00:00– La logique, ça serait que Emmanuel Macron démissionne,
00:03je l'explique pourquoi.
00:04Il est le responsable largement de la situation,
00:06c'est-à-dire qu'il a décidé de dissoudre l'année dernière,
00:09il n'a pas tenu compte du résultat des élections,
00:11il a proposé que gouverne des gens qui sont toujours minoritaires
00:14sur une politique minoritaire,
00:15qui continue d'ailleurs à s'appliquer coûte que coûte.
00:18– Mais l'argument, Éric Ocrel, vous qui êtes présent
00:21de la commission des finances, de la stabilité économique et financière…
00:25– Vous voyez bien qu'il n'y a aucune stabilité,
00:26il n'y a pas de stabilité.
00:27La preuve, c'est qu'on nous explique qu'on a un gouvernement
00:31qui, depuis des années, a comme objectif de réduire les déficits.
00:35On n'y arrive pas.
00:36Cette année, on va encore annuler des crédits
00:38par rapport à ce qui avait été prévu.
00:39Les recettes ne seront pas au rendez-vous,
00:41donc il n'y a pas de stabilité.
00:42– D'ailleurs, la preuve, c'est qu'il n'y a pas de stabilité,
00:44c'est qu'Antoine Armand, je pense qu'il dramatise un peu trop,
00:47notamment par rapport à l'Italie,
00:48mais nous dit par rapport aux autres pays européens,
00:50c'est mauvais.
00:50Mais qui gouverne ?
00:51Qui gouverne depuis 2017 ce pays ?
00:53Si c'est mauvais, quel est le constat d'échec ?
00:56Moi, je pense qu'Emmanuel Macron,
00:58parce que je crois que le retour au peuple est nécessaire,
01:00ça devrait être la logique.
01:00Je crois qu'il ne le fera pas.
01:02Donc, à partir de là, je pense que la dissolution,
01:04à mon avis, est un moindre mal.
01:06Pourquoi ?
01:06Parce qu'on ne peut pas continuer comme on est aujourd'hui.
01:09Je reviens sur ce que je disais tout à l'heure,
01:10excusez-moi, mais on est dans un moment de bascule.
01:13On est en train de sortir d'un moment
01:15où le capitalisme était basé sur libre-échange
01:17à une confrontation commerciale très dure,
01:20avec, en plus de ça, Donald Trump,
01:22qui impose des budgets de défense à tous les pays
01:24à environ 5 %,
01:26alors que la terre brûle
01:28et qu'on ne met rien quasiment sur la bifurcation écologique.
01:31On est arrivé à un moment
01:32où la politique de l'offre et de la compétitivité échouent partout.
01:34Donc, les Français devraient se saisir de ce choix.
01:37On ne peut pas continuer comme ça,
01:38à imposer une politique,
01:39et on se dit, au nom de la stabilité,
01:41finalement, il vaut mieux que ça continue.
01:43Une politique qui se plante régulièrement
01:45et qui, en plus, est assurée par des minoritaires,
01:48ce n'est plus possible,
01:48ce n'est pas démocratique,
01:49et, en plus, ça nous met dans le mur.
01:51Donc, je ne le souhaite plus.
01:52Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires