il ressemble plus à un linebacker qu'à un héliéfort,
22:40et pourtant personne n'est plus explosif que lui sur ses premiers appuis.
22:43Et personne, surtout, ne prend plus de rebonds que lui.
22:46On va finir sa carrière avec plus de 12 prises de moyenne par match.
22:50Au vu de sa taille, c'est un délire.
22:52Palmarès, un seul MVP en 93 où il tape Jordan d'un seul vote,
22:56mais dans une saison d'une intensité rare.
22:58Il emmène les Suns jusqu'au final,
22:59et même si Phoenix s'incline contre les Bulls,
23:01Barkley sort une campagne XXL.
23:0426 points et 13 rebonds de moyenne en playoff,
23:06avec une série dingue contre Seattle au tour précédent.
23:0812 fois All-Star, 11 fois All-NBA.
23:11Il est aussi l'un des visages de la Dream Team 92,
23:13où il est tout simplement le meilleur scoreur de l'équipe.
23:16Ouais, ouais, une équipe avec Jordan, Bird, Magic, tout le monde,
23:19et même si je ne prends pas ça en compte ici,
23:21ça montre l'ampleur du phénomène.
23:22Mais Barkley, c'est pas que des chiffres,
23:24c'est une présence, une énergie,
23:25un mec qu'on voit, qu'on entend, qu'on sent dès qu'il est sur le terrain.
23:28Il pouvait driver comme un hélié,
23:30jouer au poste comme un pivot,
23:31balancer des cost-to-cost improbables,
23:33et shooter à mi-distance avec confort.
23:35Il a été une énigme physique non résolue
23:37pour toute une génération d'intérieur.
23:39Il a aussi été un joueur frustrant,
23:41parce qu'il n'a jamais défendu à la hauteur de son niveau,
23:43parce qu'il ne s'est jamais conditionné comme un vrai professionnel,
23:46parce qu'il n'a pas non plus toujours été simple dans un vestiaire,
23:49et aussi, surtout, parce que, comme beaucoup,
23:51il est tombé sur la muraille Michael Jordan en plein prime.
23:54Mais malgré ça, désolé, impossible de l'ignorer
23:57dans les sommets d'un classement all-time.
23:59Alors pourquoi 32ème ?
24:00Parce que dans son style, il est unique.
24:02Il a réinventé le poste 4,
24:03il a cassé des codes,
24:04il a tout explosé,
24:05il a fait mieux que tenir tête aux monstres des années 90,
24:08mais il ne va pas plus haut
24:09parce qu'il lui manque ce petit quelque chose.
24:10Le titre, bien sûr,
24:11mais aussi une régularité défensive,
24:13une longévité sans pépins,
24:15un peu plus de discipline.
24:16Son pic en 1993 est incroyable,
24:18mais le reste de sa carrière,
24:20bien qu'excellent,
24:20ne rivalise pas avec ceux qui sont devant lui.
24:22Reste que Barclay,
24:23et personne ne pourra me faire entendre le contraire,
24:26est un joueur qui a marqué son temps.
24:27Il a marqué son sport,
24:28il a marqué la NBA,
24:30par son jeu, bien sûr,
24:30mais aussi par son caractère,
24:32son tempérament et son intensité sur le parquet.
24:34Un homme qui, même à la télé aujourd'hui,
24:36continue de faire parler de lui avec la même passion,
24:38la même franchise,
24:39et toujours zéro filtre.
24:40Perso, j'adore ça.
24:42En 31ème place maintenant,
24:43je vais mettre une légende
24:44des tout débuts de la NBA.
24:46Bob Cousy,
24:47le Houdini déparqué.
24:48Un joueur qui a rendu le poste de meneur
24:50spectaculaire
24:51à une époque où le jeu
24:52restait encore figé
24:53dans une certaine rigidité.
24:54Niveau palmarès,
24:55c'est du très lourd.
