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  • il y a 1 an
Pierre-Jean BEYLIER est un entrepreneur et dirigeant d'entreprise français. Il est diplômé de l'EM Lyon et possède un MBA de l'Université de Californie du Sud. Il a cofondé Speedcast en 2000 à Hong Kong, une entreprise spécialisée dans les communications par satellite, où il a occupé le poste de PDG à partir de 2004. Sous sa direction, Speedcast est devenu un leader mondial dans les services de communication, desservant divers secteurs tels que le maritime, l'énergie et la défense dans plus de 90 pays.

Avant Speedcast, Pierre-Jean BEYLIER avait travaillé dans les ventes et le markéting internationaux chez Black & Decker en France et a dirigé des initiatives stratégiques mondiales chez Rhoda, un fabricant français. En 2020, il a commencé à offrir des services de conseil aux fonds de Private Equity et a investi dans des start-ups technologiques. Aujourd’hui, Pierre-Jean BEYLIER dirige le groupe Inherent (Adista, Unyc, Devensys Cybersecurity, Upper-Link...).

Pour ce septième épisode de l’émission Indépendances, Cyril BERTSCHY, spécialiste des questions d’Intelligence Économique, interroge Pierre-Jean BEYLIER sur les motivations de son retour en France après 20 années de réussites entrepreneuriales en Asie. Ensemble, ils abordent le parcours d’un entrepreneur français parti à l’étranger au moment de la bulle Internet (2000), les clés pour réussir dans l’entrepreneuriat, les questions à se poser pour racheter une entreprise, pourquoi revenir en France et servir son pays, la vision d’un groupe en plein développement économique par croissance externe, etc.

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Production : ‪École 18.06
Animation : Cyril BERTSCHY
Directeur de la rédaction : Sébastien DHÉRINES
Auteur & Réalisateur : Alexandre MONCAYO
Chef opérateur : Guillaume BERHNARD
Cadreurs : Gabriel MORET et Thomas POTET

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00:00Bonjour chers amis et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Indépendance, podcast de l'école 1806.
00:00:06Merci pour votre fidélité et vos interactions sur les différents réseaux sociaux.
00:00:10Aujourd'hui, je reçois un grand chef d'entreprise français qui a bouleversé l'industrie satellitaire en Asie pendant 20 ans au niveau mondial.
00:00:17Puis il a décidé de revenir en France. Il prend la présidence d'un groupe français qui opère dans le monde du télécom, du cloud et de la cybersécurité.
00:00:30Bonjour Pierre-Jean Bélier.
00:00:34Bonjour Cyril, merci de me recevoir.
00:00:37C'est un plaisir personnel parce que c'est un secret pour personne. On se connaît depuis un moment et on s'apprécie.
00:00:42Cette émission va permettre au nom de 1806 de partager votre parcours, vos connaissances, votre vision sur le monde d'aujourd'hui.
00:00:49Pas que technologique d'ailleurs. On va parler d'Asie, d'Europe, de France. On va beaucoup voyager.
00:00:54Mais avant de voyager, j'ai une question. Tesla décroche, Starlink décroche.
00:00:59Il y a un chef d'entreprise au-dessus, Elon Musk. Il a fait de la politique. Les Européens lui font payer.
00:01:05Est-ce qu'il y a une alternative européenne à Starlink ? Que peut devenir l'Europe sans Starlink ?
00:01:10Quel est votre avis sur cette situation ?
00:01:13Alors déjà, Starlink est en avance. Je ne dirais pas que c'est un monopole car il y a des alternatives.
00:01:19Mais Starlink est en avance. Starlink, c'est quand même une histoire incroyable.
00:01:23Parce que Starlink, c'est un fils de SpaceX. La mission de SpaceX, c'est d'aller sur Mars. Pour aller sur Mars, il faut une fusée qui atterrit et qui repart.
00:01:36Donc il a fallu d'abord travailler sur cette fusée chez SpaceX. Et puis si on travaille sur des fusées,
00:01:41avant d'aller sur Mars, ça va prendre quelques décennies. Utilisons ces fusées pour lancer des satellites et amener des hommes dans l'espace.
00:01:52Et puis si on lance des satellites, pourquoi pas lancer nos satellites et devenir l'ISP du monde ?
00:01:57Et c'est comme ça que Starlink est né. Donc Starlink est en avance. C'est plus de 3500 satellites aujourd'hui.
00:02:06A une orbite très basse. Donc une latence très faible qui était l'un des grands points faibles du satellite lorsqu'il est en orbite géostationnaire.
00:02:16Et l'alternative à SpaceX, il y en a une aujourd'hui. Non seulement elle est européenne, mais elle est maintenant française.
00:02:24C'est OneWeb, E-Telsat OneWeb, puisque E-Telsat, société française, a racheté OneWeb, une société britannique.
00:02:34Et OneWeb, c'est une constellation à basse orbite, une orbite un peu plus élevée que Starlink.
00:02:41Mais c'est une constellation qui est opérationnelle aujourd'hui, qui fournit des services en souveraineté,
00:02:47avec des garanties de services qui sont très bonnes.
00:02:54Et c'est un service qui est utilisé par les armées en général, mais également par des clients privés.
00:03:03Nous, chez Inerent, par exemple, nous sommes en train de tester OneWeb avec les pompiers, avec les SDIS,
00:03:09puisque nous travaillons avec environ la moitié des SDIS en France.
00:03:12Donc, Starlink est là, en avance.
00:03:16Derrière, on a un fier concurrent français qui, je l'espère bien, va rattraper son retard,
00:03:22mais qui déjà aujourd'hui est pertinent pour un certain nombre de cas d'usage.
00:03:25J'ai encore une question avant de partir à Hong Kong.
00:03:28Puisque vous avez évoqué la souveraineté, et c'est une problématique des entreprises françaises et européennes.
00:03:34On sait qu'aux États-Unis, mais aussi en Chine, le monde de l'économie et le monde de la politique sont intrinsèquement liés.
00:03:41Il y a une stratégie de puissance.
00:03:43Vous venez d'évoquer Telsat, OneWeb.
00:03:46Est-ce qu'en Europe, pour prendre tout de suite cette dimension européenne,
00:03:49on est organisé pour créer des champions de cette envergure-là, et surtout dans un temps très limité ?
00:03:58On l'a déjà fait.
00:04:00On l'a fait avec Airbus.
00:04:01Aujourd'hui, quand je regarde Airbus et Boeing, je suis fier d'être français et européen.
00:04:10Donc on l'a déjà fait, on sait le faire.
00:04:13Ariane a dominé le marché du lancement de satellites.
00:04:18On n'a pas été suffisamment rapide, on n'a pas pris le virage des lanceurs réutilisables,
00:04:25mais on va y arriver, on travaille dessus.
00:04:28Je pense qu'on est tout à fait capable de lancer de grands programmes et de concurrencer les Américains et les Chinois.
00:04:40Mais cela ne peut se faire que s'il y a une forte volonté politique.
00:04:44Et ça, on y reviendra bien.
00:04:46Et ça, aujourd'hui, elle n'est pas claire.
00:04:48La volonté politique européenne.
00:04:50Oui, bien sûr.
00:04:51Bien sûr.
00:04:51Et même le fonctionnement des institutions européennes.
00:04:54Dégager un champion sera-t-il allemand, espagnol, italien ?
00:04:56On est encore dans ces hierres de chapelle.
00:04:58Exactement.
00:04:59Et dans le satellite, on le voit aussi, puisque j'ai parlé de OneWeb.
00:05:03Il y a une constellation européenne qui va voir le jour, probablement autour de 2030,
00:05:10qui s'appelle Iris Square, où il y a eu beaucoup de débats sur…
00:05:15Il faut que tout le monde participe.
00:05:18Donc, on a E-Telsat et SES, côté opérateur.
00:05:21On a Thales et Airbus, côté fabricant, et ainsi de suite.
00:05:25Et évidemment, décider à 27, ce n'est pas facile.
00:05:30Alors, il y a des sujets où les décisions se prennent à moins de 27, évidemment,
00:05:32parce que les 27 pays ne sont pas concernés, notamment dans le secteur spatial.
00:05:36Mais imaginez un comité exécutif d'une société où il faudrait demander l'avis de 27 membres du Comex et décider à 27.
00:05:47À voix égale.
00:05:47Ce n'est pas simple.
00:05:48À voix égale et bloquante, avec une possibilité de blocage.
00:05:52Oui, on ne se le souhaite pas.
00:05:54Alors, on fait un voyage dans le temps.
00:05:57On part à la fin des années 90, vous êtes diplômé de l'OM Lyon.
00:06:00Hong Kong.
00:06:02Pourquoi ?
00:06:03Alors, Hong Kong, c'est un peu plus tard.
00:06:08En sortant de l'OM Lyon, j'ai voulu tout de suite partir à l'étranger.
00:06:12J'étais en Espagne.
00:06:13Et j'ai travaillé pour un grand groupe.
00:06:17Qui s'appelait à l'époque Ron Poulenc, dans la chimie de spécialité.
00:06:20Je n'étais pas ingénieur, mais j'avais choisi un domaine relativement technique.
00:06:24Vous dites souvent que vous faites partie de la catégorie des épiciers.
00:06:26Voilà, je suis un épicier.
00:06:28Nous sommes deux épiciers.
00:06:29Un épicier passionné par la tech.
00:06:32Et donc, qui a envie d'apprendre.
00:06:35Je décide de partir en Espagne chez Ron Poulenc.
00:06:37Puis, je rentre au siège de Ron Poulenc Chimie, qui change de nom, qui devient Rodia.
00:06:42Et en fait, cette expérience dans un grand groupe a fini de me convaincre que je n'étais pas fait pour ça.
00:06:49Que les cours d'entrepreneuriat que j'avais pris à l'EM Lyon, cette envie que j'avais de créer une société, c'était ça que je devais faire.
00:06:57Et donc, à 30 ans, si on ne prend pas des risques à 30 ans, on n'en prend jamais.
00:07:03Mais à 30 ans, je reçois un coup de fil d'un ami que j'avais rencontré lors d'un MBA aux États-Unis.
00:07:14Et nous étions restés en contact en nous disant si un jour on a l'opportunité de faire quelque chose ensemble, ce serait sympa.
00:07:20Et lui, travaillait dans le secteur spatial et sur un gros projet de constellation pour fournir l'accès Internet au monde entier.
00:07:31Nous sommes à la fin des années 90, donc la bulle Internet.
00:07:35Projet qui échoue, comme à peu près tous les projets à cette époque.
00:07:38C'était trop tôt.
00:07:40Et il m'appelle, il me dit, j'ai une idée.
00:07:44Plutôt que de lancer une constellation dédiée à ça, on va le faire avec des satellites existants, des satellites géostationnaires.
00:07:50Et on va fournir de l'accès Internet aux particuliers dans toute l'Asie.
00:07:58Et on est à la fin des années 90, là ?
00:07:59On est en 99.
00:08:02Il me dit, viens à Hong Kong, on travaille sur le business plan.
00:08:05Moi, je me dis, c'est une opportunité parfaite.
00:08:07Je n'ai jamais travaillé en Asie.
00:08:09Je ne connais rien au secteur spatial.
00:08:13C'est dans mon sweet spot, là.
00:08:14C'est parfait.
00:08:16Donc, je vais à Hong Kong, j'y passe deux semaines.
00:08:18On commence à travailler sur le business plan.
00:08:20On était quatre.
00:08:20Deux Américains d'origine coréenne, un Hong Kongais et moi, un Français.
00:08:27Donc, une équipe multiculturelle.
00:08:29Mais chacun avec des compétences différentes, donc une forte complémentarité.
