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  • il y a 1 an
Le corps d’un jeune homme de 19 ans a été retrouvé ligoté, torturé et immolé près de Nîmes, dans le Gard. Une exécution qui a été filmée sans douté un règlement de compte entre narcotrafiquants. On en parle avec : Pierre Barbin, envoyé spécial BFMTV à Saint-Bénézet (Gard). Jérôme Baron, maire de Saint-Bénézet (Gard). Mélanie Bertrand, grand reporter police-justice BFMTV. Mathieu Zagrodzki, chercheur associé au CESDIP, spécialiste du maintien de l'ordre. Alexandre Touzet, maire LR de Saint-Yon (Essonne). Et Etienne Blanc, sénateur LR, rapporteur de la commission d'enquete sur l'impact d u narcotrarfic.

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Transcription
00:00C'est maintenant l'horreur, c'est vraiment le mot, l'horreur dans le Gard, ce corps de ce jeune homme de 19 ans qui a été retrouvé ligoté, torturé et immolé près de Nîmes.
00:10Une exécution qui a été filmée, sans doute un règlement de compte entre narcotrafiquants. Pierre Barbin, sur place, nous raconte les faits.
00:19La découverte a été faite par des promeneurs dans une garrigue de la Commude. On sait très bien comment cet homme de 19 ans est mort
00:26parce qu'il y a une vidéo qui a pu filmer son exécution, une exécution très violente.
00:32Dans cette vidéo, on voit d'abord cette victime assise par terre, ligotée de la tête au pied, un scotch sur la bouche.
00:40Elle reçoit d'abord une balle dans la tête, s'effondre immédiatement.
00:44Quelques instants plus tard, l'homme de 19 ans est de nouveau touché, mais cette fois au ventre à deux reprises.
00:49Il est ensuite aspergé d'un liquide, puis brûlé, raison pour laquelle ses promeneurs ont retrouvé ce corps totalement calciné.
00:59Ça s'est passé, je le disais, dans cette commune d'à peine 300 habitants, où bien évidemment tout le monde se dit aujourd'hui choqué.
01:06Personne ne pouvait penser qu'une telle chose pouvait se passer ici.
01:10Écoutez ces quelques réactions au micro de William Gay.
01:12La femme et plus rien m'étonnent. Je pense que le monde va de travers, et qu'on fait n'importe quoi, n'importe comment, qu'on n'a plus de règles, qu'on tue facilement, que la vie n'a plus beaucoup d'importance, et que ce sont les voyous qui gagnent.
01:26Le petit village tranquille n'est plus tranquille, quoi, et on se demande qu'est-ce qui va se passer encore, quoi.
01:31C'est vraiment très très violent, même. J'aurais pu le trouver, quoi, parce que moi je marche beaucoup, et les gens qui l'ont trouvé, je pense qu'ils sont vraiment traumatisés, quoi.
01:41La victime n'était vraisemblablement pas originaire d'ici. On sait que cet homme de 19 ans était guetteur dans le quartier Pisevin de Nîmes.
01:48C'est d'ailleurs sur fond de trafic de drogue que cette affaire serait liée à un règlement de compte ou encore une guerre de territoire entre certains gangs, toujours donc sur fond de trafic de drogue.
02:01Une enquête a bien évidemment été ouverte par la procureure de la République de Nîmes.
02:04Nous sommes au téléphone avec le maire de Saint-Bénézé, où on a retrouvé ce corps martyrisé. C'est Jérôme Baron qui est avec nous.
02:12Bonsoir, M. Baron. Vous entendiez les habitants de cette commune, de votre petite commune, qui ne comprennent pas comment est-ce possible chez nous ?
02:20Bonsoir, bonsoir à tous. Eh bien, nous, c'est quand même rare de voir ça sur une petite commune comme la nôtre.
02:29J'allais dire, aujourd'hui, c'est vrai qu'on boit de tout. C'est vrai que c'est devenu impressionnant.
02:34Mais vous savez, Saint-Bénézé est un petit village tranquille. On se connaît tous, on connaît tous les gens, on se connaît par cœur.
02:40On connaît tous les enfants, on vit tous ensemble. On a un cadre merveilleux.
02:44Après, ce qui est arrivé, c'est vrai que c'est dramatique.
02:47Mais ce jeune homme venait de votre village ?