24:56MVP en 1957,
24:576 titres NBA,
24:5813 sélections All-Star,
25:0012 fois All-NBA,
25:01dont 10 fois dans la First Team,
25:028 titres de meilleurs passeurs de la ligue,
25:04et 2 trophées de MVP du All-Star Game.
25:06Une vraie pluie de distinction
25:08pour un joueur qui a porté les Celtics
25:09pendant plus d'une décennie.
25:11Mais au-delà des trophées,
25:12c'est surtout ce qu'il a représenté
25:14qui compte à mes yeux.
25:15Cousy, c'est un pionnier.
25:16Quand il débarque en NBA en 1950,
25:18le jeu est lent,
25:18posé, très physique.
25:19Lui, il arrive avec des dribbles vers l'avant,
25:21des passes aveugles,
25:22des changements de rythme,
25:23des feintes qui déstabilisent tout le monde.
25:25Il fait des passes dans le dos
25:26à une époque où ce genre de gestes
25:27te valait presque une amende.
25:29Et il ne le fait pas pour la frime,
25:30il le fait parce que c'est efficace.
25:32Il révolutionne le rôle de meneur,
25:33tout simplement.
25:34Et pourtant, son arrivée à Boston,
25:36ce n'était pas gagné.
25:37Je sais pas si vous le saviez,
25:38mais Red Overback, à la base,
25:39ne voulait pas de lui.
25:40Il l'avait snobé à la draft.
25:42Et ça, aujourd'hui,
25:43beaucoup de monde l'oublie.
25:44Mais le destin, après un coup du sort,
25:45l'a ramené chez les Celtics
25:46et il n'a pas fallu longtemps
25:47pour qu'il fasse taire tout le monde.
25:49En trois saisons,
25:50il devient All-Star,
25:50All-NBA,
25:51meilleur passeur
25:52et surtout le moteur de l'attaque
25:53la plus rapide de la ligue.
25:55C'est lui qui initie le style
25:56des 6 des années 50-60.
25:58Celui du jeu en transition,
25:59des passes éclairs,
26:00du tempo élevé
26:01et il glane même un trophée de MVP.
26:03Et il a également marqué les esprits
26:05avec des perfs de dingo.
26:06Comme ce match de playoff en 1953
26:08contre Syracuse.
26:0966 minutes sur le parquet,
26:1150 points,
26:11dont 30 sur la ligne délancée
26:13dans un match
26:13qui est allé jusqu'à 4 prolongations.
26:15A l'époque,
26:16c'était quasiment aussi impressionnant
26:18que les 100 points de Wilt ensuite.
26:19Et évidemment,
26:20quand Bill Russell débarque en 1956,
26:22les Celtics deviennent une machine à gagner.
26:24Kouzi, c'est le cerveau de cette équipe.
26:26Celui qui tient la balle,
26:27qui fait briller les autres,
26:28qui lance les contre-attaques,
26:29qui improvise quand le système est cassé.
26:30Sans lui, pas de dynastie.
26:32Et ça, même Russell le reconnaît.
26:34Alors pourquoi la place 31
26:35et pas plus haut ?
26:36Parce qu'il a brillé
26:37à une époque où la NBA
26:38était encore en construction.
26:39Parce que les défenses,
26:40le niveau athlétique et la concurrence
26:42n'étaient pas comparables
26:42à ce qu'on verra plus tard.
26:44Parce que quand il prend sa retraite,
26:45en 1963,
26:46les Celtics continuent de gagner sans lui.
26:48Et parce que son style,
26:49aussi révolutionnaire soit-il à l'époque,
26:50n'a pas toujours bien vieilli
26:51aux yeux des fans d'aujourd'hui.
26:53Mais une chose est sûre,
26:54et on lui relèvera pas,
26:55il a redéfini
26:56ce qu'était un meneur de jeu.
26:57Il a fait aimer le basket
26:57à des milliers de gosses à l'époque.
26:59Et il a prouvé
26:59qu'on pouvait être petit, créatif
27:01et dominer la ligue
27:02sans dunker une seule fois.