00:08:33Et puis, je leur dis, c'est super votre truc, mais moi, je viens d'essayer de me marier.
00:08:39Mon épouse a un super job.
00:08:41Je ne vais pas venir tout de suite.
00:08:44Je vais quand même attendre qu'on éleve l'argent et qu'on crée la société.
00:08:50Et donc, ils ont travaillé beaucoup plus que moi à cette première levée de fonds de 8 millions et demi auprès d'un fonds de venture capital.
00:08:56Dès le départ.
00:08:56C'était des fonds hongkongais ?
00:08:58C'était un fonds basé à Hong Kong, mais géré par des Américains qui, en fait, levaient de l'argent aux États-Unis pour le secteur télécom, en général, dans toute l'Asie, pour investir dans le secteur télécom.
00:09:10Donc, on lève 8 millions et demi, 2-3 mois avant que la bulle éclate.
00:09:16Donc, timing, là encore, parfait.
00:09:18Et puis, je rejoins, fin 2000, la société que l'on démarre.
00:09:26Et là, c'est compliqué.
00:09:27Comme toute aventure entre 20 et 20, c'est compliqué.
00:09:28Avant la complexité, j'ai une question.
00:09:30Parce que vous disiez que les quatre de départ, on a des étudiants qui nous écoutent, comme je vous le disais.
00:09:34Il y a un diplôme de diplomatie d'affaires chez 1806.
00:09:38Et j'ai entendu interculturel dans les quatre.
00:09:42Ce n'était pas quatre Français à Hong Kong.
00:09:43J'ai entendu Corée, j'ai entendu aux États-Unis.
00:09:45Est-ce que c'est une richesse ?
00:09:46Est-ce que ça a été a posteriori ?
00:09:49Est-ce que vous vous dites qu'on aurait fait la même chose s'il y en avait été quatre Français à Hong Kong ?
00:09:52Ou ça n'a pas eu d'influence parce que, de toute façon, vous aviez cet esprit d'entreprendre avec une patine anglo-saxonne
00:09:57puisque vous avez fait un MBA aux États-Unis ?
00:09:59Non, il y avait...
00:10:00Enfin, c'était quatre.
00:10:02Quatre individus avec une forte culture entrepreneuriale
00:10:07qui avait envie de construire quelque chose,
00:10:10qui avait des compétences très complémentaires.
00:10:16Après, je pense que l'aspect culturel, oui, il nous a aidés
00:10:19parce qu'il amène une richesse dans la prise de décision,
00:10:23dans la façon dont on analyse un problème.
00:10:24Notre culture, notre éducation fait qu'on va avoir des angles de vue,
00:10:29des perspectives différentes.
00:10:32Cette diversité d'opinion, elle est fondamentale dans la prise de décision.
00:10:36Si tout le monde pense pareil, on a un problème.
00:10:38Et cette diversité de points de vue,
00:10:41elle provient des compétences, dans ce qu'on a étudié,
00:10:46mais elle provient aussi de la culture, de l'éducation parentale,
00:10:48de plein de choses, de là où on a vécu, comment on a grandi.
00:10:51Et tout ça contribue, à mon avis, à une prise de décision
00:10:57qui est bien meilleure que si on a quatre individus
00:10:59qui sont des photocopies l'un de l'autre,
00:11:01avec la même éducation et qui ont fait la même école.
00:11:04Donc, vous avez élevé 8,5 millions,
00:11:06quatre personnalités fortes avec une forte vision entrepreneuriale,
00:11:10et la complexité arrive tout de suite.
00:11:13Oui, elle arrive tout de suite,
00:11:13puisque la bulle Internet éclate.
00:11:19Avant qu'elle éclate,
00:11:21tout le monde pensait
00:11:23que des sociétés Internet
00:11:26ne pouvaient que croître
00:11:28et que le potentiel était infini.
00:11:30Il suffisait de prendre le train en route.
00:11:33On surfe la vague.
00:11:34Un peu de talent, une bonne idée.
00:11:35Voilà.
00:11:35Ça va le faire.
00:11:36Et en fait, la bulle éclate.
00:11:38On se dit, non, en fait, c'est pas ça.
00:11:39C'est un canal de distribution,
00:11:41mais on va continuer à faire d'autres choses.
00:11:42Et nous, notre business plan était B2C.
00:11:46Donc, vendre de l'accès Internet aux particuliers.
00:11:48On se dit, non, non, on ne va pas faire ça.
00:11:49Donc, on jette le business plan.
00:11:51On se dit, on va vendre aux entreprises.
00:11:54Mais pour vendre aux entreprises,
00:11:55il nous fallait des intermédiaires.
00:11:56On ne pouvait pas aller frapper à la porte
00:11:57dans tous les pays d'Asie.
00:11:59Donc, on décide de travailler
00:12:02avec des fournisseurs d'accès Internet
00:12:04dans chaque pays d'Asie
00:12:05qui, eux, construisaient des réseaux ADSL
00:12:08au cœur des villes.
00:12:09Mais il y a beaucoup d'entreprises,
00:12:11notamment en Asie,
00:12:13où il y a des pays très ruraux.
00:12:15Beaucoup d'entreprises sont en dehors des villes,
00:12:16des usines en dehors des villes,
00:12:18et qui avaient des vrais problèmes de connexion.
00:12:21Et on leur propose de revendre
00:12:23nos accès Internet via satellite.
00:12:27Il faut savoir qu'en 1999,
00:12:29lorsqu'on travaille sur le business plan,
00:12:31ça fait rire aujourd'hui,
00:12:33il y avait 2 millions de connexions broadband en Asie.
00:12:39Broadband, peut-être, pour expliquer...
00:12:41Au débit.
00:12:422 millions sur toute l'Asie.
00:12:432 millions sur toute l'Asie.
00:12:45Aujourd'hui, je ne sais pas où on en est,
00:12:47mais je pense qu'on n'est pas loin de 2 milliards.
00:12:48Oui, probablement, oui.
00:12:50Et donc, l'idée...
00:12:51Warren Buffett dit souvent
00:12:52qu'une entreprise n'a de sens
00:12:53que si on résout un problème.
00:12:54Donc, il y avait un problème,
00:12:55notamment la distance entre les villes,
00:12:57les usines.
00:12:58Et là, vous avez mis le doigt
00:12:59sur une solution que vous pouviez apporter
00:13:02à ces distributeurs.
00:13:04On a mis le doigt sur un problème
00:13:06avec une solution.
00:13:09Et puis après, l'exécution, le timing,
00:13:13la qualité des partenaires
00:13:14ont fait que ça a été compliqué.
00:13:16Et que je vous passe les détails,
00:13:18mais en 2004, je me retrouve seul.
00:13:22Donc, des 4 fondateurs,
00:13:25je me retrouve seul.
00:13:28Bon, avec des collaborateurs.
00:13:30Et on continue,
00:13:33mais avec un peu plus de focus,
00:13:35en essayant de se diversifier un peu moins
00:13:36parce qu'on avait lancé
00:13:37plein d'autres services.
00:13:39Et le focus en business, c'est clé.
00:13:41En 2005, c'est break-even.
00:13:44Et puis en 2007...
00:13:45Et en break-even, ça veut dire
00:13:46qu'on ne perdait plus d'argent.
00:13:47On ne perdait plus d'argent.
00:13:48On est à l'équilibre.
00:13:50Et puis en 2007, on décide,
00:13:53avec les autres actionnaires,
00:13:55mes ex-associés,
00:13:58mais également le fonds de Vici,
00:14:00on décide de vendre la société
00:14:03à un opérateur de satellites
00:14:04qui était déjà actionnaire minoritaire.
00:14:06De quelle nationalité ?
00:14:07Basé à Hong Kong
00:14:08et en bourse à Hong Kong
00:14:14et à New York.
00:14:17Et donc, AsiaSat.
00:14:18Pourquoi vous avez des...
00:14:19C'est pas indiscret ?
00:14:22Parce que le fonds avait besoin de sortir
00:14:25à un moment.
00:14:26Mes associés n'étaient plus dans la société.
00:14:29Donc, il était logique
00:14:30qu'il y ait un changement d'actionnaire.
00:14:33Eux souhaitaient sortir de la société.
00:14:36Donc, la société est encore très petite.
00:14:37On fait une petite quinzaine
00:14:40de millions de chiffres d'affaires.
00:14:42On est rachetés par un opérateur.
00:14:44Là, je me dis...
00:14:46Est-ce que j'ai envie d'être salarié
00:14:48pour un opérateur ?
00:14:50Je commence à regarder
00:14:51des projets entrepreneuriaux,
00:14:53notamment en France.
00:14:54J'ai failli racheter une société
00:14:54avec mon frère et mon père.
00:14:56Ça ne s'est pas fait.
00:14:58Et puis, le temps passe
00:14:59et la croissance de la société s'accélère.
00:15:02Et vous êtes encore aux manettes.
00:15:03Je suis encore aux manettes
00:15:04et la croissance s'accélère.
00:15:06Et donc, je décide de me lancer
00:15:08dans une idée un peu folle.
00:15:10Je vais racheter la société
00:15:11à AsiaSat,
00:15:12à l'opérateur de satellite.
00:15:13Donc, je vais chercher des investisseurs,
00:15:15des fonds d'investissement.
00:15:16Je tombe sur un fantastique
00:15:17fonds d'investissement
00:15:18qui s'appelle T-Associates,
00:15:20qui est l'un des grands fonds américains
00:15:22sur le mid-cap,
00:15:23donc les sociétés de taille moyenne.
00:15:26Ils venaient d'ouvrir
00:15:27leur bureau à Hong Kong.
00:15:29Et en 2012,
00:15:31donc, 5 ans après la vente
00:15:33de la société AsiaSat,
00:15:35en 2007,
00:15:36nous rachetons Speedcast,
00:15:40100% Speedcast.
00:15:41Pour que tout le monde comprenne bien,
00:15:42vous avez racheté l'entreprise
00:15:44à celui qui vous avait racheté.
00:15:46À celui à qui on l'avait vendu.
00:15:47Quand on parle de parcours,
00:15:48oui.
00:15:49Quand on parle de parcours
00:15:50de chef d'entreprise,
00:15:51il est cocasse, celui-ci.
00:15:53Et puis là,
00:15:54évidemment, il y avait une vision.
00:15:57D'ailleurs, ce projet,
00:15:58sur laquelle j'avais eu le temps
00:15:59de travailler entre 2007 et 2012,
00:16:02une conviction qu'on pouvait créer
00:16:04une société de 100 millions
00:16:05de chiffres d'affaires,
00:16:06leader sur l'Asie-Pacifique
00:16:08dans le domaine
00:16:09des services par satellite,
00:16:11avec un peu de croissance externe,
00:16:13donc quelques cibles
00:16:14en croissance externe
00:16:15que j'avais identifiées.
00:16:18Avec certaines,
00:16:18j'avais déjà pas mal progressé
00:16:19dans les discussions.
00:16:21Et donc,
00:16:21on est capable,
00:16:23à ce moment-là,
00:16:23avec un fonds d'investissement
00:16:25derrière nous
00:16:25qui a les moyens,
00:16:26on est capable
00:16:26d'aller faire ces acquisitions.
00:16:29Et puis,
00:16:30avec une forte croissance organique
00:16:31également,
00:16:32avant de s'en rendre compte,
00:16:34on fait 120 millions
00:16:35de chiffres d'affaires,
00:16:36moins de deux ans plus tard,
00:16:37et on s'introduit
00:16:38à la bourse australienne
00:16:40à Sydney.
