9 heures, port du stade nautique Florence Arthaud. Gilets de sauvetage sur le dos, armement à la ceinture, trois policiers municipaux de la brigade nautique grimpent à bord d’un semi-rigide, le "Kraker". Tout au long de l’été, les 40 agents de cette brigade créée en juin 2023 (https://www.laprovence.com/article/societe/4031470033470415/la-police-municipale-de-marseille-degaine-sa-brigade-maritime) sillonnent 7 jours sur 7, de 9h à 21h, le littoral marseillais. "C’était impensable qu’une ville comme Marseille, avec 57 km de côtes, n’ait pas de brigade nautique pour surveiller la bande des 300 mètres et être présente sur nos plages, notre parc balnéaire et nos calanques, estime Yannick Ohanessian, l’adjoint à la sécurité (PS). Au terme de ces deux premières années, le bilan est extrêmement positif. La brigade est reconnue dans le paysage des forces de sécurité ".
Ce matin-là, le soleil brille et la houle est déjà conséquente quand Frédéric, le pilote, aperçoit un kayakiste sans gilet de sauvetage. "Vous n’avez pas de moyen de flottaison, Monsieur, et vous êtes seul, l’interpelle son collègue Julien, en tenue de plongée, prêt en intervenir en cas d’urgence. Vous vous mettez en danger et vous nous mettez en danger. Regagnez la rive, s’il vous plaît. La mer est formée, ce n’est pas prudent". Le jeune homme s’excuse et obtempère. "Aujourd’hui, on a un vent dominant Mistral qui renvoie les embarcations vers la côte mais on vient souvent en aide à des kayakistes, des kitesurfeurs, commente Céline, la responsable de la brigade. Notre but, ce n’est pas de verbaliser à outrance, mais d’assurer la sécurité des plaisanciers. On est dans la proximité".Très souvent primo intervenants, les policiers municipaux disposent sur chaque bateau de matériel de premier secours et d’oxygénothérapie et ont, outre leur formation de policier municipal, le Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique (BNSSA), le permis bateau et le certificat de radiotéléphonie.