27:03Rien que pour ça,
27:04il mérite sa place dans ce top.
27:05Et surtout,
27:06il mérite notre plus grand respect.
27:08La 30ème place
27:09de mon classement all-time maintenant,
27:10je l'offre à Kevin Garnett,
27:11le Big Ticket.
27:12Et déjà, rien que son palmarès,
27:14c'est un livre ouvert sur la grandeur.
27:15MVP en 2004,
27:16défenseur de l'année en 2008,
27:18champion NBA avec Boston,
27:1915 fois All-Star,
27:209 fois All-NBA,
27:2112 fois All-Defensive.
27:23Et surtout,
27:24un joueur qui a changé la perception
27:25du poste d'Elie Ford.
27:26Drafté en 1995,
27:28directement à la sortie du lycée,
27:30KG est le premier à franchir cette barrière
27:32depuis presque deux décennies.
27:34Un gamin de 19 ans
27:35qui pose ses valises
27:35dans un Minnesota morne
27:36et sans histoire.
27:37Et c'est là-bas,
27:38dans le froid et l'anonymat,
27:39qu'il va bâtir sa légende.
27:41Au début,
27:41il fait ses gammes,
27:42mais très vite,
27:42il devient la figure de proue
27:43de la franchise.
27:44A force d'abnégation,
27:46de talent et de sueur,
27:47il porte quasiment à lui seul
27:48les Wolves en finale de conférence
27:49en 2004,
27:50après sept éliminations
27:51d'affilée au premier tour.
27:52Ce run-là,
27:53c'est un exploit.
27:54KG était partout,
27:55au scoring,
27:56au rebond,
27:57à la passe,
28:005 passes et 2 contres de moyenne
28:02sur la saison.
28:03MVP,
28:03point final.
28:04Et son supporting cast
28:05à Minnesota
28:06reste trop court,
28:07pas assez de talent
28:08autour de lui.
28:09Alors en 2007,
28:10à 31 ans,
28:10Garnett accepte enfin
28:11de quitter sa meute
28:12pour rejoindre Boston.
28:13Et là,
28:13il réinvente son jeu.
28:14Il sacrifie ses stats,
28:16met toute son énergie
28:16dans la défense,
28:17dans la cohésion,
28:18dans l'identité.
28:19Résultat,
28:20le titre en 2008.
28:21Et à mes yeux,
28:21même si c'est Paul Pierce
28:22qui a pris le trophée
28:23de MVP des finales,
28:24le vrai patron de cette équipe-là,
28:26c'était KG.
28:27Défensivement,
28:27il a transformé les Celtics
28:29et mentalement,
28:30il les a élevés vers les cieux.
28:32Plus de 26 000 points en carrière,
28:33près de 15 000 rebonds,
28:34plus de 2 000 contres
28:35et une longévité d'immortel.
28:3721 saisons
28:37à un niveau d'intensité
28:39jamais trahi.
28:40Il a fini à Brooklyn
28:40puis revenu là où tout avait commencé
28:42pour tirer sa révérence
28:43à Minneapolis,
28:44bouclant la boucle
28:45avec la même rage
28:46qu'à ses débuts.
28:47Alors pourquoi seulement
28:47cette place 30 ?
28:48Parce que malgré tout ça,
28:50Kevin Garnett
28:51n'a qu'un seul titre.
28:52En étant le leader vocal,
28:53c'est sûr,
28:54mais sans être non plus
28:54le leader offensif.
28:56Parce que ses plus belles années
28:56à Minnesota n'ont pas été
28:58récompensés collectivement
28:59et que dans ce classement,
29:00l'impact individuel compte,
29:01mais il faut aussi juger
29:02la réussite d'ensemble.
29:03Cela dit,
29:04en dessous,
29:04je ne vois personne
29:05le détrôner.
29:06KG,
29:07c'est l'un des plus grands guerriers
29:08que la NBA ait connu.