00:16:41Alors justement,
00:16:42avant d'en venir
00:16:43sur les acquisitions,
00:16:44parce que je connais
00:16:46votre parcours
00:16:47et ça m'intéresse
00:16:48au premier chef,
00:16:49parce qu'il y avait un rythme,
00:16:50on parle de sport de haut niveau,
00:16:52on va en reparler aussi,
00:16:53là, il y avait un rythme
00:16:54assez effréné.
00:16:55Avant ça,
00:16:56on a l'Asie en commun.
00:16:58L'Asie n'a pas l'habitude,
00:17:00les États asiatiques
00:17:01et des groupes
00:17:03qui sont liés
00:17:04aux États asiatiques
00:17:05n'ont pas l'habitude
00:17:05de laisser grandir
00:17:07trop ou trop vite
00:17:08un facteur exogène,
00:17:11c'est-à-dire
00:17:11qu'il n'est pas issu
00:17:12de leur stratégie de puissance.
00:17:14Est-ce qu'à ce moment-là,
00:17:15vous n'avez pas senti
00:17:16des signaux faibles ou forts,
00:17:17voire même
00:17:17une mini-guerre économique
00:17:19pour dire,
00:17:19bon, Pierre-Jean Bélier,
00:17:20là, il est très sympathique,
00:17:21là, il passe la barre
00:17:22des 100 millions,
00:17:23ou on le combat,
00:17:25ou on le rachète,
00:17:26ou alors non,
00:17:27c'était sous les radars
00:17:27et vous avez pu dérouler.
00:17:29Non, c'était sous les radars.
00:17:30Déjà, on ne faisait
00:17:31pratiquement rien en Chine
00:17:32puisque le marché chinois
00:17:33a été fermé
00:17:34pour les sociétés étrangères.
00:17:36On ne pouvait pas avoir
00:17:36la licence requise
00:17:38pour opérer des services
00:17:40en Chine.
00:17:40et puis Hong Kong,
00:17:42c'était ça,
00:17:43Hong Kong.
00:17:44C'est le hub
00:17:44en Asie-Pacifique,
00:17:46on va dire,
00:17:46avec Singapour,
00:17:47pour les entrepreneurs,
00:17:48pour créer des business,
00:17:50s'étendre sur la région.
00:17:52C'est ça qui fait
00:17:53la force de Hong Kong.
00:17:55Donc, à Hong Kong,
00:17:56c'était tout à fait bienvenu
00:17:57notre croissance
00:18:00et notre aventure.
00:18:02Donc voilà,
00:18:02on s'est introduit en bourse
00:18:03et puis j'ai passé six ans
00:18:06à continuer à diriger
00:18:08la société en bourse
00:18:09de 2014 à 2020.
00:18:14J'ai quitté la société
00:18:15début 2020,
00:18:18elle faisait un peu plus
00:18:18de 700 millions
00:18:19de chiffre d'affaires.
00:18:22Avant ça,
00:18:23avant ça,
00:18:23je sais qu'il y a
00:18:24une particularité
00:18:26dans votre parcours
00:18:26parce qu'on a des étudiants
00:18:27qui nous écoutent,
00:18:28je pense souvent à eux,
00:18:2916 acquisitions en six ans.
00:18:31Oui.
00:18:32Quand on échange
00:18:33avec le milieu économique,
00:18:35une acquisition,
00:18:36alors c'est comme tout,
00:18:36la première fois,
00:18:37c'est toujours peut-être
00:18:37plus compliqué.
00:18:38Mais 16,
00:18:40en six ans,
00:18:41ça forge,
00:18:42forcément.
00:18:43Oui.
00:18:44Alors déjà,
00:18:44j'ai appris à faire
00:18:45des acquisitions
00:18:45parce que je n'en ai
00:18:46jamais fait avant.
00:18:46C'est certain.
00:18:47J'ai appris à faire
00:18:48des acquisitions
00:18:48avec Thillet,
00:18:49le fonds d'investissement,
00:18:51dont c'est le métier
00:18:51d'en acheter des sociétés.
00:18:53Donc les premières,
00:18:54ils nous ont accompagnés
00:18:55et puis au fur et à mesure,
00:18:57on est devenus aussi,
00:18:58nous,
00:18:59plutôt aguerris
00:19:00dans l'exercice.
00:19:03Comment on décide
00:19:04quelles sociétés
00:19:04acquérir,
00:19:05quelles cibles,
00:19:06quand on pilote
00:19:07une entreprise ?
00:19:09On passe beaucoup de temps
00:19:10à rencontrer
00:19:10nos distributeurs,
00:19:14nos concurrents.
00:19:15donc on rencontre
00:19:17beaucoup de monde
00:19:17à parcourir le monde,
00:19:19les salons
00:19:19et on identifie
00:19:21des sociétés
00:19:22qui sont performantes
00:19:23mais aussi,
00:19:26parce que l'entrepreneuriat,
00:19:27c'est une aventure humaine,
00:19:29des individus
00:19:30où on se dit
00:19:31c'est pas un sexe
00:19:33avec lui,
00:19:34avec lui ou est-ce ?
00:19:36On va faire
00:19:37de belles choses ensemble.
00:19:38Et c'est ça
00:19:39et en fait,
00:19:40sur les 16 acquisitions,
00:19:41je pense qu'il y en a
00:19:4210 ou 11,
00:19:43ce sont des sociétés
00:19:44qui n'étaient pas en vente.
00:19:47C'est une histoire
00:19:49entre deux personnes
00:19:53qui se disent
00:19:54on va construire
00:19:56quelque chose ensemble
00:19:57de plus grand
00:19:58que ce qu'on pourrait faire
00:19:59séparément.
00:20:02Donc ça commence par ça.
00:20:04Ça a créé des amitiés ?
00:20:05Bien sûr,
00:20:06bien sûr.
00:20:09Je vais cet été
00:20:10passer trois semaines
00:20:10au Pérou
00:20:11avec
00:20:12le patron
00:20:14d'une société
00:20:14que j'ai rachetée
00:20:15en 2016.
00:20:15Bien sûr que ça crée
00:20:16des amitiés
00:20:17et heureusement
00:20:17qu'on passe
00:20:18beaucoup trop de temps
00:20:20à travailler
00:20:23pour ne pas
00:20:24s'y faire des amis.
00:20:25Ce serait
00:20:25vraiment triste.
00:20:28Mais donc voilà,
00:20:29cette aventure
00:20:29s'est terminée
00:20:30début 2020
00:20:30après une année 2019
00:20:32un peu difficile.
00:20:33Une aventure de 20 ans.
00:20:35Il y a aussi
00:20:35une fatigue
00:20:37extrêmement intense
00:20:38puisque des bureaux
00:20:39dans 40 pays,
00:20:40plus gros marché
00:20:41les Etats-Unis
00:20:42avec 600 employés
00:20:43là-bas.
00:20:43Donc Hong Kong,
00:20:45Etats-Unis,
00:20:46pas simple
00:20:46à faire
00:20:47très régulièrement.
00:20:50Mais
00:20:51une aventure,
00:20:52on est parti de zéro.
00:20:54On est arrivé
00:20:54à plus de 700 millions
00:20:55de chiffres d'affaires,
00:20:57bien plus de 100 millions
00:20:58d'ebitda.
00:20:59Leader mondial
00:20:59dans notre petit marché niche.
00:21:02La conclusion quand même
00:21:03de tout ça
00:21:05et je le dis
00:21:08à mes enfants
00:21:09et à de jeunes entrepreneurs
00:21:11que je rencontre,
00:21:13c'est dream big.
00:21:15Nous,
00:21:16quand on a démarré
00:21:17en 2000,
00:21:18en 99,
00:21:18le business plan,
00:21:20notre rêve,
00:21:21c'était de faire
00:21:2140 millions de chiffres d'affaires.
00:21:23On a fait presque
00:21:2420 fois ça.
00:21:25Pour tous les étudiants
00:21:27ou entrepreneurs en herbe
00:21:28qui nous écoutent,
00:21:29je sais que ce passage
00:21:30des acquisitions,
00:21:32de cette croissance
00:21:32externe intéresse
00:21:34parce que tout le monde
00:21:35se pose des questions
00:21:36et il y a deux épisodes
00:21:37dont on est abreuvé.
00:21:38On finit par oublier
00:21:39de trouver des clients
00:21:40mais on parle souvent
00:21:41en France de lever des fonds
00:21:42puis ensuite de faire
00:21:43des acquisitions
00:21:43puis ensuite de revendre
00:21:44une entreprise.
00:21:45À nouveau,
00:21:45je sais que vous et moi
00:21:46on partage cette obsession
00:21:47du client.
00:21:48Maintenant,
00:21:49quand on doit définir
00:21:50des cibles,
00:21:51quand on a une stratégie
00:21:52d'expansion,
00:21:53comment on les définit,
00:21:54comment on les approche,
00:21:56pourquoi on les approche
00:21:58et quel est,
00:21:59dans le jargon militaire,
00:22:00on dirait l'effet final
00:22:01recherché.
00:22:01C'est de la croissance,
00:22:03c'est de l'acquisition
00:22:03de technologies.
00:22:04Quel type d'entreprise
00:22:05avez-vous approchée
00:22:07et avez-vous intégrée
00:22:08dans votre groupe ?
00:22:10Principalement,
00:22:12des petites entreprises
00:22:14entrepreneuriales
00:22:15dont le patron
00:22:17et le propriétaire.
00:22:18On les approche
00:22:20parce qu'encore une fois,
00:22:21en passant du temps
00:22:22dans les salons,
00:22:22on voit nos concurrents.
00:22:24Certains d'entre eux
00:22:24étaient des revendeurs
00:22:25et revendaient certains
00:22:27de nos services.
00:22:28et puis,
00:22:29la première étape,
00:22:31c'est
00:22:31et si on allait dîner ensemble ?
00:22:34Une bonne bouffe,
00:22:35une bonne bouteille de vin
00:22:36et on parle
00:22:38du business,
00:22:41du marché,
00:22:42de nos visions respectives,
00:22:43mais de plein d'autres choses.
00:22:44Oui, de la vie.
00:22:44On reste français quand même.
00:22:45De la vie,
00:22:46de la famille,
00:22:46une bonne bouteille de vin.
00:22:47Oui, mais les Australiens
00:22:49aiment bien manger.
00:22:49Je sais que vous avez
00:22:51cette passion pour le vin.
00:22:53On n'ira pas dans ce sujet.
00:22:55Je sais que ça vous accompagne.
00:22:58Et puis ensuite,
00:22:59les raisons derrière
00:23:00une stratégie
00:23:01de croissance externe,
00:23:02d'acquisition,
00:23:03elles peuvent être multiples.
00:23:05Dans notre cas,
00:23:06il y avait
00:23:07un sentiment
00:23:09qu'avec la consolidation
00:23:11de notre marché
00:23:12qui commençait à devenir
00:23:14un peu plus mature,
00:23:15on avait besoin
00:23:16d'une taille critique
00:23:17pour être compétitif.
00:23:20Donc,
00:23:22atteindre cette taille critique,
00:23:23c'était un driver.
00:23:27Deuxièmement,
00:23:29croissance géographique,
00:23:31construire une présence
00:23:32sur certains marchés.
00:23:33On essayait de rentrer
00:23:34sur le marché australien,
00:23:36mais en ouvrant
00:23:36un petit bureau,
00:23:38ça ne suffit pas.
00:23:39On a racheté
00:23:39deux sociétés en Australie.
00:23:42L'Australie,
00:23:43on a l'impression
00:23:43que quand on est à Hong Kong,
00:23:44c'est juste à côté,
00:23:45mais c'est juste
00:23:46neuf heures de vol.
00:23:47Quand même loin, oui.
00:23:49Et puis ensuite,
00:23:52acquérir des compétences.
00:23:53Des compétences techniques
00:23:55ou des compétences
00:23:57liées à un secteur particulier.