02:51Non, non, pas du tout. Le jeune homme n'est pas connu de notre village du tout. Ce n'est pas quelqu'un de chez nous.
02:57Donc, en fait, c'est peut-être un peu par hasard que les faits se sont produits chez vous, parce qu'on est entre Nîmes et Alès.
03:02Voilà, je pense que c'est ça. Je pense que...
03:06Ça vient plutôt de Nîmes.
03:07Oui, les villages aux alentours sont des villages assez calmes. Vous savez, la gendarmerie fait très bien son travail.
03:11La gendarmerie sait tout ce qui se passe dans nos petits villages.
03:13On les voit de temps en temps. Ils viennent nous rencontrer en mairie. On leur raconte tout ce qui se passe.
03:18Donc, je ne vois pas. Je ne vois pas. Non, c'est quelque chose... Non, je ne pense pas que c'est quelqu'un de... Non, du tout.
03:23D'accord. Merci, Jérôme Barron. Merci d'avoir été quelques minutes avec nous.
03:26Merci, Mélanie Bertrand.
03:29Ce qui rajoute de l'horreur à l'horreur, c'est que tout a été filmé.
03:33Tout a été filmé. Une exécution, effectivement, des vidéos qui ont été envoyées sur des réseaux sociaux,
03:39où l'on voit des images terribles qui sont insoutenables, clairement, évidemment, d'un jeune homme saucissonné,
03:46ligoté de la tête aux pieds, qui est abattu et dont la dépouille ensuite est partiellement brûlée.
03:53Les auteurs, effectivement, utilisent ces moyens de communication...
03:57Pour intimider ?
03:58Comme outil de terreur, bien sûr, comme outil d'intimidation, pour montrer jusqu'où ils sont capables d'aller,
04:03pour impressionner les gants grivaux. Il faut savoir qu'à Nîmes, il y a vraiment une guerre des clans
04:07entre la ZUP Sud du quartier de Pisse-20, dont on parle souvent, et la ZUP Nord du quartier de Masse-de-Mingue.
04:12Et d'ailleurs, c'est à Masse-de-Mingue que le 10 juillet, donc juste avant le week-end dernier,
04:17il y a déjà eu un homme qui a été abattu dans ce quartier-là.
04:20Il y a eu deux interpellations hier qui ne sont pas liées directement au corps calciné qui a été retrouvé,
04:24mais qui seraient liées à ce meurtre qui a eu lieu il n'y a même pas une semaine précisément.
04:30Effectivement, la procureure, dans son communiqué, a expliqué que le meurtre d'aujourd'hui
04:34survient dans un contexte extrêmement tendu de rivalité criminelle entre des groupes locaux
04:41qui sont liés au narcotrafic, et que depuis des semaines, il y a effectivement ce climat très violent
04:46qui, déjà Nîmes évidemment, est une des villes malheureusement connues pour ses règlements de compte
04:52et pour ses faits liés au narcotrafic, et que depuis deux semaines maintenant, la violence est accrue.
04:57Nous sommes avec Mathieu Zagrotsky qui est avec nous, chercheur associé au CESDIP, spécialiste du maintien de l'ordre.
05:03Est-ce qu'on franchit une nouvelle étape ?
05:04Alors on parle beaucoup de mexicanisation de la France ou de cartélisation de la France.
05:09Est-ce que ce sont les bons termes ?
05:11Alors on est évidemment encore très très loin des taux d'homicide qui caractérisent le Mexique.
05:17Néanmoins, c'est vrai qu'en 2023-2024, on a tourné autour de 400 homicides ou tentatives liées au trafic de drogue.
05:26Alors effectivement, on emploie de plus en plus ce terme de narcotrafic pour marquer cette évolution vers une situation à la sud-américaine.
05:32Est-ce qu'une étape a été franchie ?
05:35Je ne sais pas si on peut aller jusque-là, parce que finalement, ce n'est pas quelque chose de nouveau d'assister à ces règlements de comptes, à ces fusillades.
05:43Après, ce qui est assez nouveau aujourd'hui, c'est cette circulation de ce qu'on appelle les jobbers à travers la France.
05:51Je m'explique. Là, ce qu'on a lu sur les réseaux sociaux, c'est qu'un jobber a été tué.
05:55Un jobber, c'est quoi ? C'est la petite main du trafic.