29:09Sa place est solide
29:10et son héritage impérissable.
29:12Pour la place 29
29:12de mon top 100 NBA All-Time 2025,
29:15j'appelle maintenant
29:15David Robinson.
29:17L'amiral,
29:17un surnom qui claque
29:18à la hauteur du bonhomme.
29:20David Robinson,
29:20c'est un des joueurs
29:21les plus complets,
29:22les plus dominants
29:23et les plus respectés
29:24de sa génération.
29:25Deux titres NBA,
29:26un trophée de MVP,
29:27un autre de défenseur de l'année,
29:29une dizaine de sélections
29:30All-NBA,
29:31huit en All-Defensive,
29:32un titre de meilleur scoreur,
29:33un meilleur rebondeur,
29:35un autre de meilleur contreur.
29:36Et en bonus,
29:37un rookie de l'année.
29:38Rien que ça.
29:38Ah oui,
29:39et un quadruple double aussi,
29:40et un match à 71 points.
29:42Voilà le palmarès.
29:43Robinson est arrivé
29:44dans la Ligue sur le tard
29:45à 24 ans
29:45après avoir honoré
29:46son engagement militaire
29:47à la Navy.
29:48Et pourtant,
29:49dès son année rookie
29:49en 1990,
29:50il transforme une équipe
29:51en perdition
29:52en contender immédiat.
29:5335 victoires de plus,
29:55une série de play-offs
29:56remportés
29:56et un statut
29:57de superstar acté.
29:58Sa mobilité,
29:59sa puissance,
30:00son toucher main gauche,
30:01sa propreté en défense,
30:02son efficacité,
30:03c'est une machine.
30:04Pendant 5 ans,
30:05il est top 3 MVP
30:06quasiment chaque saison.
30:07En 1994,
30:08il va chercher
30:09le titre de meilleur marqueur
30:10en plantant 71 points
30:11sur les Clippers
30:12lors du dernier match
30:13de la saison.
30:13Et l'année suivante,
30:14il est sacré MVP de la Ligue
30:16avec près de 28 points,
30:1811 rebonds
30:18et plus de 3 contres
30:19par match.
30:20L'amiral sait tout faire.
30:21Mais pendant longtemps,
30:23et ça a été son problème,
30:24il lui a manqué
30:24quelque chose d'important.
30:26Il se heurte à Barclay,
30:27Karl Malone
30:27et surtout à Akimola Jouan
30:28qu'il domine en playoff 1995
30:30dans une série
30:31qui marque les esprits.
30:32Robinson n'arrive pas
30:33à porter son Antonio
30:34jusqu'au bout.
30:35Et puis en 1997,
30:37il se blesse gravement
30:38et les Spurs
30:39héritent du premier choix
30:40de la draft,
30:41un tournant dans l'histoire.
30:42Team Duncan arrive
30:43et la dynamique
30:44change totalement.
30:45Robinson accepte
30:46de passer le relais,
30:47redéfinit son jeu
30:48pour laisser briller le rookie.
30:49Ensemble,
30:50les deux géants
30:50mènent San Antonio
30:51à deux titres,
30:51en 1999 et en 2003.
30:54Le deuxième,
30:54Robinson le décroche
30:55lors de son dernier match NBA.
30:5713 points,
30:5817 rebonds.
30:58Une sortie rêvée
30:59pour un joueur exemplaire
31:00jusqu'au bout.
31:01Alors pourquoi 29 ?
31:02Parce que malgré
31:03tout ce qu'il a accompli,
31:04Robinson reste quand même
31:05dans l'ombre
31:06de certains pivots
31:07de son époque.
31:07Il a été dominé
31:08par Akim longtemps,
31:09n'a jamais porté seul
31:10une équipe au titre
31:11et doit une bonne partie
31:11de ses bagues
31:12à l'éclosion de Duncan.
31:13Mais ça n'enlève rien
31:14à sa grandeur.