00:23:58On a racheté
00:23:59une société
00:23:59à Rotterdam
00:24:00qui était spécialisée
00:24:02dans la fourniture
00:24:03de communications satellites
00:24:05sur les bateaux,
00:24:06sur les bateaux de commerce.
00:24:07Rotterdam,
00:24:08énorme port en Europe.
00:24:10Voilà un peu
00:24:10les trois raisons
00:24:14derrière nos acquisitions,
00:24:15notre politique d'acquisition.
00:24:16Et les entrepreneurs,
00:24:18parce que c'était
00:24:18les chefs d'entreprise
00:24:19qui étaient aux manettes,
00:24:21lorsqu'ils ont vendu
00:24:22leur entreprise,
00:24:22certains sont partis,
00:24:25certains sont restés
00:24:25et ont poursuivi
00:24:26l'aventure avec vous,
00:24:27à vos côtés.
00:24:28Comment ça se passe ?
00:24:29Alors, quand on achète
00:24:31une société de petite taille,
00:24:34de taille moyenne,
00:24:35mais surtout les sociétés
00:24:35de petite taille,
00:24:37l'intuitu personnalé
00:24:38est fondamental.
00:24:42Le leader à la tête
00:24:43de cette société
00:24:45a un rôle prépondérant,
00:24:47mais aussi autour de lui,
00:24:48c'est une famille.
00:24:50S'il part,
00:24:52on perd une grande partie
00:24:53de la valeur
00:24:54de la société
00:24:56qu'on a rachetée.
00:24:56Donc, évidemment,
00:24:58mon travail,
00:24:58c'était de construire
00:24:59un environnement
00:25:00dans lequel
00:25:03ils s'éclatent,
00:25:06ils ont envie
00:25:06de continuer
00:25:06et ça,
00:25:08ça doit se faire en amont
00:25:09pour qu'il n'y ait pas
00:25:09de surprise.
00:25:10Avant de racheter
00:25:11une société,
00:25:12on passait beaucoup
00:25:12de temps
00:25:13à définir
00:25:14quel va être ton rôle,
00:25:16qu'est-ce que tu vas faire,
00:25:17comment on va travailler
00:25:17ensemble,
00:25:18comment on va intégrer
00:25:18ta société.
00:25:19Mais garder ces entrepreneurs,
00:25:23c'est fondamental.
00:25:24Et pour les garder,
00:25:26on leur demandait aussi
00:25:27de réinvestir une partie
00:25:28du prix d'achat
00:25:29dans la société.
00:25:30Et c'est exactement
00:25:31ce qu'on fait
00:25:31chez Inerrant également.
00:25:33Oui, on y reviendra.
00:25:34Inerrant,
00:25:35rendit à une vitesse importante.
00:25:38Je sais,
00:25:39peut-être que ceux
00:25:39qui nous écoutent
00:25:40nous regardent
00:25:41le savent aussi,
00:25:42vous avez été rugbyman
00:25:43de haut niveau.
00:25:44Est-ce que vous diriez
00:25:44que ce que vous avez appris
00:25:46dans le rugby,
00:25:47en réalité,
00:25:48dans ce que vous me racontez,
00:25:48c'est recréer les 15,
00:25:50c'est aller au tas ensemble.
00:25:53Est-ce que vous diriez
00:25:53que ça transpire
00:25:54même involontairement ?
00:25:55Il y avait de la stratégie
00:25:56d'entreprise,
00:25:57de croissance,
00:25:58mais en réalité,
00:25:58c'est une façon de vivre,
00:25:59une façon d'être également,
00:26:00non ?
00:26:00Oui, tout à fait.
00:26:02Et je trouve que ce parallèle
00:26:03entre le monde du sport
00:26:05et le monde de l'entreprise
00:26:06se fait de moins en moins
00:26:07et c'est un problème.
00:26:12Pour moi,
00:26:13il y a un parallèle énorme
00:26:16et sur plusieurs points.
00:26:18un,
00:26:19la passion.
00:26:21Quand on fait un sport,
00:26:23en plus à haut niveau,
00:26:24c'est parce qu'on est passionné.
00:26:25C'est ce qui nous fait lever le matin
00:26:27pour s'entraîner
00:26:27ou tard le soir pour s'entraîner.
00:26:31C'est ce qui va créer
00:26:32cet engagement,
00:26:32cette motivation.
00:26:34Au travail,
00:26:35il faut qu'on soit passionné
00:26:36par ce que l'on fait.
00:26:37Sinon,
00:26:38on ne va pas aller bien.
00:26:39Il ne va pas être performant.
00:26:40Deuxièmement,
00:26:41le travail.
00:26:42si on prend
00:26:48les sportifs
00:26:50qui ont dominé
00:26:51leur sport
00:26:51au niveau mondial,
00:26:53la quasi-totalité,
00:26:55c'est parce qu'ils travaillaient plus.
00:26:58Tout le monde rentre à la maison.
00:26:59un Johnny Wilkinson
00:27:02pour parler rugby.
00:27:04Fantastique ouvreur anglais.
00:27:05Il était avant tout le monde
00:27:06à l'entraînement.
00:27:07Il restait après tout le monde
00:27:07à l'entraînement.
00:27:09Donc,
00:27:10le travail,
00:27:11c'est incontournable.
00:27:14Il n'y a pas
00:27:14de succès,
00:27:15de réussite
00:27:15sans travail.
00:27:17La troisième chose,
00:27:19c'est la résilience.
00:27:20Dans le sport,
00:27:22on perd.
00:27:22On perd régulièrement.
00:27:25Roger Federer
00:27:27qui explique
00:27:28qu'il a gagné
00:27:29environ 80%
00:27:30des matchs
00:27:31qu'il a joués.
00:27:34Quel pourcentage
00:27:35de points
00:27:35a-t-il gagné ?
00:27:3754%.
00:27:39Il a perdu
00:27:41presque
00:27:42un point sur deux.
00:27:44On apprend
00:27:45à perdre,
00:27:47à se relever.
00:27:48On perd des matchs.
00:27:49Mais cette résilience,
00:27:51elle est fondamentale.
00:27:53passion et résilience,
00:27:56ça me fait penser
00:27:56à un livre
00:27:58que j'avais offert
00:28:00à mon comité exécutif
00:28:02chez Speedcast,
00:28:03un livre d'Angela Duckworth,
00:28:04une université américaine.
00:28:06Le titre
00:28:06résume
00:28:08très bien le livre.
00:28:10Elle a fait une étude
00:28:11pendant plusieurs années
00:28:11sur la réussite
00:28:12sportive,
00:28:14entrepreneuriale,
00:28:15politique,
00:28:16dans les études,
00:28:18le scolaire.
00:28:19Elle est arrivée
00:28:20à la conclusion
00:28:20qu'il y a
00:28:21une chose
00:28:22derrière la réussite.
00:28:25Ce n'est pas
00:28:25l'intelligence,
00:28:27ce n'est pas
00:28:28les capacités physiques,
00:28:30non.
00:28:31C'est le titre du livre,
00:28:33ce qu'elle appelle
00:28:33Grit,
00:28:35on va dire
00:28:36l'agnac,
00:28:38The Power
00:28:38of Passion
00:28:39and Perseverance.
00:28:41Passion
00:28:42et persévérance.
00:28:45Et ça,
00:28:45que ce soit
00:28:46le sport,
00:28:46l'entreprise,
00:28:47partout,
00:28:48on le retrouve.
00:28:49Le quatrième point,
00:28:50c'est l'équipe.
00:28:51Moi,
00:28:51je ne conçois pas
00:28:52le succès
00:28:55en dehors de l'équipe.
00:28:57Et la cinquième chose
00:28:58qui me paraît
00:28:59très pertinente
00:29:00entre le monde du sport
00:29:01et le monde de l'entreprise,
00:29:03c'est cet équilibre
00:29:05à trouver
00:29:05entre la performance
00:29:07et la bienveillance.
00:29:11Le sportif
00:29:12de haut niveau,
00:29:15s'il n'est pas
00:29:15dans un
00:29:16environnement
00:29:19de bienveillance,
00:29:19il n'a pas
00:29:20une grande confiance
00:29:21en lui
00:29:21grâce à tout
00:29:23ce que lui renvoie
00:29:24son entourage,
00:29:25son entraîneur,
00:29:25ses entraîneurs,
00:29:26il ne performe pas.
00:29:28La bienveillance
00:29:29et ce climat
00:29:30de confiance
00:29:31est indispensable
00:29:32à la performance.
00:29:33En revanche,
00:29:34tous les jours
00:29:35à l'entraînement,
00:29:36à chaque match,
00:29:38il a ce rappel
00:29:38performance.
00:29:40Qu'est-ce que j'ai bien fait ?
00:29:41Qu'est-ce que je n'ai pas bien fait ?
00:29:42J'ai gagné ?
00:29:43J'ai perdu ?
00:29:44Qu'est-ce que je dois améliorer ?
00:29:46En entreprise,
00:29:47je pense qu'on est allé
00:29:48beaucoup trop loin
00:29:49du côté de la bienveillance
00:29:51et que dans un certain nombre
00:29:53de cas,
00:29:54on a oublié
00:29:54qu'il y a le pendant,
00:29:58qu'il y a la performance
00:29:59et qu'on ne peut pas
00:30:00juste l'ignorer.
00:30:01Oui,
00:30:01mais ce n'est pas une fondation.
00:30:04Je ne sais pas
00:30:05si vous êtes en train
00:30:06de porter candidature
00:30:07à une masterclass
00:30:08à 1806,
00:30:09mais ça,
00:30:09pour nos étudiants
00:30:10en diplomatie d'affaires,
00:30:11je vais leur demander
00:30:12d'écouter,
00:30:13réécouter,
00:30:13réécouter,
00:30:14parce qu'effectivement,
00:30:15il y a aussi un sujet
00:30:16de conversation
00:30:17qu'on a eu
00:30:17dans le privé
00:30:18sur le service militaire,
00:30:19pas le service militaire.
00:30:19Si on a le temps,
00:30:20on reviendra dessus.
00:30:21Mais c'est autant
00:30:22de cadres
00:30:22qui sont importants
00:30:23que le sportif
00:30:24a la rigueur,
00:30:25l'horaire,
00:30:26le travail,
00:30:26tout ce que vous avez
00:30:27défini
00:30:27et qui manque
00:30:28peut-être
00:30:29dans les jeunes générations.
00:30:30Malgré tout ça,
00:30:32après cette aventure,
00:30:33on sent
00:30:34qu'il y avait
00:30:34un pack
00:30:35dans votre entreprise
00:30:37chez Speedcast.
00:30:38Les moments
00:30:38un peu plus difficiles
00:30:39arrivent
00:30:39et vous parliez
00:30:40d'une autrice
00:30:41américaine
00:30:42et les Américains
00:30:43disent aussi
00:30:44si tu n'as pas échoué,
00:30:46je ne comprends pas
00:30:46comment tu peux réussir.
00:30:48Et il y a eu
00:30:49le chapter 11.
00:30:50Alors le chapter 11,
00:30:50on peut peut-être
00:30:51le définir
00:30:51pour ceux qui nous écoutent.
00:30:52Je vous laisse le définir.
00:30:54Ce moment
00:30:54un peu plus difficile
00:30:56après 20 ans
00:30:56de croissance,
00:30:57d'acquisition,
00:30:58de super croissance
00:30:59et le rendez-vous
00:31:00avec la patte d'oie
00:31:02du chef d'entreprise
00:31:03qui arrive régulièrement,
00:31:04mais cette patte d'oie-là,
00:31:05elle est quand même
00:31:06assez importante.
00:31:07Oui.
