00:00Des tas de vêtements devant de grandes enseignes de mode, comme ici à Givor,
00:04c'est l'oeuvre dans toute la France de Le Relais.
00:07La structure, leader de la collecte de textiles, pourrait disparaître avant la fin de l'année.
00:12Près de 3000 emplois sont menacés dans toute la France.
00:16Alors on a ciblé le magasin de Kiabi Givor tout simplement parce qu'il était à proximité de l'autoroute,
00:20donc c'était visible, et surtout le président de Kiabi est au CA de l'éco-organisme Refashion.
00:26Donc aujourd'hui on a l'éco-organisme qui nous donne 156 euros la tonne triée,
00:31et nos coûts nets de tri est calculé par l'État à 304 euros.
00:37Et donc aujourd'hui on a un manque à gagner dès qu'on trie une tonne de linge.
00:40Un manque à gagner qui s'ajoute à la collecte non rentable également.
00:44A Pellucin, cette situation concerne 59 employés.
00:48La plupart habitent dans le village du Pila et avaient des difficultés à trouver du travail.
00:53Oui ça m'inquiète parce que je risque de perdre mon emploi.
00:55Enfin j'ai pas envie d'y penser en fait.
00:57Sachant que j'ai pas de diplôme, je suis pas allée beaucoup à l'école.
01:01Donc du coup ça m'a permis ici d'avoir une... d'être stable financièrement.
01:06Moi je suis en fin de carrière, alors c'est pas...
01:09Donc j'ai le métier, mais je veux dire je le fais, mais c'est un plaisir aussi.
01:13Il y a un plaisir là-dedans aussi.
01:14Avec toute l'implication qui était derrière le relais, non seulement la récupération, le recyclage, le fait qu'on utilise des vêtements plusieurs fois.
01:25Et puis que, bon, pour moi c'est important parce que je suis un petit peu écologiste, évidemment.
01:30A partir de ce mardi, le service de collecte est en grève.
01:33Le centre de Pellucin collecte sur 150 km 17 à 20 tonnes par jour.
01:38Le collectif demande aux habitants de garder ses vêtements pour ne pas faire déborder les conteneurs.
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