31:15Son début de carrière
31:15est monstrueux,
31:16sa longévité exemplaire
31:17et son impact
31:18des deux côtés du terrain
31:19indiscutable.
31:20Un modèle de professionnalisme,
31:22un mec brillant,
31:23altruiste,
31:23élégant
31:24et un immense joueur
31:25que je trouve à sa place
31:26dans ce top 30 all time.
31:27Pour la 28ème place
31:28de ce ranking,
31:29je fais maintenant appel
31:30à Elgin Baylor.
31:31Si t'as grandi
31:32en pensant que le basket aérien
31:33c'était une invention
31:34des années 80,
31:35c'est que t'as jamais pris le temps
31:36de regarder ce que faisait
31:37Elgin Baylor
31:37au début des années 60.
31:39Ce mec jouait comme personne
31:40à son époque,
31:41une gestuelle moderne,
31:42des moves en suspension,
31:43des flotteurs
31:44et des doubles pas
31:45qui avaient 10 voire 20 ans
31:46d'avance sur tout le monde.
31:48C'était un peu
31:48le chénon manquant
31:49entre le jeu des années 50
31:51et la révolution à venir.
31:52Baylor, c'est 11 fois all star,
31:5410 fois all NBA first team.
31:55Il a tourné
31:55à plus de 27 points de moyenne
31:56sur toute sa carrière
31:57avec des pointes
31:58à plus de 38 par match
31:59sur une saison.
32:00Et attention,
32:01on parle d'une époque
32:01où il y avait 0 ligne à 3 points
32:03et où la défense
32:03avait le droit
32:04de t'arracher les bras.
32:05Le mec était une machine
32:06à scorer
32:06mais aussi un formidable rebondeur.
32:08prête 14 prises par match
32:09en carrière,
32:10pas loin de 20 sur une saison.
32:12Tout ça
32:12en étant un hélié
32:13d'un mètre 96.
32:14En 1961,
32:15il compile 71 points
32:17et 25 rebonds
32:18en une seule soirée.
32:20Le genre de match
32:20à Touquet
32:21qui te donnerait envie
32:22de débrancher la console.
32:23Et pourtant,
32:24malgré tout ça,
32:24malgré ses 7 finales NBA jouées,
32:26Baylor n'a jamais remporté
32:27le moindre titre.
32:28C'est un peu la tragédie
32:29de sa carrière.
32:29Toujours au sommet individuellement
32:31mais jamais au bon moment
32:32collectivement.
32:33En 1972,
32:34quand les Lakers décrochent
32:35enfin le Graal,
32:36il vient tout juste
32:36de prendre sa retraite
32:37après 9 petits matchs
32:38dans la saison.
32:39Cruelle.
32:40Mais faut pas se tromper,
32:41l'impact de Baylor
32:42va bien au-delà des bagues.
32:43C'est un pionnier.
32:44Un mec qui a montré
32:45qu'on pouvait jouer au basket
32:45en étant créatif,
32:46imprévisible,
32:47spectaculaire.
32:48Jerry West le dit lui-même.
32:50Sans Baylor,
32:50les Lakers ne seraient pas
32:51devenus la franchise
32:52qu'ils sont aujourd'hui.
32:53Il a porté l'équipe
32:53à bout de bras
32:54pendant une décennie
32:55tout en affrontant
32:56les Celtics de Russell et compagnie.
32:57Et ça, ça n'aide pas
32:58pour se remplir les doigts de bagues.
32:59Alors pourquoi cette 28ème place ?
33:01Parce qu'il la mérite
33:07et son niveau de domination
33:09individuelle sont indéniables.
33:10Le mec jouait comme
33:11une superstar des 80's
33:12mais dans les années 60.
33:14Pas besoin d'en dire plus,
33:15c'est un monument.
33:16Et la 27ème place
33:17de mon classement all-time,
33:18à votre avis,
33:19elle est pour qui ?
33:19Je casse le suspense direct,
33:21je la file à Scottie Pippen.