00:31:07Alors avant
00:31:08de parler
00:31:09de chapter 11,
00:31:10il y a quand même
00:31:11un postulat
00:31:12dont il faut parler
00:31:14et je pense
00:31:16qu'il est vrai
00:31:16pour beaucoup
00:31:18d'entrepreneurs,
00:31:19beaucoup de sportifs,
00:31:22c'est que
00:31:22mes plus belles réussites
00:31:24sont venues
00:31:26après de gros échecs.
00:31:30Remise en cause,
00:31:32comment est-ce
00:31:32que je rebondis
00:31:33c'est dans la difficulté
00:31:36qu'on apprend le plus.
00:31:38Et
00:31:38on n'en a pas parlé
00:31:42mais
00:31:42un de mes cofondateurs
00:31:46chez Speedcast
00:31:49qui m'a appelé,
00:31:51je l'ai rencontré
00:31:52en faisant MBA
00:31:52aux Etats-Unis.
00:31:53Pourquoi est-ce que
00:31:53j'ai été faire un MBA
00:31:54aux Etats-Unis ?
00:31:55Parce que j'ai été candidat
00:31:56à l'UMN pour être
00:31:57président du ski club
00:31:59et que j'ai perdu
00:32:01les élections
00:32:01d'un chouïa
00:32:02mais j'étais dégoûté
00:32:05et j'ai dit
00:32:05je m'en vais,
00:32:07je vais étudier
00:32:07aux Etats-Unis.
00:32:08Et c'est là
00:32:08que j'ai rencontré Tom.
00:32:11Je n'aurais jamais
00:32:12fait Speedcast
00:32:12si je n'avais pas échoué
00:32:14au ski club.
00:32:16Bref,
00:32:16je ferme la parenthèse.
00:32:17Speedcast
00:32:19année 2019
00:32:20un peu compliquée.
00:32:22On a fait fin 2018
00:32:23une acquisition
00:32:23qui était
00:32:25un turnaround
00:32:27donc une société
00:32:27qui était en décroissance
00:32:29qu'il fallait
00:32:29remettre
00:32:31dans une situation
00:32:31de croissance.
00:32:34Et ce que je n'ai pas dit
00:32:35sur les 16 acquisitions
00:32:36c'est que
00:32:37on le fait
00:32:39à posteriori
00:32:40c'est plus facile
00:32:40mais oui,
00:32:41il y en a une ou deux
00:32:41certainement que je ne referai pas.
00:32:43Et celle-là
00:32:44en fait partie.
00:32:45Et pour la racheter
00:32:48on s'est endetté
00:32:48ce qui n'était pas un problème
00:32:51on avait un niveau
00:32:52de dette acceptable
00:32:52mais en 2019
00:32:54le business
00:32:58ne se porte pas
00:32:58comme prévu
00:32:59pour de multiples raisons
00:33:00et donc notre EBITDA
00:33:02notre résultat opérationnel
00:33:03décroît
00:33:04donc le ratio
00:33:06de dette
00:33:07augmente.
00:33:08Le ratio de la dette
00:33:10par rapport
00:33:10au résultat opérationnel.
00:33:11et on a une limite
00:33:16dans ce ratio
00:33:17qui est définie
00:33:19dans les contrats
00:33:20qu'on a
00:33:20avec les banques
00:33:21et les investisseurs
00:33:23institutionnels
00:33:24qui nous prêtent
00:33:24de l'argent
00:33:24et on s'approche
00:33:26de cette limite.
00:33:29Certains actionnaires
00:33:30commencent à ne plus être
00:33:31à l'aise
00:33:32bref début 2020
00:33:34il y a une certaine fatigue
00:33:36de mon côté
00:33:37une certaine lassitude
00:33:38un board qui a changé
00:33:39en partie
00:33:40la moitié qui me soutient
00:33:42l'autre moitié
00:33:42qui ne me soutient pas
00:33:43donc la journée
00:33:44on se va pour le business
00:33:45la nuit
00:33:47on enlève les couteaux
00:33:50que certains members
00:33:51nous mettent dans le dos
00:33:52nous plantent dans le dos
00:33:54donc début 2020
00:33:56avec le chairman
00:33:56on décide ensemble
00:33:58que
00:33:59c'est mieux que je parte
00:34:01donc je pars
00:34:02et
00:34:04c'est pas une décision facile
00:34:05non
00:34:05c'est pas une décision facile
00:34:06c'est mon bébé
00:34:08c'est 20 ans
00:34:09et
00:34:12deux board members
00:34:15deux membres du conseil
00:34:16d'administration
00:34:17qui voulaient mon job
00:34:18deviennent co-CEO
00:34:20et
00:34:21face à l'augmentation
00:34:23de la dette
00:34:23on avait décidé
00:34:24de vendre
00:34:25notre business
00:34:26US Government
00:34:27donc on avait
00:34:27une société
00:34:29qui faisait environ
00:34:30150 millions
00:34:30de chiffres d'affaires
00:34:31qui vendait des services
00:34:32de communication
00:34:32par satellite
00:34:33au gouvernement américain
00:34:34et principalement
00:34:35au US DOD
00:34:36donc département
00:34:37de la défense
00:34:38américain
00:34:39je vous en décide
00:34:40là dessus
00:34:41parce que c'est un point
00:34:41important
00:34:42je me souviens
00:34:43la première fois
00:34:44qu'on en avait discuté
00:34:44je sortais de l'école
00:34:46de guerre économique
00:34:47j'ai rencontré
00:34:48un chef d'entreprise
00:34:49français
00:34:49qui part en Asie
00:34:51qui travaille dans le satellite
00:34:52qui vend de la communication
00:34:53satellitaire
00:34:54au département
00:34:56de défense américain
00:34:57vous savez en France
00:34:58on parle jamais
00:34:58des trains qui arrivent à l'heure
00:34:59ce parcours là
00:35:00on n'en parle pas
00:35:01c'est aussi pour ça
00:35:01que vous êtes ici
00:35:02juste en quelques minutes
00:35:04cette aventure
00:35:05où vous finissez
00:35:06par développer
00:35:07votre entreprise
00:35:08aux Etats-Unis
00:35:09et vous avez
00:35:09les premières commandes
00:35:10qui arrivent
00:35:11du département
00:35:12de la défense
00:35:12donc de l'armée
00:35:13américaine
00:35:13qui vous commande
00:35:15à vous
00:35:15des communications
00:35:16satellitaires
00:35:17c'est passé
00:35:18par une acquisition
00:35:19pour mettre
00:35:21un premier pied
00:35:22une acquisition
00:35:23d'une société
00:35:24qui était déjà
00:35:26identifiée
00:35:26qui était déjà
00:35:27un fournisseur
00:35:28du département
00:35:28de défense
00:35:29à partir de là
00:35:31en tant qu'investisseur
00:35:32étranger
00:35:34nous on était
00:35:34la holding
00:35:36était une société
00:35:36australienne
00:35:37puisqu'on était
00:35:37en bourse
00:35:38côté en bourse
00:35:39en Australie
00:35:39il y a tout un tas
00:35:41de règles
00:35:42c'est très bien organisé
00:35:43les américains
00:35:46oui il y a une notion
00:35:47de souveraineté
00:35:48ils privilégient
00:35:48des investissements
00:35:49américains
00:35:52ils privilégient
00:35:53ils donnent
00:35:53toute une partie
00:35:54de leurs dépenses
00:35:54à des PME
00:35:55mais que la société
00:35:58soit étrangère
00:35:59finalement
00:36:00c'est un peu
00:36:01secondaire
00:36:02à partir du moment
00:36:03où elle suit
00:36:05un certain nombre
00:36:05de règles
00:36:06et les règles
00:36:06c'est que c'est plus
00:36:07une société étrangère
00:36:09qui doit manager
00:36:10ce business
00:36:11c'est un conseil
00:36:12d'administration
00:36:13mis en place
00:36:14un proxy board
00:36:15on appelle ça
00:36:15mis en place
00:36:16pour manager
00:36:16cette société
00:36:17avec des anciens
00:36:17militaires
00:36:18moi je n'avais pas
00:36:19accès à un certain
00:36:20nombre d'informations
00:36:23de noms de clients
00:36:24par exemple
00:36:25de noms de projets
00:36:25etc
00:36:26puisque c'était
00:36:26des projets
00:36:27secret
00:36:28top secret
00:36:29mais c'est tout à fait
00:36:31faisable
00:36:32parce que tout
00:36:32est défini
00:36:33il y a de nombreuses
00:36:35sociétés étrangères
00:36:36qui vendent
00:36:37au département
00:36:37de défense
00:36:38américain
00:36:39parce qu'ils ont
00:36:39des besoins
00:36:40gigantissimes
00:36:41donc les sociétés
00:36:42américaines seules
00:36:43ne peuvent pas
00:36:43y répondre
00:36:45on reviendra
00:36:46en Europe
00:36:47je vous laisse dérouler
00:36:49sur ces deux
00:36:49co-CIO
00:36:50oui donc
00:36:51voilà ils arrivent
00:36:52on avait décidé
00:36:53de vendre notre business
00:36:54US government
00:36:55pour régler ce problème
00:36:57de dette
00:36:57ils décident
00:36:58de ne pas le vendre
00:37:00le Covid arrive
00:37:03c'est vrai que vous avez
00:37:06fait une entreprise
00:37:07entre la bulle
00:37:08et le Covid
00:37:09le Covid arrive
00:37:1022-23%
00:37:13du chiffre d'affaires
00:37:14de la société
00:37:14est fait
00:37:15avec le secteur
00:37:16de la croisière
00:37:17nos deux plus gros clients
00:37:18Carnival Cruise
00:37:1970 millions
00:37:20de chiffres d'affaires
00:37:20par an
00:37:21Royal Caribbean
00:37:2240 millions
00:37:23de chiffres d'affaires
00:37:24par an
00:37:24tout s'arrête
00:37:27donc ça devient
00:37:28très compliqué
00:37:28la dette est importante
00:37:33la trésorerie devient tendue
00:37:34parce qu'on n'a plus
00:37:35chiffre d'affaires
00:37:35de la croisière
00:37:36il faut renégocier
00:37:37la dette
00:37:38avec
00:37:39tous les investisseurs
00:37:41institutionnels
00:37:42qui nous ont prêté
00:37:43de l'argent
00:37:43la dette
00:37:44elle est cotée en bourse
00:37:45sur un marché
00:37:46aux Etats-Unis
00:37:47qui s'appelle
00:37:47le marché du Termloanby
00:37:48voilà
00:37:49je vous fais l'histoire courte
00:37:50mais à ce moment là
00:37:51il y a des fonds vautours
00:37:52qui rachètent la dette
00:37:54et qui disent
00:37:55non
00:37:55on n'accepte pas
00:37:57que vous restructurez la dette
00:37:58la société gagnait de l'argent
00:38:00c'était pas le problème
00:38:00le problème c'était le niveau de dette
00:38:01on n'accepte pas
00:38:03que vous restructurez la dette
00:38:04le seul moyen
00:38:06de sauver la société
00:38:07c'est d'aller
00:38:08au chapter 11
00:38:09qui est
00:38:09une méthode
00:38:14de protection
00:38:16d'une société
00:38:17qui est dans une situation difficile
00:38:19afin de restructurer
00:38:21de négocier
00:38:22avec les prêteurs
00:38:22et au passage
00:38:25aussi
00:38:26très souvent
00:38:28de changer l'actionnariat
00:38:28puisque les prêteurs
00:38:29deviennent actionnaires
00:38:30ou alors il y a un nouvel actionnaire
00:38:31qui arrive
00:38:31et là vous êtes dépossédé