05:56Ce sont les gens qui font les guetteurs, ce sont des très jeunes qui vendent sur le terrain.
06:02Et on a aujourd'hui, en France, quasiment un marché du travail de ces jobbers.
06:07Alors je ne sais pas, on n'a aucun élément évidemment sur l'identité exacte de ce jeune homme qui a été exécuté de manière extrêmement sauvage.
06:13Mais ce qu'on voit de plus en plus, ce sont des jeunes qui viennent par exemple de régions parisiennes et qui, à un moment dans l'année,
06:18parce que par exemple, le marché plus fructueux dans le sud de la France en période estivale vont aller vendre sur des territoires qui ne sont pas les leurs.
06:25Ou alors vont être embauchés par des trafiquants locaux pour faire ces bases d'œuvres, ces petits travaux du trafic dans des régions ou dans des villes qui ne sont pas les leurs.
06:35Et donc avec ce que ça génère comme friction, comme tension et aussi, comment dire, comme inhumanité.
06:42Là aussi, j'explique ce que je veux dire par là.
06:43C'est que le trafic, il y a 5 ans, 10 ans, 15 ans, c'était quoi ?
06:47C'était des gens du quartier qui se connaissaient entre eux, qui pouvaient être évidemment très très violents,
06:52où il y avait des règlements de comptes déjà, mais qui se connaissaient et se respectaient à l'intérieur d'un même réseau.
06:57Aujourd'hui, comme vous embauchez des gens de l'extérieur, si cette personne commet une erreur,
07:01si cette personne, par exemple, vend derrière votre dos et coule de la marchandise, ne rembourse pas ses dettes,
07:07vous allez avoir moins de scrupules à l'exécuter sauvagement, parce que ce n'est pas quelqu'un que vous connaissez depuis votre enfance, par exemple.
07:12– Oui, ce qui frappe, et je me tourne vers Alexandre Touzet, le maire LR de Saint-Yon,
07:17puisque vous avez signé une tribune, 250 maires réclament que la France ne cède pas face au narcotrafic,
07:23parce que malheureusement, un temps de narcotrafic ne touche pas seulement les grandes villes,
07:26qu'on a l'habitude de citer, mais aussi des petites communes, etc., même nos campagnes.
07:30Et ce qui frappe dans ce qui s'est passé là, dans le Gard, c'est la barbarie de l'acte.
07:34Il y a toujours eu des règlements de comptes entre bandes sous le fond de trafic de drogue,
07:38mais là, on va plus loin, c'est-à-dire qu'on torture, on met le feu au corps et on filme,
07:43c'est-à-dire qu'on en fait un spectacle.
07:45– Oui, il y a encore quelques années, on visait les jambes pour faire une démonstration de force,
07:50et effectivement nuire et attaquer la force de travail de la bande ennemie.
07:55Là, on tue sans scrupules, à un niveau élevé quand même, on est sur 400 depuis plusieurs années,
08:01et effectivement, et moi je sais que dans mon département, on a certains jeunes qui sont appelés
08:05pour soit travailler sur des coûts comme ça, soit former des jeunes sur des territoires préurbains
08:12où on trouve moins de manœuvre.
08:13On a vraiment une ubérisation des ressources humaines, du narcotrafic.
08:18– Le corps, il a été abandonné dans la garrigue, entre Nîmes et Alès,
08:23et dans une petite ville qui se retrouve confrontée tout d'un coup à ça.
08:25– Oui, alors, j'avais animé, pour la demande de David Vistard,
08:30un débat au Congrès des maires de France là-dessus.
08:32On avait beaucoup de maires de petites et moyennes communes qui étaient venues.
08:35Je pense qu'il faut distinguer les villages où on a plus des problèmes,
08:39j'allais dire de stockage parfois dans des fermes isolées, de transit.
08:43– Stockage de la drogue.
08:44– Oui, de transit.
08:45On a parfois sur le côte littéral, le côte du littoral, de la drogue qui arrive par les plages.
08:52Et un vrai problème de narcotrafic sur les petites villes et les villes moyennes,
08:56où là, vraiment, on constate qu'il y a une inondation du marché,
09:00c'est peut-être de donner deux chiffres qui sont très simples.
09:03En 30 ans, on a multiplié la saisine de cocaïne par 100,
09:07et le prix a été divisé par 5.