33:237 participations aux All-Stars,
33:248 sélections All-NBA,
33:2610 en All-Defensive
33:27et surtout 6 bagues,
33:28toutes glanées
33:29aux côtés de Jordan.
33:30Voilà le palmarès brut
33:31de Scottie Pippen.
33:32Mais ce que racontent mal
33:33les lignes sur Wikipédia,
33:34c'est l'étendue réelle
33:35de son influence
33:36sur l'histoire de la NBA.
33:37Parce que Wes Scottie,
33:38c'est tout d'abord
33:38une trajectoire improbable.
33:40Drafté par Seattle,
33:41immédiatement envoyé à Chicago,
33:42il devient petit à petit
33:43le bras droit de Jordan.
33:44Défenseur capable
33:45de tout switcher,
33:46organisateur secondaire,
33:47machine en transition,
33:48Pippen redéfinit
33:49ce qu'un hélié polyvalent
33:50peut apporter à une équipe.
33:51Dans le jeu,
33:52c'était une barrière de barbelé
33:53et dans l'ombre de son aîné,
33:55il a su rester essentiel,
33:56indispensable même,
33:58sans jamais faire d'ombre.
33:59Et quand Jordan quitte la NBA
34:00pour sa première retraite,
34:02on découvre un Pippen
34:03en mode patron.
34:051994,
34:05sa meilleure saison individuelle,
34:07près de 23 points,
34:08plus de 8 rebonds,
34:09plus de 5 passes
34:09et une 3ème place
34:10au classement du MVP.
34:12Il n'était pas juste
34:12le lieutenant de Jordan,
34:13il était une superstar
34:14à part entière,
34:15capable de porter une équipe
34:17en haut à l'Est.
34:18Le seul hic,
34:18c'est ce match 3 contre l'Enix,
34:20où il refuse d'entrer en jeu
34:21après que la dernière possession
34:22ait été dessinée
34:23pour Tony Kukoc.
34:24Un épisode qui ternit
34:25un petit peu sa légende,
34:26mais qui laisse rappeler
34:27que l'homme était aussi
34:29un être complexe,
34:30orgueilleux, humain.
34:31Après le second sweep it,
34:32il quitte Chicago
34:32pour Houston,
34:33puis Portland,
34:34où il joue un vrai rôle
34:34dans l'épopée des Blazers
34:35en 2000.
34:36Même à plus de 34 ans,
34:37il était encore capable
34:38de verrouiller des stars
34:39au périmètre
34:39et d'orienter le jeu
34:40en attaque
34:41comme un quarterback.
34:42Alors pourquoi 27ème ?
34:43Parce que Pippen,
34:44c'est le prototype ultime
34:45du joueur complet,
34:46polyvalent.
34:47Un 2-way player de luxe,
34:48un glougaille d'élite,
34:49un leader silencieux,
34:50un compétiteur féroce.
34:51Il n'a ni le palmarès
34:52individuel de certains intérieurs,
34:54ni les chiffres fous
34:54des scoreurs modernes.
34:55Mais dans le moule du gagneur,
34:57peu de profils
34:57sont aussi solides.
34:58Il a co-écrit
34:59l'une des plus grandes
35:00dynasties de l'histoire
35:01et sans lui,
35:02ses Bulls des années 90
35:03n'auraient pas été les mêmes.
35:05Mon seul frein
35:05à le mettre plus haut,
35:06c'est qu'il n'a jamais
35:07vraiment porté une équipe
35:08très loin en playoff
35:09sans Michael Jordan.
35:10Mais dans ce qu'il a apporté
35:11à la culture NBA,
35:12dans le jeu,
35:13dans les mentalités,
35:13dans l'héritage collectif,
35:15Pippen reste une pierre angulaire,
35:16une légende silencieuse,
35:18mais indiscutable.
35:19Et à la place 26
35:20de mon top 100 all-time,
35:21la dernière pour aujourd'hui,
35:22je suis allé chercher
35:23John Stockton.