00:38:33et là on est dépossédé
00:38:34alors moi j'étais toujours
00:38:36actionnaire
00:38:36un actionnaire assez important
00:38:38de la société
00:38:39je ne suis pas à plaindre
00:38:44il s'est passé plein de choses
00:38:47financièrement
00:38:49j'ai eu l'occasion
00:38:54de vendre des actions
00:38:55à différents moments
00:38:56mais là
00:38:57j'ai perdu beaucoup d'argent
00:38:58et ce qui m'a rassuré
00:39:01énormément
00:39:02c'est que
00:39:02ça ne m'a jamais empêché
00:39:03de dormir
00:39:04ça ne m'a jamais empêché
00:39:05de dormir
00:39:06parce que c'est que de l'argent
00:39:07et
00:39:09l'aventure humaine
00:39:11construire quelque chose
00:39:12c'est ça qui compte
00:39:14et vous rentrez au bercail
00:39:15et nous essayons de rentrer en France
00:39:17avec la famille sous le bras
00:39:19avec
00:39:21c'était la fin d'une histoire
00:39:23à Hong Kong
00:39:23des raisons familiales aussi
00:39:25et puis
00:39:27je dois le dire
00:39:27sur les près de 2000 employés
00:39:29de la société
00:39:29on n'en avait que 20 en France
00:39:30on n'avait pas beaucoup
00:39:31de business en France
00:39:33l'envie de construire
00:39:36quelque chose en France
00:39:37de dire
00:39:37c'est fantastique
00:39:39ce qu'on a fait
00:39:39dans le monde entier
00:39:40et pas aux Etats-Unis
00:39:41mais envie de rendre à mon pays
00:39:43non
00:39:44les Etats-Unis
00:39:44j'avais fait le tour
00:39:45j'y étais
00:39:46presque tous les mois
00:39:47on travaillait avec
00:39:50le gouvernement américain
00:39:51les croisiéristes
00:39:52on faisait 200 millions
00:39:54dans le secteur de pétrolier
00:39:55la capitale mondiale
00:39:56de l'oil et gas
00:39:57c'est Houston
00:39:59j'ai passé énormément de temps
00:40:01aux Etats-Unis
00:40:02j'avais envie d'entrer en France
00:40:03quand c'était la France
00:40:03j'avais envie d'entrer en France
00:40:04mais pas envie de travailler
00:40:08au départ
00:40:09envie de
00:40:10de me régénérer
00:40:12et
00:40:13de commencer
00:40:14c'est à essayer de rendre
00:40:15ce que j'avais appris
00:40:15et rendre ce que j'avais appris
00:40:17ça a été
00:40:17investir dans des start-up
00:40:18m'impliquer dans une fantastique entreprise
00:40:22qui s'appelle LER
00:40:23les entrepreneurs réunis
00:40:24qui accompagne
00:40:25des start-up
00:40:27des entrepreneurs
00:40:27qui sont plutôt au début
00:40:29de leur
00:40:29de leur aventure entrepreneuriale
00:40:32on les accompagne
00:40:33en mettant des entrepreneurs expérimentés
00:40:35au bord
00:40:37dans les aidants
00:40:38à lever des fonds
00:40:39en investissant nous-mêmes
00:40:40dedans
00:40:41dans un certain nombre de cas
00:40:42et là je dois dire
00:40:43j'ai découvert
00:40:44l'écosystème
00:40:46entrepreneurial français
00:40:47j'avais quitté il y a plus de 20 ans
00:40:50et j'ai été sidéré
00:40:52et là je dis chapeau
00:40:54chapeau
00:40:55à la BPI
00:40:57et ce qu'ils ont créé
00:40:59parce que ça foisonne
00:41:00d'entrepreneurs
00:41:02d'investisseurs
00:41:04business angels
00:41:05de fonds d'investissement
00:41:06il y a un écosystème
00:41:09vraiment intéressant
00:41:10avant d'aller dans
00:41:10ce retour en France
00:41:12vous savez que les français
00:41:13passent leur temps
00:41:14à se plaindre
00:41:15ça va pas
00:41:15ça va pas
00:41:16et c'est vrai que les dernières statistiques
00:41:18démontrent qu'il y a environ
00:41:19180 000 français
00:41:20qui quittent
00:41:21le pays par an
00:41:22et 60 000
00:41:23qui reviennent
00:41:24comment vous l'expliquez
00:41:27maintenant vous êtes revenu
00:41:28vous diriez un français
00:41:29qui veut partir
00:41:29mais non
00:41:30reste
00:41:31vous lui dites
00:41:31bah si il part
00:41:32mais revient
00:41:32qu'est-ce que vous lui dites
00:41:33il y en a un surtout
00:41:34c'est trois fois
00:41:36plus de français
00:41:37qui quittent la France
00:41:38que ceux qui ne reviennent
00:41:39nous déjà
00:41:40on est très heureux
00:41:41d'être revenus
00:41:42il y a des choses
00:41:44qu'on avait en compte
00:41:45qu'on n'a pas ici
00:41:45Hong Kong c'est
00:41:47une deuxième maison
00:41:49second home
00:41:50nos trois enfants sont nés là-bas
00:41:52quand ils vont à Hong Kong
00:41:54ils disent
00:41:54on rentre à Hong Kong
00:41:56c'est leur enfance
00:41:57mais on a
00:42:00beaucoup de choses en France
00:42:01qu'on n'avait pas à Hong Kong
00:42:02et
00:42:03évidemment
00:42:06évidemment
00:42:08qu'il y a
00:42:10une certaine frustration
00:42:12à voir la façon
00:42:13dont certaines choses
00:42:14fonctionnent
00:42:15en France
00:42:15mais la
00:42:19la chose
00:42:21enfin
00:42:21les deux choses
00:42:22pour moi
00:42:22les plus importantes
00:42:24c'est
00:42:25un
00:42:26quand on parle
00:42:26de gens qui partent
00:42:28d'autres qui reviennent
00:42:28un
00:42:30c'est
00:42:31le rêve
00:42:32quel rêve
00:42:34est-ce qu'on donne
00:42:35à un jeune français
00:42:36en France
00:42:37de plus en plus
00:42:38veulent aller
00:42:40dans des start-up
00:42:41construire quelque chose
00:42:42créer quelque chose
00:42:43ce rêve entrepreneurial
00:42:44c'est fantastique
00:42:46j'entendais
00:42:48des
00:42:48des chiffres
00:42:4910 à 20%
00:42:50des étudiants
00:42:51de grandes écoles
00:42:52veulent aller dans
00:42:52des start-up
00:42:53et à mon époque
00:42:54c'était zéro
00:42:55donc ça c'est super
00:42:58mais je pense
00:42:58qu'il y a un certain
00:43:00de jeunes français
00:43:01qui voient
00:43:02un certain
00:43:04de freins
00:43:05d'obstacles
00:43:06qui voient
00:43:08comment
00:43:08la valeur travail
00:43:09est considérée
00:43:10ici par certains
00:43:12et qui se disent
00:43:12non mais
00:43:13le rêve
00:43:14il est
00:43:15il est en Angleterre
00:43:16il est aux Etats-Unis
00:43:17il est en Asie
00:43:18il est en Afrique
00:43:19mais il n'est pas en France
00:43:21je pense qu'il faut
00:43:23créer ce rêve
00:43:24et il faut le créer
00:43:26à différents niveaux
00:43:29y compris
00:43:29au niveau de l'état
00:43:31un état
00:43:32stratège
00:43:33un état qui a une vision
00:43:35et qui a une vision
00:43:36par exemple
00:43:36dans le numérique
00:43:36et la deuxième chose
00:43:39désolé d'en parler
00:43:40mais c'est la fiscalité
00:43:42c'est aberrant
00:43:44vous pensez que c'est un des facteurs
00:43:46qui poussent
00:43:46certains français
00:43:47à quitter la France
00:43:49en disant
00:43:49je ne peux plus me battre
00:43:50je dépose les armes
00:43:51je m'en vais
00:43:52mais bien sûr
00:43:53mais bien sûr
00:43:54pas parce qu'ils ne veulent pas
00:43:56payer d'impôts
00:43:58moi je suis rentré
00:43:59de Hong Kong
00:44:00c'est un paradis fiscal
00:44:01je suis rentré en France
00:44:04normalement il y a un système
00:44:05d'impatriation
00:44:06qui vous permet
00:44:06d'avoir des réductions
00:44:08d'impôts
00:44:08de papier d'impôt
00:44:09sur certains aspects
00:44:09je n'ai pas eu le droit
00:44:10parce que j'étais entrepreneur
00:44:11je ne rentrais pas
00:44:12pour rejoindre une société
00:44:14en tant que salarié
00:44:14donc là
00:44:15une nation d'entrepreneurs
00:44:17mais un entrepreneur
00:44:18qui arrête son activité
00:44:19à l'étranger
00:44:19qui veut rentrer en France
00:44:20pour construire quelque chose
00:44:21en France
00:44:21il n'a pas ce statut
00:44:22d'impatrié
00:44:23et je n'ai aucun problème
00:44:27à payer des impôts
00:44:28en France
00:44:28mais à un niveau raisonnable
00:44:30et aujourd'hui
00:44:31il y a beaucoup de domaines
00:44:33dans lesquels ce niveau
00:44:34n'est pas raisonnable
00:44:34ce qui me
00:44:35m'agace fortement
00:44:38c'est cette attitude
00:44:40permanente
00:44:41où on ignore
00:44:43ce qui se passe autour de nous
00:44:44parce qu'on est plus intelligent
00:44:45mais je ne parle pas
00:44:48de ce qui se passe aux Etats-Unis
00:44:49je parle de ce qui se passe
00:44:50en Italie
00:44:51en Grande-Bretagne
00:44:53en Allemagne
00:44:54en Espagne
00:44:55ça ce sont des benchmarks
00:44:57c'est là que nos talents
00:44:59vont aussi
00:45:00on ne demande pas
00:45:02d'être mieux fiscalement
00:45:04que ces pays-là
00:45:05mais au moins
00:45:05de ne pas être pire
00:45:06et aujourd'hui
00:45:07dans bien des domaines
00:45:07on est pire
00:45:08mais ils sont 27
00:45:09à décider
00:45:10ils ont chacun une voix
00:45:11donc ça va être un peu complexe
00:45:13la fiscalité en l'occurrence
00:45:14il n'y a pas de fiscalité européenne
00:45:15chaque pays décide
00:45:17ça reste un sujet
00:45:18d'où le mercato
00:45:19en Europe
00:45:19entre les talents
00:45:20mais on a de la chance
00:45:23vous n'avez pas tout donné aux impôts
00:45:24vous avez investi dans des startups
00:45:25oui
00:45:26alors comment choisissez-vous
00:45:27les startups
00:45:27quand vous arrivez en France
00:45:28on a compris
00:45:30vous avez profité
00:45:31vous aviez envie de beau
00:45:32de bon
00:45:32de bien
00:45:33vous en avez profité
00:45:34très vite
00:45:34vous avez investi dans les startups
00:45:35lesquelles
00:45:36pourquoi
00:45:36comment
00:45:37est-ce que vous avez un exemple
00:45:38de startup
00:45:38à nous partager
00:45:40parce qu'il y a beaucoup
00:45:40de startupeurs
00:45:41qui nous regardent
00:45:41on va revenir
00:45:42à ce dont on a parlé
00:45:43c'est avant tout
00:45:45une aventure humaine
00:45:47donc une rencontre
00:45:48c'est une rencontre avec un entrepreneur
00:45:49ça commence par là
00:45:50et puis ensuite
00:45:52moi j'aime
00:45:55la technologie
00:45:57au service de Belle Cause
00:45:59donc Cumulus