09:08Ça veut dire qu'en fait, on a un afflux de drogue sur le pays
09:12qu'on n'arrive pas à maîtriser, et qui touche des territoires pays urbains.
09:16On voit des commerces, par exemple, qui sont en train, sur des villes moyennes,
09:19de blanchir l'argent du narcotrafic.
09:21On a l'Uberchie qui, dans des petites villes, amène la drogue directement chez vous.
09:27On voit bien qu'il y a une sorte de pieuvre qui va vers des petites villes,
09:31pas des villages comme ça, néanmoins.
09:33– Sur les villes, il y a une note du renseignement du CIRASCO
09:35qui est sortie en mai dernier sur la criminalité organisée
09:38qu'on a pu consulter.
09:39En 2024, l'année dernière, 173 villes ont été touchées par des règlements de compte.
09:44On n'est plus sur Paris, Marseille, Grenoble, dont on a beaucoup parlé.
09:47Il y en avait 173 villes, il y en avait 144 trois ans avant, en 2021.
09:52Donc, on voit clairement que ce sont tous les types de villes,
09:55petites villes, petites communes, qui peuvent être confrontées à ça.
09:58Et un dernier chiffre, sur tous les enquêtes,
10:01il y a 20% des enquêtes impliquent des jeunes tueurs de moins de 20 ans.
10:07Donc, effectivement, ce qui m'a dit, il a 19 ans, il a à peine 19 ans,
10:10il est jeune majeur, comme on dit,
10:12et on constate un rajeunissement, effectivement, des jobbers,
10:15des petites mains exécutantes, qui sont, on a déjà eu des affaires récentes
10:18que j'ai en tête, où c'était des mineurs qui ont été interpellés,
10:21et qui, pour pas grand-chose, quelques centaines d'euros,
10:24traversent toute la France pour aller exécuter un contrat.
10:26Ils sont recrutés sur les réseaux sociaux,
10:27et ils vont exécuter un contrat dans le sud,
10:30ou pas que dans le sud, la preuve,
10:32mais dans diverses régions qui sont loin de chez eux.
10:34Et ça, c'est assez effrayant.
10:35Alors, quelle réponse politique a apporté ?
10:37Je voudrais qu'on se tourne vers le sénateur LR du Rhône,
10:39Étienne Blanc, qui est avec nous, à distance,
10:41parce que vous avez été le rapporteur de la commission d'enquête
10:44sur l'impact du narcotrafic en France.
10:46Maintenant, il faut des solutions.
10:47Parce que là, on est sur le constat, mais il faut trouver des solutions.
10:51– Bien sûr, vous savez, un grand nombre de réponses
10:55ont été apportées par la loi,
10:56qui a été adoptée à l'unanimité par le Sénat,
10:59et puis ensuite, à l'issue d'une commission mixte paritaire,
11:01qui a été profondément modifiée, renforcée,
11:03et qui apporte des réponses très très fortes.
11:07Difficile de faire l'inventaire des 50 articles,
11:09mais lorsque l'on décide, par exemple,
11:12de mettre en place un système carcéral spécial
11:14pour les narcotrafiquants les plus dangereux,
11:19eh bien, on met un terme à leur trafic,
11:20parce qu'avant ce texte, nous savions
11:23que dans un régime carcéral général,
11:26ils pouvaient continuer à instrumentaliser leur trafic,
11:29à commander des crimes.
11:30Lorsque nous décidons, par exemple,
11:32de modifier le statut des agents infiltrés dans les réseaux,
11:36des indicateurs, des informateurs,
11:38lorsque nous avons voté un texte
11:40qui permet aujourd'hui de développer
11:42le nombre des repentis,
11:44c'est-à-dire ces personnes qui disent tout
11:46sur un trafic puissant,
11:48je crois qu'on change profondément les choses.
11:50Oui, mais ce qu'on voit là,
11:52dans le Gard et dans d'autres affaires,
11:54c'est qu'on a l'impression
11:54qu'ils n'ont peur de rien, ces trafiquants.
11:56En fait, s'ils sont dans un monde parallèle,
11:58il y a tellement d'argent,
11:59et ils ont leurs propres lois,
12:00et que finalement,
12:01ce qu'on peut raconter sur un plateau télé
12:04entre journalistes, spécialistes,
12:05et ce que peuvent dire même les responsables politiques,
12:07ça ne les atteint pas, en fait,
12:09ça ne les empêchera pas de continuer.