35:2410 élections au All-Star Game,
35:28du All-Star Game en 1993
35:30avec son pote Malone
35:31et surtout recordman absolu
35:33du nombre de passes
35:34et d'interceptions en carrière.
35:35Des records
35:36qui tiennent encore aujourd'hui
35:37et qui ne seront sans doute
35:38jamais battus
35:39ou dans longtemps.
35:40Rien que ça.
35:40Mais au-delà des chiffres bruts,
35:42Stockton,
35:42c'est un paradoxe vivant.
35:44Une gueule de comptable,
35:45un short trop court,
35:46une coupe de cheveux
35:46des années 50
35:47et pourtant l'un des joueurs
35:48les plus durs,
35:49les plus malins,
35:49les plus teigneux de l'histoire.
35:51Un rock,
35:51un poison,
35:52une référence.
35:53Il a joué 19 saisons,
35:54tout avec Utah,
35:55toujours au service du collectif
35:57et toujours avec le même objectif,
35:59faire briller les autres.
36:00Et en particulier Karl Malone
36:01avec qui il a formé
36:02l'un des duos
36:03sur pick and roll
36:04les plus redoutés
36:05de tous les temps.
36:05Mais Stockton,
36:06c'est aussi deux finales NBA
36:07en 1997
36:09et en 1998.
36:10Deux échecs face aux Bulls.
36:12Mais une constance incroyable,
36:13aucune saison sans playoff,
36:14plus de 1500 matchs joués,
36:16près de 20 000 points,
36:17plus de 15 000 passes,
36:18plus de 3000 interceptions.
36:20On ne forçait jamais le jeu,
36:21il jouait juste,
36:22toujours,
36:23constamment.
36:23Il a aussi eu son moment de gloire
36:25ce fameux soir de 1997
36:26quand il plante le tir de la victoire
36:27au buzzer contre Houston
36:28en finale de conférence.
36:30Un shoot qui envoie
36:31enfin le jazz en finale NBA.
36:32Et pour une fois,
36:33il explose de joie,
36:34bras en l'air,
36:35courant vers Malone
36:36et en achèque.
36:36L'image est restée.
36:37Alors pourquoi cette 26ème place ?
36:39Parce que même sans bague,
36:40même sans paillettes,
36:41Stockton est une légende.
36:43Au moins de la passe.
36:44Un modèle de longévité,
36:45de régularité,
36:46d'intelligence de jeu.
36:47Le genre de joueur
36:48qu'on sous-estime
36:48jusqu'à ce qu'on ouvre les yeux
36:50sur l'ensemble de sa carrière.
36:51Et là,
36:52immense respect obligatoire.
36:54Il ne mérite pas
36:54d'être plus bas.
36:55Et s'il n'est pas plus haut,
36:56c'est uniquement parce que
36:57certains au-dessus
36:58ont dominé en tant que leader absolu.
36:59Mais dans son rôle,
37:00Stockton a été parfait
37:01et unique.
37:02Et vous,
37:03vous en pensez quoi justement
37:04de Stockton et des places d'aujourd'hui ?
37:06Il y a des joueurs
37:06que vous classeriez bien plus haut
37:07ou alors bien plus bas ?
37:09Débattez-moi tout ça en commentaire.
37:11Et surtout,
37:11restez respectueux.
37:12Au moins entre vous,
37:13c'est important.
37:14Ça m'embête de le dire,
37:15mais c'est nécessaire.
37:16Je sais qu'on arrive
37:17à un moment du top
37:18où on a tendance
37:18à prendre les choses
37:19vachement plus à cœur.
37:20Mais ça sert à rien,
37:21ça ne change rien,
37:22ça reste totalement subjectif.
37:24On est là pour se divertir
37:26et parler des légendes,
37:27rien d'autre.
37:27Alors gardez bien ça en tête
37:29et moi,
37:30j'ai hâte de vous lire.
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