00:46:01c'est une fantastique startup
00:46:02qui utilise la vidéo
00:46:03pour la formation
00:46:04OLEDcom
00:46:07c'est là où nous nous sommes rencontrés
00:46:09c'est là où nous nous sommes rencontrés
00:46:10OLEDcom
00:46:11fantastique startup
00:46:14avec une technologie assez incroyable
00:46:16où on transporte de la donnée
00:46:18via la lumière invisible
00:46:20donc pas d'onde
00:46:21radiofréquence
00:46:24et à quoi ça sert
00:46:25la technologie d'OLEDcom
00:46:27le LIFI
00:46:27ça sert à sauver des vies
00:46:28ça sert à faire en sorte
00:46:30que
00:46:31les tentes de commandement
00:46:32sur le terrain
00:46:34des armées françaises
00:46:36et j'espère bientôt
00:46:36de nombreuses armées de l'OTAN
00:46:38n'émettent pas d'onde radio
00:46:40parce qu'on ne communique pas
00:46:41avec du wifi dans les tentes
00:46:44on va aller mettre
00:46:46du LIFI
00:46:48donc on ne peut pas être détecté
00:46:50et ça sauve des vies
00:46:51parce que si on n'est pas détecté
00:46:52il n'y a pas un missile
00:46:53qui atterrit sur la tente de commandement
00:46:55donc voilà quelques exemples
00:46:57et puis j'en
00:46:58j'en mentionnerai un dernier
00:47:00parce qu'il y a les start-up
00:47:02mais il y a aussi
00:47:02les fonds d'investissement
00:47:03et j'ai notamment investi
00:47:05dans un fonds d'investissement
00:47:05qui s'appelle
00:47:06Team Pact Venture
00:47:08qui a été créé
00:47:09par un ancien
00:47:10joueur de rugby
00:47:11de très haut niveau
00:47:13Benjamin Kieser
00:47:14près de 40 sélections
00:47:16en équipe de France
00:47:16plusieurs fois
00:47:17champion de France
00:47:18avec Clermont
00:47:21avec le stade français
00:47:22fantastique joueur
00:47:25et surtout fantastique personne
00:47:26et il a créé ce fonds d'investissement
00:47:28avec plusieurs autres personnes
00:47:32donc des professionnels
00:47:33de l'investissement
00:47:33autour de deux thèmes
00:47:36un, investir dans des sociétés impact
00:47:38et ils ont défini cinq thèmes
00:47:40et deux
00:47:41et on en revient
00:47:42au sujet du sport
00:47:44comment est-ce que lui
00:47:46avec certains de ses associés
00:47:48qui le rejoignent
00:47:49notamment Nicolas Karavatic
00:47:51comment est-ce qu'ils peuvent
00:47:54apporter
00:47:56aux entrepreneurs
00:47:57des sociétés
00:47:57des start-up
00:47:58dans lesquelles ils investissent
00:47:59les leçons
00:48:00qu'ils ont tirées
00:48:01de la recherche
00:48:02de la performance
00:48:03dans le sport d'haut niveau
00:48:03on revient
00:48:05à ce parallèle
00:48:06sport-entreprise
00:48:07on sent bien le filigrane
00:48:09dans votre vie
00:48:10et vous devenez
00:48:11président du 4ème opérateur français
00:48:13au Pinéran
00:48:13sur le marché entreprise
00:48:15oui 4ème opérateur
00:48:16l'envie de replonger
00:48:19dans une aventure humaine
00:48:20de reconstruire quelque chose
00:48:21là je me suis dit
00:48:23PJ
00:48:24t'as plus de 50 ans
00:48:25les start-up
00:48:26c'est plus pour toi
00:48:27t'es beaucoup trop vieux
00:48:29pour repartir de zéro
00:48:30et j'ai fait la rencontre
00:48:32de Kinsight
00:48:33qui est le fonds d'investissement
00:48:34qui est l'accélère majoritaire
00:48:35d'Inéran
00:48:35fonds français
00:48:36fonds français bien évidemment
00:48:38Inéran
00:48:38société souveraine
00:48:401300 collaborateurs
00:48:41tous en France
00:48:43plus de 50 000 clients
00:48:44en France
00:48:45clients entreprises
00:48:47et donc
00:48:48fantastique
00:48:51aventure entrepreneuriale
00:48:53des frères Comon
00:48:54Gilles et Pascal Comon
00:48:55qui ont créé la société
00:48:56à Nancy en 1981
00:48:571981
00:48:58ils faisaient à l'époque
00:49:00des choses très différentes
00:49:02de ce que l'on fait aujourd'hui
00:49:03et voilà
00:49:04reprendre le flambeau
00:49:05et continuer cette aventure
00:49:07entrepreneuriale
00:49:07avec un potentiel
00:49:09fantastique
00:49:10puisque nous accompagnons
00:49:12les entreprises françaises
00:49:15TPE, PME, ETI
00:49:17dans tous nos territoires
00:49:18sur leurs besoins
00:49:21télécom, IT, cybersécurité
00:49:25des besoins incontournables
00:49:26de connectivité
00:49:27d'hébergement
00:49:28de données
00:49:30de cybersécurité
00:49:32et on le fait
00:49:34en proximité
00:49:36avec plus de 40 agences
00:49:38sur tout le territoire
00:49:40et avec une société
00:49:42à taille humaine
00:49:43donc agile
00:49:44qui est justement capable
00:49:46de travailler en agilité
00:49:50avec ces sociétés
00:49:51petites et moyennes
00:49:52qui elles-mêmes sont agiles
00:49:53et recherchent des partenaires
00:49:54qui partagent
00:49:56cette vitesse d'exécution
00:49:58Vous êtes un acteur du numérique
00:50:00inhérent et au cœur
00:50:01du numérique
00:50:02la transformation des territoires
00:50:04vous agissez
00:50:05sur différentes offres
00:50:08le cloud
00:50:09les data centers
00:50:12l'hébergement
00:50:13la cybersécurité
00:50:15et donc vous êtes
00:50:17nécessairement client
00:50:18plus qu'opérateur
00:50:19la différence d'autres invités
00:50:20qui sont ou éditeurs
00:50:21ou consommateurs
00:50:22vous êtes au milieu
00:50:22et vous distribuez
00:50:24des solutions
00:50:25principalement américaines
00:50:27mais vous avez
00:50:27un cheval de bataille
00:50:28de la souveraineté numérique
00:50:29comment vous faites ?
00:50:32Aujourd'hui
00:50:33on s'adapte
00:50:34à ce que nos clients
00:50:37veulent
00:50:38ils ne nous ont pas attendus
00:50:41on est obligé
00:50:45d'être un gros partenaire
00:50:47Microsoft
00:50:47Microsoft aujourd'hui
00:50:49est incontournable
00:50:50ils sont en avance
00:50:53sur tout le monde
00:50:54dans un certain nombre
00:50:55de domaines
00:50:56et nos clients
00:50:59nous demandent
00:50:59du Microsoft
00:51:00ça ne nous empêche pas
00:51:01de travailler
00:51:03sur des alternatives
00:51:04souveraines
00:51:04donc aujourd'hui
00:51:06nous nous sommes
00:51:07dans un métier de service
00:51:08c'est intégrer
00:51:10et opérer
00:51:12des solutions
00:51:13qui répondent
00:51:14aux problématiques
00:51:15de nos clients
00:51:16l'approche
00:51:20c'est une approche
00:51:22best of breed
00:51:23c'est choisir
00:51:24les meilleures technologies
00:51:25pour répondre
00:51:25à un besoin spécifique
00:51:26dans un nombre de domaines
00:51:29les meilleures technologies
00:51:30aujourd'hui
00:51:31elles ne sont pas
00:51:31françaises
00:51:32elles ne sont pas
00:51:33européennes
00:51:33ce retard
00:51:36dans certains domaines
00:51:39on commence
00:51:39à le
00:51:39à le rattraper
00:51:41et puis
00:51:43j'espère que
00:51:44Donald
00:51:45et Elon
00:51:46vont
00:51:47accélérer
00:51:48le fait que
00:51:51la souveraineté
00:51:53devient
00:51:54un domaine prioritaire
00:51:56en France
00:51:57et en Europe
00:51:57et que l'on va
00:51:59donc mettre
00:52:00plus de moyens
00:52:01pour
00:52:01aider
00:52:03nos start-up
00:52:05nos PME
00:52:06nos ETI
00:52:07dans le domaine
00:52:07de la tech
00:52:09à rattraper ce retard
00:52:11et quand je dis
00:52:12aider
00:52:12c'est pas
00:52:17des subventions
00:52:20des réductions
00:52:23de charges
00:52:23dans la tech
00:52:25c'est pas ça
00:52:26c'est de la commande publique
00:52:27effectivement
00:52:29Claude Ravelle
00:52:30l'avait dit
00:52:31dans un autre entretien
00:52:32que j'ai vu
00:52:32elle parlait de gestion
00:52:33des dépendances
00:52:33la souveraineté
00:52:34c'est la gestion
00:52:34des dépendances
00:52:35et vous êtes chef
00:52:35d'entreprise
00:52:36c'est le pragmatisme
00:52:37qui commande
00:52:38le dogmatisme
00:52:39n'a pas trop sa place
00:52:40et l'échelon
00:52:41pour vous
00:52:41le plus approprié
00:52:42pour la souveraineté
00:52:43c'est national
00:52:44c'est européen
00:52:45si c'est européen
00:52:46est-ce que c'est toute l'Europe
00:52:47comment est-ce qu'on
00:52:48pourrait aller vite
00:52:49là je parle
00:52:50d'entrepreneur
00:52:51c'est la vitesse
00:52:51comment est-ce qu'on pourrait aller vite
00:52:53pour percuter fort
00:52:54dans le PAC
00:52:55et reprendre
00:52:56ce pouvoir
00:52:57pour moi
00:52:59c'est l'échelon européen
00:53:01parce qu'on n'a pas
00:53:01les moyens
00:53:02au niveau français
00:53:03d'aller vite et fort
00:53:04dans beaucoup de domaines
00:53:05on peut
00:53:06à un niveau national
00:53:07choisir quelques batailles
00:53:08et y aller
00:53:10assez fort
00:53:11mais
00:53:12la notion de souveraineté
00:53:14elle doit se vivre
00:53:14au niveau européen
00:53:15et
00:53:16on ne peut pas
00:53:17on
00:53:19on veut créer
00:53:20des gros acteurs
00:53:23pour créer un gros acteur
00:53:24il faut qu'ils puissent vendre
00:53:26dans toute l'Europe
00:53:28et
00:53:29même dans le monde entier
00:53:30on ne peut pas dire
00:53:32nous
00:53:32les entreprises françaises
00:53:33il faut acheter
00:53:34qu'à des sociétés françaises
00:53:36et ensuite
00:53:36s'attendre à ce que
00:53:37les entreprises dans le monde entier
00:53:38acceptent
00:53:41les gouvernants dans le monde entier
00:53:42acceptent
00:53:42d'acheter
00:53:43les solutions
00:53:44de sociétés françaises
00:53:45moi je crois
00:53:47dans la concurrence
00:53:48dans un marché
00:53:49ouvert
00:53:50c'est ce qui nous rend
00:53:51meilleurs
00:53:51c'est ce qui nous challenge
00:53:52et la souveraineté
00:53:55pour moi
00:53:55elle est
00:53:56elle est au niveau
00:53:57européen
00:53:58parce qu'il faut
00:53:59une puissance de feu
00:54:00qu'on n'a pas
00:54:01au niveau français
00:54:02et même au niveau européen
00:54:04on n'est pas
00:54:04on a une puissance de feu
00:54:07aujourd'hui