12:12Alors, je ne crois pas du tout à cela.
12:15Moi, je pense qu'il faut arrêter de dire
12:17que nous sommes impuissants.
12:18Je pense qu'il faut arrêter de dire
12:20qu'il n'y a pas de solution.
12:22Il ne faut surtout pas baisser les bras.
12:24Parce que, ce qu'il faut bien comprendre,
12:27c'est que si nous baissons les bras,
12:29si nous considérons que nous sommes impuissants,
12:32si nous n'armons pas notre justice
12:34et notre police,
12:36la France deviendra un narco-État.
12:39Moi, j'ai le souvenir de ces magistrats mexicains
12:41qui étaient venus en France
12:42dans le cadre d'un échange
12:44avec l'École nationale de la magistrature
12:46et qui, en repartant, ont dit
12:47« Les Français, attention,
12:49vous n'êtes pas un narco-État,
12:51mais il y a un certain nombre de signes
12:53qui laissent entendre
12:54que vous êtes sur une mauvaise pente.
12:56Attention, il est temps d'arrêter les choses. »
12:58Donc, je ne suis pas du tout d'accord
13:00avec cette ambiance
13:01qui consiste à dire
13:02« Il n'y a rien à faire. »
13:03On peut lutter.
13:04La condition, c'est de donner des moyens,
13:06des moyens juridiques,
13:08des moyens matériels,
13:10des moyens aussi,
13:11notamment de coopération internationale
13:14pour que ce fléau
13:15qui frappe un grand nombre
13:16de nations d'Occident
13:18fasse l'objet d'une priorité internationale
13:21et qu'on se donne,
13:23avec un grand nombre de pays,
13:25des moyens de lutter
13:25contre cette pieuvre,
13:26ça a été très bien dit tout à l'heure,
13:28qui aujourd'hui rayonne
13:30sur l'ensemble de la planète.
13:33Le rapport que nous avons commis
13:34avec mon collègue Jérôme Durand
13:35démontre très très bien.
13:36Vous savez,
13:37l'entreprise de narcotrafic,
13:38c'est comme une entreprise
13:39de grande distribution.
13:41Vous avez un consommateur
13:42et vous avez l'organisation
13:44de la distribution
13:44qui souvent est à l'étranger.
13:47Et je pense que ce garçon
13:49qui a été assassiné,
13:50c'est difficile
13:50de se prononcer
13:52quand on n'a pas vu le dossier.
13:53Mais il peut faire partie
13:55de cette politique
13:57des narcotrafiquants
13:58qui consiste
13:59lorsque un maillon
14:02de la chaîne de distribution
14:04faiblit
14:05parce qu'une personne
14:06veut arrêter de trafiquer,
14:07parce qu'elle s'est rapprochée
14:09de la police
14:09ou pour d'autres raisons,
14:11à ce moment-là,
14:12elle est exécutée
14:13et on fait savoir
14:15à l'ensemble
14:16de la chaîne de distribution
14:17que si une autre personne
14:19quitte le réseau,
14:21elle peut subir le même sort.
14:22Donc, moi, je pense
14:24que compte tenu
14:25de la gravité...
14:26Mais c'est-à-dire qu'en conclusion,
14:27Étienne Blanc,
14:27il faut protéger
14:28ces jeunes
14:29et comment les protéger,
14:32c'est toute la question.
14:34Moi, je pense, moi, d'abord
14:35qu'il faut prendre conscience
14:36de cela.
14:37Ensuite, il faut s'armer
14:38juridiquement
14:39et il faut faire
14:40de la lutte contre le narcotrafic
14:41une priorité nationale.
14:43D'accord.
14:43David Lysnard
14:44l'a très bien dit
14:45dans une foule d'interventions.
14:47Maintenant, le trafic,
14:48il touche les communes
14:49les plus petites
14:50parce qu'il y a des consommateurs
14:51partout.
14:52C'est la France
14:53qui est déstabilisée.
14:54Il faut en faire
14:54une grande cause nationale.
14:56Merci, M. Blanc.
14:56Merci d'avoir été avec nous.
14:57Merci à tous.
14:59Merci à tous.
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