00:54:07qui est inférieure
00:54:08à celle des Etats-Unis
00:54:09ou de la Chine
00:54:09alors qu'on a le premier
00:54:10PIB mondial
00:54:11c'est parti des paradoxes
00:54:12de l'Europe
00:54:13mais c'est en construction
00:54:14en 18-06
00:54:16on est toujours positif
00:54:17et on salue
00:54:18l'entrepreneur
00:54:19qui prend acte
00:54:20de tout cela
00:54:21et qui investit
00:54:22dans une stratégie
00:54:23d'entreprise
00:54:24autour de la souveraineté
00:54:25numérique
00:54:25mais pas que
00:54:25vous êtes aussi
00:54:26très actif
00:54:28dans la responsabilité
00:54:29sociale des entreprises
00:54:30encore un autre sujet
00:54:32vous avez des data centers
00:54:33d'un côté
00:54:33donc à tort ou à raison
00:54:36tout le monde comprend
00:54:37bien ou pas bien
00:54:38mais on se dit
00:54:39data center
00:54:39pas bien
00:54:40pour l'environnement
00:54:41et vous êtes très actif
00:54:44sur la RSE
00:54:45en quelques mots
00:54:46comment vous gérez aussi
00:54:48ce qui peut sembler
00:54:48paradoxal depuis l'extérieur
00:54:49oui on est
00:54:51on est très actif
00:54:52on est
00:54:52on est
00:54:53chef de file
00:54:57sur ces sujets là
00:54:58d'abord
00:55:00les data centers
00:55:01l'énergie
00:55:03autour des data centers
00:55:04de nos bureaux
00:55:05les
00:55:05l'air conditionné
00:55:06etc
00:55:07c'est
00:55:0814%
00:55:09de notre bilan carbone
00:55:13le plus gros
00:55:16élément
00:55:17de notre bilan carbone
00:55:18de loin
00:55:19ce sont les équipements
00:55:22numériques
00:55:22les équipements
00:55:23chez nos clients
00:55:24c'est pour ça que chaque année
00:55:25nous nous battons
00:55:26pour récupérer
00:55:27les équipements
00:55:27chez nos clients
00:55:28qui ne sont plus utilisés
00:55:30les
00:55:32les réparer
00:55:34les réutiliser
00:55:35donc les reconditionner
00:55:36pour les réutiliser
00:55:37certains on les vend
00:55:38parce qu'on n'a pas suffisamment
00:55:39de besoins
00:55:40et puis ceux qu'on ne peut pas
00:55:42réparer
00:55:42on les recycle
00:55:43on les fait détruire
00:55:46de façon
00:55:47la plus vertueuse possible
00:55:49donc ça c'est la première chose
00:55:51donc c'est environ
00:55:5215 000 équipements par an
00:55:53que nous récupérons
00:55:54donc le combat pour nous
00:55:57il est là dessus
00:55:58le déplacement
00:55:59des collaborateurs
00:56:00pour venir au bureau
00:56:01la flotte de véhicules
00:56:02le fret
00:56:03c'est autant
00:56:05que nos data centers
00:56:07en émission de carbone
00:56:08donc on a bien sûr
00:56:10décidé d'électrifier
00:56:11toute notre flotte
00:56:11on est presque à 100%
00:56:13et puis ensuite
00:56:15on veut aller au-delà
00:56:16des chiffres
00:56:18nous avons créé
00:56:19l'année dernière
00:56:20un fonds de dotation
00:56:21qui est financé
00:56:22pour l'instant entièrement
00:56:23par Inherent
00:56:24mais évidemment
00:56:24nous allons aller
00:56:25voir nos partenaires bancaires
00:56:27nos partenaires technologiques
00:56:29les Microsoft
00:56:29Cisco
00:56:30et autres
00:56:30pour leur dire
00:56:32nous avons besoin
00:56:33de votre aide
00:56:33ce fonds de dotation
00:56:34dans lequel
00:56:36Mike Horn
00:56:38est présent
00:56:39puisqu'il est au conseil
00:56:39d'administration
00:56:40et pourquoi Mike
00:56:41parce qu'il va
00:56:43où l'homme
00:56:44ne va jamais
00:56:45et il voit
00:56:46les dégâts
00:56:48du réchauffement climatique
00:56:49et puis il a la capacité
00:56:51de nous amener
00:56:51aussi des projets intéressants
00:56:52donc ce fonds de dotation
00:56:53il finance
00:56:55des projets
00:56:56des associations
00:56:56autour
00:56:58de la décarbonation
00:57:01du numérique
00:57:01de l'utilisation
00:57:02du numérique
00:57:03pour la transition
00:57:04écologique
00:57:05et de l'inclusion
00:57:06par le numérique
00:57:07exemple
00:57:09partenariat
00:57:11avec la fondation
00:57:12pour l'enfance
00:57:13qui chaque année
00:57:15produit un baromètre
00:57:17très intéressant
00:57:17sur l'impact
00:57:19des écrans
00:57:19sur les plus jeunes
00:57:20sur les moins de 3 ans
00:57:21association
00:57:24à Nancy
00:57:25qui avec des casques
00:57:27des casques
00:57:27de réalité virtuelle
00:57:28permet à des publics
00:57:30empêchés
00:57:30de voir
00:57:31des expositions
00:57:33dans des musées
00:57:33publics empêchés
00:57:35maisons de retraite
00:57:38prison
00:57:38nous
00:57:41nous travaillons
00:57:42sur une bande dessinée
00:57:43sur le numérique
00:57:44où nous souhaitons
00:57:48traiter
00:57:48tous les thèmes
00:57:49du numérique
00:57:50y compris
00:57:50l'aspect minier
00:57:52comment la terre
00:57:53est pillée
00:57:54de ressources
00:57:55pour nourrir
00:57:57la folie numérique
00:57:59la croissance
00:57:59du numérique
00:58:00donc on aborde
00:58:02tous les sujets
00:58:03de façon
00:58:04très transparente
00:58:05avec
00:58:05un objectif
00:58:07d'éducation
00:58:08de formation
00:58:10on arrive
00:58:11au terme
00:58:11de cette émission
00:58:12je vais terminer
00:58:14c'est pas coutume
00:58:15d'habitude
00:58:15on termine toujours
00:58:15sur une note positive
00:58:16là je suis pas certain
00:58:17qu'on va terminer
00:58:18sur une note positive
00:58:19je suis président
00:58:22de la république
00:58:23je suis en face de vous
00:58:24je vous dis
00:58:24Pierre-Jean Bélier
00:58:25vous avez un parcours
00:58:26incroyable
00:58:27j'entends dire
00:58:28ici et là
00:58:28je sors du Medef
00:58:29de la CP
00:58:30j'entends que les français
00:58:32quittent la France
00:58:33j'en peux plus
00:58:34j'y comprends rien
00:58:34vous pouvez me donner
00:58:352-3 idées
00:58:36sur la fiscalité
00:58:37qui feraient que vous
00:58:39demain matin
00:58:39vous les verriez
00:58:40encore plus confiant
00:58:41de passer 2 TI
00:58:42à l'échelle européenne
00:58:44au minimum
00:58:44alors le
00:58:47sur la fiscalité
00:58:50on en a parlé
00:58:50un peu
00:58:50un peu tout à l'heure
00:58:51pour moi
00:58:54le plus gros problème
00:58:55en France
00:58:56aujourd'hui
00:58:57il est
00:58:58sur
00:59:00la transmission
00:59:01des entreprises
00:59:02en 1980
00:59:04la France
00:59:05l'Italie
00:59:06et l'Allemagne
00:59:07avaient le même
00:59:07nombre
00:59:08d'ETI
00:59:08donc entreprises
00:59:10en taille intermédiaire
00:59:11les grosses PME
00:59:12entre le CAC 40
00:59:13et les PME
00:59:13c'est grosso modo
00:59:14entre 25 millions
00:59:16de chiffres d'affaires
00:59:16et 1,5 milliard
00:59:17c'est large
00:59:20oui mais ça
00:59:21c'est la définition
00:59:22d'une
00:59:23aujourd'hui
00:59:27l'Allemagne
00:59:28a 3 fois plus
00:59:30d'ETI que nous
00:59:30et l'Italie
00:59:312 fois plus
00:59:32je pense
00:59:34je pense qu'un
00:59:34un élément
00:59:35déterminant
00:59:39dans
00:59:40l'analyse
00:59:42de ce constat
00:59:43c'est la fiscalité
00:59:45de la transmission
00:59:45c'est
00:59:48très cher
00:59:50de transmettre
00:59:51une belle PME
00:59:53une petite ETI
00:59:54à ses enfants
00:59:56et donc ça casse
00:59:57une dynamique
00:59:57et donc ça casse
00:59:58et donc on vend
00:59:59et on vend
01:00:00et on vend
01:00:00à des grands groupes
01:00:02on vend à l'étranger
01:00:02donc la transmission
01:00:05la transmission
01:00:06et nous avons créé
01:00:08une association
01:00:10récemment
01:00:11suite à la loi de finances
01:00:122025
01:00:13une association
01:00:14qui s'appelle
01:00:16Allez-y
01:00:16l'Alliance
01:00:17des entrepreneurs
01:00:21et investisseurs salariés
01:00:22parce que la loi de finances
01:00:252025
01:00:26rajoute encore
01:00:29une dimension
01:00:30sur
01:00:31je ne vais pas
01:00:32entendre les détails
01:00:32mais sur la fiscalité
01:00:33des plus-values
01:00:34de sociétés
01:00:36qui sont sous
01:00:37LBO
01:00:38c'est-à-dire
01:00:38qui appartiennent
01:00:38à des fonds d'investissement
01:00:40qui met en danger
01:00:42la capacité
01:00:43d'un
01:00:46cas
01:00:47un manager
01:00:47à rester propriétaire
01:00:49de sa société
01:00:49à réinvestir
01:00:50à chaque fois
01:00:50donc c'est quand même
01:00:53aberrant
01:00:55qu'on ne cesse
01:00:56d'entendre
01:00:57de la part
01:00:58de nos dirigeants politiques
01:01:00il nous faut plus de TI
01:01:01il faut aider nos PME
01:01:03à passer le cap d'après
01:01:04et ils ne cessent
01:01:06de mettre en place
01:01:07des lois
01:01:08qui vont
01:01:09à l'inverse
01:01:10de cela
01:01:12je sais qu'il y a
01:01:13des députés
01:01:14des sénateurs
01:01:14qui vont nous écouter
01:01:16qui certainement
01:01:17vont repasser
01:01:18ce passage-là
01:01:19s'ils veulent
01:01:20ils peuvent passer
01:01:20par 1806
01:01:21on leur donnera
01:01:22vos coordonnées
01:01:23parce que je pense
01:01:24qu'ils ont beaucoup
01:01:24à apprendre
01:01:24ça on le sait
01:01:25depuis longtemps
01:01:25on a vécu en Asie
01:01:27aux Etats-Unis
01:01:28le politique
01:01:29et l'entrepreneur
01:01:29cohabitent
01:01:30en Chine aussi
01:01:30en France
01:01:31j'ai aussi ce regard-là
01:01:33que je le partage avec vous
01:01:34c'est pas toujours évident
01:01:35et c'est peut-être
01:01:36quelque chose
01:01:37que vous mènerez
01:01:38dans le futur
01:01:38et en tout cas
01:01:39on aura le plaisir
01:01:40certainement
01:01:40d'échanger là-dessus
01:01:41merci pour tout
01:01:44tout ce partage
01:01:44de connaissances
01:01:45de visions
01:01:45que vous avez eues
01:01:47je vous dis à très bientôt
01:01:48et à tous nos téléspectateurs
01:01:49et auditeurs
01:01:50à bientôt
01:01:51prochain épisode
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